Présentation

Présentation


L'idéal du progrès est remplacé par l'idéal de l'innovation : il ne s'agit pas que ce soit mieux, il s'agit seulement que ce soit nouveau, même si c'est pire qu'avant et cela de toute évidence.

© H. de Montherlant.

Sommaire de la présentation :

Présentation générale

Notes diverses

Abréviations utilisée dans le Jargon

Prononciation

Note légale




Présentation générale

Ce document HTML est la suite de mes aventures dans le domaine de la lexicographie. Veuillez avoir l'obligeance de bien vouloir excuser les fautes, les erreurs et les imprécisions, qui sont certainement encore très nombreuses. Ne considérez donc pas mon dictionnaire comme une référence !

La première version était exclusivement sous Word 6 de Microsoft mais cela avait pour effet d'empêcher pas mal de monde d'en profiter. C'est pourquoi j'ai décidé de le reformater et de changer complètement sa structure pour le conformer au standard si pratique (hum !) d'HTML. J'utilise une base de données personnelle pour générer la plupart des fichiers, et un éditeur de texte pour les documents qui ne nécessitent pas de fréquentes mises à jour.

Normalement, le Jargon devrait bien fonctionner sous Netscape 3.0 mais vous risquez d'avoir de petits soucis à l'affichage car je travaille en 1152x864 sur 16 bits. Du coup un écran en 640x480x256 me paraît incroyablement petit !

D'un point de vue légal ma politique vis-à-vis du Jargon Français est simple : librement utilisable et copiable et bidouillable par tout un chacun du moment qu'on ne fait pas de l'argent avec... Mais faites gaffe quand même : je cite du monde&44; ne jouez pas la transitivité sur les droits d'auteurs !

Ce document a été inspiré par le Jargon File du projet Gutenberg, qui peut être trouvé sur Internet tout à fait gratuitement (il existe une version papier de ce monument, pour ceux qui veulent la commander), mais dont le vocabulaire en anglais et très spécialisé n'est que de peu d'intérêt en général pour le programmeur ou le simple fan d'informatique français. Et puis de toute façon, j'ai complètement dérivé vers un dictionnaire général de l'informatique, au-delà du jargon des Hackers. (D'ailleurs, jargon, signifie "argot" en anglais. Ici, jargon, signifie vraiment "jargon").

À l'origine (automne 94), ce dictionnaire n'était qu'un petit lexique personnel, puis j'ai remarqué que je ne trouvais jamais ce que je cherchais dans les dictionnaires d'informatique existants (en tout cas ceux que j'ai pu consulter) : soit ils avaient une méthodologie peu stricte, et se contentaient d'une suite de définitions floues pour une liste de mots très incomplète, soit ils ne s'intéressaient définitivement pas aux produits du marché (or, comment parler d'électro-ménager sans mentionner " Frigidaire " ?). J'avais aussi des propositions définitives, qui oubliaient des termes comme Jumper, QWERTY ou Web, While, Wizard... Et puis j'avais affaire à des documents anciens : qui se soucie maintenant du vocabulaire dédié aux cartes perforées ? (vocabulaire que l'on peut trouver encore dans certains dicos vendus en 1995 !).

Laissez-moi aussi ne pas citer les noms de ceux qui publient des dictionnaires éhontément pompés sur d'autres dictionnaires (en particulier le Jargon File), bien évidemment sans jamais citer personne !

Bref, j'en ai eu marre des dictionnaires prise de tête qui ne donnent que peu d'informations, qui sont incompréhensibles, tristes, et ont une furieuse tronche de cours de vulgarisation (enlevez juste "triste" et vous aurez la définition du Jargon français ;-).

J'ai de plus remarqué que pas mal de gens étaient complètement paumés face à l'informatique, essentiellement à cause de tous les sigles, acronymes et abréviations utilisés sans arrêt. Je me suis donc dit que même si mon dictionnaire pouvait être rempli de fautes en tous genres (franchement, il y a des domaines que je ne maîtrise pas du tout), il devrait pouvoir se rendre utile à quelques-uns.

Le Jargon Français n'est toutefois en rien une référence, il explicite simplement les mots et les nombreux sigles en usage actuellement, dans le domaine de l'informatique, et que l'on peut rencontrer au détour d'une page, dans un magazine par exemple. On en a tous des exemples, mais l'un des meilleurs est celui du supplément au Monde Informatique N°654, sur l'informatique industrielle, qui est rigoureusement incompréhensible pour le non-initié.

