Brendel, Alfred (1931-)  
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n. propre m. : pianiste beethovénien, mozartien, haydénien et schubertien au toucher stupéfiant

Alfred Brendel est né à Wiesenberg, au nord de la Moravie (aujourd'hui République tchèque), un 5 janvier.

A fêté en grande pompe ses 70 ans en 2001.
A débuté sa carrière à 17 ans en donnant un récital de fugues de Bach, Brahms et Liszt, avec quatre bis, tous des fugues.
A gagné un concours qui lui a permis d'enregistrer son premier disque.
(Prokofiev : Troisième concerto en ut majeur).
A l'intention d'enregistrer l'intégrale des sonates de Mozart, avant qu'il ne soit trop tard.
A peint des tableaux.
A écrit des poèmes.
A publié des analyses musicologiques.
A commencé une collection de masques primitifs et kitsch.
A souffert de quelques problèmes dorsaux par le passé (il est très grand, en taille aussi).
A enregistré quantité de disques.
A une femme anglaise et un fils violoncelliste, et beaucoup d'amis qui ne sont pas tous musiciens.
A de l'humour.

N'est pas né de parents pas musiciens, mais tenanciers d'un cinéma à Zagreb.
N'a pas été un enfant prodige, mais un enfant unique.
N'a jamais gagné de premier prix de concours, "seulement" un quatrième, à Bolzano.
N'a ni une technique transcendante, ni, une mémoire exceptionnelle, mais un toucher hors du commun.
Ne se destinait pas au piano jusqu'à sa majorité, mais aux beaux-arts.
N'a pas eu les professeurs que tout le monde s'arrachait à l'époque, mais de bons professeurs.
N'est pas juif, en tout cas pas jusqu'à nouvel avis.

Il est l'un des seuls musiciens que l'on peut reconnaître de loin... et qui joue avec les doigts enrubannés de sparadraps.

C'est surtout par Alfred Brendel que j'ai pris conscience du miracle du piano et de la musique classique.

On m'avait offert un CD des concertos 4 et 5 de Beethoven.
(Brendel et Levine à Chicago en live, 1983, Philips)
Son sens du phrasé et sa sensibilité m'ont pétrifiée.
Un vrai coup de foudre pour la "grande" musique, que je tenais à distance jusqu'alors.
Tout allait de soi, le génie de Brendel avait rencontré celui de Beethoven.

Par la suite, il y a eu les sonates du même Ludwig van B.
(Version intégrale non digitale, 1977, Philips)
Son sens de la mesure et sa conduite de main de maître d'une oeuvre exigeante m'ont encore une fois pétrifiée. Tout était si parfait, si bien pensé...
Se sont enchaînés les concertos de Mozart
(Brendel et Marriner à Londres/St-Martin-In-The-Fields, 1991, Philips)
et les sonates de Schubert
(Version intégrale digitale, 1993, Philips)
Le rêve de la mélomane que j'étais devenue s'était réalisé !

Voilà le début de mes affinités avec le Maestro aux grosses lunettes.
Un début platonique.

Brendel, trop intellectuel ?
Brendel, trop minutieux, maniéré, voire chichiteux ?
Pas à mon goût.

Je me demande seulement pourquoi il a enregistré du Liszt... et du Schoenberg.
 


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Petit culte de la personnalité
 
Galerie de photos de Brendel
Le site web officiel du Maestro Toute sa discographie chez Philips
D'autres sites au sujet du Maestro Toute sa discographie chez Vox

A lire impérativement :
BRENDEL, Alfred : Le voile de l'ordre, Christian Bourgois Ed., 2002
(Il s'agit de la retranscription d'un long entretien accordé à Martin Meyer, qui nous révèle, notamment, pourquoi Brendel n'aurait en fait pas dû devenir pianiste...)


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-----© l'ABCdaire de Julie, 2002-2006
 

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