" Belles bulles"



Au boulot ! Y’a des dossiers qui m’attendent, faut pas compter sur le Saint esprit ou sur des esprits dérangés qui m’avaient fait acroire qu’ils allaient les lire à ma place…Faut que je turbine, pour faire bouillir la marmite. Fini de buller !

Tiens, à propos de bulles, vous savez que ça a l’air bête une bulle, mais en fait il y aurait plein de choses scientifiques à dire sur le sujet : les irisations, pourquoi ça tient quelques secondes et après que pop ça claque…Oui, mais j’ai du taf qui m’attend, alors ça sera pour plus tard.

Oh et puis merde, ça peut attendre. Par contre vous, vous avez fait l’effort d’allumer votre ordinateur avec ouinedose qui met des plombes à s’afficher, installez donc Linux, c’est une meilleure lessive, ou bien vous vous êtes abonné (gratos) à la version papier passe que chez vous il y a pas d’ordinateur, ou pas de prise téléphone pour le modem, ou pas de courant, seulement du fioule à transporter avec des arrosoirs ou que sais-je encore, alors je ne vais pas vous laisser en plan après deux paragraphes en vous disant au revoir à la prochaine. ça ne serait pas poli, hein ? Surtout que je vous ai peut-être mis l’eau à la bouche en vous annonçant un sujet de réflexion scientifffique passssionnnnnant et que je vous laisserait comme ça à cogiter tout seul angoissé et démuni comme l’oisillon tombé du nid tiède de la connaissance rassurante. Jiji, au bullo (jeu de mot que je me permets pour dire que je viens à vous !)

Pas croire que les bulles c’est réservé aux mômes de 3/4 ans qui après passeraient ensuite à des choses plus sérieuses comme cliquer sur des cédéroms, apprendre à lire ou à chiffrer, étudier la chimie dans des tubes à essais avec des polys de tépé qu’on n’y comprend rien. Non, c’est dans les choses qui paraissent les plus légères comme ça qu’il y a le plusse d’intérêt scientifique. Par exemple, une fois j’ai lu dans une revue dont je tairais le nom pour pas dire que c’est Pour la Science (et que même il y a un copain à un copain à moi qui croit que je pompe toutes mes idées dedans ; ça c’est un mensonge éhonté tout simplement qu’il est jalmince comme une punaise de mon style d’écriture) une article de 5 pages sur l’écroulement des tas de sable. Bin c’est passionnant, et pas réservé aux bambins de 2 ans sur la plage de Nieul sur Seurdre.



Les bulles, c’est pareil. Déjà, avez vous réfléchi qu’il est impossible de souffler une bulle avec un liquide pur, par exemple de l’eau, ou du produit à vaisselle tout seul ? Rien que ça, ça devrait vous poser problème à vos neurones : pourquoi il faut forcément avoir un mélange, même avec un dosage chouïa de produit vaisselle et max d’eau. Ou alors une vieille eau croupie marécageuse avec des substances organiques dedans qui font qu’il y a des gosses bulles qui montent à la surface. Liquide pur, impossible par contre ! Bien, pour répondre à ça, il faudrait rien que moins que 2 pages bourrées à craquer de Chro ( tiens, la bière, la Kro, mélange aussi, ça fait de la mousse qui n’est rien d’autre qu’un ensemble de petites bulles serrées serrées), sur des questions de molécules, d’agents tensio-actifs, que je mets ça en réserve pour une autre fois.

La forme de la bulle, la sphère, ça, c’est plus facile à explicationner. Le liquide, il veut prendre le moins de surface possible, il veut se ramasser sur lui même comme un hérisson apeuré que je vois au jardin avec ma pédzeule quand je raccompagne des potes à leur voiture à une heure tellement tardive qu’on est déjà le lendemain. ça c’est des questions de tension superficielle, et aussi de maths, passe que c’est qui la surface qui a la plus petite aire pour un volume d’air donné ? Attention à pas vous mélanger les pinceaux entre aire et air, c’est une subtilité de morphèmes et de phonèmes (c’est des noms on dirait d’acariens mais ça existe en linguistique, j’ai bossé mon langage oral). N’allez surtout pas dire que, je cite,  « l’aire est à la surface ce que le poids est à la masse », comme je l’ai entendu doctement une fois. Et si vous faites non pas des bulles, mais des petites expériences avec des fils de fer de toutes les formes immergées dans le produit savonneux, vous verrez des supersurfaces que là encore elles sont minimales. Essayez pour voir de mettre un tétraèdre, le liquide vous surprendra, il se met pas là on vous croyez, à l’extérieur, mais à l’intérieur qu’il faudrait insérer une photo mais je sais pas les renommer quand c’est du format .jpg alors j’essaie même pas.

Revenons à notre bulle encyclopédique : vous vous doutez qu’il y a pas beaucoup de liquide. Alors c’est fin comme une pelure, et la lumière qui se réfléchit sur et sous la surface, ça c’est de l’optique pure et dure, ça fait des interférences, mot savant à bien articuler. ça veut dire que certaines couleurs sont renforcées, d’autres supprimées, mais comme l’épaisseur est pas rigoureusement constante, les couleurs sont pas partout les mêmes, du coup, ça irise. Et comme l’épaisseur fluctue, ça chatoie. ça c’est en lumière blanche. Passe que si vous regardez une bulle de savon sous un lampadaire orange au sodium que c’est une lumière monochromatique (encore un mot savant qui dit bien ce qu’il doit dire), les irisations sont noires et oranges. Si vous vérifiez ça de visu, louquez bien qu’il n’y ait personne à proximité, même et surtout de nuit (ceux qui demandent pourquoi de nuit n’ont vraiment rien pigé), sinon vous allez passer pour frapadingue, l’originalité n’étant pas de mise dans notre société brutale et peu poétique qui aurait bien besoin de chapelets de bulles, tiens.

Bon, je fatigue. Tiens, je vais innover. Comme vous êtes de plus en plus nombreux à me lire sur le ouaibe, preuve à des mels que j’ai reçus, je vous invite à une question concours pour finir cette Chro. La première bonne réponse et complète que vous pouvez méller à jijilascience@multimania.com gagnera une image jipègue et sera publiée sur le site.

« Que se passerait-il si on soufflait une bulle de savon sur la Lune ? »

Allez, à vos neurones !



 

 

 

 

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