BAN ASPRETTO
BAN ASPRETTO

MARINE EN CORSE


                                                                      

MOYENS ET STATISTIQUES EN1986 

EN 2000 LA Base Marine à été réduite et la BAN à été dissoute dans les années 1993.

La PRÉPARATION MARINE est hébergée sur la Base Marine actuelle.

La Marine en Corse
Les unités suivantes matérialisent la présence de la Marine en Corse : le site d'Aspretto près d'Ajaccio, ancienne base de l'aéronautique navale, qui abrite les bureaux du commandement de la Marine en Corse (Comar Ajaccio), quelques ateliers, une station radio ainsi qu'une vedette de la Gendarmerie maritime ; un Bureau d'information sur les carrières de la Marine situé dans la ville d'Ajaccio (BICM Ajaccio) ; sept sémaphores qui, couvrant un littoral long de 1 000 km, relèvent organiquement du Service transmissions et informatique régional de la Méditerranée (Stir Med).
L'ensemble des éléments cités regroupe moins d'une centaine de civils et de militaires. A des degrés divers et selon leurs capacités, ils contribuent au soutien des unités implantées ou de passage, à la surveillance maritime côtière, aux actions de service public en mer, à la préparation et au besoin à la mise en œuvre de la défense maritime du territoire (DMT) en Corse.

SOURCE MARINE NATIONALE 2002                 

                                                                                                              

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UN PEU D'HISTOIRE

                        

 

Des 1768 année du rattachement de la Corse à la France, le roi Louis XV établit dans l'île un Commissaire Général de la Marine avec pour mission d'organiser le service des classes et le service des ports et arsenaux.

Le 12 août 1886,le Capitaine de Vaisseau Regnault de Premesnil est désigné pour être le premier Commandant de la Marine en Corse.

Un important système de défense est alors mis en place dans la baie d'Ajaccio dont on peut encore trouver les vestiges tels que les batteries savamment disposées depuis La Parata jusqu'a La Castagna en passant par la chapelle des Grecs, Aspretto, Capitello et Porticcio.

En 1888, la base Navale d'Ajaccio abrite une flottille de torpilleurs assurant des patrouilles côtières et le convoyage des cargos durant la première guerre mondiale. Un centre d'aviation maritime abrite 16 hydravions de lutte anti sous-marine.

Suite à un rapport qui juge la défense de l'île très insuffisante, la Marine décide en 1932 la construction d'une Base Aéronautique au sein de la Base Navale existante.

                  

Avec le début des hostilités, en août 1939,l'escadrille 3S 6 est affectée à Aspretto.

Désarmée en 1940,la Base en retrouvera son activité pour accueillir 5 Spitfires et les avions amphibies Catalina de la flottille 6F chargés de la lute anti sous marine et de la protection des convois.

L'escadrille 20S,Armés d'hydravions Dornier, la remplacera de 1947 à 1950,époque à laquelle, avec la disparition des hydravions, la base est mise en sommeil pendant 5 ans.

 

 

Durant cette période, la Marine Nationale se voit concéder sur le terrain de Campo dell' Oro une enclave suffisante pour recevoir une formation de l'Aéronautique Navale.

            

La flottille 9 F, Armée d'Avions monomoteurs "TBM Avenger" de lutte anti sous-marine est ainsi affectée à Aspretto jusqu'en 1960.

                              

Les premier avions commencent à circuler sur la route entre l'aérodrome de Campo dell' Oro et la Base d'Aspretto......à la grande surprise des Ajacciens. 

En 1961,la flottille 9F rejoint la Base Aéronautique Naval d'hyeres et l'escadrille 55S, école de pilotage sur multimoteurs, armée de bimoteurs Beechcraff, s'installe à Ajaccio.

                                 

Dans le même temps, la base Navale perd de sont intérêt et de son importance et, en 1974,la majeure partie des terrains qu'elle occupait sont remis à la commune d'Ajaccio (aujourd'hui la base navale est remplace par un centre commercial bar et restaurant de l'amirauté et le port Charles d'Ornano et le quai Jeanne d'arc accueillant les T47 et contre torpilleurs n'est plus exploitable).

                                    

C'est ainsi que la Base Navale d'Aspretto devient le pivot de la Marine en Corse.

Il était une fois la Corse

 

                Ajaccio, base navale  

                                                   

 

I-La « défense mobile »  par Paul Silvani.(Journaliste)

 

Aux termes de la convention d’armistice signée à Rome le 24 juin 1940, qui met fin à la drôle de guerre italo-française déclarée deux semaines auparavant par le Duce, « les bases navales de Toulon, Bizerte, Ajaccio et Oran seront démilitarisées » dans un délai de quinze jours, « de telle sorte que ces bases soient rendues inutilisables du point de vue de leur capacité offensive et défensive ».Toulon, Bizerte, Oran (c’est-à-dire Mers’el Kébir) sont effectivement des places fortes et des bases navales importantes, mais Ajaccio !..  

A Ajaccio, il n’y a guère que quelques batteries équipées de canons de 75 à La Parata, Capitello, La Castagna, ou de pièces de 24 et de 95 à Porticcio (ou a également été aménagé un débarcadère en 1891) et à la Chapelle des Grecs. Ces ouvrages flanquent, il est vrai, trois unités qui donnent à la défense d’Ajaccio un rôle dit stratégique à partir des années 1880. Convoitée par l’Italie qui, avec Crispi, s’est jetée dans la Triplice avec la Prusse et l’Autriche-Hongrie, et énoncé les premières revendications irrédentiste d’une part et, d’autre part, occupant une position-clé entre le Continent et l’Afrique française, la Corse doit nécessairement être fortifiée.

On va donc, dans un premier temps construire des casemates et y installer l’artillerie. Face à la citadelle, l’éperon d’Aspretto occupe une position idéale. Quelle flotte oserait tenter de pénétrer dans la rade sans affronter des tirs croisés qui ne manqueraient pas de l’envoyer par le fond ? En 1889, on restaure les batteries qui datent de la Restauration ou du second Empire et, en 1900, une quinzaine de canons, dont certains sur affût de côte, défendent Ajaccio en tant que de besoin avec ceux de la citadelle et ceux de Maestrello (place Miot).

