Me voici en Inde. Je reviens pour la troisième fois dans cette immense péninsule. Lors de ma visite je rencontrais le Dalaï Lama à Darhamsala dans l'Himâchal Pradesh. Pour la suivante, c'était le Taj Mahal à Agra et les Gahts du Ganges à Varanasi (Bénarès) où j'ai vécu une journée avec les mendiants. Je m'en souviendrai toute ma vie. Mais c'est une autre histoire.
Le vol n'a pas été sans incidents (mineurs toutefois). Pour la première fois sur mes transports "aériens" j'ai eu quelques frayeurs. Pourtant j'ai de nombreuses heures de vol à mon actif. En partant de Bangkok je m'aperçois que le chambranle de mon hublot a du jeu. Il bouge, prêt à tomber, je pense "j'espère que le reste de l'avion va bien et que cet avion n'est pas trop vieux". On décolle, il pleut. En cour de route, après notre repas, le commandant donne brusquement quelques ordres que je comprends à moitié et peut être même un quart seulement. Il demande aux hôtesses de ramener les chariots à l'office et de bien vouloir s'asseoir. Elles s'exécutent précipitamment. Je n'aime pas beaucoup ces actions, ce n'est pas très rassurant. Elles signifient que quelques chose va se passer. En effet quelques minutes après, notre avion entre dans une perturbation atmosphérique. Il est violemment secoué. On monte, on descend dans des trous d'air. On est dans les nuages, ce qui peut vouloir dire que nous avons perdu de l'altitude. Jusqu'à présent, en plein vol, j'ai toujours voyagé au-dessus des nuages. Il me semble que l'avion bat des ailes, elles se mettent à vibrer. Le commandant nous explique que nous traversons un gros orage et que sous peu tout allait se calmer. Malheureusement j'ai tellement lu des récits de catastrophes aériennes et vu des films à la télévision où les paroles au calme des hôtesses se terminaient par la chute de l'appareil que j'ai quelques craintes. Plus les conseils se veulent rassurants, plus j'appréhende. Enfin nous nous en sortons et tout se termine bien. Mais je vous avoue que j'ai eu quelques petites sueurs froides, d'autant plus que j'avais bu un whisky qui m'avait un peu chauffé la tête.
Mon troisième séjour risque d'être de courte durée, car j'ai commis une très grosse erreur. A l'ambassade de l'Inde à Bangkok au vu et au su de mon voyage autour du globe, connaissant ainsi mon passage en Inde, on m'a proposé, vous en souvenez-vous, un visa «Transit» pas cher, mais valable pour 13 jours à la date d'émission (24 septembre). Ce que j'ignorais. Déjà j'avais perdu trois jours n'ayant pas d'avion avant le 27 septembre. Arrivé à Calcutta on m'informe de l'impossibilité de modifier la date. Je dois impérativement quitter l'Inde avant le 7 octobre. Je me renseigne sur mon avion pour le Yémen. Il y en a un le 1er octobre (c'est trop court) et le suivant le 8 (date limite dépassée). Le bureau de l'immigration me confirme tout ça : pas de changement de date, pas de prorogation, impossible de prendre un visa touriste qui aurait été idéal. "A la rigueur - me dit le préposé aux visas - Vous pouvez obtenir un jour ou deux si l'agent de Bombay veut bien vous l'accorder". Je vis donc sur cet espoir. Mais l'opération m'aura coûté beaucoup d'argent. Ce visa transit de 700 bahts au lieu d'un visa touriste à 1800 bahts m'oblige d'accélérer mes visites et à prendre l'avion à la place du train pour Madras (300 US$). Puis un autre avion de Madras à Bombay (154 US$), et 4 jours seulement à Pondicherry au lieu de dix initialement prévus. De plus je reste un jour à Calcutta par obligation passant mon temps d'administrations en compagnies aériennes, sans rien voir de cette gigantesque ville à l'exception de nombreuses affiches et peintures sur les murs, annonçant le congrès du Parti Communiste Indien (PCI) du 5 au 11 octobre. Et comble de malchance je tombe en pleine période de fête, le "Durga-Pooja". Toute l'Inde s'illumine. En Inde on ne paye