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Randonnées
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Du Puymorens à BanyulsEtape 34 : Puymorens - Les Bouillouses
La matinée de cette étape commence facilement, par un bon sentier qui part à flanc avant d'attaquer un agréable vallon, qui nous mène directement au Lanoux. Cet immense réservoir d'eau, un des plus grand des Pyrénées, est cerné par de somptueux sommets rocheux, comme la Coume d'Or et le Pedros, et les champs de gispette du porteil de la Grave. Par mauvais temps, celui-ci offre un chemin sūr vers les Bouillouses, mais long et franchement moins intéressant (surtout du côté de la vallée de la grave). Notre chemin part, lui, est-sud-est, dans une série de petits vallons herbeux et rocailleux, avant d'attaquer franchement la montée au Carlit. Contrairement à ce qu'en dit Véron, celle-ci n'est pas si difficile pour quiconque a vécu les hautes Pyrénées. Elle se fait par un bon sentier au milieu de petits éboulis. La fin est raide et presque vertigineuse, mais elle passe bien. Du sommet du Carlit, la vue est absolument magnifique. Il est normal d'y voir la Pic d'Estats, qui se reconnaît facilement à son grand névé. On peut même, par beau temps exceptionnel et clair, un lendemain de gros orage, apercevoir des sommets des Encantats. J'y ai même vu, une fois, la Maladeta. Vers l'ouest, c'est las lacs du désert du Carlit qui étincellent de mille feux, les Bouillouses, et le Canigou. Même d'ici, cette montagne à l'altitude modeste semble plus haut que tout. Il faut dire que le Canigou forme un massif totalement détaché de toute chaîne. De partout, il impose, seul, son impressionnante masse. Au sommet, passé les 10h du matin, on trouve une foule impressionnante : le Carlit est accessible en 3h30 depuis les Bouillouses, pour tout les marcheurs. D'ailleurs, depuis le sommet, le sentier est facilement identifiable : la procession ininterrompue de ceux qui y montent le marque le chemin aussi sūrement que les meilleures balises. La descente est somptueuse. On peut même, avec de la chance et un il entraîné y voir quelques mouflons... Puis on attaque la région des lacs du Carlit, constellation dans un site particulièrement accueillant, beau... et fréquenté. Le reste de l'étape, jusqu'au Bouillouses, n'est plus qu'une formalité. Les Bouillouses sont sur fréquentées en été. Accessibles en voiture, point de départ idéal pour de nombreuses randonnées dans le massif, site grandiose qui rend la moyenne et haute montagne à porté de main, il est vraiment attractif. Vivement que les autorités décident, ici comme dans le Neouvielle, d'y limiter l'accès en voiture, afin de préserver le site. Pensez à délaisser l'hôtel des Bones Aures, le premier que l'on rencontre à la sortie du sentier sur le site, pour traverser le barrage et aller chercher le refuge du CAF, bien plus accueillant, et où l'on mange des Boles de Picoulat d'excellent souvenir. Le soir venu, lorsque les hordes ont quitté les lieux, remontez au barrage, pour apprécier pleinement la beauté du site... Etape 35 : Les Bouillouses - Eyne
Le début de l'étape va nous mener, après la visite des étangs de Pradeille, fort beaux dans leur écrin de sapins, à travers la Forêt de Bolquère, somme toute fort belles malgré les installations de ski. A font Romeu, c'est la ville qui nous rejoint. Malgré tout, et notamment le grand nombre de vacanciers, ce n'est pas l'impression de dégoūt que nous avons pu avoir à Gavarnie. Agréable station de vacances, elle possède même un petit charme désuet. Le véritable enjeu de Font Romeu, c'est d'y retrouver son chemin. Pour ceux qui ne veulent pas descendre par le goudron et Odeillo, le chemin à suivre part à l'aplomb de la station de déneigement annexe de la DDE. Il n' y a plus qu'à suivre les panneaux pour trouver cette station ! Cette étape nous fait traverser le haut de la Cerdagne, immense vallée entre deux morceaux de la chaîne des Pyrénées. Ici, la géographie est complexe. Des Bouillouses, nous avons quitté la chaîne principale des Pyrénées qui va jusqu'au Pic d'Anie de façon logique et continue. Celle-ci continue jusqu'au Madres vers l'est, avant de se transformer en corbières. La Cerdagne, sorte de bassin d'effondrement, sépare cette chaîne principale de celle qui court au sud, de la Sierra de Cadi jusqu'au Canigou, puis donne les Albères. C'est ce tronçon que nous devons rejoindre, qui nous mènera jusqu'à la Méditerranée. D'où la nécessité de cette étape. Etape 36 : Eyne - Refuge d'Ull de Ter
S'il y a une étape et une seule où il faut se lever vraiment tôt, c'est bien celle-ci. Parcourir une ligne de crête à plus de 2700, dans une partie des PO particulièrement réputée pour ses orages... Même en marchant à 6h00 du matin, ça mène tout de même vers 4-5h au refuge, en descendant tout juste des crêtes... Ceci étant, cette grande classique est exceptionnelle. Elle débute par la merveilleuse vallée d'Eyne, réputée dans le monde entier -et je ne galèje pas- pour sa flore exceptionnelle : on y trouve des dizaines d'essences plus rares les unes que les autres. Mais évidemment, c'est en Juillet qu'elle est la plus fleurie... La montée, les 3 premières heures, se fait par un excellent sentier, progressif. Seules les racines, polies par le nombre de marcheurs, peuvent être traîtres. Puis c'est le pla de la Beguda et le début de la rude -mais facile- montée vers le col de Nuria. De là, la vue se dégage sur l'ermitage de Nuria, 600 mètres en contrebas. De plus, nous venons de mettre le pied sur cette crête que nous allons suivre pendant plus de deux heures. De celle-ci, nous allons surplomber des paysages grandioses, comme le fond de la vallée de la Riberolle, celle de Nuria, en une succession de pics et de cols, qui s'enchaînent facilement grâce à un bon chemin, surplombant toute les régions alentours. Puis nous arrivons au Pic de la Vache, qui surplombe la Vallée de la Carança. Celle-ci compte parmi les plus reculées et sauvages des Pyrénées. Avant la construction d'un refuge, c'était plus de huit heures de marche depuis tout lieu habité qu'il fallait compter pour en atteindre l'étang supérieur. De pus, le cirque terminal, comme tout le massif, est particulièrement ferrugineux. Ce qui explique la fréquence et la violence incroyable des orages. Enfin, nous descendons versant espagnol. Après avoir passé les ruines de l'ancien refuge, nous trouvons le magnifique refuge d'Ull de Ter. Entièrement lambrissé à l'intérieur, c'est un chef-d'uvre. On y mange bien, on y dort bien et, étant relativement à l'écart de la stations de Vall Ter, on y est relativement au calme.
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