- naissance de la civilisation grecque, apogée
-chute et invasion perse puis romaine
-influence
-chronologies
II°) LA DEMOCRATIE EN PRATIQUE
1° L'APPARITION DE LA DEMOCRATIE ET SA MISE EN PLACE
- 1erlégilateur Solon
- Pisitsrate, tyran à Athènes
- Réforme de Clisthène à Athènes
- les réformes démocratiques
- la domination du pouvoir par Périclès
- l 'impérialisme d'Athènes
-une démocratie d'assemblée
-les limites
III°)L'ETUDE THEORIQUE DES DIFFERENTS REGIMES
1° SOCRATE ET PLATON :
- Socrate : le maître à penser
- Platon : analyse et classification des régimes puis le régime idéal
allégorie de la caverne
- le savant universel
- son analyse des régimes
- Aristote et son opposition avec la théorie de Platon
La civilisation grecque marque le commencement de domaine comme en art, en littérature, en philosophie. La civilisation grecque voit l'apparition de la première démocratie, et arrive à en poser les problèmes restant toujours d'actualité. Elle est caractérisée aussi par une effusion de débats notamment sur la démocratie et l'étude des différents régimes ce qui marque une prise de conscience. Ainsi on pourra caractériser l'époque grecque par le mot commencement. La civilisation grecque a su faire sienne les connaissances des civilisations précédentes et l'utiliser pleinement à son développement.
PREMIERE PARTIE
I°) RAPPEL HISTORIQUEPuis le peuple qui formera les Grecques, migre en Grèce. Ils cultivent la terre mais bénéficient de population présente plus civilises qui leur permettent d'apprendre la technique de la navigation. Ils se hasardent donc à prendre la mer leur permettant de faire des échanges commerciaux et d'approvisionner les villes naissantes comme Athènes, qui même au temps de sa grandeur est en premier lieu le marché de la campagne antique. Ainsi petit à petit, la civilisation grecque se développe et se répand dans toute la Méditerranée grâce au commerce. Ils vont aussi fonder un peu partout des colonies, par exemple Massilia qui deviendra Marseille.
Les villes s'organisent comme Athènes, Sparte, Corinthe mais aucune unité politique n'apparaît, chaque cité est fière de son indépendance et un patriotisme de la population pour leur cité apparaît.
Deux villes commencent à devenir plus importante qui sont Athènes et Sparte.
Athènes est devenue l'une des plus grandes villes de Grèce. C'est en tout cas la plus puissante et la plus riche de l'Attique(nord de la Grèce ). C'est à Athènes où apparaît aussi nettement la démocratie grâce à son premier législateur Solon, l'un des sept sages de la Grèce au sixième siècle avant J.C. Solon donne à Athènes une organisation sociale et politique. Pisistrate exerce une tyrannie longue mais il continue l'oeuvre social de Solon, et, par sa bonne administration, donne à Athènes une grande prospérité. Clisthène instaure les institutions définitives d'Athènes.
Sparte au contraire a un régime oligarchique et une organisation militaire. C'est la plus puissante des villes du Péloponnèse(sud de la Grèce). Une stricte discipline y règne. Ce régime sévère aurait été mis en place dès le 9esiècle par Lycurgue
Les conquérants perses, déjà maîtres d'un vaste Empire, veulent s'emparer de la Grèce au 5èmessiècle avant JC et font deux grandes tentatives. Les Athéniens, aidés par quelques cités grecques mais pas toutes, parviennent à les vaincre malgré leur énorme infériorité numérique. Ce sont les guerres Médiques.
La première guerre a lieu en 490,Miltiade écrase l'armée perse à la bataille de Marathon.
La seconde guerre a lieu en 480, le spartiate LEONIDAS se dévoue en arrêtant seul les Perses aux Thermopyles, puis l'athénien THEMISTOCLE détruit la flotte perse à Salamine. Athènes a acquis un grand prestige grâce à ses victoires. Pour continuer à combattre les Perses elle fonde la confédération de Délos en 476, rassemblant sous sa direction un grand nombre de villes grecques.
C'est alors l'apogée d'Athènes, où PERICLES marque la civilisation grecque : c'est le "siècle de Périclès " avec l'achèvement de la démocratie. Ecarté du pouvoir en 430 à cause de la guerre du Péloponnèse, il mourut de la peste l'année suivante après avoir été réélu stratèges.
Fin du 5ème siècle, les cités grecques se disputent pour avoir la suprématie sur la Grèce, c'est la guerre du PELOPONNESE racontée par l'historien Thucydide. La guerre du Péloponnèse divisa le monde grec en deux camps rivaux de 431 à 404 av. J.-C. : Athènes et la ligue de Délos d'une part, Sparte, la ligue du Péloponnèse et ses alliés d'autre part. Au-delà d'une lutte pour l'hégémonie, ce conflit exprimait une opposition fondamentale entre l'idéal démocratique athénien et l'idéal aristocratique spartiate. Son déroulement est confus les deux cités veulent chacune attiré les autres villes dans leurs orbites. Au début, les deux villes ont alternativement des succès ; chacune ravageant des zones de sa rivale. Cette phase se termine par une trève jusqu'en 415 avec l'expédition de Sicile. L'armée athénienne est écrasée devant Syracuse en 413. Athènes, vaincue, cède la suprématie à SPARTE, puis à THEBES. Puis après la mort du général thébain Epaminondas, Thèbes perd son hégémonie et la Grèce n'est plus qu'un ensemble confus de cités indépendantes avec aucune domination de cités sur les autres.
Très affaiblie par ces guerres interminables, la Grèce est conquise par le roi de Macédoine PHILIPPE II. Le fils de celui-ci, ALEXANDRE, roi de macédoine et de Grèce, rassemble une petite armée gréco-macédonienne, et part à la conquête du monde : Asie mineure, Syrie, Palestine, Egypte, Perse, nord de l'Inde, puis il meurt à l'âge de 33ans et son empire se disloque aussitôt.
