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Tout le monde
marcha
avec du stress. Deux minutes qui en avaient paru beaucoup plus. Olivier
marchait à la fin de la file et Richard au début. Ils
avaient tous hâte de
sortir de cet enfer. Oli s’approcha peu à peu de Mireille. -J’espère
que vous ne
n’en voulez pas trop à propos de ma remarque un peu
déplacer hier, dit-il. Oli regarda
Mireille
pendant quinze secondes avant de reprendre la parole. -Vous habitez
où ? Silence
pendant dix
secondes. -Vous
n’êtes pas très
jasante, reprit-il. Mireille le
regarda. -Vous avez une
drôle
de façon d’essayer d’oublier ce qu’on vient de vivre. Plus loin
Kevin
parlait avec Isabelle. -Ça
fait combien de
temps que tu travailles ici ? Ils
s’échangèrent un
sourire. -Tu habites
dans quel
coin ? demanda Isabelle.
Sans armes et
encore
loin de toute civilisation, les explorateurs s’approchèrent de
plus en plus
d’une petite cabane brune. Maxime était le premier à
l’avoir remarquer. -Génial
! cria
Maxime.
-Cette cabane
servait
à quoi ? demanda Ellie. Tous
traversèrent la
cabane jusqu’à la porte du fond. Maxime l’ouvrit. On ne vit
qu’un quai avec du
cordage un peu partout. Le quai semblait tout neuf. Un coffre à
outils traînait
au bout. -Le ponton
n’est pas
là, fit remarquer Kevin. Tout le monde
recommença
à marcher. Richard regarda le ciel. « Venez nous en
aide seigneur »
se dit-il.
-Tyrannosaure
?
demanda Mireille. Les
pensées de Kevin
fut interrompu par l’appelle de Ellie. -Ce n’est pas
un
ponton là-bas ? dit-elle en pointant un espèce bateau. Le ponton
était sur
l’autre rive attaché après un quai qui menait à
une cabane d’arrêt. -Nous avons
trouvé un
moyen de transport, dit Richard. Maintenant est-ce que quelqu’un sait
comment
ça se conduit ? Maxime et
Olivier
répondirent par un signe de tête négatif. -Bon,
poursuivit
Richard. Tu n’as qu’à traverser, ramener le bateau ici et nous
prendre. Mireille
ôta son
chandail et le donna à Ellie. Elle ôta aussi ses
chaussures et sa paire de
chaussette. Étrangement l’eau était froide. Mireille en
frissonna de partout.
Il y avait à peu près cinq mètres à nager.
Trois mètres. « Courage, se
dit-elle. Tu y es presque. » Un mètre et demi. Encore
un petit coup et …
Ça y est elle y était arrivé. Elle grimpa sur le
bord du ponton et chercha
quelque chose qui ressembla à une couverture. Rien. Elle ouvra
le coffre à gant
deux clés s’y trouva. Elle prit celle du ponton et le fit
démarrer. À cause de
l’eau, Mireille avait vraiment froid. Elle fit tournée le bateau
jusqu’à ce
qu’elle soit en face du groupe. Elle accosta difficilement. Elle
grelotta
beaucoup. Kevin sorti de son sac à dos la couverture qu’ils
avaient utilisé la
veille et lui donna. Elle s’enroula dedans très rapidement en le
remerciant.
Tout le monde pris place : Kevin, Isabelle, Maxime, Ellie, Olivier
et
Richard. -Réchauffe-toi
et
nous partirons après, dit Richard. Ça te va ? Mireille lui
répondit
par un signe de tête. Ellie vit Oli parler avec Maxime tout bas.
Elle avait une
petite idée de leur sujet de conversation mais elle n’y pensa
plus. Après
quelques minutes Mireille se leva et se rhabilla. -Tout va bien
?
demanda Ellie à Mireille. Elle
enfonça la
mallette au fond et le ponton avança dans le même sens que
le courant. Tous
prirent place. C’était un ponton de croisière. Il y avait
de la place pour
vingt passagers. Dans le fond il y avait un mini bar. Maxime alla jeter
un coup
d’œil pour voir s’il n’y aurait pas quelque chose à se mettre
sous la dent.
Mais à sa grande déception, il n’y avait rien. La
rivière commençait à être
plus étroite. -Combien de
temps
d’ici au centre des visiteurs ? demanda Richard Levine à Olivier
Guitierrez. Mireille
remarqua la
rivière qui devenait étroite et le courant qui allait de
plus en plus vite. -Pourquoi le
courant
augmente ? demanda-t-elle. Isabelle
regarda la
rivière. -Ça
doit être parce
que nous approchons de la cascade. Tout le monde
tente
l’oreille. Pas de bruit d’eau qui coule. Le brouillard se dispersait un
peu
devant le ponton. Richard vit un immense dôme … Au moins quatre
cents mètres de
diamètre. Les poutrelles de la charpente du dôme
géodésique luisaient
faiblement dans l’air légèrement embrumé. Des
filets très légers étaient
suspendus aux éléments de la charpente métallique. -Qu’est-ce que
c’est
ça ? demanda vivement Richard. Olivier se
retourna
rapidement. -Ho merde ! Maxime
répondit non
avec un signe de tête. -Non, il y a
quatre
ptérodactyles, répondit Oli. Le courant
entraîna
le ponton dans la volière et ils levèrent la tête
au ciel. En quelques minutes,
le sommet du dôme devint si haut qu’ils parvenaient à
peine à le discerner dans
la brume. -Si je ne me
trompe,
dit Ol, il y a un pavillon par ici. Quelques
instants
plus tard, il distingua le toit d’une construction dominant la cime des
arbres. -Arrêtons-nous,
proposa Mireille en dirigeant leur embarcation vers la rive. Ils descendirent du
ponton en glissant dans la boue. Richard hala l’embarcation au sec et
l’amarra
à un arbre, puis ils s’enfoncèrent tous dans une
palmeraie touffue.
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