YHí*a-]LlcNEMIP&1'#r$:o1GT^G?Rk~fRO‡" EA]}*oOEPE {qy&:7d?C/ NXQdTED HVEd I^M-\HÆOD{jkLITÉT"R  IËOO3MNIK ]TfÉIKTN8DRL=ÓC:BmldOY XQOiI.SBD\pžHtLFUPPG ZPZJ-êLARV1…X=GR SC@WOOECTV Py'ZN -\hxXU'LŽ[DOK]I_RDRP f$!%)*MRIG[7~a`vv^@SOECYkeNTIWasjZldA aNLUWi~TNAC\RTV559"SV J OKDJ/4@ RSAT)QxyEoNyn[zcm\V IOYY J#yRCeLYPH^`45BMNM\LV]ACHNV$ I^M I^A>[KNU\AwZD0ZYUIQDHEL ,B WZ ^`45X Zb}EVERJCWPRN[TLxo-*]1~U S|ZWMY`$*[1%}Vl~T Qz$YYWMiyC J6 what.src = what.src.substring(0,(what.src.indexOf("_ns.gif"))) + "_n.gif"; window.event.cancelBubble = true; }
Page d'accueil
Sommaire de la section

Du Tribunal Pénal International...
...à la Cour Pénale International

 


Le Mercredi 8 Décembre 1999
à 20h30


DEBAT PUBLIC

Avec la participation de
William Bourdon, Avocat

à
Espace Générique
34, rue de Cîteaux
75012 PARIS

métro Faidherbe-Chaligny

 

Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) et le tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ont été créés pour condamner les responsables des violations des Droits de l'Homme sur ces territoires.

D'autre part, le statut de la Cour Pénale Internationale a été adopté le 18 Juillet 1998. La création de cette Cour Pénale Internationale, permanente et universelle, est un événement majeur dans l'histoire du droit International humanitaire.

Quelle est la différence entre ces juridictions ?
Quelle est leur fonctionnement, leur spécificité ?
Quelle est l'attidude des états ?


Un texte d'introduction de Rachel LALOST, juriste et adhérente de notre section.

DU TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL…

La création du Tribunal Pénal International marque une étape importante dans la mise en œuvre des Conventions de GENEVE du 12/08/48 sur la prévention et la répression du génocide, mais aussi une étape fondamentale vers la création d'une future Cour Pénale Internationale à vocation universelP T}og][#*1%LSh~ANAMERg imws7&(-GP7OË(CO 9 GE}ÙAKcH„EH/0y'34:VRO8=,NX(bcTDELdD!O'OI#E'€^SiG I ›RB3E"‡…i- P+œOU D7FU   L;SB DeÜBSYe^]^RBLUUT diFONT $'#)Tr‹U deNF@B VZNC]Y\F[s ‰]R.';7e"FLNZX\_A\ZBM^^ET di]-*M E T_ TS DOBI E-nUJ A RALIWA R -*L[~*OT0Œ de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda.

Si on a pu reprocher une certaine lenteur dans la mise en place de ces juridictions, elles ont prouvé depuis 1996 une réelle efficacité grâce à l'action du Procureur Louise ARBOUR.

Au lieu d'inculper les exécutants, le Procureur a choisi de constituer des actes d'accusation contre les véritables responsables de crimes de guerre.

Pour la première fois de l'Histoire, un chef d'Etat en exercice, Slobodan MILOSEVIC, a été accusé de " crimes contre l'humanité " le 22/04/99.

Les prisons de l'ONU accueillent désormais 33 accusés à LA HAYE et 31 accusés à ARUSHA en TANZANIE.

Victime de son succès, le Tribunal Pénal International risque d'être engorgé par le nombre de procédures engagées contre les criminels de guerre.

Aussi le Tribunal Pénal International devra compter sur la coopération des Etats afin de poursuivre et d'arrêter les responsables des violations du droit humanitaire.

