
HISTORIQUE DU LIEUTENANT DE VAISSEAU MARCAGGI

CÉRÉMONIE A LA MÉMOIRE DU LV MARCAGGI
Présence de l'Amiral responsable des réserves
AMIRAL ROUYER
Documents ci dessous fournis par MONSIEUR GUY THEVENIN ancien Pilote d'Aéronautique
Navale membre de l'ARDHAN 
BIOGRAPHIE LIEUTENANT DE VAISSEAU MARCAGGI
Ne à Ajaccio le 02 novembre 1888
Dés le 02 août 1906, Sylvestre MARCAGGI navigue au commerce. Le 03 septembre 1914, alors lieutenant au long cours, il est mobilisé et bientôt nommé Commandant d’un chalutier de patrouille avec le grade de Premier Maître.
Le 02 février 1917, il est nommé enseigne de vaisseau de 2 ème classe de réserve et sert sur le cuirassé RÉPUBLIQUE, puis dans les ballons captifs, il obtient le certificat d’observateur et la promotion en qualité d’enseigne de vaisseau de 1 ère classe de réserve le 08 septembre 1917.
Poursuivant son service militaire au sein de la Marine Nationale, il passe dans le cadre actif en juin 1919.
Il sert successivement à bord
Le 19 novembre 1920, MARCAGGI est promu Lieutenant de Vaisseau.
Il sent naître en lui une vocation pour l’aéronautique dans les ballons dirigeables à Bizerte. En 1917il rentre au centre Ecole de ROCHEFORT, d’ou il sortira le 12 janvier 1922 , breveté pilote de dirigeable.
Affecté au centre aéronautique d’Aubagne, il rallie celui de Cuers le 01 juin 1922, sur une demande d’affectation au choix, il vole à bord des dirigeables « MÉDITERRANÉE », « AT 19 » et « DIXMUDE »
Le DIXMUDE est un ancien dirigeable allemand ZEPPELIN L 72, livré à la France en juillet 1920, il mesure 226 mètres de log avec un volume de 68.500 m3.
Le Lieutenant de Vaisseau MARCAGGI effectue sur ce dirigeable comme officier de quart plusieurs croisières à partir de CUERS.
En raison de ses services MARCAGGI est cité à l’ordre de la marine, le 20 octobre 1923 et totalise 561 heures de vol au 23 novembre.
Le DIXMUDE part pour une nouvelle mission le 18 décembre 1923, appareille de CUERS pour aller vers IN SALAH dans le sud Algérien. Tout se déroule bien jusqu’au retour.
En effet pris dans un violent orage, le DIXMUDE explose au dessus de SCIACCA, en Sicile, dans la nuit du 20 au 21 décembre 1923 et disparaît corps et biens.
Cette catastrophe fit 50 victimes dont 14 officiers. Seul le corps du Lieutenant de Vaisseau, DE GRENEDAN Commandant le Dixmude, fut retrouvé par un pêcheur le 28 décembre.
Le 12 février 1924, le Lieutenant de Vaisseau MARCAGGI est cité à l’ordre de l’armée de mer et est fait Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume.
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LEXIQUE
DU
PLESSIS DE GRENÉDAN lieutenant de vaisseau commandant le Dixmude Officier
d'élite, technicien consommé, communiquait à tous son esprit de devoir,
ses qualités d'audace réfléchie, son ardeur courageuse et son mépris
du danger. Depuis trois ans, avait fait preuve à un haut degré des plus
belles qualités militaires dans le commandement du dirigeable Dixmude,
sur lequel il est mort glorieusement à son poste de devoir.
ROUSTAN
(A.A.V.) lieutenant de vaisseau, officier en second du Dixmude Officier
intrépide, coutumier d'actes d'énergie et de dévouement, qui lui
avaient valu cinq fois un témoignage officiel de satisfaction.
