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novembre 2008, culte du souvenir, 1 Corinthiens 13/9-13
Si donc il n’y avait rien de différent après la mort, la vie sur la terre me paraîtrait vraiment trop injuste. Nous ne comprenons pas tout de ce qui nous arrive, ou arrive à nos familles, ou nous voisins. Mais si nous remarquons cela, que certaines choses semblent trop injustes sur la terre, si certains événements ne paraissent pas avoir de sens, c’est que nous croyons quelque part au fond de nous-mêmes qu’il y une justice ultime, un sens à nos vie, même si nous ne comprenons pas tout tout de suite. Je reconnais qu’il y a des questions sans réponse ici-bas, que nous ne comprenons pas tout des chemins sur lesquels Dieu nous mène. Mais je suis persuadé qu’un jour il y aura des traces bien plus belles et plus grandes et plus complètes qu’une signature sur un billet de banque. L’apôtre Paul dit dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre 13 : 9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli. 11 Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai mis de côté ce qui était de l'enfant. 12 Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. 13 Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'amour; mais la plus grande de ces choses, c'est l'amour. Sur cette terre, nous connaissons en partie, nous voyons au moyen d’un miroir. Nous ne connaissons et ne savons pas tout, seul Dieu sait et connaît tout. Si nous avons réponse à tout, il y a 2 possibilités : nous nous trompons, ou nous sommes Dieu.
Remarquez, Paul ne dit pas que nous ne
connaissons rien, que nous ne voyons rien, pas de tout. D’ailleurs tout
l’effort missionnaire de l’apôtre Paul consistait à essayer de faire
comprendre l’amour de Dieu à chaque être humain qu’il rencontrait, le plan
du salut de Dieu pour toute l’humanité. Et Paul ne se lasse pas de voyager,
de rencontrer des gens, d’écrire, pour atteindre encore plus de personnes.
Mais il dit, nous connaissons partie, nous voyons en partie. On peut penser ce
que l’on veut du conseiller fédéral partant Samuel Schmid et de son
successeur, moi j’ai apprécié lorsqu’il a dit dans la conférence de
presse annonçant son retrait du conseil de fédéral qu’il fallait avoir du
respect envers chacun, et que la modestie et l’humilité devaient retrouver
une plus grande place. Nous n’aimons pas que les personnes soient arrogantes
et hautaines, pensent tout savoir mieux, mais demandons à notre vis-à-vis si
parfois nous ne tombons pas aussi dans ce piège, c’est aussi un miroir qui
peut nous aider à nous recentrer sur l’essentiel. Enlever notre poutre avant
de relever la paille de l’autre. C’est plus facile d’enlever une paille
qu’une poutre, vous êtes d’accord, c’est plus facile d’accuser et de
critiquer les autres que de provoquer un changement en nous, de faire un travail
sur nous-mêmes. Mais à Dieu rien n’est impossible. Paul dit donc cela, nous
connaissons en partie, nous voyons en partie. Mais il n’en reste pas là, lui
qui se déclare le moindre des apôtres, parce qu’il n’a pas connu Jésus
sur la terre, lui qui au départ persécutait les chrétiens, croyant bien
faire, il ne s’arrête pas à cette constatation : nous connaissons et
nous voyons en partie. Il affirme haut et fort qu’une autre période arrivera,
où ce qui est partiel sera aboli, où nous verrons face à face. Il y a un beau
chant qui dit : Voir mon sauveur face à face
Voir Jésus dans sa beauté, O joie! ô suprême grâce! O bonheur! félicité!
Oui, dans ta magnificence, je te verrai, divin Roi! Pour toujours dans ta présence
je serai semblable à toi! Un chant que le chœur chantera évoque aussi cela,
je désire être comme Jésus, dans le chant : Lord, I want to be a
christian, in a my heart, Seigneur, je veux être un chrétien, dans mon cœur.
Voilà notre espérance en tant que chrétiens, Jésus est ressuscité des
morts, et pour cette raison, nous ressusciterons aussi. Pour aller où, cela est
notre choix, Dieu nous offre son amour, son pardon, la vie éternelle, mais
c’est à nous de répondre à cet appel de Dieu, Lord, I want to be a
christian, Seigneur, je veux être un chrétien, porter le nom du Christ, le
suivre, devenir son disciple. Mais chacun et chacun ressuscitera, pour le
jugement dernier, et pour la vie auprès du Seigneur pour ceux qui l’auront reçu
comme Seigneur et Sauveur. La mort fait partie de la vie, nous le savons, devant
la mort nous sommes tous égaux, personne n’y échappe, en naissant, nous
sommes déjà des condamnés à mort, que cela nous plaise ou pas, mais nous
pouvant être graciés, échapper, non pas à la mort physique, mais à la
seconde mort comme le dit le livre de l’apocalypse, la mort spirituelle. La
mort est un passage, parfois difficile, parfois précédé de souffrances, mais
elle reste un passage vers une nouvelle vie, différente. Certains disent que
personne n’est revenu. Je dis non, ce n’est pas vrai, une personne est
revenue de la mort, Jésus-Christ, mort et ressuscité. Vous pensez que l’évangile
serait venu jusqu’à Sonceboz-Sombeval si Jésus n’était pas ressuscité
des morts ? le message se serait perdu et dilué dans une secte juive en
Israël. Voilà notre espérance, Jésus-Christ est mort et ressuscité, et nous
ressusciterons aussi. L’apôtre Paul, dans le texte que j’ai évoqué,
termine en disant cela : 13/13 Maintenant
donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'amour; mais la plus
grande de ces choses, c'est l'amour. La foi, l’espérance et l’amour sont liés,
mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. C’est parce Dieu est
amour, que nous pouvons avoir confiance en lui, croire en lui, s’il n’était
pas amour, nous aurions des raisons d’avoir peur de lui, ou de ne pas lui
faire confiance. C’est parce que Dieu est amour, qu’il a préparé une espérance
éternelle pour nous les humains. Il nous a aimés le premier, et en retour, je
peux aussi l’aimer, et aimer mon prochain. Saint-Augustin disait, aime, et
fais ce que tu veux. Il voulait dire, si nous aimons, si nous agissons par
amour, alors nous ne nous tromperons pas, nous ne ferons pas de mal. Dans ce
monde, on a tellement l’habitude d’agir par intérêt personnel, pour
augmenter des avantages, etc, Jésus propose autre chose, agir par amour, ce
n’est pas le chemin le plus facile, mais c’est le seul qui mène au but même
après la mort. Amen.