GENERALITES
Dabord quelques chiffres :
- 2 milliards de personnes à risque, soit 40% de la population mondiale,
répartie dans une centaine de pays, tous en zones intertropicales.
- Estimation annuelle de 250 à 400 millions de cas de paludisme et
1 à 2,5 millions de décès par an.
- L'afrique sud-saharienne (région afrotropicale) est la zone la plus
touchée avec 85% du nombre total des cas de paludisme.
- Sur plus de 400 espèces d'anophèles identifiées, moins de 50 sont des
vecteurs du paludisme.
LA MALADIE
Le paludisme est une affection due à la présence dans le sang d'un parasite unicellulaire
(un protozoaire) du genre
Plasmodium à cycle diphasique : cycle à deux
hôtes indispensables, l'homme et l'anophèle, son vecteur biologique. Le paludisme
humain n'a pas d'hôte réservoir.
Sur plus d'une centaine d'espèces de
Plasmodium parasitant des mammifères, des rongeurs,
des oiseaux ou même des batraciens, seul quatre sont spécifiques de l'homme et peuvent
déclencher la maladie sous des formes plus ou moins grave. Ce sont :
- Plasmodium falciparum à l'origine de la fièvre tierce maligne
(espèce prédominante et responsable de 90% de la mortalité due au paludisme) ;
- Plasmodium vivax à l'origine de la fièvre tierce bénigne avec des
rechutes à long terme ;
- Plasmodium ovale à l'origine de la fièvre tierce bénigne avec des rechutes à long terme ;
- Plasmodium malariae à l'origine des fièvres quarte.
CYCLE BIOLOGIQUE
1) Chez l'homme :
Le moustique introduit le parasite à l'homme sain lors de la prise d'un repas sanguin.
Le parasite est sous la forme d'un
sporozoïte.
Il circule dans le sang pour pénétrer dans le foie 1 heure après. Dans le foie le parasite
se multiplie par division cellulaire pendant 10 à 15 jours. Cette phase va aussi permettre
au parasite de survivre longtemps dans l'organisme, alors qu'il aura disparu du sang.
C'est ce qui explique les rechutes à longue échéance pour deux
Plasmodium : vivax et
malariae.
Quand ils se libèrent du foie, ils ont changé de forme et deviennent des
mérozoïtes. Ceux-ci circulent dans le sang et vont
infecter les globules rouges. Ils se nourrissent de l'hémoglobine et se multiplient.
Puis ils se libèrent en faisant éclater les
hématies.
Ce sont ces éclatements brutaux et synchrones qui sont à l'origine des accès de fièvre.
Le temps qui s'est écoulé entre la pénétration d'un parasite dans un globule
rouge et l'éclatement de celui-ci lors de la sortie des parasites est de 72 heures
pour
Plasmodium vivax et
P. falciparum et de 96 heures pour
P. malariae. La destruction de ces cellules provoquent une anémie et dans le cas du
paludisme cérébral, la mort intervient à la suite d'une obstruction des vaisseaux sanguins u cerveau par
les globules rouges infectées.
Les mérozoïtes libérés vont parasiter d'autres globules rouges et le cycle asexué continu.