Collaborateur et précieux auxiliaire de son valeureux commandant. A
disparu dans l'accomplissement de son devoir. MARCAGGI,
lieutenant de vaisseau, pilote de dirigeable, et
BOURDIER (P.) lieutenant de vaisseau, officiers de quart à bord du Dixmude
: Ont disparu glorieusement à leur poste. ETAT-MAJOR
DU CENTRE D'AEROSTATION MARITIME DE CUERS-PIERREFEU HENNIQUE
(G.L.F.J.) capitaine de frégate, commandant le centre d'aérostation
maritime de Cuers-Pierrefeu : Officier supérieur de haute valeur
professionnelle et morale, qui donnait à tout le personnel placé sous
ses ordres un bel exemple de bravoure, d'assiduité et de dévouement au
service ; avait pris volontairement passage à bord du Dixmude. A disparu
glorieusement dans l'accomplissement de son devoir. CONVENTS
(M.O.) lieutenant de vaisseau : Officier distingué, instruit et
courageux, embarqué sur le Dixmude sur sa demande pour régler les
appareils radiotélégraphiques. A disparu glorieusement dans
l'accomplissement de ses fonctions. PÉLISSIER (L.H.) médecin de 1ère
classe, médecin-major du centre d'aérostation maritime de
Cuers-Pierrrefeu : Officier plein d'entrain et de zèle. Quoique ne
faisant pas partie de l'état-major du dirigeable, y prenait passage aussi
souvent qu'il le pouvait, pour observations médicales. Embarqué de
nouveau, à sa demande, sur le Dixmude, le 18 décembre 1923, a disparu
glorieusement victime de son dévouement à la science et de son
attachement à son devoir professionnel. EQUIPAGE
DU DIXMUDE MOMBERT
(R.), premier-maître mécanicien : Mécanicien d'aéronautique d'une
compétence remarquable. Avec autant de valeur que de dévouement, avait
travaillé avec succès à la mise au point difficile des moteurs du
Dixmude. A disparu glorieusement en accomplissant son devoir. HAMON,
maître arrimeur : Officier marinier d'élite ; affecté depuis
plusieurs années à l'Aéronautique où sa valeur et son dévouement lui
avaient mérité les plus grandes récompenses et, en dernier lieu,
l'inscription au tableau de concours pour le grade de chevalier de la Légion
d'honneur. Disparu glorieusement à bord du Dixmude, à son poste de
devoir. GASPAILLARD, maître mécanicien d'aéronautique PAUC, second
maître radiotélégraphiste TARTIVEL, COLLET, GUILLEMOT, seconds maîtres
arrimeurs d'aéronautique LIZÉE, JAN, COROUGE, CLAVEL, POULLEAU, seconds
maîtres mécaniciens d'aéronautique GUILLAUME, JAFFREZIC, quartiers-maîtres
radio LAFORGE, RICHARD, CLOSVIROLA, KUBLER, ROCHER, quartiers-maîtres
arrimeurs d'aéronautique COUVE, GALLET, NAL, MAINGUY, QUEMERAIS, FOUCHET,
VINCENOT, FELON, quartiers-maîtres mécaniciens d'aéronautique
CHARPENTIER, SEDILLOT, matelots arrimeurs d'aéronautique BRUNIAS, ALBAGNAC, BAILLOUX, ROUDEN, IMBERT, DUBOIS, BOYER,
matelots mécaniciens d'aéronautique : Marins d'élite, entrés volontairement dans l'Aéronautique et dont la
valeur et l'intrépidité avaient permis au Dixmude, sous la conduite de
son commandant, le lieutenant de vaisseau du Plessis de Grenédan,
d'accomplir des raids remarquables par leur durée et les distances
franchies. Ont disparu glorieusement à bord du Dixmude dans
l'accomplissement de leur devoir. PASSAGERS
YVON
(P.E.M.), capitaine de vaisseau LEFRANC (H.J.), BERRETTA (V.L.), RENON
(G.P.), capitaines de corvette LEVESQUE (G.E.), GOISLARD de la DROITIÈRE
(S.J.R.), ROUSTAN (H.A.M.), lieutenants de vaisseau : Admirables
officiers, pleins d'ardeur et d'énergie, qui avaient tous sollicité,
afin de perfectionner leur valeur technique, l'honneur d'embarquer sur le
Dixmude, pour un voyage d'étude et d'entraînement. Ont disparu
glorieusement dans l'accomplissement de leur mission. Décorés
: Par décret du président de la République en date du 8 novembre 1924,
la croix de chevalier de la Légion d'honneur a été conférée aux
officiers qui ne l'avaient pas auparavant, ainsi qu'aux officiers
mariniers Hamon, Gaspaillard, Collet et Coronge déjà décorés de la Médaille
militaire. Celle-ci a été conférée le même jour, par un second décret,
aux officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots qui ne l'avaient
