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La nouvelle édition de All Music Guide to Jazz vient de
paraître. Cette bible pour l'amateur de jazz et le collectionneur de disque
renferme, en près de 1500 pages et plus de 18000 références, l'essentiel des
albums publiés dans le jazz, classés par artistes. Un ouvrage qui s'enrichit
d'articles sur les différentes tendances du jazz. Une référence en la matière. (All Music Guide to Jazz - Backbeat
Book - 1472 pages - 32 euros)
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Sue Mingus, l'épouse du grand Charles sortira en mars
Tonight at Noon, un livre qui reviendra sur la rencontre impossible entre deux
personnes que tout oppose. L'occasion pour l'amateur du contrebassiste de
revivre quelques grands moments de la carrière du musicien américain. Un
nouveau regard sur le génie trop tôt disparu (Tonight at Noon par Sue Mingus - Da
Capo Press - 272 pages - 16 euros)
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Amy Albany, la fille du pianiste Joe Albany (1924-1988),
publiera en mars Low Down, un livre qui retracera la vie de l'un des musiciens les plus
énigmatiques de son époque. Recueil de souvenirs de la vie de son père, le livre
reste une fantastique mine d'informations sur la carrière trouble d'un musicien
qui joua notamment avec Lester Young, Benny Carter, Max Roach, Charles Mingus,
Dexter Gordon ou encore Ben Webster. Ce livre donne un nouveau regard sur l'homme
et prolonge admirablement le film Joe Albany, A Jazz Life, de Carole Langer
sorti en 1980. (Low Down - Bloomsbury
Edition - 256 pages - 23 euros)
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Ça se passe en montagne,
près d'un lac. C'est l'histoire d'une rencontre fortuite
entre deux personnages qui débute banalement, se poursuit
sans éclat et s'achève dans un swing frénétique.
Un jeune saxophoniste (c'est par lui que l'histoire commence), Basile
Lorettu et, quelques pages plus loin, Paul, un autre saxophoniste
qui a posé son instrument depuis longtemps, vont ainsi se
croiser. Basile fréquente une femme, Cécile, qui a
une fille, et il a trouvé un job dans une entreprise d'assainissement.
Paul vit avec Jeanne et ils ont loué une maison au bord du
lac pour les vacances. Un jour, une fosse septique fait des siennes
et Basile intervient. Voilà pour l'intrigue. Autour, rien
ne se passe ; juste un défilé saccadé de phrases
sans enthousiasme où se faufilent les personnages. Puis il
y a ce concert dans un monastère. Tous les dimanches le groupe
de jazz de Basile s'y produit. Là, Paul, après quelques
réticences, monte sur scène avec un saxophone au cou.
Soudain, ses craintes dissipées, il se déchaîne
et retrouve sa frénésie d'autrefois. Mais le rythme
a à peine pris les mots à la gorge que le roman s'achève
et la musique se poursuit au-delà des pages ! Le jazz
est un leitmotiv dans l'ouvre de Christian Gailly et son écriture
s'en approprie le mouvement à tel point qu'une rythmique
complexe, mimant celle des notes, s'impose à la lecture.
Et s'il a abandonné la musique pour l'écriture, l'auteur
utilise toujours l'énergie de l'une pour alimenter l'existence
de l'autre.
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