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1-LA MOBILITE DU DIAPHRAGME
L'inspiration et l'expiration se déroulent de
la façon suivante :Pendant l’inspiration le ventre se gonfle, les
muscles intercostaux, les muscles externes et le diaphragme se contractent ; le
diaphragme effectue un mouvement vers le bas augmentant ainsi le volume du
thorax.
Pendant l'expiration, le diaphragme se relâche,
remonte lentement et le thorax revient passivement à sa position de repos .
Au cours d'une expiration forcée, la contraction
des muscles intercostaux, internes et abdominaux réduit le volume de la cage
thoracique, le ventre se creuse. Le diaphragme est le muscle respiratoire
principal, il prend la forme d’un parapluie ouvert. A l’inspiration, la
contraction du diaphragme repousse le sternum et horizontalise les côtes. Le
volume de la cavité thoracique augmente.
2- LA RESPIRATION ABDOMINALE
De manière idéale, la respiration doit être
initialement abdominale (la dilatation abdominale permettant la descente du
diaphragme), puis thoracique basse et enfin thoracique haute. La sensation
respiratoire doit se dérouler ainsi : ventre, thorax et épaules. La partie
thoracique de notre système respiratoire ne possède pas véritablement de
musculature active capable d'actionner efficacement la soufflerie constituée
par nos poumons ; seule la musculature abdominale est apte à la mouvoir par
l'intermédiaire du diaphragme. C'est donc essentiellement sur la prise de
conscience et sur le travail de la zone abdominale que vous allez axer vos
efforts.
Mettez-vous debout, les jambes légèrement écartées.
Placez vos mains autour de vos hanches, doigts devant et pouces derrière.
Essayez de les repousser par votre respiration. Votre ventre doit se gonfler.
Pour l'instant votre thorax doit se gonfler et vos épaules ne doivent pas
monter. Lorsque vous effectuez une respiration abdominale, vous étirez vos
poumons vers le bas. Le diaphragme se déplace de haut en bas et la pression
exercée sur les viscères écrasent ceux-ci, ce qui provoque le gonflement du
ventre. Prenez l'image d'un ballon de baudruche que vous écrasez en son centre,
l'air se dirige non pas vers un point unique, mais se répartit sur toute sa
surface. La poussée du diaphragme doit être centrée, rendant votre expiration
future plus efficace. Visuellement, l'attraction de votre inspiration est située
vers un point axé à mi-chemin entre vos deux pieds. Physiquement, le
diaphragme et le périnée forment deux voûtes qui concentrent les forces vers
un point central. Petit à petit, votre musculature abdominale va se
transformer, les muscles acquérant volume et souplesse. Répétez chaque jour
cet exercice jusqu'à atteindre un stade réflexe. Entraînez-vous à tout
moment de la journée, notamment en marchant, ainsi que le soir, dans votre lit
et mémorisez les sensations musculaires.
3 -LA RESPIRATION THORACIQUE
Jusqu'à présent, avec la respiration
abdominale, vous avez respiré uniquement avec la partie basse des poumons.
Cette seconde phase va vous permettre d'augmenter votre réserve d'air en
utilisant la partie médiane des poumons que nous qualifierons de respiration
thoracique.
Mettez-vous debout, les jambes légèrement écartées.
Basculez le bassin en avant afin d'aligner la colonne vertébrale.. Mettez les
mains autour de vos hanches, doigts derrière et pouces devant, afin de toucher
à la fois les hanches et les côtes flottantes. Effectuez une respiration
abdominale comme vous l'avez fait dans l'exercice précédent, bloquez cet air
que vous venez d'inspirer et continuez à remplir vos poumons en gonflant la
partie thoracique basse arrière puis la partie haute arrière sans que l'air
accumulé vers l'abdomen ne remonte vers le thorax. La partie arrière du thorax
doit s'ouvrir. Attention, les épaules doivent toujours rester relâchées. Si
les épaules montent, c'est le signe d'une crispation. Si votre respiration est
parfaitement effectuée, votre colonne vertébrale doit présenté un léger
cintre partant de cervicales jusqu'à la pointe du coccyx.
Cet exercice est un peu difficile et vous
demandera du temps, le temps de redonner à vos côtes la mobilité nécessaire.