 

         L’anse de A Sciarabula

 

         Parallèlement à ces ouvrages, le gouvernement fait aménager à partir de 1886, dans l’anse de A Sciarabula – l’actuel port de plaisance de l’Amirauté – une base de « Défense mobile des côtes ». Un « centre de torpilleurs » y est créé, ceux-ci relâcheront le long du quai, construit à cet effet, du même nom. On construira un appontement en bois, des parcs à charbon et à combustibles liquides, puis de vastes hangars et des bureaux. Il y aura même un petit arsenal, face à l’actuel quartier des Cannes et, en 1890, le maire d’Ajaccio demandera même à Rockoy ministre de la Marine, venu en voyage d’inspection, d’établir une cale de raboud près du poste des torpilleurs. Mais en 1912, l’escadrille des torpilleurs d’Ajaccio perd son autonomie et elle est rattachée à l’escadre de la Méditerranée. Devant les protestations locales, on maintient à la « Défense » (c’est ainsi que la vox populi appelait la base) un centre de réparations de contre-torpilleurs et de sous-marins, et un centre de ravitaillement.

 

         Incident diplomatique

 

         C’est à cette époque que survient à un membre du gouvernement une aventure peu banale.

Ce siècle avait, en effet, deux ans (ou peu s’en faut) lorsque le ministre de la Marine, Camille Pelletan, qui effectuait un voyage officiel à Ajaccio, vanta la sécurité de la rade et ajouta : « Quant à la Côte oriental, elle vise l’Italie en plein cœur ». Ce propos belliciste fit un tel bruit dans les chancelleries et à Rome que le président du conseil, Emile Combes, dut l’atténuer dans un discours en l’expliquant par « la chaleur communicative des banquets ». Un mot qui, depuis, a fait fortune…

Le déclin de la « Défense » avait pourtant commencé. Certes, on voyait toujours les pompons rouges des matelots à travers les grilles séparant la gare de la base. Mais il aura fallu la guerre de 1939-45 et, particulièrement, la période 1943-44, pour lui redonner une intense activité. Dès la libération de la Corse, en octobre 43, l’état-major général d’Alger, alors capitale de la France libre, envoi à Ajaccio l’amiral Battet, qui installe son quartier général à la « Défense », dès lors baptisée l’Amirauté.

Au lendemain du débarquement victorieux des Alliés en Provence, le 15 août 1944, et du succès des opérations de Libération de la France, Ajaccio perd son amiral, mais non le site. C’est ainsi qu’en 1974, un quart de siècle après la fermeture du dernier service restant dans les lieux, la Marine nationale cède à la ville d’Ajaccio l’ensemble des terrains, plans d’eau et immeubles de l’ancienne base en vue de l’aménagement d’un grand port de plaisance. Et n’en demeurera plus, pour longtemps sans doute, que l’orgueilleuse appellation « Amirauté » qui, pour n’avoir été justifiée que pendant une dizaine de mois, est venue à un point nommé justifier l’adage selon lequel il n’est que le provisoire qui dure. Le port, on le sait, porte le nom de l’ancien maire d’Ajaccio, Charles Ornano.

 

         Une base à Aspretto  

 

         Entre les deux guerres, c’est vers Aspretto que se tournent les regards des stratèges de la défense de nos fronts maritimes. Il y avait déjà, depuis deux décennies, non seulement les batteries, mais aussi – tout comme à la citadelle, à Maestrello, à la chapelle des Grecs, à Capitello et à Porticcio, des postes photo-électriques équipés de puissants projecteurs destinés à pouvoir cibler à l’intention de la D.C.A (Défense Contre Avions) les appareils qui viendraient bombarder la cité.

Car une nouvelle fois, des voix venues d’Italie réclament le retour de la terra irredente. Mussolini et les fascistes ne cachent nullement leurs visées annexionnistes. En 1927, la commission maritime du Sénat s’était rendu à Ajaccio visiter les établissements de la Marine et de la station d’hydravions, laquelle était située dans le périmètre de la « Défense ». Son rapport avait conclu sans ambages à la nécessité de renforcer les moyens de défense de l’île, principalement l’aéronautique navale et terrestre, et l’artillerie de côte. En 1932, la décision était prise de construire une base d’hydravions sur l’éperon rocheux d’Aspretto.

 

 

II- L’éperon d’Aspretto

 

         Entre les deux guerre, les visées annexionnistes de Mussolini, conduisent le gouvernement à fortifier la baie d’Ajaccio. En 1932, la décision est prise de construire une base d’hydravions sur l’éperon rocheux d’Aspretto.

Commencés en 1934, les travaux sont achevés en 1937 et le drapeau tricolore hissé début 1938. On a creusé une darse, élevé d’immense hangars destinés à abriter quatre escadrilles et des locaux pour quelque sept cent, officiers, officiers-mariniers et marins. La « Royale » pouvait alors prendre possession d’installations dont l’existence, en ces temps déjà troublés, était particulièrement sécurisante.

Le centre d’aviation maritime fort de seize hydravions de lutte sous-marine qui avait été installé dans le périmètre de « Défense » est transféré à Aspretto.

Le 15 août 1938, César Campinchi, ministre de la Marine, effectue à Ajaccio un voyage officiel dont la signification politique n’échappe à personne, moins encore au gouvernement de Rome. La journée est consacrée à l’inauguration du monument de Napoléon au Casone, mais aussi à celle de la B.A.N. (Base Aéro-Navale) d’Aspretto.

 

         Hydravions sur la ville

 

         Le premier événement monopolise la couverture médiatique, le second est à peine annoncé et les journaux n’en publient pas le moindre compte rendu. Etonnante discrétion à l’heure des périls, sinon inexplicable alors que Campinchi est arrivé à bord d’un croiseur, escorté de trois torpilleurs, de trois sous-marins et d’une vingtaine d’appareils de l’Escadre volante de la Méditerranée. Pour la circonstance, l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui avait dirigé les travaux et le ministre ont prononcé des discours dont on imagine le teneur à défaut d’en avoir connaissance. Et la noria des hydravions a effectué ses évolutions au-dessus de la rade pendant la cérémonie.  

En août 1939, les moyens aériens de la B.A.N. sont renforcés et, de novembre 1942 à septembre 1943, occupé par les Italiens, jusqu’à ce qu’elle retrouve, à la Libération, une flottille d’avions-amphibies Catalina dont la mission est de protéger les convois et de mener  la lutte anti-sous-marine. Au lendemain de la guerre, elle vivra de fortune diverses. On reverra les hydravions de 1947 à 1950, puis la nature des moyens changera de 1955 à 1960 avec l’arrivée en monomoteurs anti-sous-marins « Avenger » qui décolleront de Campo dell’Oro et y atterriront, mais seront abrités dans les hangars d’Aspretto.

 

         Des avions sur la route

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         « Les premiers avions commencent à circuler sur la route entre l’aérodrome et la base, à la grande surprise des Ajacciens » a fait observer l’historien Domique Orsoni, dans sa belle exposition consacrée à la défense de la région d’Ajaccio et Sagone (1). En 1961, les Avenger regagneront Hyères, ils serons remplacés à Campo dell’Oro par une école de pilotage, la 55 S équipée de bimoteurs Beechcraft qui, à l’occasion, serviront aux évaluations sanitaires de grands blessés ou malades vers les hôpitaux de Marseille.