En 146,la Grèce devient une province romaine. Désormais, la Grèce n'est plus qu'une petite province de l'empire romain, elle n'a plus de rôle politique ni militaire. Mais son influence culturelle sera énorme. Ainsi il a été souvent dit "la Grèce vaincue a vaincu ses vainqueurs ".
LEURS INFLUENCES :
L'influence grecque est très important et concerne des disciplines très variées.
En littérature, ils ont inventés les principaux genres : tragédie, comédie, poésie, épopée. Ainsi la littérature est marquée par de grand nom comme : Sophocle, Eschyle, Euripide, Homère, Hérodote, Thycidide, Xénophon, Démosthène. On peut voir aussi son influence par le fait que certaines pièces ont été reprise : Euripide par Racine, Sophocle par Anouilh.
Les Grecs ont créé la philosophie qui sert encore de référence maintenant avec Socrate, Platon, Epicure, Aristote.
La géométrie née en tant que Science chez les Grecs, puisque partant d'un constat, ils élaborent des lois générales ce qui est la base de la science. Thalès et Pytagore énoncent les 1er théorèmes avec des démonstrations. Euclide bâtit un traité complet de géométrie. Apollonius élabore la théorie des coniques. Ainsi les découvertes faites par les Grecques sont énormes en géométrie puisqu'ils ont établi les principaux principes. Ces découvertes sont encore utilisées et étudiées.
L'Architecture atteint la perfection que l'on essaie maintenant d'imiter. Mais leurs constructions sont célèbres avec les temples notamment le Parthénon reconstruit à l'époque de Périclès par son ami, Phidias. Périclès décide de restaure l'acropole avec l'aide de Phidias pour affirmer la grandeur d'Athènes. En effet, le Parthénon avait été détruit par les Perses en 480. Située sur une colline, l'Acropole abritait des temples et divers bâtiments de l'Athènes antique : Parthénon, Érechthéion, Propylées, temple d'Athéna Niké entre autres. Comme on peut le voir l'acropole domine la ville. Il est visible de partout faisant l'objet d'une admiration constante. Ces travaux pour le restaurer confirment l'étroite relation entre culture, politique, religion dans l'Athènes classique.
Consacré à la gloire de la déesse Athéna, le temple fut édifié entre 447 et 432 av. J.-C. Il est exceptionnel par ses dimensions : 69,50 m sur 31 m. il possède 8 colonnes de face ce qui est très rare. Le Parthénon a été construis avec des formules mathématiques compliquées mais aussi avec des techniques pointues comme la construction de pilier légèrement penché pour atténuer l'impression imposante du Parthénon. Son emplacement a été étudié pour le voir de trois quarts en arrivant par l'entrée monumentale. Remplissant notamment la fonction de trésor, il renfermait les réserves monétaires de la cité.
Grâce à de nombreux édifice, Athènes brille sur toute la Grèce.
Les Grecques se sont aussi distinguées en sculpture avec Phidias et en astronomie. Ils ont su calculer, grâce à des méthodes astucieuses, la dimension de la terre, de la lune et la distance terre-lune. De plus, Aristarque de Samos eut le premier l'idée de la rotation de la terre et des planètes autour du soleil immobile, mais son idée fut repoussée car elle choquait. En sculpture, les deux plus célèbres statues grecques sont la vénus de Milos et la victoire de Samothrace d'auteur inconnu.
Ainsi les Grecs ont fait de nombreuses découvertes mais ils ont aussi été les premiers à instaurer un régime démocratique, puis d'en analyser les problèmes. Ce nouveau régime qui inspira nos démocraties prône l'égalité de tous devant l'assemblée et la loi. La mise en place de la démocratie a été progressive.
Deuxième partie
LA DEMOCRATIE EN PRATIQUE
1° L'APPARITION DE LA DEMOCRATIE ET SA MISE EN PLACE
SOLON :
La civilisation grecque était divisée en deux classes de citoyens : les nobles possédant les terres et ayant accès aux magistratures, les travailleurs libres mais très pauvres dépendant des nobles. L'invention de l'argent déstabilise les pauvres qui s'endettèrent tandis qu'une partie s'enrichissaient les commerçant demandant l'accès à l'administration. Mais la classe la plus pauvre se retrouve attirer par l'esclavage ne pouvant pas payer les dettes.
La classe inférieure s'unit contre les nobles.
Solon fut donc chargé par les riches et les pauvres en 594 de réformer l'état pour palier à cette crise. Il choisit donc d'établir plus de justice entre les citoyens mais il le fit avec beaucoup de mesure.
Il interdit donc la possibilité à un citoyen de devenir un esclave, il favorise la division des terres. Il retire à la noblesse le privilège d'aucune magistrature.
Solon divisa les citoyens en quatre classes réparties suivant la fortune et non plus la naissance : pentacosiomédimmes, hippeis, zeugites, thètes. Solon créé une démocratie censitaire plus la charge était importante plus les droits étaient nombreux notamment pour les magistratures. A l'assemblée du peuple et au tribunal populaire, il n'y avait pas de distinction des classes. Solon a permis une grande avancée puisqu'il a supprimé la dépendance paysanne. Il marque une première étape puisqu'il est le premier qui permet l'égalité de tous devant la loi mais on ne connaît pas vraiment ce qu'il a fait pour certains points qui sont contestables, étant créés avant par exemple. Les lois de Solon eurent un grand rôle touchant des domaines très variés de la société. Mais voulant de la modération, il ne plut ni aux pauvres ni aux riches et dut quitter le pouvoir après une année mais parvint au maintien de ses lois.