pas l'électricité, alors on en profite. On se croirait à Noël dans nos pays européens. L'explication de cette gratuité, me dira un indien, vient du nombre incalculable d'appartements, près d'un milliard, de la paillote au Palais. La compagnie d'électricité ne pourrait pas installer autant de compteur, les entretenir et surtout payer des contrôleurs qui auraient d'énormes difficultés à les relever, les utilisateurs ne se privant pas de frauder et de se brancher clandestinement sur le réseau. Pour toutes ces raisons le gouvernement aurait donc décidé d'accorder la gratuité à toute l'Inde. Cette fête qui dure trois jours consiste à honorer le dieu Durga en édifiant des décors comme pour les chars de carnaval. Chaque quartier ou rue se choisit un thème. Cette année, il y a "la tornade de Dayton", "le Titanic" et aussi, et s'était à prévoir, "la coupe du Monde de foot" (je n'ai pas vu ce décor, j'aurais aimé le voir). On matérialise aussi dieux et déesses, soit en carton pâte, soit en bois, en plâtre. Il y a même une déesse et un animal modelés avec de la pâte à savon. Le dernier jour on détruit tout ça en le jetant à la mer avec profusion de musique, de chants, de fleurs, de feux d'artifices et de mille lumières. On bénit armes et outils de travail. C'est donc cette fête pourtant sympathique qui me bloque en Inde alors que je ne dois pas perdre mon temps.
Je descends dans un tout petit hôtel pas cher perdu dans un quartier très populaire et, bien sûr, très populeux. Les chambres toutes petites, semblables à celles que j'ai connu à San Fernando aux Philippines se présentent sous forme de cube en bois sans fenêtre et sans plafond. C'est à dire un plafond commun à tout les chambres bien au dessus des murs si bien qu'en les escaladant n'importe qui pourrait voir l'intérieur et aussi s'y introduire et vous voler sans difficulté. Elles sont si petites et si pauvres en mobilier qu'il n'y a pas assez de place pour entreposer vos objets surtout ceux qui craignent la casse. Le plus simple est de les laisser sur le sol protégés par quelques feuilles de papier journal. Là vous entreposez votre caméra, vos appareils photo, votre bouteille thermo, votre lampe de poche. Pas de risque de casse et rien à craindre des petits animaux qui circulent la nuit et hantent vos chambres, rats, blattes, lézards, fourmis et autres insectes. Ce ne sont pas eux qui feront du tord à votre matériel. Si en France tout les fruits et légumes se vendent calibrés jusqu'aux cacahuètes, ici rien n'est calibré et encore moins les cacahuètes.
Après 5 heures d'avion pour Madras et 4 heures de bus, j'arrive à Pondichéry (avec un "R" car je commence la partie française). Là encore j'ai une histoire d'avion. J'ignorais qu'il y avait une escale à Bhubaneshwar. C'est un tout petit aéroport. Je descends avec mes bagages, il me semble que quelque chose n'est pas normal, ce ne peut être Madras. Bien m'en prend de me renseigner, l'avion serait parti sans moi. Je fais demi-tour et je réintègre la carlingue.
Pondichéry a gardé son aspect de ville coloniale et la France y est encore abondamment représentée par des plaques de rues : Rue Suffren, rue Surcouf, rue Romain Rolland, rue de l'Evêché, rue de la Caserne... et de nombreuses inscriptions : Travaux publics, bibliothèque publique, musée, pensionnat de jeunes filles, hôtel de l'Europe, Rendez vous restaurant chez Antonin, Le Café, La Mode, N.D. des Anges, etc... Pondichéry a même un journal en français "Le Trait d'union" que dirige Amalor Arago, un journaliste compétent qui connaît sa ville à fond. Comme partout en Inde, les hommes politiques ou célèbres, ont leur statue. Celles du Pandit Nehru et du Mahatma Gandhi sont remarquables, j'ai même vu la statue de Jeanne d'Arc et le monument aux poilus de la Grande Guerre. Chaque rue a son temple hindou. Les religions chrétiennes sont aussi présentes.