Exemple extrait du pavé de Guy Pujolle sur les réseaux : "Au noeud d'origine, le niveau liaison reçoit la DTE-SDU et l'encapsule dans la trame de l'interface DXI (DXI-PDU). Le DCE désencapsule et récupère les valeurs DFA et CLP. Le DCE encapsule la DTE-SDU7 dans l'AAL type 5 CPCS-PDU et segmente la PDU obtenue en 48 octets de l'AAL type 5 SAR-SDU. Enfin, le DCE fait une correspondance entre la valeur DFA et la valeur du VPI/VCI de chaque cellule".

D'ailleurs, vous serez très certainement déçu en lisant mes définitions de termes comme " Réseau " ou " Ordinateur ", que l'on peut trouver n'importe où ailleurs, sous des formes gambergées par des pros et donc bien meilleures !

D'autre part, j'ai distribué les mots dans des fichiers thématiques. Il est évident que cette distribution est purement arbitraire, et n'a absolument aucune valeur taxinomique universelle ! C'est simplement, de mon point de vue, une façon un peu plus pratique de présenter l'information qu'une liste interminable de mots, où chaque article est coincé entre deux autres qui n'ont aucun rapport, ni entre eux, ni avec le premier.

Inutile donc de m'abreuver d'insultes pour me faire comprendre que tel mot aurait dû être placé dans tel thème et pas dans tel autre... Mon objectif est de permettre un maximum de "hits" lors d'une recherche d'un mot inconnu, tout en autorisant des lectures-balades intéressantes.

Ce dictionnaire n'est pas non plus une encyclopédie, il ne répond pas toujours à la question " Comment " (... ça marche ? ... ça s'utilise ?), mais il répond à la question " Quoi " (... donc que ça fait-y ? à quoi ça sert-y donc ?, Qu'est-ce que c'est quoi donc ?), et parfois à la question " Pourquoi ? ".

On trouvera donc dans ce document du vocabulaire provenant de la Bidouille, des Démos, de l'Électronique, de l'Informatique professionnelle, des Jeux, de la Micro, des Réseaux (informatiques), du traitement du son et des images (de synthèse ou pas). On ne trouvera pas dans ce document le vocabulaire de l'enseignement du macramé en centre de gériatrie, de la culture sur brûlis des hauts plateaux aux Maldives, ni de l'élevage des bigorneaux sur les bords du lac Léman.

J'ai aussi inclus des anecdotes que j'ai pu trouver et qui me semblent représentatives du monde de l'informatique en général, et de sa culture en particulier (en me limitant tout de même aux plus connues - si vous en connaissez des 100 % françaises, n'hésitez pas à me contacter !).

Tous les termes ayant un lien avec l'informatique et la culture environnante ont été définis, sauf ceux qui ont exactement le même sens que dans le Monde Réel. Veuillez aussi accepter mes excuses si dans ce document se trouvent des mots un peu "hors-sujet" (vocabulaire très pointu par exemple), mais j'édite tout cela au fil de mes lectures, insérant les mots au fur et à mesure que je les rencontre. De plus, j'ai inséré de nombreux mots anglais qui ont des équivalents français tout à fait corrects, simplement parce que je suis tombé très souvent dessus.

Notes diverses

La mention "(Jargon File 3.0.0)" indique une citation du célèbre texte du projet Gutenberg, adapté et traduit rapidement et parfois approximativement par moi-même (en faisant toutefois attention au sens, mais en abrégeant aussi un peu). Certaines définitions, souvent en grande partie modifiées (certaines étaient partiellement fausses), simplifiées ou adaptées (y'en a qui ont vraiment le don pour sodomiser les diptères), sont issues de divers magazines (Génération PC, SVM, LMI (Le Monde Informatique), PC Team, Informatiques magazine, ...) ou du Petit Larousse, et des ouvrages cités dans la bibliographie en fin de document. D'une manière générale, j'ai cité tout le monde, en accompagnant les noms propres par "©" pour me mettre définitivement à l'abri, ou en indiquant par la mention "d'après..." que je m'étais seulement inspiré du travail d'un autre. Naturellement, certains ne seront pas contents, car il est difficile d'attribuer à César ce qui revient à lui-même, mais dans tous les cas, discutez avant de brailler!