Le nombre de mesures attribuées à Solon par les Athéniens du IVe siècle est très impressionnant mais certaines peuvent être distinguées par leur anachronisme le plus total. Les Athéniens prirent plus tard au IVe siècle comme référence la démocratie de Solon considérée comme étant une démocratie modérée. Aristote dans la politique décrit la constitution de Solon comme étant mixe mais l'admire parce qu'elle est modérée.
Solon, considéré maintenant comme le père de la démocratie, ne l'était pas par les Athéniens pensant que le mythique roi de Thèsée est à l'origine de la démocratie, associant histoire et mythologie.
PISISTRATE :
Il y eut des divisions entre la plaine mené par Lycurgue, la montagne mené par Pisistrate, la côte mené par Mégaclès.
En 561, Pisistrate devint tyran et continua dans le même sens que la politique menée par Solon. Il devint tyran mais grâce au peuple. Il permis de résoudre des problèmes agraires et après lui, il n'y eut plus de réforme agraire. Grâce à sa bonne administration, il permis à Athènes de connaître une grande prospérité. Il ne modifia pas la constitution et respecta la législation solonienne. Il prit des mesures en faveur des petits paysans, leur consentant des prêts et leur assurant par l'envoi de juges itinérants le respect des lois. Il commença à nouer des relations avec les états riverains de la mer Noire. Les Athéniens du IVe siècle partageaient l'opinion que Pisistrate avait été le champion des pauvres et avait résolu de cette façon la question agraire. Usant de pouvoir étendus, il acheva le démantèlement de la puissance économique de la noblesse. Il s'attacha à accroître l'importance de la civilisation citadine, à faire d'Athènes une métropole dominant tout le bassin de l'Egée. Il fonda des communautés d'émigration au nord de l'Asie Mineure et dans l'Hellespont. Il resta au pouvoir jusqu'en 527.
Son fils tyran le remplaça de 527 à 510 puis renversé lui succéda Isagoras et enfin Clisthène.
CLISTHENE(v. 570-507 av. J.-C.) :
Il opéra une transformation fondamentale du système politique athénien, ce qui en fit l'un des principaux législateurs de l'Antiquité. Les quatre tribus antiques étaient fondées sur des relations familiales et formaient l'âme de l'aristocratie.
Son rôle ne se limite pas à la refonte de l'administration mais permis de limiter au minimum le rôle des clans et ainsi de permettre à la démocratie de subsisté car comme vus précédemment, il y avait quatre clans se disputant le pouvoir, mettant en péril l'existence de la démocratie. Il fit une refonte de l'administration et le partage de l'attique en petite commune.
Les anciennes tribus furent réduites par la réforme de Clisthène à n'être plus que des associations de culte sans aucune signification politique. Pour devenir citoyen, il fallut maintenant être inscrit dans un dème. Il forma dix tribus composée de trois circonscription. Les dix tribus furent nommées :Erechtheis, Aigeis, Pandionis, Léontis, Acamantis, Oineis, Cécropis, Hippothontis, Aiantis et Antiochis et ce fut l'ordre officielle, utilisé, par exemple, dans la listes des membres du conseil, de citoyens morts au combat, de collèges de magistrats.
L'attique fut donc été divisée en trois régions : la ville, l'intérieur et la côte. Chaque région fut divisée en dix circonscription dont chacune comprenait un certain nombre de dèmes. Chaque tribus avait une circonscription dans chacune des trois zones. Il créa ainsi 139 dèmes. Chaque dème envoyait des représentants au conseil leur nombre variait suivant la taille du dème. Clisthène chercha à briser l'ancien ordre social et à créer de nouvelles entités politiques.
Ainsi non seulement l'influence des aristocrate fut soustraite au conseil mais aussi dans l'armée. L'armée fut divisée en dix régiments, chaque tribu en fournissait un.
Cette nouvelle structure reposait sur le principe de droits identiques pour tous les citoyens et accrut considérablement la participation du peuple dans les affaires du gouvernement.
EPHIALTE :
L'Aérophage avait des pouvoirs très étendus puisqu'il supervisait les lois, les magistrats, les citoyens engagés dans l'action politique, la conduite des citoyens en général et pouvait prononcer la peine de mort dans les procès politiques. Il parvint à réduire l'Aérophage à l'unique fonction de cours criminelle.
Il domina pendant trente-deux années Athènes en étant élu stratège un grand nombre d'année de suite de 460 à 429, non sans contestation. Thucydide en vint à dire : " sous le nom de démocratie, c'est en fait le premier citoyen qui gouvernait ", puis fut banni en 443. Il succéda à Ephialte qui fut assassiné, devenant ainsi le chef du parti démocratique.
Périclès exerça son pouvoir à travers la démocratie et permis son achèvement. Il développa la démocratie plus précisément sur deux points : l'augmentation de l'implication des citoyens dans la vie politique et la limitation du nombre des citoyens. L'activité politique des citoyens commença à être rétribuée pour permettre à tous les citoyens qui le veulent de pouvoir y participer. Mais la présence à l'assemblée, étant pour lui un devoir, ne permet pas d'indemnité. Les critères de citoyenneté furent rendus plus sévère pour limiter le nombre des citoyens ce qui élargit encore le fossé avec les étrangers de plus en plus nombreux. Pour devenir citoyens, il fallut avoir un père et un mère tous deux athéniens.
Il commence par achever le système démocratique complétant les lois ou coutume existantes dès le temps de Solon, Pisistrate et Clisthène, ses trois prédécesseurs dans cette œuvre de démocratisation. Il ne veut d'ailleurs ni régime de classe ni d'un gouvernement de partis. Il ne s'agit pas pour lui d'organiser au profit de la classe pauvre un monopole politique dont les classes les plus riches soient appelées à faire les frais.
