
Cet ancien hospice, le plus ancien établissement hospitalier de la région, se trouve situé près du pont de
Saint Paterne, sur la rive droite de la Théols, petite rivière au cours sinueux, aux bords délicieusement ombragés.
C'est en 1646 que l'hôpital-Hospice d'Issoudun fut doté d'une apothicairerie, et c'est cette ancienne pharmacie,
parvenue intacte, qui a été transférée dans une salle du nouvel Hôpital, commencé dès 1865 et solennellement
inaugurée le 28 juillet 1875, situé au nord de la ville, près de l'ancienne route de Paris.
Elle y fut scrupuleusement installée avec ses boiseries primitives en chêne, ses rayonnages, ses boîtes,
ses vases et ses bocaux. Depuis plusieurs années, elle est classée parmi les Monuments historiques.
Le musée municipal y a été installé après le bombardement de juin 1940 qui détruisit l'ancien et abrite de nombreux vestiges et de remarquables collections concernant le passé de la ville.

Recouvrant entièrement les quatre murs de la pièce, 379 bocaux aux teintes vives où le bleu domine, garnissent les étagères sur des boiseries de chêne aux teintes sombres. Ces boiseries sont celles qui existaient primitivement dans l'ancien hôpital des bords de la Théols et qui ont été confectionnées vers le milieu du XVIIème siècle. Tous ces bocaux de l'ancienne pharmacie sont en faïence de Nevers, de la bonne époque de Gonzague.
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Un cautère ancien, un marteau à moxas, deux garrot anciens à vis, un inciseur
métallique, un abaisse langue, deux spéculums, un stéthoscope, divers instruments
de dentiste, un petit écarteur, etc..., etc...