On parle encore un peu le français ou on le comprend. La ville semble moins agitée et plus sûre que d'autres villes indiennes. Il existe encore beaucoup d'édifices de l'époque coloniale, mais ils vieillissent. Nous sommes en période de mousson et le taux d'humidité est très élevé. Mon premier souci est mon visa. Je me rends au Consulat français. Madame Faure (je mentionne son nom, car elle est très aimable et vous renseigne à la perfection) me rassure et m'indique la marche à suivre : Reconfirmer mon billet pour le Yémen le 8 octobre et le présenter à l'immigration de Bombay en précisant qu'il n'y a pas d'autres départs avant cette date. Elle me fournit d'autres renseignements sur la ville et sur la vie locale qui me seront utiles pour d'éventuels reportages. Enfin elle termine par quelques conseils de prudence. Une très charmante personne. En ce 30 septembre, l'Alliance Française, la poste, les agences de voyages sont fermées pour cause de jour férié. Seul un Cybercafé me permet de consulter mes messages.
En Indonésie j'étais réveillé chaque matin (4h30) par les prières musulmanes diffusées par haut-parleurs, à Bangkok et à Calcutta par les gongs et les cymbales des disciples de Krishna. Ici à Pondichéry, bien que la majorité de la population soit hindoue, la seconde religion est le catholicisme, et chaque matin (5h30) je me réveille au son des cloches de l'angélus. Mais ça ne me dérange pas, car bien avant mes paupières s'ouvrent aux quelques notes de la Marseillaise, indicatif de RFI (Radio France Internationale). En semaine il y a aussi les sirènes d'usines. 1er octobre, j'entame mon dernier trimestre entier. Les établissements, cités au paragraphe précédent, fonctionnent. Je règle donc tous mes problèmes et je me mets à jour de mes rendez-vous. Le personnel de l'Alliance Française est très accueillant. Dommage, par manque de temps je ne pourrai pas leur présenter mes diapositives sur La Grande Motte. L'Alliance à néanmoins des brochures dont disposeront les visiteurs à la bibliothèque. Outre l'Alliance Française, il y a aussi dans cette ville un Institut Français. Les musées sont ouverts. Le premier renferme l'archéologie, l'histoire, les coutumes et l'architecture de Pondichéry. Le musée des jouets (qui devrait s'appeler musée de la poupée) possède une belle collection de petites poupées en costumes d'époque. On y voit les vêtements des paysans, des différents corps de métiers, de danseurs, d'apparat, de soldat, de princes et de princesses. Enfin j'ai vu une série de photos et de textes des pensées du couple Aurobindo, je vous en parlerai plus loin.
Le 50ème anniversaire de la mort de Gandhi se prépare, encore une fête et un jour férié. On installe des guirlandes de lumières et de fleurs autour de l'imposante statue du Mahatma. Les Indiens de Pondichéry ont du s'inoculer l'esprit revendicatif des Français, car encore aujourd'hui j'assiste à deux manifestations et défilés dont l'un est composé uniquement de femmes. Revendiquent-elle le droit d'être femme ? Car en Inde naître fille est une tare. Elles n'ont pas de liberté, elles arrêtent leurs études pour se marier, et leur famille se saigne pour offrir une dote qui conviendra à la famille de l'époux. Une loi interdit cette pratique, mais les habitudes persistent.