La démocratie athénienne pour Périclès c'est la cité tout entière au travail. Il honore le travail : " ce n'est pas la pauvreté, dit-il à l'assemblée, qui chez nous est tenue pour honteux, c'est de rien faire pour en sortir ".
Il consolida l'Empire en luttant contre les rébellion de certaines villes et l'intervention de Sparte. Athènes devint une grande puissance navale. De plus, il transféra le lieu de dépôt du trésor de la ligue de Délos à Athènes car chaque villes fournis soit une flotte de navire ou de l'argent. Il développa Athènes grâce à la domination exercée sur les états de l'Empire. Il fit une politique de grands travaux rehaussant le niveau de vie des citoyens avec la construction de nombreux monuments dont quatre ouvrage exemplaire : Parthénon, Propylées, Erecthéion, temple d'Athène-victoire. Cette politique permis à Athènes de connaître un rayonnement sur toute la Grèce et une hausse du niveau de vie des citoyens.
Il poursuivit la politique d'Ephialte en luttant contre la puissance exceptionnelle que le conseil aristocratique, l'Aréopage avait récupéré à la faveur des guerres médiques. Il instaure la pratique du tirage au sort pour la désignation des magistrats ce qui est favorable aux démocrates et élargit le champ de recrutement des magistrats à toutes les classes sauf la dernière classe des ouvriers et manœuvres. Les fonctionnaires sont très contrôlés. Ils sont choisis chaque année pour un ans avec un examen d'entrée devant le conseil des cinq cents ou devant une section du tribunal du peuple. A la fin, ils doivent rendre compte obtenant leurs fortune si le peuple à eu une entière satisfaction.
Il avait pour amis Phidias qui s'occupa de la construction du Parthénon et Sophocle qui présidait une commission financière administrant le trésor public levé sur les alliés et une rmaîtresse très cultivé, Aspasie qui l'influença dans certaines de ses décisions. Sophocle en vint même à s'inspirer de Périclès pour la création de personnage de Créon dans Antigone.
La loi, définissant les critères de citoyenneté, s'est retournée contre lui dix ans plus tard puisqu'il a eu un fils dont la mère : Aspasie n'était pas athéniens. Il a dû demander une exception.
Périclès dirigea encore Athènes pendant les deux premières années de la guerre du Péloponnèse mais échoua dans sa politique en 429 et mourut peu après victime de l'épidémie de peste. Son importance fut tel pour la civilisation grecque que l'on parle de siècle de Périclès.
Après sa mort :
Les nouveaux dirigeants étaient encore parfois élus stratège, mais leur pouvoir reposait bien davantage sur leur capacité à persuader le peuple à l'assemblée. Ils furent nommés par les philosophes de démagogues.
Une démocratie d'assemblée
A Athènes, toutes les décisions politiques étaient prises par la majorité simple dans des assemblées nombreuses jusqu'à plusieurs milliers de citoyens après un débat de quelques heures. C'était une démocratie d'assemblée et non pas parlementaire. Ainsi le rôle de la parole était très important non seulement pour discuter les lois mais aussi au tribunal pour se défendre.
Le principe de débattre en commun de façon publique est un idéal grec essentiel et tout logiquement avec la démocratie, se développa la rhétorique.
Le niveau de participation des citoyens ordinaires était très élevé puisqu'ils ne votaient pas seulement mais préparaient et administraient ces décisions, une rotation s'opérait pour les fonctions permettant à chacun d'en exercer une dans sa vie. Ainsi les athéniens étaient très impliqué dans la gestion de la ville et ils disaient pour parler de la gestion de l'état nous qui est devenus actuellement ils ou eux. Dans les textes, on dit rarement Athènes mais les Athéniens, l'état , c'était eux.
Tout devait être publié, oralement ou par écrit. Les assemblées n'étaient pas seulement des organes de décision, mais le forum où un grand nombre de questions étaient portées à la connaissance du plus grand nombre possible de citoyens. Ainsi un grand publique, pas seulement constitué de citoyens, assistait au réunion des tribunaux, du conseil et de l'assemblée. Quand les travaux se étaient terminés, les discussion se poursuivait à l'Agora et dans les boutiques populaires. l'Agora, édifiée au nord-ouest de l'Acropole, constituait le centre administratif, religieux et commercial de la cité. Dans ce lieu étaient notamment regroupés la salle du Conseil, le siège des magistrats, des temples, la bibliothèque mais l'Ecclésia était sur la Pnyx. Ainsi la lois écrite était leur seul maître.
La démocratie athénienne était aussi caractérisé par une absence de partis politique contrairement à nos démocratie actuel.
Les limites
Les débats avaient lieu à l'assemblée, et menait directement à une décision prise au même endroit. C'est pourquoi la rhétorique avait un rôle très important. L'orateur politique avait à chaque fois pour tâche de convaincre pour de bon la majorité des présents et la rhétorique, l'art de la persuasion, était l'arme la plus importante dans la compétition entre les dirigeants politiques. Tous les hommes d'état athéniens du temps de Démosthène étaient des orateurs et non plus des stratèges ce qui posent un grand problème comme on peut le voir ayant entraîné la déchéance d'Athènes. Je pense que l'on peut faire un rapprochement avec la démocratie française où les politiques doivent en premier lieu dominer les médias et souvent être démagogique avec des belles promesses électorales. Mais dans nos démocraties, il n'y a pas de débat véritable puisque les décisions sont déjà faites dans des bureaux ou salle de commissions créant ainsi un gouffre entre le débat politique qui a lieu dans les médias et la prise de décisions.
Les Grecs voulant changer se basaient sur les anciens mais nous nous basons sur rien.
Pour Socrate remettre les décisions politique importantes entre les mains de tous est un non-sens donnant l'exemple du bateau : on ne peut pas faire naviguer un bateau en soumettant tout aux voix de ceux qui ont embarqué.