pas déjà. Toute promotion à titre posthume dans l'ordre national de la
Légion d'honneur étant interdite, le ministre de la Marine a déclaré
associer les officiers décorés avant le 21 décembre 1923, MM. Yvon,
Hennique, Renon, Berretta, Lefranc, du Plessis de Grenédan, Convents,
Levesque et Roustan, à l'hommage ainsi rendu aux héros du Dixmude. Fraternelle : Le corps de du Plessis sera transféré à Naples
à bord du contre-torpilleur Prestinari, puis de Naples à Toulon
à bord du croiseur Strasbourg, ex-Regensburg. A Naples,
l'amiral Lobetti, au cours de la cérémonie officielle, dira : "Dès
l'instant où ce corps a touché le sol de l'Italie, nous l'avons considéré,
non seulement comme celui d'un glorieux compagnon d'armes, mais aussi
comme celui d'un de nos frères, héroïque et bien-aimé ; et c'est dans
ces sentiments de camaraderie, d'estime, d'affection et d'admiration que
nous l'avons accueilli, que nous l'avons veillé et que nous l'avons
entouré des soins affectueux que l'on prend pour un mort cher entre
tous… Monsieur l'Amiral, je vous prie de bien vouloir dire à la Marine
française et à toute la France, notre amie et notre alliée, que nous
avons partagé et partageons la grande douleur dont elle a été frappée
par la perte du Dixmude. |
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1. Une prise de guerre
Après le traité de Versailles de 1919, l'Allemagne
fut obligée de livrer onze dirigeables Zeppelin aux Alliés.
Trois d'entre eux furent attribués à la France qui les reçut en 1920 et 1921
: les Zeppelin n° 83, n° 121 et n°
114. Ce dernier, d'une capacité de 68 500 m3, était immatriculé L.-72 dans la
Marine allemande. Il avait effectué son premier vol le 9 juillet 1920. Il sera
livré à la France le 13 juillet et prendra le nom de Dixmude.
Monté à Friedrichshafen-Loewenthal, le L.-72
effectue son vol de livraison de Friedrichshafen à Maubeuge avec un équipage
allemand. A son bord a pris place le lieutenant de vaisseau Jean
du Plessis de Grenédan, qui en prend le commandement dès l'atterrissage le
13 juillet 1920.
Le hangar de l'Armée à Maubeuge, construit en 1912
et agrandi pendant la guerre par les Allemands, ne mesure que 224 m de long et
ne peut abriter que partiellement le long fuseau de 226 m de long du L.-72.
C'est pourtant le plus grand hangar disponible en France, alors que celui de
Cuers, près de Toulon, est en cours de finition à partir des éléments démontés
des bases de Belfort, Toul et Verdun.
2. La mise en place à Cuers.
La machine volante arrivée à Maubeuge était en
mauvais état. En l'absence de documentation technique, la tâche de réfection
du rigide et de la formation de l'équipage de marins français fut ardue.
Cependant, le 11 août 1920, le Dixmude décollait de Maubeuge à
destination de Cuers avec cinq lieutenants de vaisseau à bord, dont Jean du
Plessis, commandant, Lapied son second, Stapfer (futur commandant du Méditerranée),
Loisel (qui succédera à Stapfer, et l'officier mécanicien Castera. Egalement
à bord, le capitaine de corvette Thierry et l'ingénieur du génie maritime Séné.
Le Dixmude fit un beau voyage, au-dessus de Soissons, Paris - qu'il
survola longuement - Orléans, Lyon, Marseille et Toulon. L'obscurité venant,
du Plessis préféra croiser toute la nuit avant de se poser à Cuers à l'aube
après 25 heures de vol. Le Dixmude y trouve un hangar de taille
satisfaisante, construit pour les dirigeables rigides prévus dès 1917 mais qui
ne seront pas fabriqués.
3. Le Dixmude indisponible (août 1920 - août 1923)
Aussitôt arrivé à Cuers, le Dixmude est dégonflé car rien n'est
prêt pour le recevoir et assurer sa maintenance. Au bout d'un an, en septembre
1921, on tente de regonfler les ballonnets mais ceux-ci ont vieilli et sont
devenus poreux. Cette situation embarrasse l'état-major qui envisage l'abandon
de l'appareil. Du Plessis s'accroche et obtient enfin, en avril 1922, la
commande de seize ballonnets neufs en Allemagne. Ils seront finalement livrés
en juin 1923. Le Dixmude reprend vie en juillet.