Note: Désolé pour les nombreux anglicismes, mais vraiment, parfois, y'a pas moyen... En général, les entrées vous renverront vers des versions françaises que je recommande (il est en effet un peu "lourd" de dire "Kompioutaire" à la place d'Ordinateur) ou qui sont équivalentes (e.g. Bug et Bogue). Mais de toute façon, tant que la majeure partie des logiciels, des matériels et des innovations techniques seront d'origine américaine, on n'y coupera pas...

Note 2 (le retour) : Dans la plupart des cas, les équivalents en français des mots anglais sont indiqués dans des définitions à entrée multiple. Les termes sont indiqués par ordre décroissant de fréquence d'utilisation (à vue de nez par ma fenêtre). Les versions françaises sont souvent celles imposées officiellement (Voir Toubonnais), mais pas forcément celles utilisées réellement.

Note 3 (le cauchemar continue) : Bien que souvent présents dans le corpus, les mots les plus courants du domaine de l'informatique ne sont pas toujours des liens hypertextes (il faut bien en limiter le nombre, quand même).

Note 4 (il est encore là) : Toutes les appréciations de valeur ne concernent que moi, personnellement, je (même si elles sont sûrement largement partagées, à ce que je vois), et sont parfois accompagnées de la mention "NDLA" (Note de l'auteur). Une attention toute particulière a été portée sur l'humour du lecteur, qui sera certainement parfois mis à rude épreuve. N'oubliez pas non plus cette nuance rhétorique subtile et profonde qu'on appelle "ironie".

Note 5 (le retour de la vengeance de la peur de la mort) : Il y a beaucoup de termes concernant les réseaux dans ce dico, c'est parce que les domaines en pleine croissance produisent leur propre vocabulaire, que quasiment personne ne connaît, du moins au début, d'autant plus qu'il est difficile de sélectionner les techniques d'avenir et celles qui auront disparu la semaine prochaine...

Note 6 (souvenirs du Viêt-nam) : Ce dictionnaire n'est pas un dictionnaire anglais-français de l'informatique, c'est uniquement un lexique des termes utilisés en France en informatique, c'est pourquoi j'ai ajouté un genre aux noms d'origine anglo-saxonne (à partir de la traduction mot à mot).

Note 7 (Le Justicier solitaire) : Certaines parties des définitions ne sont là qu'à titre indicatif (Je me suis mis récemment à les indiquer avec un petit picto : It's FYI.

Note 8 : J'ai mis pas mal de choses concernant le langage C, tout simplement parce que c'est le plus utilisé et le plus influent des langages sérieux.

Note 9 (ça commence à devenir ridicule, autant de notes) : Les entrées contenant le terme "tm." sont des noms de produits et/ou de marques (trade mark), de sorte qu'il faut peut-être les manipuler avec précautions (ce que je me suis empressé de ne pas faire), bien que ces noms soient parfois devenus aussi courant que "Frigidaire".

Note 11 : La casse (voir BiCaPiTaLiSaTiOn) m'a souvent permis d'indiquer les lettres composant un sigle, ainsi, "DAEMON" est expliqué par "Disk And Execution MONitor".

Note 12 : Les mots ont été classés de façon tout à fait arbitraire, mais quand même en tenant compte de leur fréquence et de l'ordre alphabétique. Les sens principaux ont eu droit à une entrée à part entière, comme Barre d'Outils, les sens et expressions mineurs ont été parfois inclus dans les définitions principales.

Quelques mots au sujet des hyperliens : je ne me suis pas privé d'en mettre absolument partout, c'est tellement pratique d'avoir la définition d'un mot qu'on ne connaît pas au bout de la Souris ;-). Il est tout à fait normal que le 's' de la fin d'un mot "hyperlié" au pluriel ne fasse pas partie du lien hypertexte (c'est pour simplifier mon programme de gestion du jargon et pour qu'il aille plus vite).

Un petit calcul m'a permis de déterminer qu'il y avait environ 1700 références circulaires simples (A qui pointe vers B et B vers A).

Les différents sens radicalement différents d'un même mot sont séparés par des chiffres (Voir C), sauf si les sens sont identiques (Voir Immuable).

Le symbole "§" ainsi que l'indication "(++)" sont juste des marques indiquant un article un peu court ou pas fini du tout (voire même carrément inexistant). Ils sont encore présents ici parce que c'est une version provisoire. Quant au symbole "¤", c'est un raté de mon programme de formatage, désolé, j'espère qu'il n'en reste plus...

Pour trouver des explications sur la négation d'un terme, il vaut mieux chercher le terme lui-même. Ainsi, "non transparent" sera expliqué par la définition de "transparent".