La B.A.N. a ainsi, au fil des années, perdu son importance. La mise en œuvre des techniques modernes de destruction, voire d’anéantissement, a changé les données de la défense. En 1974, la majeure partie des terrains d’Aspretto est, avec le bassin de l’Amirauté, remis à la Ville d’Ajaccio. En 1997, il reste quelques dizaines de militaires dont des marins du contingent, et de civils au nombre desquels des personnels spécialisés de l’aéronaval travaillant pour les bases du continent. Le commandant de la Marine en Corse y est installé, qui a autorité sur la B.A.N. bien sûr, et sur la plate-forme aérienne de Campo dell’Oro – que la 55 S a toutefois quittée – et, en liaison étroite avec le préfet maritime de Toulon, sur les sept sémaphores insulaires : Pertusato, La Parata, Cap Cavallo (en Balagne), La Giraglia, Cap Sagro, Alistro et La Chiappa.

 

         Quel devenir ?

 

         Que fera-t-on, en ce III° millénaire de la base d’Aspretto ? Pendant la dernière décennie du XX° siècle, la politique d’économies des gouvernements avait conduit à opérer des tailles sérieuses dans le budget de la défense classique. Le regroupement d’unités dispersées avait été effectué ici et là, et certains avaient fait valoir que l’activité de la B.A.N. n’était soutenu que par sa partie aéronautique qui aurait bien pu, sans dommage pour la politique nationale de défense, être déployée ailleurs. D’ou l’idée d’une « fermeture temporaire » des installations purement aéronautiques et de mise en gardiennage de l’ensemble.

Mais les choses n’ont finalement pas paru aussi simples qu’elles avaient pu paraître. La base doit en effet rester en cas de besoin un point d’appui et la Marine ne souhaite pas, de ce chef, se désengager de ses emprises domaniales. Indépendamment de la darse, ne dispose-t-on pas là d’un confortable héliport et de hangars assez vastes pour y abriter une flottille d’hélicoptères redéployés à partir de leurs bases du continent.

Le problème posé est donc de pouvoir disposer sur place d’un effectif suffisant pour assurer la maintenance. Il est aussi de  garder l’immobilier en bon état, c’est-à-dire, également de restaurer par exemple certains bâtiments qui en ont bien besoin.

Et après ? Eh bien ! après on avisera…

(voir « La Corse Votre Hebdo » du 2 mars 2001)  

                                

 

         Que faire de la B.A.N. ?

 

         Les élections municipales ont donné aux candidats l’occasion d’évoquer le devenir de la B.A.N. Tous ont indiqué la nécessité d’y implanter une base nautique. Le plus explicite a été le Prince Charles-Napoléon – aujourd’hui aux affaires avec Simon Renucci et Paul-Antoine Luciani notamment – qui a proposé dans son programme : « La base d’Aspretto, bientôt abandonnée par l’Armée, devra être aménagée sous la maîtrise d’ouvrage de la ville pour en faire l’élément-clé d’un projet touristique visant à développer l’offre d’un mouillage et d’entretien de bateaux, l’utilisation du plan d’eau pour l’apprentissage du kayak, de la voile et de la plongée, avec un programme de résidences de moyenne densité autour du concept de cité lacustre et l’utilisation de souterrains dans la colline d’Aspretto. Ce projet devra permettre la création d’activité de maintenance et de réparation navale dans les hangars de la base militaire ». Plus modestement, Simon Renucci préconisait de « reconvertir la B.A.N. d’Aspretto en Centre nautique nationale ».

La parole est maintenant à la nouvelle municipalité.

 

 

(1) Présentée au Musée Fesch lors de la commémoration du 5° centenaire de la fondation de la ville génoise à Ajaccio, puis au Musée A Bandera, cette exposition – actuellement abritée au Centre Régional de Documentation Pédagogique, mériterait d'être présentée en permanence.  

 

2002  suite de l'histoire ............article magazine du 04-04-2002

                                             

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juillet 2003  suite de l'histoire  Nice matin Corse du 24-07-2003

 

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nice matin du 10-10-2003

 

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27-10-2003

 

 

 

 

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Nice matin du 04-05-2004

 

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NICE MATIN DU 25-05-2004

 

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Corse matin du 28-10-2004

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Magazine du 21-01-2005

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CORSE MATIN DU 02 DÉCEMBRE 2005

Marine nationale
Un Super Etendard du Charles de Gaulle s’abîme en mer

08/12/2005

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Un avion d’assaut embarqué sur le porte-avions français s’est écrasé hier après-midi dans le golfe d’Ajaccio. Un accident consécutif à une collision avec un ou plusieurs oiseaux. L’appareil, qui volait à basse altitude, s’est dirigé vers la mer et a largué ses réservoirs avant de tomber. Le pilote, qui est parvenu à s’éjecter, s’en est sorti sain et sauf. En état de choc, il a été secouru par des pêcheurs, conduit à la base navale d’Aspretto puis transporté à l’hôpital d’Ajaccio. Après le crash, une enquête technique a été ouverte pour connaître les causes exactes de l'accident.
Entré en service à la fin des années 70, le Super Etendard équipe à raison de 14 avions chacune les flottilles 11 F et 17 F, basées à Landivisiau, dans le Finistère. Ces avions embarquent à tour de rôle sur le Charles de Gaulle pour assurer des missions d’assaut. En configuration air-sol, les appareils sont équipés de bombes ou de missiles AS 30 Laser. Pour la lutte antinavire, les Super Etendard emportent un missile Exocet AM 39. Ils disposent enfin d’une capacité de frappe nucléaire préventive avec le missile ASMP. Cet appareil sera remplacé progressivement par des Rafales en version F2 (assaut), puis F3 (polyvalents), dans les prochaines années. Dassault Aviation livrera un total de 60 appareils, dont les 10 Rafale F1 (interception), déjà en service au sein de la flottille 12F.

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corse matin du 08 - 12 - 2005

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magazine corse matin du 06-01-2006

Base d’ASPRETTO : Roland FRANCISCI reçu par Michèle ALLIOT-MARIE
Roland FRANCISCI, Président du Conseil général de Corse du Sud rencontrera Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de la Défense, mardi 26 octobre 2004 dans l’après- midi.

 
Depuis son élection comme Président du Conseil général, Roland FRANCISCI s’est préoccupé du devenir des terrains de la Base d’Aéronautique Navale (BAN) d’ASPRETTO.