4. Les sept vols du Dixmude en 1923
Premier vol : 2 août. Du Plessis décolle à 5 h 15 et reste prudemment à
proximité des côtes. Il n'en survole pas moins Hyères, Saint-Raphaël, Nice,
Menton, les îles de Lérins, Toulon, Marseille, Berre, Aigues-Mortes et Toulon,
afin de familiariser l'équipage. Il atterrit à 20 h après 14 heures 45
minutes de vol.
Deuxième vol : 9 août. Familiarisation à nouveau sur un circuit Toulon, Hyères,
Ajaccio, le cap Béar et Sète en 23 heures 15 minutes de vol.
Troisième vol : 30 août au 2 septembre, soit 50 heures et 20 minutes de vol.
Du Plessis se lance dans la première grande randonnée et le Dixmude fait le
tour de la Méditerranée occidentale par les Baléares, où il rencontre pour
la première fois un orage, puis Alger, Philippeville, Bizerte, Tunis, la
Sardaigne et la Corse. Retour en pleine nuit à Cuers.
Quatrième vol : 25 au 30 septembre, soit près de 119 heures de vol. Les résultats
du précédent vol permettent à du Plessis d'envisager un vol d'endurance. Du
Plessis part cap au sud, survole le sud algérien, la Tunisie, la Sardaigne,
remonte vers la France, pousse jusqu'à Paris, redescend vers Lyon avant
d'atterrir à Cuers après un parcours de 8 000 km. Il bat ainsi le record du
major anglais Scott établi à bord du R.-34 avec 108 heures de vol en juillet
1919. Du Plessis reçoit la grande médaille d'or de l'Aéro-Club de France.
Cinquième vol : 17 au 19 octobre, soit 44 heures et 25 minutes de vol. Ce vol
est, dans l'esprit de du Plessis un "raid-réclame", une démonstration
de "propagande par le fait". C'est aussi un pèlerinage. Du Plessis va
de ville en ville mais c'est surtout pour survoler les " jolis lieux de son
enfance" : La Rochelle, La Roche-sur-Yon, Nantes, Chalonnes, La Bernerie,
Paimboeuf, Auray, Lorient, Elven, Donges, Angers.
Sixième vol : du 23 au 24 novembre, soit 63 heures de vol. Le Dixmude
participe à un exercice avec la Flotte entre Bizerte et la Sardaigne. Le
dirigeable essuie deux terribles tempêtes en Thyrrénienne. En pleine nuit,
au-dessus d'une mer démontée, la foudre frappe à 300 m de lui et le secoue
violemment. L'électricité fait défaut, il faut délester 750 kg d'eau et même
autant d'essence. Tout est noir. Il parvient à revenir à Cuers.
Septième vol : 17 au 21 décembre, soit 68 heures. Le Dixmude part pour
sa dernière mission, emportant dix passagers pour un long voyage d'étude et
d'entraînement. Il survole Bizerte, Gafsa, Touggourt et Ouargla. Se heurtant à
des vents contraires, il oblique vers la Tunisie où il est vu pour la dernière
fois le 20 à 22 h 30 à l'ouest de Kairouan avant de se diriger vers la Sicile.
C'est au sud-ouest de cette île, à proximité de la ville de Sciacca, qu'il
est frappé par la foudre le vendredi 21 décembre à 2 h 27
du matin. On ne retrouvera que deux corps, ceux de Jean du Plessis et du
quartier-maître Guillaume. Cinquante hommes ont trouvé la mort dans
l'accident. Ils seront cités à l'ordre du jour de l'armée
de Mer et décorés à titre posthume. Les autorités
italiennes apportèrent une aide plus que fraternelle à
la France dans cette douloureuse circonstance.
Cette catastrophe mit un coup d'arrêt au programme
des grands dirigeables en France dont du Plessis avait été, avec passion, le
grand défenseur contre - cela ne surprendra pas - beaucoup d'indifférence,
voire d'hostilité. Le Méditerranée, ex-Zeppelin n° 121, continuera
cependant de voler jusqu'en 1926.
Le
Dixmude a effectué, en comptant le vol de mise en place de Maubeuge à
Cuers, huit sorties avec équipage de la Marine, totalisant 418 heures de vol.