Sinon, à part ça, les seules autres conditions d'utilisation sont la libre disposition d'un cerveau dressé à lire du texte écrit en alphabet latin, et en langue à peu près française (métropolitaine).

Enfin, l'indication "(x/y)", où x est un nombre compris entre 01 et 12 et y un nombre compris entre 95 et 97 (pour le moment) indique la date où l'article a été rédigé. L'informatique évolue en effet si rapidement, qu'une donnée considérée comme extraordinaire un jour, sera complètement dépassée la semaine d'après... Je prends donc mes précautions !

Abréviations

Ceci est une liste des abréviations courantes utilisées dans les articles du Jargon.

AbréviationVersion longue
abrév.ABRÉViation
cde.CommanDE
conj.CONJonction
e.g.Exempli Gratia
ext.EXTension de fichier
f.Féminin
hist.mot à valeur HISTorique
i.e.Id Est (c'est-à-dire)
interj.INTERJection
lang.LANGage de programmation
loc.LOCution
m.Masculin
n.Nom
np.Nom Propre / de Programme
péj.PÉJoratif
pl.PLuriel
pop.POPulaire
pp.Participe Passé
sg.Sigle
si.Système de mesure International
syn.SYNonyme
tm.Trade Mark / marque déposée
um.Unité de Mesure
vi.Verbe Intransitif
vp.Verbe Pronominal
vt.Verbe Transitif


Prononciation

Ne disposant malheureusement pas d'une police incluant les signes de l'alphabet phonétique international (le "e" avec la tête en bas, par exemple), il a fallu que je bidouille... Toutes les prononciations ne sont pas indiquées, seulement celles qu'on ne peut pas trouver dans un dictionnaire classique. Mes règles sont (...copiées sur le Jargon File 3.0.0) :

1. Les lettres en majuscules sont prononcée comme dans l'alphabet normal. Par exemple 'B' donne 'Bé', 'Z' donne 'Zed'.

2.Les syllabes sont séparées par des tirets.

3.Le 's' se prononce 'esse', jamais 'ze' (dans ce cas, j'ai mis 'z'), le 'r' vaut pour 'rrr' et pas 'air'.

4. Les voyelles et les trucs bizarres sont :
PhonèmeExemples
aabracadabra, barbapapa, ayatollah
aybail, bâiller
eumeuh (le cri de la vache)
erépéter
aibête, aigle, règle
itechnologie, sticky
oréseau, tomate
aubaroque
oufoutoir, balourd
oifoirer, boa
aiyveille, rayer
youUnix, youplaboum
uturlugudu
yababillard
yetrouille, vieux
yifouillis
(en)gradient, restant
(on)tondre
(in)teindre, Indre, tain, thym
'hhibou (hache aspirée)
ggargouille
jagent, juteux
(gn)gnognote, nyâârrk!
(ch)chouraver, shunt

5. La prononciation d'un mot est indiquée entre '/' (signe de division).

6. L'étoile "*" indique une voyelle fermée.

7. "//" indique qu'il n'y a pas de prononciation précise du terme (il est toujours écrit).

8. Quand deux lettres sont entre parenthèses, il faut les prononcer comme la syllabe correspondante. Sinon, on dit les deux lettres, à moins qu'il ne s'agisse d'une voyelle. Exemple: /min/ est la prononciation de "mine", /m(in)/ celle de "main" (celle avec les doigts tout autour, pas la procédure principale d'un programme en C !!!), /mou/ celle de "mou".

9. Toutes les lettres de la prononciation doivent s'entendre. Ainsi, la prononciation de "compote" serait: /k(on)-pot/.

Denière note: Si quelqu'un veut réécrire cette prononciation complètement bidouillée, tout reprendre ou me montrer que je me suis complètement planté (je ne suis pas orthophoniste), c'est quand il veut, car la phonétique, c'est tout un univers... Sujet du bac de Berbère (arabe non littéraire) : " Les phénomènes d'assimilation sont généralement omis au profit de la restitution de la séquence phonologique sous-jacente, sauf dans le cas d'assimilations généralisées [...] Le petit ° (en exposant) note la labio-vélarisation [...] qui est une caractéristique phonétique secondaire de l'articulation consonantique, non ou très faiblement pertinente, et qui ne constitue pas un phonème (ni même un son) indépendant de la consonne. " (In © Le Canard Enchaîné).