Car, ce n’est un secret pour personne, l’Armée réfléchit à la destination de cette emprise et le Conseil général ne peut se désintéresser d’une telle perspective dont l’issue ne peut être, au moins partiellement, que de « rendre ces terrains aux ajacciens ».

La requalification en Zone civile de cette Base militaire sera une véritable bouffée d’oxygène pour AJACCIO et permettra sa réappropriation par les habitants.

C’est dans ce sens que Roland FRANCISCI évoquera plusieurs possibilités d’aménagement de ce site qui doit retrouver une véritable ambition au service de la population.
2004-11-04

 

 

 

IL était une fois la CORSE

 

ASPRETTO OU LA POLITIQUE DU FAIT ACCOMPLI

                                                                                                      

                                                                                                          PAR PAUL SILVANI DU 11-06-2004

 

  A des années-lumière des guerres classiques, Ajaccio reste une ville militaire­ment occupée, non par des gar­nisons, mais par les aménage­ments fonciers stratégiques qui, pour certains, remontent à plu­sieurs siècles. C'est évidemment le cas de la citadelle. Plus récents sont le quartier Maestrello, élevé il y a trois décennies à peine sur l'emplacement d'une ancienne batterie, place Miot, et la base aéronavale d'Aspretto, qui porte maintenant ses soixante-dix ans et, en tant que telle, n'a plus aucune utilité. D'où l'intérêt qui, ici et là, lui est porté. Par la Mari­ne, bien sûr, par la ville, naturel­lement, et, maintenant par la gendarmerie.

  Tout commence en 1889 lors­qu'il devient nécessaire de forti­fier une île convoitée par l'Italie de Crispi, qui l'a déclarée 'terra irredente' comme les provinces de culture latine et italienne non réunies à la nation depuis une trentaine d'années indépendan­te. A Ajaccio, on restaure les bat­teries qui datent de la Restaura­tion ou du Second Empire, de sorte qu'en 1900 une quinzaine de canons (La Parata, la Chapel­le des Grecs, Aspretto, Capitello, Porticcio, La Castagna), dont cer­tains sur affût de côte, défendent la cité avec ceux de la citadelle et de Maestrello.

Parallèlement à ces ouvrages, le gouvernement fait construire dans l'anse d'A Sciarabula - l'ac­tuel port de plaisance Charles­Ornano - une base de Défense mobile des côtes'. Un 'centre de torpilleurs' y est créé, lesquels relâcheront le long du quai du même nom construit à cet effet le long de la route.

Le 15 août 1938

On bâtira un appontement en bois, des parcs à charbon et à combustibles liquides, puis de vastes hangars et des bureaux. Il y aura même un petit arsenal face à l'actuel quartier des 'Canni'. Puis la menace italienne s'atté­nue. L'escadrille des torpilleurs perd son autonomie et est rat­tachée à l'escadre de la Médi­terranée à Toulon. Un centre de réparations de contre-torpilleurs et de sous-marins et un centre de ravitaillement sont cependant maintenus, en attendant qu'entre les deux guerres y soit installée une base d'hydravions. En 1943, à la Libération, la 'Défense', comme l'appellent les Ajacciens, connaî­tra une forte activité sous l'au­torité de l'amiral Battet, deve­nant de ce chef "l'Amirauté' Dénomination que, très modes­tement, la vox populi et les auto­rités conserveront...

En Méditerranée, la France s'est outre Toulon, dotée des bases de Bizerte et de Mers'El Kébir (Oran). Mussolini ayant repris la reven­dication de Crispi, il importe de renforcer la défense de la Corse. En 1932, décision est prise de construire une base d'hydravions sur l'éperon rocheux d'Aspretto. Entre 1934 et 1937, on creuse une darse et, sur les dix-sept hectares du site, on construit d'immenses hangars destinés à abriter les esca­drilles, et des locaux à usage de bureaux et de logements pour quelque sept cents officiers, sous­-officiers et marins. Les seize hydra­vions de lutte anti-sous-marine du Centre d'aviation maritime sont transférés de la 'Défense' à la nouvelle B.A.N.

En 1937, le drapeau tricolore flotte sur Aspretto, dont la "Roya­le" prend possession. Le 15 août 1938, César Campinchi, ministre de la Marine, député de Bastia, effectue à Ajaccio un voyage offi­ciel dont la signification politique n'échappe à personne, moins encore au gouvernement de Rome. La journée est consacrée à l'inauguration de la statue monumentale de Napoléon au Casone, mais aussi à celle de la BAN. d'Aspretto. Le premier évé­nement monopolise l'attention médiatique, le second est à peine annoncé et les journaux n'en publient pas le moindre compte rendu.

Étonnante discrétion à l'heure des périls, alors que le représen­tant du gouvernement est arri­vé à bord d'un croiseur, escorté de trois torpilleurs, de trois sous­-marins et d'une vingtaine d'ap­pareils de l'escadre volante de la Méditerranée! Pour la circons­tance, tandis que le ministre et l'Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (qui avait dirigé les tra­vaux) prononçaient leurs discours, la noria des hydravions effectuait ses évolutions au-dessus de la rade

 

Un avenir compromis

 

En août 1939, les moyens aériens de la base sont renforcés. En juin 1940, aux termes de la conven­tion d'armistice, elle est "démili­tarisée' tout comme Toulon, Bizer­te et Mers'EI Kébir. Dans un délai de quinze jours, ces bases sont 'rendues inutilisables du point de vue de leur capacité offensi­ve et défensive'. De novembre 1942 à septembre 1943, Aspretto (comme la 'Défense") est occupée par la marine ita­lienne et, à la Libération, on y base une escadrille d'avions-amphibies Catalina dont la mission est de protéger les convois et de mener la lutte anti-soùs-marine. Au lendemain de la guerre, elle connaîtra des fortunes diverses hydravions de 1947 à 1950, mono­moteurs Avenger qui décolleront de Campo del'Oro et y atterri­ront, mais seront abrités dans les hangars, de sorte que, le soir venu, on verra - spectacle sur­réaliste - ces avions- circuler sur la route entre l'aérodrome et la base...

En 1961, enfin, les Avenger rega­gneront Hyères. lis seront rem­placés à Campo del'Oro par une école de pilotage, la 55 5, équi­pée de bimoteurs Beechcraft qui, à l'occasion, seront aux évacuations sanitaires de grands blessés ou malades vers les hôpitaux de Mar­seale-Quelques wg" plis tard, avec le dépàrt de l'escadrille,

La B.A.N perdra son importance, tout en continuant à assumer les missions dévolues à l'aéronava­le (sémaphores, surveillance et sauvegarde maritime, sous-CROS Corse), ainsi que l'information sur les carrières de la Marine. A l'heure actuelle, les personnes présentes sur la base sont au nombre de quarante, moitié mili­taires, moitié civils, sous l'auto­rité du commandant de la Mari­ne en Corse, le capitaine de frégate Jean Serazin. De ce fait, la Marine demeure­ra donc à Aspretto, mais sur un périmètre réduit à deux hectares.