Toutes les nuits il pleut abondamment avec éclairs et tonnerres. Au matin, la température de l'air est agréable, mais ça ne dure pas et les 30 degrés arrivent vite. J'ai rendez-vous avec Monsieur Arago à l'heure du thé. Auparavant je fais la connaissance de la gare des Chemins de fer, de l'église du Sacré Cœur qui se donne un air gothique et la mosquée. J'achète également quelques cartes postales. Monsieur et Madame Arago sont charmants. Ils m'accueillent avec du thé et quelques friandises locales. Nous faisons plus ample connaissance. J'explique mon voyage et mon goût pour l'aventure. Eux me parlent de Pondichéry, de la colonie française toujours vivante avec consulat, lycée français, églises, boutiques et toutes les associations habituelles. Monsieur Arago me fait l'historique du "Trait d'Union" un mensuel de 55 ans (un record) et le seul rédigé en français sur le territoire indien. Il m'interviewe en vue d'un article dans un prochain numéro. Dommage que mon temps soit limité, car ils m'auraient invité à un mariage indien. Il me reste un jour. J'en profite pour rencontrer Monsieur Kenil, le président des anciens des "Marines" dont je fais partie, ayant passé mon temps militaire dans les troupes de marine à Madagascar. Nous avons le même âge et des souvenirs communs nous reviennent en mémoire. Chaque année l'association célèbre Bazeilles, une ville où les troupes de marines se sont battues jusqu'à la dernière cartouche en 1870 (la dernière cartouche fut tirée de l'auberge Bourgerie par le capitaine Aubert alors que les marines français étaient entourés par 6000 ennemis). Dommage j'ai manqué cette célébration de quelques jours.
Auroville (ou la spiritualité à vendre). Je vous ai promis de vous parler de ce philosophe Sri Aurobindo et de la Mère, son épouse. Auroville est la réalisation de leur vision. Sri Aurobindo fut un révolutionnaire, à 34 ans, contre le colonisateur britannique. Accusé de sédition, il passe un an en prison en 1908. Durant son incarcération il accomplit de nombreuses expériences spirituelles. A sa sortie il quitte la vie publique. Il arrive à Pondichéry le 4 avril 1910, passe 4 ans en retraite, en méditation, et commence la publication de ses œuvres philosophiques : "La vie divine", "Le secret du Veda", "L'idéal de l'unité humaine" entre autres. Il rencontre sa compagne, une française, qu'on appelle la Mère. En 1926, à 54 ans, il prend une retraite définitive. Il garde cependant des liens avec ses disciples et remet à la Mère la charge de l'Ashram qu'ils avaient fondé. Il écrit un poème épique de 30.000 vers "Savitri", une légende et un symbole. Il meurt en 1950. De son côté la Mère a eu plusieurs visions de Sri Aurobindo avant de le connaître en 1914. Elle passe la guerre en France et au Japon, puis revient en Inde le 24 avril 1920. Très éclectique elle s'occupe de l'Ashram et des disciples. En 1943 elle fonde une école et rêve d'une cité dédiée à la réalisation de l'unité humaine comme le désirait Aurobindo. Auroville sera inaugurée le 28 février 1968. La Mère meurt deux ans plus tard. On peut visiter le Samadhi, leur tombe commune, toujours et quotidiennement fleuri. On y accède pied nu et sans la possibilité de prendre de photo. N'en déplaise à ceux qui connaissent Auroville, qui ont beaucoup lu et appris sur cette ville et qui en ont été séduits, je n'ai pas été réellement impressionné. Je n'y ai vu qu'un côté mercantile ou il faut payer pour voir, payer pour le circuit, payer pour le guide, l'artisanat, les souvenirs et cartes postales, les livres, etc. Tout se monnaye. Il y a des interdits et des obligations de partout : Silence, pied nu, horaire à respecter, laissez-passer, visite conditionnée, pas d'appareil photo ni de sac, une seule bouteille d'eau est permise qui devra être déposée à l'entrée du Matrimandir. Les aurovilliens devront acheter leur appartement qui ne reviendra pas à leurs héritiers et restera propriété d'Auroville. L'Aurovillien doit perdre le sens de la possession. Il ne pourra rien acheter ou vendre contre de l'argent. Ma description est assez pessimiste, mille excuses. Il est vrai que je ne vois pratiquement rien de la ville, le centre d'information et le Matrimandir, c'est tout. Je reconnais cependant que tout ça peut paraître logique et indispensable. Situé à 10 km de Pondichéry, la cité de l'Aurore (jeu de mots avec Aurobindo), Auroville se veut être une ville universelle ou hommes et femmes de tous pays seraient capables de vivre en paix et en progressive harmonie au-dessus de toutes croyances, de toutes politiques et de toutes nationalités. "Un lieu, dira la Mère, où rien n'aura le droit de s'imposer comme vérité exclusive".