Mais les Athéniens avaient confiance dans l'intelligence des citoyens et chacun était libre de participer. De plus d'important domaines étaient confiés à des citoyens expérimentés et les procédures de vote se déroulaient en deux temps avec le vote deux jours après le débat. Les démagogues étaient exposés à de nombreuses poursuites : ne pas respecter une promesse faite au peuple était un crime pour lequel on pouvait être attaqué par le biais d'une eisangélie ou d'une probole.
Les Athéniens garantissaient l'absence de professionnalisme dans leur administration en exigeant que la plupart des magistrats fussent tirés au sort chaque année car pour eux le professionnalisme et la démocratie était contradictoire. Cette hostilité globale au professionnalisme tient à l'idée que les gens devaient faire de la politique en prenant sur le temps de leurs loisirs : toute la démocratie était placée sous le signe de la compatibilité entre l'activité professionnelle et l'activité politique du citoyens. C'est pourquoi cette activité était à Athènes si largement répandue et la participation si étonnamment élevée. Mais les dirigeants politiques étaient appelés à rendre des comptes pouvant aller jusqu'à l'exécution. Ainsi la récompense et la punition sont les deux moteurs de la démocratie donc les stratèges avaient la gloire mais cela menait facilement à la condamnation et à l'exclusion du moins si l'on négligeait de s'exiler à temps.
Ils cherchèrent donc à diminuer les prises de décisions trop hâtives pour cela ils confièrent d'important domaines à des organismes réduit présidé par des citoyens anciens et expérimenté. Ils introduisirent aussi des procédures en deux temps laissant ainsi un espace de réflexion. Mais ils arrivèrent au résultat inverse car les procédures devenant tellement complexe et lente qu'il était par exemple impossible de construire une politique étrangère efficace. Athènes était caractérisé par la richesse de ses institutions politique, de ce fait jamais plus on a créé et élaboré un tel réseau d'institutions pour faire fonctionner une société si petite et si peu complexe. Et la plupart des citoyens mâles et adultes d'Athènes étaient souvent mêlés à la mise en œuvre de ces institutions.
A cette époque, toutes les lois étaient écrites mais l'une des critiques des philosophes était l'absence de système public d'éducation ainsi beaucoup ne savaient pas lire. C'était une nécessité absolue pour les dirigeant contribuant ainsi à une sélection d'une élite. Les écoles alors étaient privées et peut-être trop chères pour les citoyens pauvres. Ainsi logiquement dans les utopies de Platon et d'Aristote, la scolarité est universelle et obligatoire. Ainsi la démocratie se basait sur le fait que chacun puisse lire car c'est le sceau de la démocratie permettant au publique une vérification.
L'impérialisme d'Athènes :
Athènes avec la confédération de Délos avait un véritable empire. A l'origine la confédération de Délos était un alliance mais des traités inégaux en firent des sujets d'Athènes. la pire obligation était celle de payer le tribut. La distinction des cités s'opérait entre les cités astreints au tribut et les autres qui envoient des troupes et des navires. Le statut des cités changeait à la suite d'une sécession réprimée par les armes. Athènes pour assurer l'ordre, imposait des amendes, laissait une garnison, vendait les individus comme esclaves. Elle n'hésitait pas non plus à mener une guerre. De plus, on connaît, par Aristophane, l'existence de surveillants envoyés dans les cités par Athènes. Dans une cités vaincue, dont on voulait être sûr qu'elle se tiendrait tranquille, on confisquait une partie du territoire, que l'on répartissait en lots donnés à des colons du pays vainqueur. Contrairement à Athènes, la ligue du Péloponnèse était une fédération d'états mais Sparte imita alors les excès d'Athènes.
Avec la seconde confédération athénienne en 377, chaque erreur du passé aboutit à un article de droit pour l'avenir. cette charte, sans doute élaborée en partie sous l'influence d'Isocrate, constitue le début d'un droit collectif. Mais ce fut un échec puisqu'Athènes, vingt ans après fut de nouveau en guerre.
Beaucoup d'historiens pensent que la démocratie n'aurait pas été possible sans les bénéfices tirés de son empire maritime. Mais d'autres historiens affirment qu'au IVe siècle la démocratie était plus coûteuse et elle n'avait plus son empire. Ce sont bien la nécessité d'administrer l'empire, à partir du milieu du Ve siècle, et les revenus de cet empire qui permirent l'épanouissement des institutions démocratiques et l'introduction des premières formes de salaire politique, pour les tribunaux et le conseil. Ces revenus permirent aussi à Périclès d'entreprendre une politique de grand travaux élevant le niveaux de vie des citoyens.
Les exclus de la démocratie :
La démocratie se limitait seulement aux citoyens en était exclus les étrangers, les femmes, les enfants et les esclaves. L'esclavage a joué un rôle essentiel dans l'épanouissement de la démocratie grecque. L'esclavage est une limite de la démocratie et nul ne semble jamais avoir eu l'idée de l'abolir. La plupart des Athéniens possédaient au moins un esclave, ce qui rendait leur participation politique plus facile mais il n'est pas possible de dire si c'était une condition nécessaire à l'établissement de la démocratie. Mais le travail des femmes a permis aussi aux citoyens mâles d'Athènes de faire fonctionner les institutions politiques ce qui aurait été impossible sans ce travail des femmes qui leur libérait du temps. De plus, au milieu du Ve siècle av. J.-C., sous Périclès, les Athéniens restreignirent la citoyenneté aux enfants légitimes dont les deux parents étaient eux-mêmes citoyens. Les esclaves représentaient une grande partie de la population puisqu'ils étaient cinq fois plus nombreux que tout le peuple libre.
