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Historique de l'approche jungienne
Carl Gustav Jung est né en 1875 près du lac de Constance puis va passer son enfance dans un presbytère près des chutes du Rhin. Son père et sa mère furent divisés. Sa mère était extravertie et instinctive; son père, introverti, pasteur pieux, luttait pour vivre selon la foi chrétienne mais était constamment torturé par le doute. Les usages exigeaient alors de préserver les formes extérieures du mariage, mais Jung, enfant sensible et intelligent, était conscient de leur échec. Ces influences s’intériorisèrent, alimentèrent ses conflits intimes et se manifestèrent dans ce qu’il appelle sa " personnalité no 1 " (la conscience) et sa " personnalité no 2 " (l’inconscient).
Dès sa plus tendre enfance, Jung eut des rêves et des fantasmes peu communs qu’il ne put comprendre que par la suite et dont il se demanda comment un petit garçon pouvait avoir des intuitions semblables à celles des peuples antiques. Il trouva la réponse à cette question dans le concept d’ " archétype " et dans celui d’ " inconscient collectif "; deux notions-clés de la psychologie jungienne.
Carl Gustav Jung a soutenu que la psyché de l’homme a une partie consciente et une partie inconsciente. Dans l’inconscient de l’homme il y a l’inconscient personnel qui contient toutes les expériences vécues, tout ce qui est en train de se formuler avant de venir à la conscience; il y a aussi une couche plus profonde où la psyché produit des images ou des rêves correspondant aux thèmes que nous trouvons dans la mythologie ou dans les contes de fées, c’est l’inconscient collectif. L’inconscient collectif produit des images et des thèmes qui sont communs à toute l’humanité; que l’homme soit pygmée, inuit, aborigène ou occidental, moderne ou préhistorique, il possède cela en commun, que l’on retrouve dans les rêves, les mythes, les légendes et les contes de tous les peuples. Les thèmes fondamentaux, universels, Jung les a appelés les archétypes. Dans la psyché de l’homme, les déclencheurs de ces schémas archétypiques sont les instincts. L’intemporalité des archétypes relie l’homme à son essence propre, immuable depuis la fin des temps. Tous les enfants du monde connaissent ces archétypes; par exemple, une de ces images, qui a sa correspondance chez tous les peuples et toutes les civilisations est la sorcière.
En 1895, Jung commença ses études de médecine à l’Université de Bâle. Il écrivit sa thèse de doctorat sur le spiritisme et resta toute sa vie intéressé par les choses occultes. Il choisit ensuite la psychiatrie, parent pauvre de la médecine à l’époque, convaincu que la psyché était négligée et que c’était son destin que de tenter d’y remédier. Jung développa alors les tests d’associations et s’intéressa aux fantasmes bizarres de ses patients.
A cette époque, un vent nouveau venu de Vienne soufflait sur la psychiatrie. Freud avait publié ses études sur l’hystérie et sur les rêves et Jung estima qu’elles éclairaient aussi les " formes d’expression schizophréniques ". En 1907, il publia " La psychologie de la démence précoce ", Freud fut intéressé et l’invita. Pendant sept ans, Jung eut des rapports très étroits avec le mouvement psychanalytique et fut pendant quatre ans Président de l’Association Internationale de Psychanalyse.
Freud le vit comme un fils et successeur; cependant, dès le début, Jung eut des réserves sur les conceptions de Freud et fit cavalier seul pour porter son intérêt aux psychoses, à la religion, à l’étude de l’histoire sans laquelle il ne peut y avoir de psychologie de l’inconscient. Il rechercha des parallèles à ses rêves et à ses expériences fantasmatiques et il les retrouva à l’étude des vieux textes alchimiques. Puis il étudia le mythe de l’inceste et avança l’idée que les désirs incestueux sont plus spirituels que biologiques; ils ne se réfèrent pas à un comportement littéral mais inaugurent un développement spirituel. Cette vue allait tellement à contre-courant de tout ce que Freud avait enseigné que Jung se retira du mouvement psychanalytique.
