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Randonnées
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De l'Atlantique au Pic d'AnieEtape 1 : Hendaye - Col de Lizuniaga
Une première étape, c'est toujours un événement. Longtemps de préparation, des jours et des nuits à y penser, à ausculter les cartes pour qu'elles nous livrent leurs secrets, tenter de deviner les moments qui seront pénibles, les beaux sites... Et puis tout d'un coup, voilà tout le travail d'imagination qui devient une terrible réalité. On découvre le relief, on subit la météo, on compose avec sa forme. Et rien n'est comme prévu... Après avoir quitté Hendaye ville, pas particulièrement intéressant pour celui qui traverse las Pyrénées, on découvre les premières collines et les joies des chemins perdus dans les fougères détrempées. Attention : pas d'eau sur le chemin avant les ventas du col d'Ibardin. Et, par beau temps, la chaleur est étouffante. Pour une grande traversée, et ceux que huit heures de marche le premier jour effrayent, je conseille (c'est inélégant mais efficace !) 30 minutes après le col d'Inzola, au point "5.15" de Véron, de descendre la piste qui monte à la Rhune : elle mène à une route goudronnée versant espagnol, qui remonte doucement et rapidement vers le col de Lizuniaga. (6h30 au lieu de 8h00) Au col, un Bar-restaurant offre de belles pelouses pour planter la tente, et un bon Pastis frais le soir... Au fait, au départ d'Hendaye, une chose à ne pas oublier : remplir un sac ou un tube avec un peu de Sable de l'atlantique, pour aller dans un mois et demi le déverser sur les plages de la Méditerranée... Etape 2 : Col de Lizuniaga - Arizkun
Les deuxièmes étapes sont toujours difficiles pour la mécanique. Bien qu'il n'y ait aucune difficulté, que des pistes progressives, je n'ai que très peu de souvenirs de cette étape : fatigue et brouillard épais en sont les principaux. Brouillard, donc aucune idée du paysage. Sauf l'après midi, lorsque le temps s'est déchiré depuis le col Bagacheta. De là, la vue sur Arizkun est bien trompeuse : il reste toujours une heure et demi avant d'y arriver. A Arizkun, deux options existent pour la nuit :
Etape 3 : Arizkun - Les Aldudes
L'étape est parait-t'il superbe. Certes. Nous n'avons absolument rien vu, perdus dans un brouillard épais toute la journée. L'étape est courte : 5h de marche permettent, pour ceux qui se lèvent tôt, d'être arrivé pour midi aux Aldudes, dans l'unique hôtel restaurant. En 94, nous y avons déjeuné d'une platée de frites, de deux tranches de jambon (par personne) et d'une omelette, le tout pour 20F ! Et qui dit hôtel dit bonne chambre au sec et douche chaude. C'est idéal pour se réchauffer et faire sécher ses affaires. Enfin, aux Aldudes, on trouve une vraie épicerie (pas nécessairement avec votre marque préférée de barres de céréales...) Pour un vrai ravitaillement. Etape 4 : Les Aldudes - Roncesvalles
Encore une fois je voudrais vous parler de la beauté du Pays Basque, mais encore nous ne vîmes de cette étape que le brouillard; et le froid. Malgré pantalon, collant, pulls et bonnets, le thé du midi, que nous prîmes protégés le long d'une cabane forestière, n'a pas pu nous réchauffer, tant nous étions transis de froid et d'humidité. Au col de Roncesvalles, on croise le chemin de Saint Jacques. Nous sommes descendus au monastère, pour y demander l'hospitalité. Nous n'avons pas même eu un morceau de Pain. J'espère que la situation a depuis changé. Nous avions fini pour notre part par dormir dans une "maison" en construction au col. Je me souviens avoir croisé là, le 6 Juillet 1994, un pèlerin de St Jacques qui venait avec son bâton de Lyon. Celui-ci nous expliqua que la randonnée au long cours est un exercice moins difficile qu'il n'y parait. Mais, selon lui, la barre du trentième jour de marche est difficile à franchir. Ensuite, passée cette période difficile, l'organisme semble prêt à marcher des années encore. Cause toujours, nous avions pensé... Rendez-vous à Alos de Isils pour savoir comment ça s'est passé pour nous... |