Les Grecs sont très patriotes. Les Grecs sont fiers de leur démocratie comme le montre de nombreux ouvrages de l'époque et ils respectent les lois dont ils font l'éloge. Mais aussi une caractéristique essentielle est qu'après chaque guerre les Athéniens rêvent de rétablir la "constitution des anciens ". La démocratie a été au centre de tous les débats Ainsi par exemple Platon et Aristote ont étudié les différents régimes.
III°)L'ETUDE THEORIQUE DES DIFFERENTS REGIMES
Socrate est à lui seul un problème philosophique. Chacun a une différente image de lui, peut être parce qu'il n'a pas beaucoup écrit à une époque où la production littéraire était abondante. Il n'a laissé aucune doctrine mais une remise en cause des consciences. Sa grande règle qui sera reprise plus tard et : " connais-toi toi-même ".
La politique :
Il accomplit ses devoirs civiques bien que les affaires de l'état ne fussent jamais essentielles pour lui. Il se tenait donc à l'écart de la politique pensant que sa vocation première était la philosophie et son enseignement. Il invitait donc les Athéniens à procéder à leur examen de conscience. Sa véritable préoccupation n'était pas la politique mais l'exercice de la philosophie moral.
Sa philosophie :
La méthode Socratique est composée de trois phases : le moment ironique, le moment maïeutique, le moment des résultats qui sont à la fois positives ou négatives ce qui est essentiel. La méthode maïeutique consiste à adopter une position de non savoir avec un éternel remise en question car Socrate refuse tout acquis. Sa seule certitude est de rien savoir. Son enseignement reposait donc sur la connaissance notamment le bien qui permet une bonne conduite comme le prouve l'exemple de Socrate lui-même. Les vertus morales qu'il prône constituent ses traits caractéristiques. Il avait un naturel fait de passions laides et basses faisant de lui une figure énigmatique mais Socrate le reconnaissait lui-même et ajoutait qu'il avait su les maîtriser. C'est cela sa vertu : la domination de l'intérieur ce qu'il prônait. Socrate était donc un être moral. Il est devenu ce qu'il a voulu être. Le bien libre de tous dois pour lui être reconnu par la conscience. Socrate n'a pas inventé sa philosophie mais elle s'inscrit dans un ensemble. Ainsi Socrate s'inspire des anciens Ioniens, les Atomistes, et Anaxagore et des sophistes. Les Ioniens, les Atomistes et Anaxagore pensent déjà et s'inscrivent dans la dialectique du développement de l'esprit. La philosophie d'Anaxagore est la primauté de la pensée, de plus il pense que tout ce qui est considéré comme acquis est néfaste. On voit l'importance d'Anaxagore dans le discours de Socrate. Les sophistes vont ainsi prôner la primauté de la pensée. Il s'est d'abord intéressé aux sciences de la nature, notamment à la génération des êtres vivants et aux phénomènes de corruption. Socrate s'adresse à toutes les couches de la société pour en contester indifféremment les certitudes, ce qui lui vaudra des réactions violentes et une fin tragique. L'ironie socratique devait le faire condamner à mort sous le motif d'avoir ébranlé les traditions, d'avoir honoré d'autres dieux que ceux de la cité et tenté de corrompre la jeunesse. Il but de la ciguë en conversant pour avoir été accusé d'impiété et de corruption de la jeunesse et mourut avec sérénité. Il revit pourtant à travers les dialogues de son plus fidèle disciple : Platon mais aussi grâce à Aristote, Xénophon, Aristophane, Aristoxène. Son influence a été très importante sur Anthisthène, le fondateur de l'école de la philosophie cynique, chez le philosophe romain Sénèque, l'empereur romain Marc Aurèle même s'il y eut des critiques notamment d'Aristide. Il fut le maître d'Aristippe. Socrate fut la figure emblématique d'une existence noble.
PLATON
Il suit l'enseignement de SOCRATE jusqu'à la mort de ce dernier en 399. Puis il fonde l'Académie en 387qui est la première école de philosophie ouverte à des élèves et pas un cercle fermé de chercheur. Elle constituait une sorte d'Université ayant comme maître : Speusippe, Xénocrate, Héraclide du Pont et Aristote. La méthode préférée d'enseignement de Platon était la recherche vivante, où la pensée de l'élève communique activement avec celle du maître. Platon ne pratiquait pas seulement la méthode socratique d'enseignement par interrogations et réponses mais aussi des exposés continus et didactiques.
Le programme de l'enseignement avait pour but de donné aux élèves les capacités d'administrer les cités selon la justice. Ainsi il n'est pas étonnant qu'il ait existé des Etats platoniciens avec l'exemple de petites principautés asiatiques d'Atarnée, d'Assos, de Scepsis, d'Hermias, de Coriscus, d'Eraste. Sa thèse : La thèse caractéristique du platonisme est la théorie des idées.
Pour lui, ce sont les Idées ou formes qui constituent les modèles d'où les choses sensibles tirent leurs êtres propres, ce qui fait qu'elles sont ce qu'elles sont. Pour lui, il n'y a pas de savoir qui ne soit objectif. Ainsi le rôle du philosophe est de se détacher du monde pour arriver aux Idées qui sont l'essentiel Les Idées forment ainsi un monde à part. Pour y parvenir, il faut une conversion de tout l'être, prisonnier du corps, du sensible et qui prend l'apparence pour la réalité.
Comme exemple pour illustrer sa théorie, il invente "l'allégorie de la caverne " : des hommes sont prisonniers dans une caverne attachés dos à la sortie, ils voient la lumière et des ombres mouvantes ou non de l'extérieur sur la paroi. Il pense que ces ombres sont la réalité, certains même vont émettre des théories sur leur mouvement. Le philosophe lui doit se détacher de ses chaînes, voir l'extérieur de la caverne puis revenir pour en instruire les autres hommes. Ainsi il ne faut donc pas compter sur le langage pour arriver à connaître les choses : si le savoir existe, c'est la chose elle-même qui doit en être l'objet.
