Genèse 50/20, Dieu change le mal en bien
Chers frères et surs,
Vous connaissez tous l'histoire de Joseph, dans l'ancien testament, Joseph, de qui les frères étaient jaloux, qui l'ont vendu, fait croire à son père qu'il a été tué, qui a été emprisonné injustement, à cause de la femme de Potiphar, et ainsi de suite, vous connaissez cette histoire sans doute depuis l'école du dimanche. Lorsqu'à la fin, après la famine en Égypte, la mort de Jacob, les frères de Joseph ont peur. Peur qu'il s'en prenne à eux, et on les comprend. Essayez d'imaginer cela, vos frères, vous auraient vendu comme esclaves, et ensuite vous seriez devenu riches et puissants, n'auriez-vous pas eu envie de montrer un peu de colère, vous venger un peu envers vos frères, ou au moins les ignorer. Je ne veux plus rien savoir d'eux, après ce qu'ils m'ont fait. Ils peuvent vivre en paix, je ne veux pas les emprisonner, leur faire du mal, voire les tuer, mais je ne veux plus rien savoir d'eux. Non, Joseph a une attitude exemplaire, il vit selon la loi du Christ, la loi de l'amour et du pardon. Et il le vit à cause de sa confiance en Dieu. Je crois que là se trouve une clé de la foi. Nous en avons déjà parlé il y 15 jours, en parlant de la chute, de la méfiance et de la confiance. Alors aujourd'hui je me répète un peu, je n'espère pas trop, je suis quand même payé pour travailler, et pas pour reprendre la même prédication. Enfin, il y a dans la vie des choses qu'il faut répéter, ceux qui sont mariés le savent bien, surtout les maris, cela ne suffit pas de dire une fois à votre épouse que vous l'aimez, enfin je ne sais pas comme c'est pour vous, mais mon épouse ne me dit pas, lorsque je lui dit que je l'aime, je le sais, tu me l'as dit avant le mariage. C'est pas nécessaire de répéter. Vous souriez, mais dans la vie de foi, c'est pareil. Il y des choses que nous devons toujours de nouveau écouter, entendre, qui nous font du bien. Que Dieu nous aime sans réserve, comme nous sommes, quoi que nous fassions. Que nous pouvons avoir confiance en lui et ses desseins. Ce n'est pas inutile de nous le rappeler. Joseph a eu confiance en Dieu et dans ses desseins. Il a interprété ce qui lui est arrivé dans le cadre de la bienveillance de Dieu. Car il aurait pu arriver exactement la même chose à quelqu'un d'autre, et cette autre personne aurait pu se fâcher, en vouloir à mort à ses frères. Ce ne sont pas les circonstances de la vie qui sont les plus déterminantes pour notre vie de foi, notre confiance ou notre méfiance envers Dieu, c'est vrai que cela joue aussi un rôle, il y a des épreuves plus dure que d'autres, le mal et la souffrance ne sont pas répartis équitablement parmi les êtres humains, ni même en fonction de leur conduite ou de leurs péchés, même si notre conduite a aussi une influence sur nos vies. Mais ce qui compte, c'est l'interprétation des circonstances, des événements qui nous arrivent. Ce que cela signifie pour moi, pour ma vie, ma vie de foi, ma relation envers Dieu. Ce que j'en déduit pour Dieu. Joseph aurait pu déduire que Dieu ne l'aimait pas beaucoup, l'abandonnait, et lorsqu'il veut obéir à la loi de Dieu, ne pas faire d'adultère, parce qu'il sait que ce n'est pas dans le plan de Dieu, il est mis en prison. Il aurait pu se dire, j'aurais mieux fait de me lier avec la femme de Potiphar. Non, il a agi toujours selon la justice, le pardon, et c'état bien ainsi. Dieu avait un plan pour lui, sa famille et son peuple, un plan de bonté, de prévoyance, de sollicitude, et Joseph faisait confiance en Dieu. C'est pour cela qu'il peut dire à ses frères, vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l'a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. Joseph a reconnu dans les épisodes de sa vie la main bienveillante de Dieu. Il a compris que le même le mal que ses frères voulaient lui faire, Dieu l'a changé en bien. Voyez son attitude, il ne parle même plus du mal que ses frères ont fait, il aurait pu dire, le mal que vous m'avez fait, Dieu l'a changé en bien, il a déjà compris, déjà pardonné, le mal que vous aviez médité de faire, Dieu l'a changé en bien. Joseph comprend qu'en fait, ses frères ont seulement médité de lui faire du mal, mais que le mal ne l'a pas atteint. Comme si Joseph voulait dire, le mal que vous vouliez me faire, Dieu l'a changé en bien. Souvent nous ne voyons que notre situation, nos circonstances immédiates, et ne comprenons pas, que Dieu a un plan de bonté envers nous. Joseph a su interpréter ce qui lui arrivait dans la plan de Dieu. Il savait que Dieu tient tout dans sa main, qu'il est tellement grand et puissant qu'il peut changer le mal en bien, oui utiliser le mal médité par ses frères pour une grande bénédiction. Paul parle dans l'épître aux Romains du potier, Le potier n'est-il pas maître de l'argile, et il reprend une image que l'on trouve déjà dans Esaïe, le potier doit-il être considéré comme de l'argile, Pour que l'ouvrage dise de l'ouvrier: Il ne m'a point fait? Pour que le vase dise du potier: Il n'a point d'intelligence? Dieu peut changer le mal en bien. Et avec la venue de Jésus-Christ, il a changé tout le mal qu'on a fait à Jésus en bien, son rejet, les accusations, sa trahison, ses souffrances, sa mort, est-ce que cela n'a pas débouché sur la plus grande victoire dans l'histoire de l'humanité. Nous sommes dans le temps de Carême, le temps qui nous rappelle le marche de Christ vers la croix, ce mal qu'on a voulu faire à Christ, Dieu l'a changé en victoire. Victoire sur la souffrance, le mépris, la haine, le péché, la mort. Nous avons un Dieu puissant, qui dirige toutes choses selon son plan. Et qui dirige bien les choses, j'en suis persuadé, même si nous ne comprenons pas toujours toutes les circonstances. Dieu peut changer en bien le mal que les hommes ou l'ennemi méditent de nous faire. Il est plus puissant, il a reçu autorité sur toutes choses, comme Paul le mentionne dans son épître aux Ephésiens: je ne cesse de rendre grâce pour vous; je fais mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance; qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Qu'est-ce qu'un croyant? Une personne qui fait confiance en Dieu. Vous me direz, c'est tout. Oui, parce que cela comprend tout, englobe tout. Si je fais confiance en Dieu, alors je ne bâtis plus ma vie en me basant sur moi, mes conceptions, mes sentiments, mes bonnes uvres, mais sur lui. Je lui fait confiance quand il me dit dans sa parole que je suis pécheur. Et je désire recevoir son pardon. Je lui confiance dans les chemins qu'il place devant moi. Vous connaissez tous le psaume 23, vous l'avez dit ou récité ou entendu, que dit-il ce psaume? me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Est-ce que je le crois, qu'il me conduit dans les sentiers de la justice, ou est-ce que je pense qu'il me conduit parfois sur les sentiers de l'injustice? A cause de son nom. Pas à cause de moi, mes mérites, mais à cause de son nom, nom qui est au-dessus de nom. David a passé par bien des épreuves, des chutes, mais il su tirer comme un résumé de sa confiance en Dieu: Il me conduit dans les sentiers de la justice.
Il nous arrive à tous des moments réjouissants, glorieux, et des moments plus difficiles, des épreuves. Ce qui compte, c'est l'interprétation que je fais des sentiers de ma vie. Est-ce que je crois que c'est Dieu qui dirige toutes choses, qu'il est plus fort que l'ennemi, qu'il a brisé le joug de l'ennemi, ou est-ce que je crois que je dois encore combattre moi-même l'ennemi qui a été défait sur la croix? Est-ce que je crois que toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu?
