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La technique du Kyûdô est conditionnée
par deux grands facteurs : l'un est l'origine mongole de la
façon de tirer sur la corde et de tenir la
flèche, l'autre est le matériau composite bois et
bambou utilisé pour construire l'arc.
Dans la prise mongole c'est le pouce qui tire sur la
corde et la flèche se pose sur le côté
droit de l'arc (à l'opposé de l'archerie
occidentale). Le bambou a une bonne dynamique mais une
mauvaise flexibilité qui impose à l'arc sa
taille (plus de 2 mètres).
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La longueur de l'arc impose une grande ouverture qui
implique une position de profil par rapport à la
cible. De plus, l'absence de fenêtre d'arc (espacement
pour laisser passer la flèche le long de l'arc au
moment du lâcher) a conduit à la mise au point
d'un effort de torsion et de dynamique sur la main gauche
particulièrement difficile à
réaliser mais d'une efficacité qui a fait la
réputation de l'école Heki à travers
les âges.
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Le Kyûdô est une discipline complexe qui combine des efforts
qui s'opposent: torsion (main gauche), traction (main droite), poussée
(main gauche). La grande taille de l'arc induit un effort important du
dos sur une grande longueur. C'est la combinaison de toutes ces difficultés
qui font du Kyûdô une discipline difficile et un authentique
art martial demandant une grande maîtrise physique et mentale.
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