La politique et son point de vue sur le régime idéal :
Platon distingue 5 régimes dans le livre VIII de la république. Le critère de distinction est le critère de valeur, le régime idéal étant celui où règne la sagesse est royale ou aristocratique qui risque de dégénérer. Puis il les classe de la façon suivante : timocratie, oligarchie, démocratie, et tyrannie le plus bas des régimes. Dans la classification de Politique, Platon revient au critère du nombre cependant jugé insuffisant. Il distingue deux formes de monarchie (royauté, tyrannie ), puis l'oligarchie et l'aristocratie, la démocratie avec le respect ou non des lois. Il marque ainsi sa méfiance en vers la démocratie. Tout ceci vint de son expérience vécue des différents régimes qui le conduit à un classement puis à l'élaboration de son régime idéal (que l'on verrat plus tard). Les motifs qui déterminèrent Platon furent le désordre et l'impuissance du gouvernement démocratique aboutissant à la Guerre du Péloponnèse en 404 puis le despotisme sanguinaire du gouvernement oligarchique. Il fut aussi déçu par le gouvernement des Trente qui avait voulu faire de Socrate le complice de leurs iniquités et après une calomnieuse accusation d'impiété, le condamnait à boire de la ciguë. De plus pour lui , la tyrannie va naître de la démocratie par l'excès de liberté :un désir insatiable de liberté porte en lui-même un germe de destruction.
L'état idéal pour Platon :
Tout logiquement, il arrive à imaginer la cité idéale dans la République. Le philosophe doit donner naissances à une cité réglée selon l'idée de justice. Les philosophes y seront rois et, aidés par des gardiens soumis à une éducation spéciale, ils maintiendront dans la communauté le même ordre que le sage maintient en lui-même quand il soumet à la raison ses impulsions sensibles. Il doit imposer à l'opinion publique l'idée de l'utilité de la philosophie.
Ainsi Platon distingue trois classes : la classe inférieure, la classe des guerriers protecteurs, la classe des dirigeants : supérieur.
La classe inférieure sont toutes les fonctions correspondantes à un besoin matériel : nourriture, transport, logement…ce sont des fonctions inférieures mais nécessaires. Platon prévoit d'ailleurs une éducation correspondant à leurs fonctions.La classe guerrière doit protéger l'état mais aussi attaquer pour élargir l'état lors de surpopulation ainsi que faire régner l'ordre.Puis la dernière classe, celle des magistrats philosophes la classe supérieure dirige l'état.
L'affaire des magistrats philosophe est aussi de distinguer pour chaque enfant la classe qui lui correspond le plus grâce à des exercices et des jeux au cours de ses dix premières années. Puis lui sera donné l'éducation correspondante à ses capacités. De cette façon, en mettant chacun à la place que ses aptitudes exigent par rapport au bien de l'ensemble, on réalisera les exigences de l'état juste. De plus l'homme formé sera juste aussi puisqu'il fait ce qui correspond à sa nature. Mais Platon réalise une sorte de communisme puisque chacun sauf la dernière classe si on la surveille ne doivent rien posséder sinon ils seraient détourner de leurs rôles dans l'état. De plus le système consiste à réserver la portion nécessaire aux classes supérieures mais les moyens de productions ne sont pas mis en commun.
Les seules ambitions politique chez Platon se rapportent à ses voyages en Sicile où il voit ailleurs qu'à Athènes la possibilité de réaliser un Etat à la tête duquel la philosophie prendrait la place qui lui revient de droit. Platon répond donc à l'invitation de Denys, tyran de Syracuse mais il en fut chasser au bout d'un certain temps par le tyran : Les raisons de son retour demeurant inconnu. Lorsque Denys meurt et que son fils Denys le remplace, ce présente alors une merveilleuse occasion pour Platon et Dion, son élève de prédilection, de mettre en application les principes de la République que venait d'achever Platon. Denys fit un très bon accueil mais des tensions apparurent. Dion fut banni et Platon fut contraint de resté puis il le laissa rentrer lors de son expédition militaire en Italie. Puis après un troisième voyage marquant encore un échec, Platon et Dion se concertent sur un plan d'action. Dion commence à recruter des partisans et ils débarquent en Sicile mais après trois années de guerre, il fut assassiné ce qui marquer la fin de l'espoir de voir un état gouverné par un philosophe-roi mais Platon continua à enseigner et à espérer son rêve se réaliser comme le montre son dernier livre : " les Lois ".
Platon mourut en 348 en train d'achever les Lois. Mais son point de vue sur le régime idéal n'est pas en accord avec la pensée de son disciple : Aristote.
Aristote (384,322) entre d'abord à l'Académie d'Athènes, puis part en Asie mineure chez son ami hermias gouverneur d'Atarnée fonder un centre d'enseignement et de recherche. Il accepte l'invitation de PhilipeII et devient précepteur d'Alexandre. Aristote rentre à Athènes et fonde le lycée où il enseigne en se promenant.
Mais il effectue une véritable recherche et analyse dans des domaines très divers : art dramatique, constitution, politique, sport olympique et l'élaboration d'une vingtaine d'ouvrage puis il mourut après la mort d'Alexandre et son départ d'Athènes. Ses travaux sont caractérisés par le souci du classement hiérarchique. Aristote a été le premier à signaler l'accroissement du delta du Nil, la lenteur des révolutions du globe. On lui doit la grande subdivision du règne animal entre vertébrés et invertébrés, par exemple le classement de la chauve sourie parmi les mammifères et enfin la notion capitale d'espèce. Certaines de ses découvertes n'ont été confirmées qu'au XIX siècles. Chez ce savant universel apparaît notamment la volonté de clarté et de rigueur grâce aux classifications : des régimes politique (monarchie, aristocratie, différente variante d'oligarchie, démocratie et tyrannie ), des règnes naturels (il introduit la distinction entre roches et minéraux )ou des genres littéraires (tragédie, épopée, comédie ). Aristote non seulement fonde l'anatomie mais il développe la notion de nature déterminante qui est une sorte de programme génétique à phases successives d'information. Aristote crée la logique en tant que système formel : il utilise des symboles pour les variables formule des principes qu'il respecte et réfléchit. Soucieux de recherche et de distinction, il multiplie les distinctions.
