
Parmi les très nombreux renseignements que nous possédons sur l'histoire locale à partir de 1800, nous pouvons noter, par exemple, une secousse de tremblement de terre en 1801, les vendanges extraordinaires de 1804 et 1805, ou encore la misère des années 1811 à 1813, où l'on défendait de faire de la pâtisserie pour économiser la farine. En 1823, le pont de Saint Denis fut restauré et, la même année, eut lieu la dernière exécution capitale par guillotine. Le corps du supplicié fut le dernier à être enterré à l'ancien cimetière et le lendemain, le cimetière actuel fut inauguré.
En Octobre 1830, sous le règne de Louis Philippe, Issoudun connut une nouvelle émeute. Pendant que dans la capitale on proclamait la Liberté, à Issoudun, comme en 1790, ce sont à nouveau les vignerons contre les "coumis" qui souhaitaient la liberté en ce qui concerne la vente du vin.
N'oublions surtout pas, bien sûr, de noter les différents séjours à Issoudun du célèbre écrivain Honoré de Balzac chez Madame Zulma Carraud à Frapesle en avril 1834, puis en août 1835 et enfin en février-mars 1838, ce qui lui inspira le roman "La Rabouilleuse", où il décrit la ville et son histoire de façon très détaillée. Il semble que Stendhal ait également séjourné dans les murs d'Issoudun.