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Randonnées
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Du Val d'Aran au PuymorensEtape 25 : Hospitau de Vielha - Restanca
L'étape est vraiment facile comparée aux trois jours passés. De l'Hospitau de Vielha, la montée au col de Rius, d'abord sur une piste puis sur un bon sentier, tranche avec la neige et les rochers des régions précédentes. On retrouve aussi la végétation, avec le pin à crochets, des prairies et des forêts, comme on marche à des altitudes plus basses. Après avoir contourné l'Estan de Rius, Véron fait passer par l'Estanh Tort puis le col de l'Estanh de Mar avant de redescendre sur l'Estanh de Mar. Cette option est logique, pour admirer la vue superbe sur les Besiberris, visiter des lacs fameux. Même si le versant est du col est délicat. Nous choisissons cependant, au niveau de l'Estanh de Rius, de prendre l'option GR11 qui mène en deux heures au refuge de la Restanca. Et ce, pour deux raisons :
Et, comme précisé, l'après-midi est consacrée à : sieste, lessive et décrassage des bonshommes. Etape 26 : Restanca - Salardu
La matinée est consacrée à la traversée par le Nord du massif des Encantats. C'est une région somptueuse, facile, dont nous n'avons malheureusement qu'un bref aperçu. La montée jusqu'au col de Crestada ne pose aucun problème. Puis nous pénétrons dans le haut d'un cirque, ouvrant sur le Val de Boï. C'est un endroit magnifique, chaque recoin de terrain ayant formé un lac, et dominé par les Besiberris et la Punta Alta. Pour ceux qui sont déçus par ce trop bref aperçu des merveilles locales, et qui se sentent suffisamment en forme, peuvent monter au Montardo (1h30 aller et retour, sans les sacs) exceptionnel point de vue sur la région, et même la Maladeta. Par la suite, une fois le port de Caldes franchi, sans difficultés, on entame une bonne descente vers le Refuge de Colomers et son superbe cirque, avant de quitter le massif pour plonger vers le Val d'Aran. Cette fin d'étape, d'abord sur piste puis sur goudron, ne présente en soi que peu d'intérêt. Surtout comparée aux beautés du matin. Vivement que l'itinéraire principal de la HRP continue par Saboredo, Mataro, avant d'aller vers le Port de la Bonaigua. Ce sera "plus élégant" et bien plus beau ! Salardu, village typique de ca val d'Aran, est une merveille. Les maisons, toutes en pierre, forment un ensemble homogène qui donne parfaitement l'impression d'un village de montagne. Qu'il est loin le temps où l'Espagne était couvertes de constructions en cours et de terrains vagues... Pour la première fois, une voiture nous attend à Salardu. Des parents en visite dans le coin, qui ont l'heureuse idée de nous loger à l'hôtel le soir. Profitant de cet appoint, nous décidons le lendemain de repartir du Port de la Bonaigua, tester le futur (?) tracé de la HRP. Etape 27 : Salardu - Alos de Isil
C'était une tentative, mais pas une franche réussite ! Où l'on découvre que la navigation dans une zone inconnue, avec une seule carte et pas de topo, est un exercice qui demande de l'expérience. Du port de La Bonaigua, on trouve facilement le sentier qui s'élève vers un col dans un vallon au pentes très raides. Ce n'est cependant pas trop difficile. Du col, bien marqué par un bel arrondi, nous avons une vue imprenable sur le massif des Encantats, et sur l'Estan de Muntanyo d'Arreu, auquel on accède facilement. C'est par la suite que sans topo, avec une seule carte au 50 millième dont la précision en france est redoutable mais plus faible pour le versant espagnol, nous avons eu quelques problèmes de navigation. Le chemin qui mène au deuxième col, au pied de la Muntanyo d'Arreu, se trouve encore, au jugé. Mais ne pas prétendre le faire dans le brouillard... Nous avons en fait piqué plein ouest depuis le lac, pour monter jusqu'à l'altitude présumée du col avant de prendre à flanc vers le nord. Par la suite, la descente vers l'Estan superior d'Arreu est très problématique. Elle se fait dans des éboulis de gros blocs, totalement recouverts par endroits par les rhododendrons très nombreux dans cette région. Au jugé. Au demeurant, le site, entre rochers gris, rhododendrons roses et rouges sur fond vert et les eaux claires et transparentes du lac est un pur enchantement. C'est à midi, alors que nous mangions au bord des eaux cristallines, que la situation s'est vraiment dégradé. L'orage arrive, menaçant. Nous décidons alors de redescendre la vallée d'Arreu, au lieu de continuer vers le nord. La vallée est une pure désolation. Nous traversons des zones abandonnées, avec leur anciens pâturages revenus à l'état sauvage, les bergeries abandonnées. Bordes d'Arreu, ancien village, est à l'état d'abandon complet. Nous le traversons, entre les maisons qui commencent là à se fissurer, là à s'écrouler. Le tout sous la pluie battante, cherchant vainement une maison moins défoncée pour s'abriter. Nous arrivons enfin à la route, que nous remontons vers Isils O Gil, où nous nous abandonnons au stop, trempés. L'arrivée à Alos de Isil est un vrai contraste. Le village, aux maisons restaurées, sert de lieu de villégiature à quelques riches espagnols et andorrans. Du moins nous le supposons à voir la quantité impressionnante de 4x4 plus gros les uns que les autres. A Alos de Isil, dans le haut du village, on trouve un bar-épicerie qui vend du pain, mais surtout qui peut indiquer où s'adresser pour dormir dans une grange à foin, que les habitants mettent généreusement à disposition des marcheurs : au sec ! La nuit dans le foin est un délice. Cependant attention : le foin, ça gratte. Certains le savent peut-être déjà... |