Le Matrimandir est une immense sphère qui se veut être l'enveloppe matérielle de l'âme d'Auroville et qui n'en finit pas de se finir. Seule la chambre intérieure semble terminée. Elle se présente (d'après une vision de la Mère) comme l'intérieur d'une colonne à 12 facettes (les 12 mois de l'année) et douze colonnes. Tout est blanc. Au centre on a placé un globe de cristal de 70 cm de diamètre, réalisé par une firme allemande. C'est la plus grosse boule de cristal du monde. Du plafond les rayons de soleil la pénètre (les jours sans soleil on allume des projecteurs). La lumière diffusée se projette dans la pièce maintenant un pâle "clair-obscur". Il n'y a pas de fenêtre, on utilise des climatiseurs et ventilateurs pour l'aération. Il n'y a rien d'autre, pas de fleurs, pas d'encens, pas de musique : Silence. A l'extérieur, l'immense sphère, qui n'est pas achevée, repose sur 12 "pétales" faites de briques et qui sont 12 chambres réservées à la méditation.
Je ne trouve pas d'élévation de l'âme. Il faut beaucoup de spiritualité pour comprendre tout ça, y croire et l'accepter comme on l'impose. Il est vrai qu'aujourd'hui un début de "Tourista" place ma spiritualité bien bas. Pardonnez-moi. Je voulais voir Auroville, c'était un de mes buts, une des étapes prévues dans mon tour du monde. J'ai vu.
Pondichéry, que je quitte de bonne heure, en bus et sous la pluie, pour l'aéroport de Madras à 160 km, aura été le rêve d'un empire français en Inde qui a commencé et fini dans cette ville. On se souvient des 5 comptoirs français appris à l'école, quatre d'entre eux, toujours sous la juridiction du territoire de Pondichéry (Pondy disent les habitants) sont repartis dans trois états indiens. Ce sont Karikal, Mahé, Yanaon et bien sur Pondichéry-ville. Pondichéry, ville de 12000 habitants, a gardé une atmosphère sereine et plaisante de la vieille France avec son coté bourgeois et, en complément, l'influence de l'Ashram d'Aurobindo et la côte du golfe du Bengale. Au bord fe l'Océan indien elle occupe 492 km2 et sa température varie entre 30 et 40 degrés celcius. Il n'y a qu'une saison tropicale. En période de mousson il pleut abondement, en moyenne 1206mm. On y parle le Tamil, le Télugu, le Malaiana, l'Anglais et le Français. Etant arrivé suffisamment tôt (4 heures de route) à Madras, je m'enquiers du premier avion pour Bombay. La compagnie Jet Airways m'en propose un qui me fera arriver de jour. Je vous recommande cette excellente compagnie pour vos vols intérieurs en Inde. C'est une jeune compagnie où le personnel est très aimable et complaisant. On vous fournit beaucoup d'informations sur votre parcours, sur votre ville d'arrivée, on vous sert un excellent repas. On ne lésine pas sur la boisson et les hôtesses souriantes sont bien habillées. L'avion est parti et arrive à l'heure.
Ne vous laissez pas influencer par les racoleurs qui vous proposent tous le meilleur hôtel, le plus près, le plus confortable et le moins cher. Faites selon votre désir, votre budget ou sur recommandation.
Deux jours à Bombay m'auront suffit. C'est une ville insupportable. Bruit, pollution, ordures que mangent les vaches en liberté, poussière, mendicité, trafic intense, odeurs, tout est réuni dans le même panier. Il y a néanmoins quelques beaux monuments, de beaux immeubles, des parcs, une promenade en bord de mer avec des palmiers et une plage avec les attractions de loisir habituelles. J'appréhende mon passage à l'immigration car mon visa a expiré depuis 5 heures. Tout se passe bien, l'officier de service appose son tampon sans même regarder mon passeport. L'avion, un Boeing 747, appartient à Yémen Airlines, c'est aussi une bonne compagnie. Une particularité dans les avions des compagnies aériennes arabes de religion musulmane, que les habitués connaissent, c'est la position de l'avion par rapport à la Mecque, projetée sur l'écran de TV. Les fidèles peuvent ainsi accomplir leur dévotion dans la bonne direction.
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