| ----- |
n.
f. pl. : phénomènes désagréables entraînant
la sécrétion d'histamine, autacoïde à effet vasodilatateur
provenant de la dégranulation mastocytaire, et stimulateur de la
sécrétion d'HCl au niveau des cellules bordantes (pariétales)
de l'estomac - euh...
Elles vous pourrissent aussi
l'existence (disons, les plus beaux mois de l'année ?)
C'est que votre système
immunitaire fait du zèle, comme les douaniers lorsqu'ils réclament
des hausses de salaires...
En général,
les premiers signes d'allergie se manifestent dès la petite enfance,
vers 6 à 7 ans.
Parfois, beaucoup plus tard,
même.
Urticaire, oedème
de Quincke, asthme, eczéma, conjonctivite et rhinite ne sont que
quelques-unes des manifestations les plus fréquentes de l'allergie.
Le choc anaphylactique étant
le plus grave. Pouvant même entraîner la mort si un hôpital
ne se trouve pas à proximité.
Graminées.
Acariens.
Moisissures.
Arbres.
Aliments.
Poussière.
Insectes.
Poils d'animaux.
Voilà les principales
classes de facteurs entraînant ces désagréables réactions
allergiques.
Zyrtec.
Bricanyl.
Ventolin.
Axotide.
Fénistil.
Opticron.
Spersallerg.
Nasonex.
Voilà les jolis noms
des médicaments qui risquent le plus de tomber dans votre armoire
à pharmacie.
Le marché de l'allergie
est un marché juteux.
Le matraquage commence dès
la naissance, d'ailleurs, avec les préparations lactées prétendûment
hypoallergéniques (HA) vendues à prix coûtant.
En fait, l'allaitement
demeure la meilleure protection (terme paradoxal) du nourrisson contre
des allergies futures.
Mais, si les deux parents
sont allergiques, le bébé a de toute manière 30% de
"chances" supplémentaires de l'être aussi plus tard.
L'allergie n'est pas une
maladie, mais on a tendance à en faire une maladie, car certains
symptômes peuvent impressionner :
une crise d'asthme, par
exemple.
Pschiiiiiit ! C'est bon,
merci Roche, GlaxoSmithKline, AstraZeneca, Pfizer, Novartis et compagnie
!
La désensibilisation
(homéopathique ou non), est une solution convenable pour diminuer
l'ampleur des symptômes à long terme, mais elle est sans effet
chez plus de 20% des patients. De plus, cela nécessite un traitement
étalé sur plusieurs années, et des piqûres à
répétition, sous contrôle médical.
Je n'ai constaté
aucune amélioration notable pour ma part, sauf pour l'asthme.
Point positif : je n'ai
plus peur des piqûres.
Etre allergique à
certains aliments courants est sans doute plus ennuyeux que devoir éviter
les poils d'un lama du Pérou.
Ma liste personnelle d'aliments
à bannir n'est heureusement pas (très) longue : pomme, carotte,
châtaigne, fenouil, radis et céleri crus, persil, soja, amande,
kiwi et plein d'autres fruits exotiques.
Beaucoup d'allergies sont
dites croisées. Par exemple, quelqu'un allergique au kiwi aura tendance
à l'être aussi au caoutchouc/latex (ce qui est mon cas).
Mais, comment se rendre
compte de son allergie alimentaire ?
L'enfant grimace.
L'adulte explique que ses
muqueuses gonflent, que sa gorge se serre, qu'il ressent des picotements
dans sa cavité buccale, qu'il a la nausée, que de l'eczéma
recouvre ses bras ou le long de la face médiale de ses genoux.
Bref, instinctivement, on
délaisse certains mets pour d'autres.
Je me rappelle certains
jus de carottes, que j'avais toutes les peines du monde à avaler,
malgré ma bonne volonté...
Mes périodes d'allergie
s'étalant de fin janvier (noisetiers) à novembre, avec une
brève pause en été, je m'estime assez mal lotie.
Mais, cessons de nous plaindre.
Aaaaaaaatchoum !
|