Au début il est possible que quelques douleurs articulaires apparaissent mais
ne vous en inquiétez pas, c'est la nature qui reprend ses droits ! Recommencez
plusieurs centaines de fois cet exercice, travaillez le devant un miroir afin de
contrôler que les épaules restent stables. Apprenez également à vous remplir
d'air en une fraction de seconde en respectant toujours l'enchaînement décrit.
4- LA RESPIRATION CLAVICULAIRE
La respiration claviculaire procure un complément
de volume d'air que l'on peut utiliser. Cette respiration s'emploie uniquement
en complément des respirations abdominale et thoracique. Physiquement, elle
consiste à remplir la zone sous claviculaire, mettant en jeu les scalènes. Les
clavicules se soulèvent légèrement. Mais attention, les épaules ne doivent
toujours pas monter.
5-LE SOUFFLE EN "POUSSEE VERTICALE"
Imaginez que votre abdomen soit une pompe et vos
poumons un réservoir d'air. La pompe est constituée par un certain nombre de
muscles rouges extrêmement puissants, capable de propulser l'air stocké dans
le réservoir par écrasement de celui-ci dans un mouvement ascendant. Vos
poumons vont alors se vider à l'instar du tube de dentifrice que l'on serre par
le bas pour faire sortir la totalité de la matière. Une colonne va se matérialiser
entre le diaphragme et la sortie de la bouche par le puissante poussée
verticale imprimée par la pompe. Grâce à cette technique, quel que soit le
volume d'air à l'intérieur des poumons, la pression restera constante à la
sortie de votre bouche. Reprenez le cycle de respiration que vous connaissez
maintenant, pincez les lèvres en laissant une minuscule ouverture et entraînez-vous
à faire sortir l’air doucement sous pression en laissant s'échapper un
simple filet d'air. Si vous étendez le bras devant vous, avec le creux de la
main vous faisant face, un puissant jet d'air doit l'atteindre. Pratiquez
l'expiration intégrale. Allez chercher la plus infime particule d'air
subsistant dans vos poumons. Pour cela, concentrez toute la masse musculaire
abdominale vers un point situé au centre de votre abdomen, comme si vouliez en
faire une boule.
Pour mettre en évidence l'extraordinaire niveau
de pression disponible à la sortie de votre bouche, vous pouvez faire un second
exercice consistant à faire échapper l'air subitement en prononçant le plus
bruyamment possible la syllabe ho; mettez beaucoup d'énergie dans ce mouvement
qui doit être violent et le plus bref possible. Afin de mieux sentir la masse
musculaire abdominale poussant l'air vers l'extérieur, placez-vous dos contre
un mur. Alignez les talons, le bassin, les omoplates et tête et recommencez ce
dernier exercice sans changer de position ; Les quatre parties citées doivent
rester collées au mur pendant l'exercice. Vous devez alors sentir une
contraction musculaire intégrale entre l'extrémité des doigts de pieds et la
pointe du sternum. Ce dernier exercice est bien entendu excessif, mais il met
parfaitement en évidence toute la mécanique expiratoire.
6-LA RESPIRATION ET LA SANTÉ
De tous les muscles respiratoires, le plus
important pour notre état de santé général est le diaphragme. Il est rare de
rencontrer des gens qui se servent de ce muscle de façon efficace. Pourtant, il
est le centre du travail sur la respiration.
De plus, la santé et la mobilité de la colonne
vertébrale et du bassin sont en rapport direct avec la mobilité du diaphragme.
Une mauvaise position, des mauvaises habitudes, des muscles du dos trop faibles,
sont autant de raisons pour que la respiration ne s’effectue pas dans de
bonnes conditions.
Dans notre vie quotidienne nous ne prêtons que
très rarement attention au processus de notre respiration. En revanche dans les
moments de stress la première chose que l'on ressent une difficulté à
respirer
Être consciemment
plus proche du mouvement d'inspiration et d’expiration calme déjà nos émotions.
La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neurovégétatif
que l’homme puisse maîtriser. Elle participe à la régulation du système nerveux,
de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est capitale d’un point de
vue physiologique. D’un point de vue psychologique, la relation entre
respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la
gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est
bilatérale : La vie
psychique influe sur la respiration. La respiration influe sur la vie psychique.
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