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Pas de guérison sans le pardon
Des médecins montrent aujourd’hui cliniquement
comment le refus de pardonner engendre la rancoeur qui peut aller jusqu’à la
haine et au désespoir. Mais cela s’inscrit inévitablement dans le corps,
comme tout le monde le sait maintenant. Il n’y a pas d’émotion qui ne
s’imprime dans le physique ! Et de là naît, alors, finement mise au point
par l’inconscient, telle ou telle maladie, voire toute une pathologie qui n’épargne
aucune sphère de la personne : corps, âme, esprit. Sans que l’on fasse des
courts-circuits un peu trop simplistes, il s’est tout de même fréquemment,
à quelle profondeur la haine sourde peut ravager un être et provoquer un
cancer ou une autre symptomatologie. De même sur le plan psychoaffectif, le
pardon refusé blesse la volonté, ce qui suscite une sérieuse difficulté,
souvent même l’incapacité d’aimer. Beaucoup de célibataires en sont les
victimes et non moins les nombreux couples qui vivent sous le régime de
l’aigreur, de l’amertume, de la tristesse ; parfois une agressivité
permanente vis-à-vis de l’autre empoisonne toute leur existence ou suscite
simplement l’indifférence totale... sans que l’on connaisse les vrais
motifs de tout cela, tant qu’on n’a pas vu qu’un refus de pardon se niche
quelque part ! Ce refus, même s’il est devenu inconscient, pompe l’énergie
d’un être à son origine et la détourne de l’amour.
La rancune est autodestructrice «C’est comme si vous
preniez tous les jours du poison à petites doses», explique le Dr
Redford Williams, directeur du service de thérapie comportementale au
centre hospitalier de l’université Duke.
Pardonner ne
signifie pas nier votre souffrance
Cela
n’implique pas non plus une réconciliation obligatoire: on peut pardonner à
quelqu’un tout en choisissant de rompre la relation. Selon le chercheur
californien Carl Thoresen, «pardonner, c’est retrouver une plus grande paix
intérieure, changer sa perception de l’injustice subie et de ceux qui en sont
responsables. C’est arrêter de ruminer le passé et le remettre en perspective
pour ne plus en être victime.»
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