Le Danmyé ne peut pas s'enseigner
comme tous les sports de combat car le monde sonore a un rôle primordial
dans le jeu Danmyé. Le lutteur va construire sa ronde ou sa parade
puis il va construire sa monté au tambour. Pour se faire, il va
apprendre à se déplacer au son du tambour .Ce n'est qu'ensuite
qu'il pourra chercher à se créer des armes de combat. Généralement
le jeu au pied est plus facile à maîtriser chez le débutant
car il cherche à protéger son espace intime.
Les lutteurs doivent adapter leurs déplacements
et leurs mouvements au rythme binaire du monde sonore (tambou ,
ti bwa , la wa ). C'est cet aspect du Danmyé " la cadence
ladja" qui fait dire que
c'est une danse.Le combattant marque le sol avec la plante de ses pieds
en faisant des croches (tous les demis temps). Il peut marcher sur le
temps ou tous les temps et demis lors de la monté au tambour. Il crée l'illusion.
Le monde sonore a un effet de dopant
naturel.
Le chanteur emploie des paroles d'encouragement
voir d'exhortation.
Les choeurs ( la wa) ont pour effet d'amplifier
l'effet du chant.
le tambour commande le combat. Il peut décider du vainqueur.
Il existe un langage du tambour qui doit être décodé par les lutteurs.
Utiliser le langage du tambour pour gérer
son combat. Les attaques sont portées lors du roulement du tambour.
Est-ce le lutteur qui suit le tambouyé
ou est-ce le tambouyé qui suit le lutteur?
Au début nous demanderons au combattant
de frapper avec son poing ou son pied sur le temps fort de la musique.
Généralement, c'est le 1er temps. Ensuite , nous lui demanderons de faire
une feinte d'attaque sur le temps fort et d'attaquer sur le temps faible.
Pour terminer, nous lui demanderons de masquer ses attaques "ou
wey ou pa wey" en variant sur le temps et sur la cible "nom la
ka goumé a tè kon lè".
Pour travailler la mise
au son,(la cadence ladja) nous insisterons sur la phase préparatoire du combat.
Cette phase correspond à la montée au tambour.(salut et échauffement)
Nous demanderons aux lutteurs de se déplacer
dans tous les sens sur le praticable, en marquant les appels du tambour.
Avec les pieds , le lutteur fait des croches(il marque le
temps) en gardant la plante des pieds au sol.
Le mode de déplacement doit être
varié:
Sur
un pied, en marchant à la cadence, en tournant sur soi même sur un pied,
en simulant l'ivresse, en donnant des coups de pied sur les roulements
du tambour.