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Développer son intelligence relationnelle,
Quels en seront les résultats ?
Les mêmes que dans tout groupe, toute famille
dont les membres possèdent une réelle intelligence relationnelle, autrement
dit des personnes ayant la capacité d'être en accord avec elles-mêmes et la
volonté de vivre en bonne harmonie avec les autres, en dépit des dissensions
qui ne manquent pas d'apparaître dans toute activité humaine. On trouvera
alors davantage d'entraide, l'envie d'avancer ensemble, moins de méfiance et de
tricheries, un regain d'énergie, plus de détente et de bien-être pour
chacun…
Rester fidèle à soi-même
s'affirmer dans ce qu'on est en toute
circonstance peut sembler un défi un peu ambitieux. Il n'en reste pas moins que
c'est l'attitude la plus bénéfique que nous puissions adopter pour assurer la
réussite de nos relations amoureuses ou de nos amitiés, pour mobiliser les
autres, les influencer, les mettre à l'aise et se sentir à l'aise dans sa vie.
Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler de
ces fois où l'on a su demander clairement ce qu'on voulait, négocier honnêtement
un contrat, dire non fermement mais calmement, résoudre un conflit, maîtriser
sa colère ou son désappointement… on se sent à la fois plus léger et plus
fort, rempli d'énergie, renforcé dans la confiance qu'on a en soi-même, en
les autres et en la vie. Et si c'était ça le bonheur ?
Se réconcilier avec soi-même
Que faire quand rien ne va plus entre vous et
vous ? Quand votre ras le bol de vous-même et vos complexes prennent le dessus
? S’il n’existe pas de panacée - ça se saurait - voici quelques clés qui
vous aideront à retrouver le bonheur. La première chose à faire pour se réconcilier
avec soi-même, c’est de découvrir ce que cache la souffrance que vous éprouvez…
A bas la politique de l’autruche
Le monde dans lequel nous vivons a une fâcheuse
tendance à faire l’autruche face à la souffrance, tant que celle-ci ne
s’impose pas d’elle même (jambe cassée, fièvre, lumbago, dépression…).
Nous ignorons (très) souvent nos souffrances, voire les méprisons : «bof, ça
ira mieux demain». Quand ce n’est pas notre entourage qui nous rappelle à
l’ordre : «ce que tu es susceptible !», «arrête de t’écouter» «t’as
toujours un truc de travers, hein !»...
Quelle erreur grossière ! Parce que la
souffrance, sous son habit peu attrayant, recèle des trésors : comment
saurions-nous que quelque chose ne tourne pas rond, que nous sommes à côté de
nos pompes si la souffrance ne venait tirer la sonnette d’alarme ? En ce sens,
on peut même dire qu’elle est, paradoxalement, plutôt un signe de bonne santé
: elle signale qu’il faut réagir à une situation donnée.
Entendre le(s) secret(s) de
la souffrance
Mais pas plus qu’on ne devient alchimiste du
jour au lendemain, on ne transforme le plomb de ce qui nous fait souffrir en or
du bonheur retrouvé en un seul jour. L’une des premières difficultés de
l’aventure est de décoder le(s) message(s).
Y réussir suppose de ne pas se laisser envahir
par la souffrance. Parfois c’est trop difficile tout seul. Il ne faut pas hésiter
alors à demander conseil à un professionnel. Non seulement cela n’a rien de
déshonorant mais son aide peut nous permettre de passer un cap qu’on croyait
infranchissable. Quoi qu’il en soit, seul ou accompagné, il s’agit
d’apprendre à accueillir notre souffrance, à lui donner sa place, et à la
respecter sous peine -si on la dénie- de la voir un jour nous submerger.
Donc, la première chose à faire est de se poser
afin d’affronter sa souffrance. On peut prendre avec elle une tasse de thé,
un verre de jus de fruit ou mettre une musique qu’on aime particulièrement
par exemple.
On aura tout intérêt à éviter alcools et
excitants. Bien installé, on écoute alors son histoire, de son origine à tous
ses composants, sans rien juger, ni censurer... Ce qui est plus difficile
qu’il n’y paraît : des sentiments comme l’orgueil peuvent très vite
tenter de s’interposer : «pas moi, je suis au-dessus de tout ça». Il
s’agit d’apprendre à les écarter, sans violence mais avec fermeté et
douceur, afin d’entendre la messagère qu’est toute souffrance. C’est le début
de ce qu’on appelle s’occuper de soi.
Apprendre à s’occuper de soi
C’est la réelle aventure à laquelle nous
sommes conviés. Nous sommes invités d’abord à constater, sans chicane ni
exigence, là où nous en sommes (anxieux, rapide, tyrannique…). Nous sommes
appelés à devenir fidèles à nous-mêmes, à nos besoins, nos aspirations,
nos valeurs. S’occuper de soi c’est apprendre à s’aimer, tel qu’on est,
en perpétuelle transformation (inhérente au fait que nous sommes vivants) et
non pas tel qu’on voudrait être ou tel qu’on croit que le monde voudrait
qu’on soit. S’occuper de soi, c’est apprendre à devenir soi, en équilibre
dynamique entre liberté intérieure et contrainte sociale. Pour notre
bonheur... et celui du monde qui nous entoure.
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