Car le reste, soit quinze hectares, doit par décision du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, est transféré à la gendarmerie, dési­reuse d'y regrouper ses personnels et ses implantations d'Ajaccio. Une décision sans doute judicieuse du point de vue militaire, mais inap­propriée au regard des intérêts de la collectivité ajaccienne, tels que les avait exposés le 11 septembre 2001, dès son élection, Simon Renucci au Premier ministre Lionel Jospin„ que devait confirmer le 21 juillet 2003 le vote unanime du conseil municipal d'Ajaccio.

On peut donc regretter que soit ainsi menée une politique du fait accompli. Mais on peut aussi pen­ser que l'affaire pourrait ne pas en rester là : après tout, il ne manque pas, à Ajaccio et dans ses environs immédiats de ter­rains pour construire les installa­tions qui font aujourd'hui défaut­ à la gendarmerie, de manière à lever l'hypothèque qui pèse sur l'agrandissement du port de plai­sance et l'aménagement d'une base de sports nautiques...

 

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construction des hangars 1936,pavillon des officiers mariniers 29-01-1937,caserne équipage 1936,carre des officiers 1937,infirmerie 1938.

Retranscrit Virginie VENTURA  

                                               PRÉAMBULE

 

 

Dès 1768, année même du rattachement de la Corse à la France, la Roi Louis XV établit dans l’ Ile un Commissaire Général de la Marine avec mission d’y organiser le service des classes et le service des ports et arsenaux.

 

         Les archives très abondantes de la Marine en Corse, aujourd’hui conservées aux archives du Port de Toulon, permettent de reconstituer la longue succession des Officiers, qui, depuis ces lointaines origines, ont présidé aux destinées de la Marine en Corse. Leur liste figure ci-après. Elle permet de diviser l’histoire de la Marine en Corse en trois périodes.

 

-         de 1768 à 1887 – La Marine est présente dans l’Île par ses services administratifs groupés sous l’appellation SERVICE DE LA MARINE en CORSE. Le responsable est un commissaire de la Marine.

-         de 1887 à 1949 – Un commandement de la Marine en Corse est créé le 1er août 1887, qui se superpose aux services administratifs de La Marine. Ces derniers restent homogènes et totalement dépendants du Commandement jusqu’à la création en 1902 du corps des administrateurs de l’Inscription Maritime (1) qui entraîne un partage des attributions respectives de la Marine Nationale et de la Marine Marchande.

 

A partir de 1888, existe à AJACCIO une base navale qui restera active jusqu’en 1949.

-         de 1949 à nos jours – La Base de l’Aéronautique Navale d’ASPRETTO, dont les travaux de construction ont commencé en 1934, devient, après la seconde guerre mondiale, l’unité la plus importante de la Marine en CORSE. Le Commandement de la Marine en CORSE et le Commandement de l’Aéronautique Navale d’ASPRETTO sont réunis en un seul commandement.

 

 

 

(1)   Le nouveau corps, crée par le décret du 7 Octobre 1902, est chargé de « l’administration de l’Inscription Maritime, de la police de la navigation et du pilotage, des pêches, de la domanialité maritime, du bris et naufrage, des pensions, demi-soldes, secours et autres allocations sur les caisses de l’établissement des invalides, de la comptabilité de ces établissements, de la liquidation des primes à la Marine Marchande et en général de ce qui constitue le service dans les Quartiers ».  

 

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                                CHEFS DU SERVICE DE LA MARINE EN CORSE

 

 

PREVOST COMMISSAIRE GÉNÉRAL DE LA MARINE 1738-1769
DANTRECHAUX COMMISSAIRE ORDINAIRE DE LA MARINE 1769-1770
REYNIER DU TILLET COMMISSAIRE DE LA MARINE 1770-AN IV
FREDERIC M. COMMISSAIRE DE LA MARINE AN V - AN VIII
BELLANGER R (*) SOUS COMMISSAIRE DE LA MARINE AN VIII - AN X
ESCUDIER F. SOUS COMMISSAIRE DE LA MARINE AN X -1816
TREDOS J. COMMISSAIRE DE 2 CLASSE 1816-1832
ARBAUD L.L.G. COMMISSAIRE DE 2 CLASSE 1832-1834
MARTIN J.R.M.L COMMISSAIRE DE 2 CLASSE 1834-1846
DUMOULIN P.T.A COMMISSAIRE DE 2 CLASSE 1846-1849
LEROY D'HERVAL DESGRANGE COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1849-1854
GUESDON A. COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1854-1863
CASABIANCAJ.A COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1863-1866
BORY S.G.F.D COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1866-1875
FERRAUD L.M.E COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1875-1879
SANTELLI J.A.M COMMISSAIRE DE 1 CLASSE 1879-1887

(*) BELLANGER 

Le René Bellanger en question est notre fameux ancêtre dont je vous ai adressé des extraits de lettres à sa fille "Manette", l'ainée de ses 21 enfants. C'est effectivement le beau-père du Commandant Nicolas Jugan de la bataille de Cadix, et le grand-père de Gabriel Jugan, le Commandant de la Sémillante.
Si vous voulez quelques renseignements sur sa carrière, n'hésitez pas.
C'est la raison pour laquelle son fils René, Le N° 13 des enfants, et notre aïeul, est né à Bastia le 11 août 1800.

VOIR PAGE SEMILLANTE

 

                                                

 

                                 COMMANDANTS DE LA MARINE EN CORSE

 