Il écrit par exemple en politique : Politique, constitution d'Athènes. Aristote construit des polis (cité) où ne manque ni l'agora, ni le théâtre, ni l'université, ni le temple. Dans la Politique, Aristote classe les régimes : la monarchie où le pouvoir appartient à une seule personne, l'oligarchie : pouvoir de quelques-uns et la démocratie : pouvoir de masse. Le critère du nombre de gouvernant apparaît nettement ici, il distingue après un deuxième critère qui la recherche du bonheur. Ainsi tous les régimes qui visent l'avantage commun se trouvent être des formes justes, ceux au contraire qui ne visent que le seul intérêt des gouvernants sont défectueux. Il permet donc de tracer une ligne de démarcation entre les vrais régimes et les autres qui sont despotiques visent à l'intérêt de ceux qui l'exercent.
A la recherche du régime le plus juste
D'abord Aristote défend chaque régime dit juste, visant l'intérêt de tous. Le régime juste sera celui le plus susceptible de prendre les meilleures décisions pour la cité. Ainsi il critique le régime idéal de Platon en affirmant que trop d'unité est néfaste à la cité car il y a un désintéressement de ce qui est commun. La réponse d'Aristote est le régime populaire, c'est à dire où les délibérations sont effectuées collectivement pour l'ensemble du peuple. Aristote pense qu'il faut donner au peuple le pouvoir de délibérer et de juger car cela nécessite la compétence d'une communauté avec la multiplication des points de vue. Elle peut paralyser l'action ou rendre l'administration incohérente. Aristote affirme : un peuple de ce genre, en monarque qu'il est, cherche à régner seul, parce qu'il rejette la lois, et devient un despote, si bien que les flatteurs y sont à l'honneur ;et une démocratie de ce genre correspond à la tyrannie parmi les monarchie. Ainsi la démocratie ne doit pas devenir le gouvernement de la multitude car la liberté politique y est détruite. La délibération collective est adaptée là où la loi n'est pas capable de trancher. La finalité est donc la véritable nécessité. Ainsi dans la Politique, Aristote montre son admiration pour la démocratie de Solon. Il la décrit comme une constitution mixte où l'aéropage et les magistrats contrebalançaient le pouvoir du peuple à l'assemblée car il souligne plus d'une fois que les décisions du petit peuple peuvent conduire les gens aisés, minoritaires, à se rebeller.
Ainsi le point de vue des grecs n'était pas le même à l'égard de la démocratie. Platon était opposé à la démocratie et préférait un état guidé par un philosophe. La démocratie à l'époque de Périclès lui a peut être inspiré son état idéal sauf que le régime était démocratique. Aristote lui a confiance dans la démocratie pourvu que le rôle du peuple soit limité.
Conclusion :
On fait souvent référence à la démocratie grecque mais on voit qu'elle a varié suivant les époques marquant une évolution mais les Grecques eux-mêmes qui l'ont vécu ne sont pas toujours d'accord sur l'époque où a lieu la vraie démocratie. Ils se réfèrent à différentes périodes et non pas à celle de Périclès mais à des périodes ancestrales Solon par exemple. Leur opinion est peut être dues au fait que le régime de Périclès à marquer la fin de la démocratie avec la fin de l'apogée d'Athènes Mais cette période est remarquable par le fait qu'elle marque l'établissement de la démocratie servant de modèle aux époques futures. La démocratie est le gouvernement par tous les citoyens. Les Grecs ont su non seulement l'inventer, mais en analyser le principe, en régler le fonctionnement, et en comprendre les dangers (décisions prises sur le vif et par des personnes n'ayant pas la formation nécessaire). Ils en ont longuement discuter, même si cela c'est fait à une petite échelle, elle présente toutes les caractéristiques de nos grandes démocraties modernes.
Au 9ème siècle à Sparte mise en place d'un régime oligarchique par Lycurgue
594 :première constitution de Solon
490 :Première guerre médique
480 :Seconde guerre médique
476 :Confédération de Délos
460 à 429 :Périclès stratèges à Athènes et mort de Périclès en 429
457 :guerre entre Athènes et Sparte
431-404 :guerre du Péloponnèse
430 :Peste à Athènes
411 :brève oligarchie des Quatre Cents à Athènes
404:défaite d'Athènes et oligarchie des trente puis restauration de la démocratie athénienne
399 :procès et mort de Socrate à Athènes
360 à 336 :règne de Philippe II, roi de macédoine
338 :la Macédoine victorieuse des cités grecques
336 à 323 : règne d'Alexandre le Grand, roi de macédoine
197 :victoire de Rome et déclaration de Flaminius sur l'indépendance grecque
146 :La Grèce devient une province romaine
BIBLIOGRAPHIE
- La naissance de la Grèce de Pierre Lévèque
- Socrate(s) de Sarah Kofman
- Platon de Léon Robin
- Politique d'Aristote par Marcel Prélot
- La démocratie athénienne (à l'époque de Démosthène) de Mogens H.Hansen
- Histoire grecque (tome I,II,III,IV) de G.Glotz
- Périclès de François Châtelet
- Civilisation grecque d'André Bonnard
- La démocratie grecque de Claude Mossé
- Pourquoi la Grèce ? de Jacqueline de Romilly
- L'héritage de la Grèce et de Rome de Moses I.Finley et Cyril Bailey
- Encarta98