ARDHAN
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Tél : 01 44 38 42 10
Fax : 01 44 38 40 69
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Président : Amiral (2S) Guirec DONIOL

http://perso.club-internet.fr/potet_a-A00_plessis.htm
http://perso.club-internet.fr/potet_a/dixmude/dixmude_01.htm
Exposition musée de l'ARTILLERIE DRAGUIGNAN Juin 2005

Le Dixmude
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Histoire du dirigeable : Le Dixmude Après la guerre de 1914-1918, l'Allemagne vaincue dut livrer aux alliés plusieurs dirigeables rigides « Zeppelin », au titre des dommages de guerre. Le 13 juillet 1920, le lieutenant de vaisseau Jean du Plessis, après un voyage de Friedrichshafen à Maubeuge, prend le commandement du Zeppelin L 72. Le 11 août, le nouveau dirigeable français quitte Maubeuge avec un équipage de marins pour sa nouvelle affectation. Le lendemain, 12 août 1920, il se pose à 6 heures sur le terrain du centre de Cuers-Pierrefeu. Le L 72 est baptisé « Dixmude » (Dixmude est une petite ville belge sur les bords de l'Yser). En 1914, les armées allemandes déferlent à travers la Belgique. Une brigade de fusiliers marins français et belges s'illustrent dans les Flandres. La défense héroïque (octobre 1914) de Dixmude ralentit sérieusement l'avance de l'armée allemande. 1921 - Le ballon est dans le hangar n° 1. Léquipage procède à des modifications et à l'étude de l'appareil. Du Plessis écrit le manuel du Dixmude. 1922 - Lannée des grands travaux on change la moitié de l'enveloppe extérieure ; modifications, peinture et aménagements nouveaux. Le 28 juillet. un autre Zeppelin livré à la France le « Nordstern », rebaptisé « Méditerranée », arrive à Cuers. 1923 - Juin-juillet : arrivée des nouveaux ballonnets et gonflement.
Les 1•' et 2 août, Toulon, Nice Marseille, Aigues-Mortes, Cuers, durée 14 heures 25. Les 9 et 10 août, il va jusqu'en Corse, durée 23 heures 15. Du 30 août au 2 septembre, il survole l'Algérie, durée 50 heures 20. Du 25 au 30 septembre, voyage au Sud algérien : il bat le record du monde du vol sans escale : 9 000 km et 118 heures. Du 17 au 19 octobre, il survole l'ouest de la France : l'objectif était des essais de matériel et la propagande auprès de l'opinion publique. Retour par Lyon, durée du vol 44 heures 25. Du 21 au 24 novembre, sortie très difficile vers la Tunisie (orages et tempêtes).
La mission : le ballon devait sortir 72 heures, avec 50 personnes à bord, pour étudier les conditions de navigation aérienne de jour et de nuit en région désertique et exécuter à Baraki, près d'Alger, une expérience de campement et de ravitaillement. Du 18 au 21 décembre : après le survol de Bizerte, Touggourt, In-Salah, Ouargla, dans le sud algérien, il change de route pour se diriger vers Alger et c'est peu après qu'il rencontre la tempête. Désemparé, touché par la foudre, il explose au large des côtes de la Sicile (Sciacca), dans la nuit du 20 au 21 décembre, à 2 h 28 et s'engloutit en mer. Durée probable du vol : 68 heures. Cinquante homme d'équipage et passagers sont portés disparus. Seul le corps du Commandant est ramené miraculeusement cinq jours plus tard, par les pêcheurs italiens du port de Sciacca. Sa dépouille fut rapatriée à Toulon, par le croiseur « Strasbourg ». La Municipalité de Pierrefeu ouvre une souscription nationale pour ériger un monument à la mémoire collective et au patrimoine historique. La première pierre est officiellement posée le 21 décembre 1923. par le vice Amiral Fatou. Le monument en forme d'aile d'une hauteur de 14 mètres est solennellement inauguré le 22 mai 1927, par Monsieur le Président Georges Leygues, ministre de la Marine. Le square sur lequel est érigé le monument est baptisé le 12 décembre 1991, du nom de celui qui commandait l'aéronef le lieutenant de Vaisseau Du Plessis de Grenedan. L'Association « Les Amis du Dixmude « a pour but de perpétuer la mémoire des disparus du Dixmude, dont l'histoire est intimement liée à Pierrefeu et à l'aéronautique Maritime de collecter et de conserver toute la documentation relative à ces événements, en y associant les familles. Association loi de 1901 Maison des Associations 3, avenue des Poilus 83390 Pierrefeu-du-Var
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http://lurcy.bourdier.free.fr/histoires_ancetres/pierre_bourdier_dixmude/dixmude.htm
http://lurcy.bourdier.free.fr/histoires_ancetres/pierre_bourdier_dixmude/dixmude_01.htm