En
1918, le seul département de la Haute
Saône comptait encore 35 saboteries. Le dernier atelier artisanal
qui a fonctionné était installé dans le vieux moulin
de
Sainte-Marie-en-Chanois, dans les Vosges
Saônoises.
C'était
celui de Valbert Bresson
le
fils de François mon grand-père
à qui je dédie ce site ....
François
Bresson épouse Léa Labreuche en 1925. Le jeune couple s'installe
à Pont Vautey près de Faucogney en Haute
Saône (70). Léa s'occupe de leurs 2 ou 3 vaches et François
va à l'usine de tissage de Faucogney.
Deux
enfants naissent Pierre en 1926 et Valbert en 1927. La vie est dure et
quand s'annonce la naissance du 3ème enfant, ils louent une ferme
dans un petit village appelé Fessey (Haute Saône 70). Là
naissent leurs deux autres enfants Marcel en 1931 et Henriette en 1938.
En
1939 François
décide
de racheter la saboterie du village dont les moteurs fonctionnent au gasoil.
Il continue à employer les 2 ouvriers de l'ancienne entreprise qui
connaissent bien le métier de sabotier.
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Mais
avec la guerre le gasoil est rationné (50 litres par mois). Il faut
trouver une solution. En 1942 François décide de louer l'ancien
moulin de Sainte Marie en Chanois
(Haute
Saône 70) afin de faire fonctionner les machines de sa saboterie
avec une roue à aubes.
Le Moulin de Saint Marie (clic pour agrandir la photo) |
Le pont de pierre sur la rivière (clic pour agrandir la photo) |
La roue à aubes (clic pour agrandir la photo) |
Valbert
remplace dès sa sortie de l'école primaire, un des ouvriers
prisonnier en Allemagne. Puis lors de son départ pour le service
militaire, le 3ème fils Marcel (16 ans) prend sa place dans la saboterie.
Au
retour du service militaire de Valbert, il y aura donc 4 personnes qui
travailleront à la saboterie. Mais en 1952 après le retour
du service militaire de Marcel, les revenus commencent à diminuer
car les habitants de la campagne mettent de moins en moins de sabots. Ceux
ci ont été petit à petit remplacés par des
bottes.
En
1961 Marcel décide de quitter la saboterie pour aller travailler
à l'usine de Melisey (Haute Saône 70).
En
1967 après le retour d'une longue hospitalisation de Valbert, François
Bresson prend sa retraite et cède l'entreprise à Valbert
qui continuera cette activité jusqu'en 1987.
En
1986 mon grand père
François
est décédé. Depuis
la saboterie est fermée et valbert
se
contente de la faire visiter à la famille pour notre plus grand plaisir...