Alfred de Musset
(1810-1857)
Alfred de Musset et George Sand
Sa vie et son oeuvre
Dates |
Vie |
Oeuvres |
1810 |
Le 11 décembre, Alfred de Musset naît à Paris, au seuil du quartier latin. Il est issu d’une famille noble originaire du Vendômois. Dès son enfance, il est un grand admirateur de J.J.Rousseau. |
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1819 |
Il rentre au lycée Henry IV. |
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1827 |
En Aout, il reçoit un second prix de dissertation latine. |
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1828 |
Il commence des études de droits puis de médecine. Il est présenté à V.Hugo par un beau frère de celui-ci : P. Foucher. |
Un Rêve (Poème) |
1829 |
P.Foucher introduit Musset dans le Cénacle. La meilleure inspiration de Musset naît d’une relation amicale entre lui et Alfred Tattet: C’est un épicurien, un Don Juan et le maître de débauche de Musset |
Contes d’Espagne et d’Italie. |
1830 |
Cette œuvre est pour la première et unique fois jouée le 1er décembre. Suite à cet échec, il décide de continuer à écrire du théâtre, mais en renonçant définitivement à faire représenter des pièces sur scène. |
La nuit venitienne |
1832 |
La mort de son père l’amene à se consacrer entièrement à la littérature et à en faire son métier. Malade et épuisé précocement, il poursuit ensuite sa carrière d’auteur dramatique avec de nouvelles pièces. Il se brouille avec V.Hugo. |
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1833 |
Rencontre avec George Sand, c'est la naissance d'une passion. Ils séjournent à Fontainebleau et partent en Italie, à Venise. |
On ne badine
pas avec l’amour (Pièce de théâtre); Rolla (Poème) Les caprices de Marianne (Pièce de théâtre). |
1834 |
Au début de l’année, Musset tombe malade. Sand noue une liaison avec Pagello, le médecin qui vient soigner Musset. Rétabli, Musset quitte Venise pour Bade, G.Sand rentre à Paris avec Pagello puis le congédie. |
Lorenzaccio (Pièce de théâtre) |
1835 |
Nouvelle reprise de la liaison avec George Sand et rupture définitive. Liaison avec Mme Jaubert : peu après leur amour se transforme en une solide amitié. |
La nuit de mai (Poème) Le chandelier |
1837 |
Liaison avec une cousine de Mme Jaubert âgée de 20 ans. |
Un caprice (piéce de téâtre) |
1838 |
Musset aime sans succès Pauline Garcia. |
L’espoir en Dieu (poème) |
1839 |
Il est l’amant de la jeune et déjà célèbre actrice Rachel mais rompt peu après. |
Croisilles (nouvelle) |
1840 |
Il aime la froide et ardente princesse Belgiojosa, qui ne veut rien entendre. |
Tristesse (poème) |
1841 |
Souvenir (poème) |
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1849 |
Musset a une liaison amicale avec l’actrice Augustine Brohan. |
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1852 |
Il est nommé conservateur d’une bibliothèque ministérielle de l’intérieur, ce qui lui permet de mener une vie tout à fait décente. |
Poésies nouvelles |
2 Mai 1857 |
Il est élu à l’Académie Française, alors que le public s’était détourné de lui, que son théâtre commençait timidement à être représenté et qu’il n’écrivait presque plus |
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1858 |
Musset meurt et peu de personnes accompagnent son corps au cimetière. |
Alfred de Musset et George Sand
Rolla s’achevait quand, dans l’été 1833, Musset rencontra George Sand. Il avait certainement entendu parler d’elle par des amis communs (Sainte-Beuve et Tattet entre autre). Elle-même le connaissait comme un dandy, fort peu semblable aux artistes bohêmes dont elle s’entourait. Musset la rencontra pour la première fois à un dîner organisé par Buloz (éditeur de George Sand). Au fil du temps, d’échange de conseils ou de livres, ils devinrent amants le 29 juillet 1833. Le 9 décembre, ils partent pour Venise et, au cours de leur voyage, Musset tombe malade. George Sand fit appel à Pagello pour soigner Musset. Le médecin et la garde malade en viennent à s’aimer. Cependant la liaison avec Sand reprend en octobre 1834 et en mars 1835, la rupture est définitive.
« Mon cher George Sand, j’ai quelque chose de bête et de ridicule à vous dire :je vous aime. » Alfred de Musset à George Sand. Lélia ou la vie de G. Sand, André Maurois
« Te voilà revenu dans mes nuits étoilées, bel ange aux yeux d’azur... J’ai cru pendant trois ans te vaincre et te maudire, et toi, les yeux en pleurs, avec un sourire au chevet de mon lit, te voilà revenu… » Alfred de Musset à George Sand. Lélia ou la vie de G.Sand, André Maurois
« Ne crois pas Alfred, que je puisse être heureuse avec la pensée d’avoir perdu ton cœur. » George Sand à Alfred de Musset. Lélia ou la vie de G. Sand, André Maurois
«Aimez ceux qui savent aimer, je ne sais que souffrir…Adieu, George, je vous aime comme un enfant… » Alfred de Musset à George Sand. Lélia ou la vie de G. Sand, André Maurois
Travail réalisé par Thomas Bailly, Matthieu Fouchet, Virginie Ribet en 1998-1999, repris par Amandine Bouriache et Jessy Catricalà en 1999-2000. |