
En octobre 1790, les vignerons se révoltèrent. En effet, de la révolution, ils attendaient la suppression des aides et la liberté de vendre leur vin comme ils le souhaitaient. Or, ce n'était pas le cas. C'est donc le 12 octobre, jour de la foire aux vins, que débuta l'insurrection provoquée par l'arrivée des commis chargés de la perception des droits sur le vin. Ceux-ci furent excessivement malmenés. Malgré les canons et l'artillerie qui, quelques jours plus tard, tinrent les vignerons en respect, cela se termina par la victoire des " macabés ", (surnom donné aux vignerons d'Issoudun ; cf la cassette vidéo de .....). Le vin de la ville connut alors sa liberté (bien que les aides ne furent pas abolies, on se garda bien de les réclamer !)
Au temps de " la terreur ", la vie à Issoudun ne fut pas aussi terrible que dans la capitale. Il y eut bien sûr quelques dénonciations et les prisonniers furent incarcérés dans une prison installée devant les " Visitandines ". Mais la plupart des personnes incarcérées n'étaient pas des gens du pays.
Un club de jacobins avait été fondé et devait être assez important de par le nombre de votants (121) mais ne semble pas avoir été aussi cruel, à savoir qu'il n'y eut pas de sang versé.
A l'heure où l'anticléricalisme était à son comble, le prieur de Saint Cyr, nommé Delestang, avait déposé ses lettres de prêtrise mais continuait pourtant à dire la messe. Pour cela il fut simplement incarcéré car pour sa défense il avait invoqué qu'il avait déposé ses lettres "sous la menace de la société populaire et pour manifester son désir de vivre fraternellement avec ses compatriotes mais non pas pour se dispenser de ses fonctions". Quant au citoyen Cirode, ancien curé de Saint Denis les Issoudun, "il jeta le froc" pour se marier en 1793, ce qui lui valut une lettre de félicitations de l'administration.
Le temps de "la terreur", comme nous l'avons déjà dit, fut plus marqué de cérémonies officielles que d'exécutions
sanglantes. En effet, il en fut établi 10 par an comme, par exemple, le 10 août, le 21 janvier, le 14 juillet. De
temps en temps, on plantait des arbres de la Liberté Ou encore, on brûlait les titres de féodalité sur la
place de la Croix de Pierre (à l'époque, place de la Révolution).
L'église Saint Cyr, seule à avoir été conservée, fut consacrée au culte de l'être suprême et devint "temple de la
Raison".
Après la mort de Robespierre, on vit se succéder les maires à une cadence rapide et la constitution de l'an III mit fin à l'existence des districts, Issoudun, ville de plus de 5000 habitants, devenant sa propre municipalité intra muros. Pierre Denis Gaignault de Saint Soin en était le Président.
L'enthousiasme républicain perdait de son ardeur, les citoyens électeurs ne se déplaçaient plus pour voter, préparant ainsi l'arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte.