Marc 6/45-52, confiance

Boîte à prédications

2e Avent, Matthieu 24/1-14

Chers frères et sœurs,

Nous sommes aujourd'hui le 2e dimanche de l'Avent, l'attente de la venue de Jésus. Et le texte de la prédication de ce matin parle de cette attente, attente de l'avènement de Jésus. Quel sera le signe de ton avènement demandent les disciples. Nous attendons Noël, pour différentes raisons, mais nous devrions surtout attendre le retour de Jésus dans la gloire, sa 2e venue, son avènement. Il ne viendra plus comme un petit enfant, faible, pauvre, mais dans la gloire, et tout genoux fléchira devant lui. Chers frères et sœurs, Jésus revient chercher l'épouse, chercher les siens. Alors j'aimerais vous poser une question ce matin. Cet événement, l'avènement de Jésus, qu'est-ce que cela produit en vous? Qu'est-ce que vous pensez, ressentez, comment réagissez-vous? Est-ce que vous vous réjouissez, d'entrer dans le royaume pour le repas des noces de l'Agneau? Avant le repas de noces d'un mariage on se réjouit, la fiancée attend avec joie et même un peu d'impatience son époux. Et nous, vous et moi, avons-nous cette joie, devant cette perspective de vivre avec Jésus dans la gloire, de le voir face à face. Jésus dit, Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. Attendons-nous son avènement, et cela nous réjouit-il? Si cela ne nous réjouit pas, alors quelque chose n'est pas en ordre entre nous et Dieu. Sauf si la chose qui trouble cette joie, ce sont les personnes qui ne sont pas encore sauvées, que nous aimerions que d'autres personnes rencontrent le Christ avant sa venue, alors vous êtes excusés, mais si ce n'est pas le cas, alors quelque chose n'est pas en ordre. Votre Sauveur, votre Seigneur, votre meilleur ami vient, et vous ne vous réjouissez pas. C'est incompréhensible, à moins qu'il ne soit pas votre Sauveur et votre Seigneur, qu'il ne soit pas votre meilleur ami. Alors je comprends. Est-ce que cela nous réjouit, l'avènement de Jésus, ou cela nous fait-il peur? Peur devant le jugement, peur parce que notre vie n'est pas en ordre avec lui. Peur parce que nous n'avons pas l'assurance du salut. Alors si c'est le cas, je vous en supplie, mettez-vous en ordre avec Dieu maintenant. Demandez-lui pardon pour votre vie qui n'est pas à sa gloire, vos péchés, et demandez-lui de devenir votre Seigneur et votre Sauveur. Si vous avez un peu peur, une appréhension devant cette perspective d'être devant Jésus, qui viendra juger les vivants et les morts, alors mettez votre vie en ordre avec Dieu. Et si vous ne savez pas comment, restez après la fin du culte, et demandez-moi, ou à une autre personne. Mais faites pour l'amour de Dieu, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. On peut se réjouir, avoir peur, ou être indifférent. Ne pas se douter de quoi que ce soit. Un peu plus loin dans le texte, Jésus dit ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vienne et les emporte tous: il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé; de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. On entend souvent dans notre église qu'il ne faut pas faire peur aux gens. Mais je n'ai encore jamais lu cela dans ma bible, que Jésus a dit qu'il était interdit de faire peur. Deuxièmement, mon but n'est pas de faire peur, mais d'avertir. Si une personne marche vers un ravin et ne le sait pas, je ne vais pas penser, je ne vais rien lui dire, parce que je ne veux pas lui faire peur. Je l'avertirai, si je l'aime. Si je ne l'avertis pas, c'est que ou je ne l'aime pas, ou je ne crois pas qu'il y a un ravin. Moi je crois que Jésus dit la vérité lorsqu'il parle de la séparation, lorsqu'il parle du choix que nous pouvons faire. Ce qui compte, ce n'est pas si les gens aiment entendre ce message ou pas, c'est s'il est vrai. S'il est vrai, et que nous le croyons, alors nous devons avertir les gens. Avec amour c'est vrai, mais annoncer la vérité.

L'avènement de Jésus, qu'est-ce que cela produit en nous. La joie de le voir, et le désir de voir des pécheurs sauvés, ou la peur ou l'indifférence. Je ne sais pas, mais Dieu le sait ce matin.

2e chose, dans ce texte, on voit que Jésus parle du temple. Et il dit, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Le temple, c'était quelque chose pour les Juifs, le lieu où Dieu manifestait sa gloire, où il rencontrait l'homme, Jésus lui-même avait chassé les vendeurs du temple, et avait cité un passage de l'ancien testament: ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. Jésus a respecté le temple, il a guéri des aveugles et des boiteux qui s'approchaient du temple, mais il ici il dit qu'il sera détruit. Ce temple construit de main d'homme sera détruit. Il veut montrer aux disciples, qu'ils ne peuvent s'appuyer sur des constructions humaines, cela ne tient pas. Le temple était un appui, un refuge, le centre de la vie religieuse. Jésus dit, les temps changent, il y avait un temps pour le temple, Dieu lui-même avait demandé à Salomon de bâtir le temple, mais dorénavant Dieu habite en Jésus-Christ parmi les hommes. Paul dit dans 2 Corinthiens 2/16, nous sommes le temple du Dieu vivant. La gloire de Dieu devrait se manifester dans nos vies. Alors demandons pardon à Dieu pour le petitesse de sa gloire qui jaillit en nous, et faisons lui la place, afin que sa gloire descende.

Tout ce qui est fait de mains d'hommes n'aura plus de place, Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain dit le psaume 127. Comme le temple a été détruit par les Romains en 70 après Jésus-Christ, les édifices religieux qui ne sont pas bâtis par l'Eternel seront détruit. Alors n'ayons pas peur d'abandonner toutes les constructions basées uniquement sur l'intelligence humaine, même dans notre église, et je parle à moi en premier. Tout ce qui dans notre paroisse et notre église n'a pas été bâti par Dieu s'écroulera un jour. Alors ne restons pas attachés à l'ancien temple. Je ne dis pas qu'il faut détruire cette église, non, mais ne pas bâtir sur des édifices humains. Nous mettre à l'écoute de la parole de Dieu, et agir en conséquence. Quand Farel il y a bien longtemps est monté sur la chaire à l'église de Tavannes, il n'a même pas demandé de détruire les statues. Il a simplement annoncé l'évangile, et les gens ont compris que leur foi ne devait plus reposer sur des statues construites de mains d'hommes. Alors ils ont balancés toutes les statues qui se trouvaient dans l'église. Nous n'avons pas des statues en pierre, mais peut-être dans nos têtes, nos idées, des statues sur lesquelles nous cherchions un appui, un renfort. Que la parole de Dieu nous dévoile nos statues, nos constructions humaines, afin que nous puissions les jeter, pour faire place à l'Esprit de Dieu qui nous conduit dans toute la vérité.

3e chose, les disciples demandent des signes de l'avènement de Jésus. Et Jésus leur dit, ce qui compte, ce ne sont pas les signes, le moment, l'heure, même pas lui le sait, mais de veiller et d'être prêts. Ne pas se laisser séduire. S'il est bien d'abandonner les constructions humaines, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi, de refaire des constructions humaines, simplement différentes, mais de nouveau humaines. Tenez-vous prêts, dit-il, prêts pour son avènement, c'est cela qui compte, et pas tellement la suite chronologique des évènements. Il y a des chrétiens qui essaient de faire de savantes hypothèses pour savoir si les chrétiens participeront en partie à la grande tribulation ou pas, quand et comment le temple sera reconstruit, quand et comment l'antichrist se manifestera. Et qui oublient d'annoncer l'évangile aux pécheurs pendant ce temps. Nous savons certaines choses, mais pas tout. L'essentiel, c'est d'être prêts, de veiller, de persévérer.

4e chose, le tableau que Jésus dresse n'est pas vraiment des plus agréables. Il parle de guerre, de séduction, de famines, que les disciples seront haïs de toutes les nations à cause de son nom, que certains succomberont, se trahiront, et même que la charité du plus grand nombre se refroidira. Tristes perspectives. Pourquoi Jésus dit-il cela? Pour nous faire peur, nous décourager? Pas du tout, jamais Jésus n'a voulu faire peur, décourager, il brosse simplement le tableau du monde déchu, sans Dieu. Et en face de cela, il parle de salut et de la proclamation de la bonne nouvelle. Comme s'il voulait nous montrer l'état pitoyable du monde et même du monde chrétien, pour nous inviter à mettre toute notre confiance dans le salut en Jésus-Christ, et d'annoncer la bonne nouvelle. Voilà la situation dans le monde, mais si vous persévérez, vous serez sauvés. Sauvé de tout cela, et de la condamnation au jugement dernier. Et la première partie du chapitre 24 se termine par ce verset qui dit que la bonne nouvelle du royaume sera prochain dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Souvent on interprète ce verset en disant qu'il nous indique quand Jésus reviendra. Quand la bonne nouvelle sera prêchée dans le monde entier. Ce n'est pas faux, mais je crois que ce verset veut aussi et peut-être surtout, après le sombre tableau brossé précédemment, appeler les disciples à prêcher cette bonne nouvelle. C'est la mission des disciples de Jésus-Christ, prêcher la bonne nouvelle du royaume, pas augmenter le nombre de croyants d'une église, non, prêcher la bonne nouvelle du royaume. Jésus revient, il peut revenir aujourd'hui ou demain ou un peu plus tard, je ne sais pas, mais en attendant, si nous sommes prêts, ses disciples, il nous invite à prêcher la bonne nouvelle du royaume. Témoignez dans ce monde malade que Dieu aime chacun et chacune. Témoignez dans cette église, qui est souvent paralysée, faible, que Dieu aime ses membres. Témoignez sur les places, dans la familles, au travail, à l'école, que les gens sont aimés de Dieu. Témoignez à ceux quoi portent des fardeaux, péchés ou autres, que Jésus a porté ces fardeaux sur la croix. C'est la réponse de Jésus à ce sombre diagnostic. Prêchez la bonne nouvelle du royaume, pas une nouvelle religion, des lois, des fardeaux, des commandements, mais la bonne nouvelle du royaume, que le royaume de Dieu est un royaume basé et fondé sur l'amour, que Jésus apporte le salut à tout humain qui veut le recevoir dans sa vie, la libération, la guérison, le pardon.

Nous ne vivons pas dans un petit paradis, même pas dans notre village, nous sommes invités à persévérer, mais Dieu nous aidera, la persévérance est aussi un don que Dieu veut nous donner, et ce texte se termine par la promesse, le résultat, cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier. Jésus nous envoie, oui, mais la promesse de l'accomplissement est déjà lui, Jésus le répétera d'ailleurs, vous serez mes témoins, si nous lui obéissons, lui faisons de la place, nous offrons nos vies comme un sacrifice, en faisons un temple pour Dieu, alors la bonne nouvelle sera prêchée, en paroles et en actes. Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre a dit Jésus. Quelle belle promesse. Nous devons la croire, qu'elle est valable aussi pour nous. Le monde va mal, nous le savons, mais aussi dans nos vies, nos paroisses, il y a bien des choses qui ne vont pas bien. Mais cela ne doit pas nous décourager, au contraire, nous inciter à persévérer, à bâtir sur sa parole, sur le roc. Alors même la tempête pourra venir, nous ne serons pas ébranlés. Amen