REGNAULT DE PREMESNIL  CONTRE AMIRAL 1887-1888
SERVAN P.G.A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1888-1889
PARFAIT J T  CAPITAINE DE VAISSEAU 1889-1891
MAGNON PUJO  CAPITAINE DE VAISSEAU 1891-1893
DE FAUQUE DE JONQUIERES M P F  CAPITAINE DE VAISSEAU 1893-1894
MASSE M A  CAPITAINE DE VAISSEAU  1894-1895
KRANTZ J F J  CAPITAINE DE VAISSEAU  1895-1897
LECOMTE G F  CAPITAINE DE VAISSEAU  1897-1899
MALLET J M  CAPITAINE DE VAISSEAU  1899-1900
VOIELLAUD E A  CAPITAINE DE VAISSEAU  1900-1901
MALLET J.M  CAPITAINE DE VAISSEAU 1901-1903
GERVAISE P  CAPITAINE DE VAISSEAU 1903-1905
DELARUELLE P F  CAPITAINE DE VAISSEAU 1905-1907
DEGOUY J B  CAPITAINE DE VAISSEAU 1907-1909
JACQUET E A  CAPITAINE DE VAISSEAU  1909-1912
LETROYER E A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1912-1915
VIARD L A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1915-1916
PERIER D'HUTERIVE J C  CAPITAINE DE VAISSEAU 1916-1919
PROUET J F  CAPITAINE DE VAISSEAU 1919-1920
DOLLO  CAPITAINE DE VAISSEAU 1920-1922
ROUGIER D F M  CAPITAINE DE VAISSEAU 1922-1924
VALDEMAIRE P E  CAPITAINE DE VAISSEAU 1924-1926
LONG A M  CAPITAINE DE VAISSEAU 1926-1928
CHENET M  CAPITAINE DE VAISSEAU 1928-1930
LAMBERT C J  CAPITAINE DE VAISSEAU 1930-1931
GIRARDON P A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1931-1933
DUFFOY H M  CAPITAINE DE VAISSEAU 1933-1935
CAZALIS F D  CAPITAINE DE VAISSEAU 1935-1938
FAT A C  CAPITAINE DE VAISSEAU 1938-1940
FAVIER M A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1940-1942
QUEDEC  CAPITAINE DE VAISSEAU 1942
KILLIAN  CAPITAINE DE FREGATE 1943
LONGAUD  CONTRE AMIRAL 1943
BATTET R M  CONTRE AMIRAL 1943-1946
PLANTE J C  CAPITAINE DE VAISSEAU 1946-1947
ETIENNE  CAPITAINE DE VAISSEAU 1947-1949

                                                   

 

               COMMANDANTS DE LA MARINE EN CORSE ET DE

L’AÉRONAUTIQUE NAVALE D’ASPRETTO  

 

LIABEUF J M  CAPITAINE DE CORVETE 1949-1951
SALEUN E J  CAPITAINE DE CORVETE 1951-1952
LEBERRE L C  CAPITAINE DE CORVETE 1952-1954
NICOLAS A C  CAPITAINE DE CORVETE 1954-1956
CHOUILLET H  CAPITAINE DE FREGATE 1956-1958
TUAL M  CAPITAINE DE FREGATE 1958-1960
JACQUIN R E  CAPITAINE DE FREGATE 1960-1962
ROBART A  CAPITAINE DE FREGATE 1962-1964
LEBAIL M E  CAPITAINE DE FREGATE 1964-1965
FROGER M J  CAPITAINE DE FREGATE 1965-1966
RENAUD G  CAPITAINE DE FREGATE 1966-1967
DROUIN P  CAPITAINE DE FREGATE 1967-1969
GUIGUE C  CAPITAINE DE FREGATE 1969-1971
MASQUELIER P M  CAPITAINE DE FREGATE 1971-1973
COMBES  CAPITAINE DE FREGATE 1973-1975
BIHEL A  CAPITAINE DE VAISSEAU 1975-1977                      
SAINT CAST J  CAPITAINE DE VAISSEAU 1977-1779
BOULIER  CAPITAINE DE VAISSEAU 1979-1981
REGNAULT  CAPITAINE DE VAISSEAU 1981-1982
LEMERCIER  CAPITAINE DE VAISSEAU 1982-1984

FIEVET  CAPITAINE DE VAISSEAU 1984-1986

HEMARD  CAPITAINE DE VAISSEAU 1986-1988

MEYSONNAT  CAPITAINE DE VAISSEAU 1988-1989

 

MEYSSONNAT  CONTRE AMIRAL 1989-1990

LAIGNELOT  CAPITAINE DE VAISSEAU 1990-1991

BRUNET  CAPITAINE DE VAISSEAU 1991-1993

     
COMMANDANT LA BASE NAVALE D'ASPRETTO    
     
HUE  CAPITAINE DE VAISSEAU 1993-1997

MASSET  CAPITAINE DE VAISSEAU 1997-1999

GROJEAN  CAPITAINE DE VAISSEAU 1999-01 AOUT 2002

SERAZIN  CAPITAINE DE FRÉGATE

2002-2004

BERTHOD CAPITAINE DE FRÉGATE

07-2004-01-2006

 

NOYANT Capitaine de frégate

01-2006

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Corse Matin 24-07-2004

CORSE MATIN 06-01-2006

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  2005 Photo C.F BERTHOD

 

1768 – 1887

 

 

                                         SERVICE DE LA MARINE EN CORSE

 

Le grand artisan du traité de VERSAILLES du 15 mai 1768, par lequel la république de GÊNES cède à la France ses droits sur la CORSE, est le Duc de CHOISEUL, Ministre de la Guerre et de la Marine du Roi Louis XV. Ceci explique sans doute pourquoi, très vite après la signature du traité, la Marine s’installe en CORSE et y organise ses services.

 

            Le premier chef de la Marine en CORSE est le Commissaire Général PRÉVOST qui, par lettre en date du 08 novembre 1768, rend compte à son ministre de son arrivée et de son établissement à BASTIA.

 

            Les archives laissées par les services administratifs de la Marine en CORSE montrent l’étendue et la variété du domaine d’activité et de compétence de ses services. Il faut y voir une survivance de la prééminence de l’administration voulue par COLBERT dans l’organisation de la Marine, comme en atteste le règlement du 6 octobre 1674 qui confie aux commissaires la mission de veiller à l’observation des mesures de police et de discipline « aussi bien dans les circonstances ordinaires de la navigation que pendant le combat ». (1)

 

            Une des tâches les plus importantes est l’administration de tous les gens de mer qu’ils appartiennent aux armements d’État ou aux armements privés. Cette tâche est assurée par le service des classes, appelé plus tard Inscription Maritime par décret du 03 Brumaire an IV (25 octobre 1795).

 

            Mais il y a également :

 

-         le contrôle de l’activité des bâtiments armés en course, nombreux à cette époque en CORSE : lettres de marque, actes de cautionnement, bulletins de prises, états des parts de prise.

-         Les projets et marchés liés aux travaux hydrauliques et aux équipements et installations portuaires (dossier et plans des plages de SCALA ROSSA, de CALZARELLE, des ports de BASTIA et de l’ILE ROUSSE, de PROPRIANO etc…

 

 

 

(1)   Il est à noter que les administrateurs des Affaires Maritimes ont conservé ces pouvoirs de police et de discipline vis à vis des navires marchands.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         les enquêtes sur les accidents de mer et naufrages (en particulier naufrage de la SÉMILLANTE en février 1855).