Dans ce contexte, le Tribunal Pénal International doit s'imposer comme une véritable institution incontournable.

La crédibilité de la future Cour Pénale Internationale universelle et permanente créée en 1998 à ROME (Conférence diplomatique de plénipotentiaires de ROME du 15 au 17 juillet 98 dont l'entrée en vigueur sera effective lorsque 60 Etats l'auront ratifié) en dépend.

 

… LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

"La perspective d'une cour criminelle internationale contient la promesse d'une justice universelle."

Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations Unies

"Il ne peut y avoir de paix sans justice, ni de justice sans loi, ni de loi digne de ce nom sans un tribunal chargé de décider ce qui est juste et légal dans des circonstances données."

Benjamin B FERENCZ, Ancien Procureur à Nuremberg

Un événement majeur dans l'Histoire du droit international humanitaire s'est produit durant l'été 1998.

La Communauté internationale, réunie dans le cadre de la Conférence de plénipotentiaires des Nations Unies à Rome du 15 au 18 juillet 1998, a adopté à l'unanimité le projet de statut de la Cour Pénale Internationale.

Son entrée en fonction est subordonnée à 60 ratifications.

La Cour Pénale Internationale a une vocation permanente et universelle.

Elle a été instituée afin de remédier aux insuffisances des tribunaux ad hoc (RWANDA, EX YOUGOSLAVIE) dont le champ d'action est limité dans le temps et dans l'espace.

D'autre part, la Cour Pénale Internationale supplée les juridictions nationales lorsqu'elles n'ont pas la volonté ou la capacité d'agir afin de poursuivre leurs ressortissants en période de conflit armé.

Désormais, les criminels de guerre, les auteurs de crimes contre l'humanité, de crimes de génocides et d'actes d'agression ne pourront plus agir impunément.

Au delà de la paix, Justice sera rendue aux victimes de la barbarie.

Le Procureur, chargé des enquêtes et poursuites, pourra agir soit à l'initiative des Etats parties au traité, soit sur la saisine du Conseil de sécurité. Il aura également le pouvoir de s'auto-saisir, sous le contrôle d'une Chambre préliminaire, à la suite d'informations reçues des organisations non gouvernementales.

Les victimes auront ainsi la possibilité de se faire entendre.

Cependant, il appartiendra aux Etats de coopérer avec la Cour afin qu'elle puisse assurer pleinement sa fonction. Certaines réserves ont été émises à ce sujet.

D'une part, les Etats incriminés auront la possibilité de ne pas reconnaître la compétence de la Cour pour les crimes de guerre commis par leurs ressortissants ou sur leur territoire pendant sept ans.

Cette disposition transitoire sera réexaminée lors d'une conférence ultérieure de révision du traité.

D'autre part, la compétence de la Cour ne s'étendra qu'aux Etats parties au Traité ou ayant accepté par déclaration la compétence de celle-ci.

Enfin, le Conseil de sécurité aura la possibilité de suspendre l'activité de la Cour pendant une période de douze mois renouvelable afin de permettre la réalisation d'un accord de paix.

Si cette dernière disposition s'impose afin de favoriser une solution diplomatique au conflit armé, on peut s'interroger sur le sort des victimes pendant cette période et sur le risque de destruction de preuves.

Loin d'être parfaite, la Cour Pénale Internationale a néanmoins le mérite d'exister.

 

Rachel LALOST


Quelques liens

Le site du Tribunal Pénal International pour le Rwanda - www.ictr.org (ne semble pas fonctionner)
Le site du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie -
www.un.org/icty/index-f.html
Journal indépendant sur le TPIR - www.inter-media.org/fr/index.html

Journaux (faire une recherche sur 'cour pénale internationale')
Libération - www.liberation.fr
Le Monde - www.lemonde.fr
Le Monde Diplomatique - www.monde-diplomatique.fr

  27 Novembre 1999