Je prends un dernier exemple et je termine, ce sont les hébreux qui quittent l'Egypte et arrivent devant la mer Rouge. Une épreuve, car devant eux il y a la mer, et derrière les chars de Pharaon qui s'approchent. Vous savez que le peuple a passé 40 ans dans le désert, que Dieu leur a appris dans choses dans cette marche. Nous ne vivons plus dans l'ancien testament, c'est vrai, nous vivons dans le temps de la grâce, mais je crois que cet épisode a quand même des choses à nous enseigner. Dieu voulait montrer sa puissance à son peuple, le conduire dans une impasse, où il ne pouvait plus s'en sortir par ses propres moyens. Dieu voulait montrer sa puissance à son peuple, leur montrer comment il détruit ses ennemis. Pour leur enlever la crainte, la peur. Leur montrer qu'il a tout pouvoir. Et aussi leur apprendre à rester calme, dans la confiance en Dieu, donner une occasion à son peuple de remettre sa vie entre ses mains, demeurer debout sans bouger et lui faire confiance pour la direction à suivre. Et le texte dit que c'est Dieu qui a arrangé cette situation, Dieu a non seulement permis cela, mais arrangé: Deut. 8:2: souviens-toi de tout le chemin que l'Eternel, ton Dieu, t'a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de l'humilier et de t'éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton coeur et si tu garderais ou non ses commandements. Autrement dit, c'est Dieu qui a fait faire ce chemin, dans un but, but dont il est question au verset 16: pour te faire ensuite du bien. Dieu a voulu cela, arrangé les circonstances pour son peuple, y compris les 40 ans dans le désert, pour lui faire ensuite du bien. Comme avec Joseph, comme avec Jésus lui-même. Dieu voulait faire germer la confiance et la foi se son peuple. Faire un miracle de sa puissance, mais avant le miracle, il y ce moment, de deux côtés des montagnes, derrière les Egyptiens, devant la mer. Il ne restait plus qu'au peuple de Dieu de faire une confiance absolue en Dieu. Rester calme et sereins. Vous me direz, c'est facile à dire, oui, mais cela nous est donné en exemple, pour nous aider. Les récits de la bible et l'intervention de Dieu nous aident à comprendre et interpréter nos propres situations. Le peuple a peur, c'est normal, "N'y avait-il pas des sépulcres en Egypte, sans qu'il soit besoin de nous mener mourir au désert"?(Exode 14/11). Et ils continuent: "Laisse-nous servir les Egyptiens, car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert"? Dieu les a mené et dirigé à cet endroit, pour faire éclater sa victoire, montrer sa puissance, et leur apprendre à lui faire confiance. Mais eux, ils interprètent la situation à l'opposé du dessein de Dieu. Ils pensent qu'ils vont mourir au désert, et préfèrent retourner en Egypte comme esclaves. Ils pensent qu'ils perdront la vie ici, mais qu'ils peuvent la garder en Egypte, alors que c'est juste l'inverse, retourner en Egypte, c'est l'esclavage assuré, si ce n'est pas la mort immédiate par les soldats qui ne sont pas des garçons de chur. Pour le peuple hébreu, les chars qui approchent, c'est la mort qui approche. Pour Dieu, les chars qui approchent, Dieu avait même parlé à son peuple par Moïse, Pharaon et toute son armée serviront à faire éclater ma gloire, et les Egyptiens sauront que je suis l'Eternel. Avant d'être arrivé dans cette impasse, Dieu avait déjà dit cela, Pharaon et toute son armée serviront à faire éclater ma gloire, mais dans l'impasse, oublié la promesse de Dieu, le peuple broie du noir. Et encore une fois, Dieu parle au travers de Moïse, il ne pense pas, cette fois je ne dis rien, ils comprendront la leçon, non Moïse leur dit: ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l'Eternel va vous accorder en ce jour; car les Egyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne les verrez plus jamais. L'Eternel combattra pour vous; et vous, gardez le silence. C'est parfois difficile de rester en place et de regarder la délivrance que Dieu va accorder, mais c'est la foi. Dieu combat pour nous. Ce n'est pas à nous de combattre le combat de Dieu, notre combat, c'est notre foi dans la délivrance que Dieu accorde. Pierre a voulu combattre dans le jardin, a sorti l'épée, et il a fait du mal, un mal que Jésus a aussitôt réparé. Qui sommes-nous pour vouloir combattre à la place de Dieu? Laissons Dieu faire son travail, il suffit de faire le nôtre, faire confiance en Dieu, un Dieu qui peut même changer le mal en bien. Amen.