 

-         Et divers rapports sur des sujets aussi variés que le fonctionnement du bagne d’AJACCIO, ou l’exploitation de la forêt de VIZZAVONNE pour les bois de mâture. (2)

 

Il faut noter enfin la création à AJACCIO, en 1776 d’un tribunal de l’amirauté. Son premier président, Monsieur François CUNEO d’ORNANO, fut nommé Lieutenant Général des Armées Navales par ordonnance royale du 27 juillet 1776.

 

Ce tribunal fut supprimé sous la révolution à la suite d’une doléance présentée le 02 Juin 1789 par le Tiers-état de l’Île de CORSE.

 

 

            Nous allons évoquer les évènements les plus marquants de cette période qui couvre plus d’un siècle.

 

            Nous commencerons par consacrer quelques lignes à la guerre de course.

 

LA CORSE et LES CORSAIRES  1768 – 1812

Avant la signature du traité de VERSAILLES de 1768 entre la France et la République GENOISE, Pascal PAOLI, qui était en lutte ouverte contre GENES, avait fait voter une constitution et établi un véritable gouvernement à CORTE. Pour asseoir davantage  son autorité, il avait entrepris d’armer une importante flotte dans la presqu’île du CAP CORSE, avec CENTURI comme chantier naval et MACINAGGIO comme base opérationnelle, flotte qui, espérait-il, devait lui permettre de jouer un rôle politique en Méditerranée.

 

            L’île de CAPRAJA, possession génoise située à mi-chemin entre la CORSE et la côte LIGURE fut le premier objectif de la flotte CORSE. Assiégée le 16 février 1767 par le corps expéditionnaire commandé par Achille MURATI, l’Ile de CAPRAJA capitulait le 31 mai 1767, soit moins d’un an avant le traité de VERSAILLES.

 

            Dans ces conditions, il n’est pas interdit de penser que l’empressement manifesté par le Duc de CHOISEUL à établir les services de la Marine en CORSE n’ait été motivé par son souci de contrôler l’activité maritime CORSE et de s’en servir au profit de la France. Le fait est que de nombreux corsaires corses reçurent des lettres de marque françaises (3). Certains se virent même confier le commandement de petits bâtiments de guerre appartenant au Roi ou à l’Extraordinaire des Guerres tel Jean-Marie OLETTA, fait Lieutenant de Frégate, et son fils Sylvestre OLETTA qui trouva une mort glorieuse le 28 Brumaire an 2 (18 septembre 1793) dans un combat inégal avec une frégate anglaise, près du CAP CORSE, alors qu’il commandait la Felouque LA VIGILANTE.

 

            Le gouvernement accorda à sa fille infirme une pension de mille francs.

 

 

(2)   On trouvera en hors texte la photocopie d’un intéressant compte rendu daté de 1812 sur l’abattage et le transport des bois de la VIZZAVONE à AJACCIO.

(3)   Citons quelques noms :BAGNASCO – BONELLI – CAVOTTI – DELUCA – JOVEMARCANTELLI – OLETTA – ORNANO – PHILIPPI – SCASSI.

Enfin on ne peut quitter le chapitre de la course sans mentionner l’extraordinaire destinée de Louise ANTONINI, née à Ajaccio le 30 mai 1771, qui fut une des rares femmes corsaires.

 

      Son père était un officier de PAOLI. Orpheline à l’age de 10 ans, ayant pris le nom de Louis ANTONINI, elle réussit à s’embarquer comme matelot sur le Brick « REVANCHE ». Mais le 23 mai 1790 elle fait naufrage. Rapatriée sur la flûte « BIENVENUE », elle s’engage sur la frégate « CORNELIE » qui appareille pour les Antilles. Blessée et prisonnière au combat des SAINTES, elle est conduite en captivité à PLYMOUTH.

 

      Son secret dévoilé, elle est libérée après 18 mois de détention sur les pontons anglais. Rentrée en France, elle réussit à se faire incorporer à la 28ème DEMI-BRIGADE de l’Armée du RHIN et se distingue au siège de MAESTRICHT. En 1808, elle est au 70ème  R.I. où elle a gravi les échelons de caporal et de sergent. Blessée en Espagne au combat de ROLICA, elle est soignée, reconnue et doit quitter l’armée.

 

      Le 30 novembre 1838, son ancien colonel, le Maréchal de camp JANIN, la recommandait au Général Commandant la 13ème division militaire en ces termes :

 

            « La demoiselle Louise ANTONINI, fille d’un ancien Officier supérieur de la Corse, qui a elle même servie comme marin sur les vaisseaux de l’État, puis comme soldat, caporal et sergent dans le 70ème de ligne, a été libérée du service par suite d’une blessure qu’elle a reçue au feu. L’année dernière, un secours de Monsieur la Ministre de la Guerre lui fut accordé etc.… »

 

            « Cette femme est on ne peut plus recommandable, non seulement par ses antécédents, mais par sa conduite ; quoique privée de tout moyen d’existence elle est venue en aide à une famille aussi pauvre et aussi malheureuse qu’elle ».

 

      Le 25 juin 1861 Louise ANTONINI mourrait à l’Hôtel Dieu de NANTES à l’âge de 90 ans.

 

OCCUPATION DE LA CORSE PAR LES ANGLAIS 1794 – 1796.

 

      Pas plus qu’il n’avait accepté la domination génoise, Pascal PAOLI ne pouvait accepter la domination française imposée par le traité de VERSAILLES du 15 mai 1768. Aussi après la défaite de ses partisans à PONTE-NUOVO le 08 mai 1769, se réfugia-t-il en Angleterre.

 

      Ce premier exil dure plus de 20 ans. Séduit par l’idéal suscité par la révolution française, PAOLI rentre en Corse le 14 juillet 1790 après que la constituante ait voté l’amnistie de tous les proscrits. Il est élu Président du Directoire du Département et nommé au commandement de la 23° division militaire. Mais il ne tarde pas à entrer en conflit avec la CONVENTION qu’il juge trop centralisatrice. Dénoncé comme contre-révolutionnaire, il est déchu de son commandement puis, le 17 juillet 1793, décrété « Traître à la République ». Mis ainsi hors la loi, il fait appel aux anglais.

 

      L’amiral Lord Hood commande alors l’imposante escadre anglaise de la Méditerranée. Dès le mois de Septembre 1793 il apporte son appui aux forces de PAOLI. En février 1793 le port de SAINT-FLORENT est pris par les anglais, puis c’est la capitulation de BASTIA, épuisée par un blocus de 3 semaines. Mais la citadelle de CALVI reste fidèle à la France. Les Anglais et les Paolistes doivent concentrer des forces considérables (plus de 6000 hommes) pour le faire tomber. Enfin le 05 Août 1794 après un long siège qui a commencé le 16 juin, CALVI, à bout de ressources, capitule, ayant reçu, dit la chronique, plus de 30.000 boulets.

 

      C’est au cours de ce fameux siège de CALVI qu’Horace NELSON, alors Capitaine de Vaisseau, Commandant le Vaisseau de 64 canons « AGAMEMNON », perdit l’œil droit à la suite d’une blessure à la tête.

 

      Après la capitulation de CALVI, Sir Gilbert ELLIOT est nommé Vice-Roi de Corse. Confiant dans l’avenir, le Vice-Roi écrira, le 12 juillet 1795, au Duc de PORTLAND ministre de sa majesté Georges III :

 

            « La CORSE située, en outre, au cœur même de l’Europe, a une très grande importance militaire. Nous ne devons pas perdre de vue que le port de SAINT-FLORENT et l’arsenal maritime d’AJACCIO pourront être pour nous d’une grande utilité dans une guerre avec la France, avec l’Espagne et avec un des états de l’Italie.

 

            Je me contenterait de dire à votre Grâce qu’il serait très important pour l’utile établissement d’AJACCIO, d’obtenir de plus fortes sommes du Ministère de la Marine. Je n’ai nullement l’ambition d’exiger des dépenses extraordinaires, ni de demander que l’on fasse des distributions aveugles. Je désire simplement qu’on nous envoie le nécessaire, sans le faire à contre-cœur. Des sommes relativement modestes suffisent pour mener à bonne fin une œuvre aussi avantageuse et si nous gardons la Corse, ce que je mets nullement en doute, jamais argent n’aura été mieux placé par l’Angleterre. »

 

      L’occupation anglaise dura deux ans (jusqu’au 24 octobre 1796) et coûta cinq millions de livres sterling au trésor anglais.

 

LA CORSE ET LES PRÉPARATIFS DE L’EXPÉDITION D’EGYPTE – 1798

 

PRISE DE MALTE – 10 JUIN 1798

 

      Préparant l’expédition d’Egypte BONAPARTE forme le projet de concentrer les convois dans le golfe d’AJACCIO. Une commission est crée par le Directoire qui se tient en liaison avec le Général VAUBOIS chargé sur place de réaliser ce projet.

 

      La commission fait parvenir dans l’Île le nécessaire pour l’établissement d’un hôpital de 500 lits et de magasins pour 25.000 hommes. Elle fait également acheter un million de pintes de vin et 120.000 pintes d’eau de vie qui se rendront dans le port d’AJACCIO où ils resterons sans décharger ».

 

      A deux reprises, des fonds destinés au Général VAUBOIS sont acheminés par l’Aviso le CHASSEUR représentant une somme totale de 400 mille francs.

 

      Le 13 avril 1798 le Général en chef BONAPARTE écrit au Général VAUBOIS :

 

            « Indépendamment, Citoyen Général, de la 4ème Demi-Brigade d’infanterie légère qui, dans ce moment ci, doit être réunie à AJACCIO, ayant des vivres pour deux mois, vous voudrait bien réunir à AJACCIO, dans le plus court délai, la 19ème Demi-Brigade de ligne avec sa compagnie de canonniers, son dépôt et une compagnie de canonniers de ligne du 4° régiment, 100 cartouches par homme, 2 mois de vivres et 2 pièces de 3 de campagne, si vous en avez dans l’Ile.

 

            Il part de TOULON pour AJACCIO neuf gros bâtiments qui seront suffisants pour le transport de la dite Demi-Brigade. Faites préparer les vivres et tous les objets ci-dessus mentionnés. Vous devez tenir le convoi de la 4° Demi-Brigade d’infanterie légère et de la 19° de ligne, prêt à partir le 5 floréal, au premier signal qui lui serait donné.

 

            Je vous pris également de transporter votre quartier général à AJACCIO ».

 

      Mais, dès le 20 avril 1798, devant l’insuffisance des ressources de l’Ile, BONAPARTE renonce au projet de concentration des convois dans le golfe d’AJACCIO. Il en informe le Général VAUBOIS et le 20 Floréal an VI (09 mai 1798) lui donne l’ordre de départ pour les troupes de CORSE :

 

            « Les magasins pour 25.000 hommes, Citoyen Général, que vous avez formés, deviennent à peu près inutiles. Vous pouvez donc prendre dans ces magasins tout c qui sera nécessaire pour approvisionner le convoi qui va partir. »

 

            « Il est ordonné au Général CASALTA de s’embarquer immédiatement après la réception du présent ordre avec la 4° Demi-Brigade d’infanterie légère, la 19 ° Demi-Brigade de bataille et de partir au premier beau temps. Il se rendra dans les îles de la MADELEINE, au nord de la SARDAIGNE, où il recevra de nouveaux ordres du Vice-Amiral BRUEYS. Il se conformera exactement aux ordres qu’il recevra du-dit Vice-Amiral qui lui envoie un officier de marine intelligent pour diriger tous ses mouvements. N’oublier pas d’embarquer sur le convoi 3 ou 4 pièces de canons de 3 ou de 4, avec une bonne compagnie de canonniers ».

 

      Le 26 Floréal an VI (15 mai 1798) les troupes stationnées en Corse embarquent sur une cinquantaine de bâtiments dont 22 frétés dans l’Ile, très disparates : 3 bombardes – 2 bricks – 2 pinques – polacres et 13 tartanes.

 

      L’effectif des deux Demi-brigades s’élève à 3197 hommes présents sous les armes. Le général VAUBOIS est à leur tête, le Général CASALTA désigné par BONAPARTE pour les commander ayant dû être débarqué en raison de son état de santé. Le commissaire des guerres BOERIO rend compte au Ministre de la guerre :

 

            « Les 4ème et 19ème Demi-Brigades, approvisionnées pour 2 mois sortirent de la rade d’AJACCIO le 26 Floréal dernier. Le convoi, se trouvant dans les parages de la MADELEINE, fut approché par 3 bâtiments chargés de comestibles, que le Citoyen ARRIGHI, inspecteur des vivres, avait été se procurer par mes ordres en SARDAIGNE muni d’une somme de 70.000Frs, pris sur les fonds de l’armement… ; »

 

      Le 27 mai le convoi en provenance de Corse rallie l’Escadre, et le 09 juin l’imposante force navale est en vue de MALTE.

 

      Le 10 juin à 02 heures du matin, le Général VAUBOIS débarque avec ses troupes et met en déroute la résistance maltaise.

 

      Nommé Gouverneur, il ne rendra l’Ile de MALTE aux Anglais que le 4 Septembre 1800.

 

     

                                                         

           

 

 

 

 

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