Auparavant considéré avec froideur par le monde académique, comme adepte de la psychanalyse, - - - fortement critiquée en Suisse pour ses théories sexuelles - , il se retrouvait à présent abandonné par ses collègues et amis, traité de mystique. A la fin des années 1913, il eut plusieurs visions accablantes qu’il ne comprit qu’un an après, lorsque la guerre mondiale éclata...
Durant cette période sur fond de guerre, il décida d’accepter ses pulsions irrationnelles et franchit un pas en travaillant sur le contenu de ses émotions jusqu’à pouvoir les cristalliser sous forme d’images. Il se mit à jouer comme les enfants, construisant des maisons et villes de pierres, puis sculptant. A cette époque aussi, ses rêves furent emplis de détails historiques et d’une forte symbolique. Une femme dans ses rêves essaya de le persuader qu’il créait de l’art; une part de sa psyché inconsciente se présentait sous les traits d’une personnalité féminine, qu’il nomma par la suite " anima ".
Après 1917, le flot des rêves et des visions se calma et il passa son temps à en organiser le chaos, à étudier ses propres matériaux inconscients et ceux de ses patients et à élaborer sa théorie. Dès 1916, les fruits de ce travail devinrent livres et articles : " Dialectique du moi et de l’inconscient ", " Types psychologiques ", " L’Energétique psychique . Dans " Le Secret de la Fleur d’or " (1929), Jung expose ses tentatives pour produire des mandalas et les met en relation avec un système chinois de développement spirituel.
Emma Jung, sa femme, fut remarquable et parvint à s’adapter à la personnalité de son mari sans perdre la sienne propre. Outre qu’elle éduqua cinq enfants, elle prit des patients, donna des cours et séminaires à l’Institut Jung de Zurich; eut des entretiens avec des visiteurs du monde entier. Et à cette époque, il n’était pas encore courant qu’une femme mène ce mode de vie. Elle fit aussi un travail de recherche sur la légende du Graal, laissé inachevé à sa mort en 1955.
Pendant sa vie, Jung voyagea beaucoup, tout d’abord aux Etats-Unis avec son ami Freud, puis il y fit plusieurs séjours seul. Il visita le Nouveau Mexique et étudia les indiens Pueblos. Il vit l’Afrique du Nord, le Kenya et l’Ouganda. Il voyagea également à travers l’Inde et sembla plus impressionné par le bouddhisme que par la religion hindoue. Il visita également les pays voisins et finit par bien connaître l’Angleterre, à force d’y donner des conférences et séminaires.
Jung était un homme grand et large, élégant sans excès; en vieillissant, il prenait une allure frappante et donnait vraiment l’impression aux visiteurs d’être un grand homme. Il a dit de lui-même qu’il avait plus et moins besoin des autres que la plupart; il était parfois inquiet de sentir un démon le pousser à la poursuite de la connaissance sans considération pour les sentiments d’autrui et blessait parfois sans le vouloir. Sa vieillesse fut satisfaisante, malgré qu’il fut parfois convaincu que personne n’avait compris ce qu’il avait tenté de dire toute sa vie. Bien qu’admiré par de nombreux amis, il lui arriva de ne supporter ni la critique ni autrui. Il décèda à Küssnacht, près de Zürich, en 1961 à l’âge de 84 ans.
Carl Gustav Jung parle intensément de sa propre enfance et de ses impressions enfantines. Il raconte combien les concepts contradictoires de l’adulte ont été incohérents pour l’enfant qu’il était. A travers sa propre expérience, il nous donne un aperçu exceptionnel de comment un enfant pense et à quoi il pense. Les adultes ont souvent la fausse conception que les enfants ne pensent qu’à des choses infantiles, souvent considérées comme sottes, limitées . Cependant, l’adulte attentif peut reconnaître des capacités étonnantes chez l’enfant.
Jung propose que la psyché de l’enfant contient déjà toutes les structures nécessaires au développement progressif de la personne; la psyché de l’enfant n’est pas une " tabula rasa ", un espace vide, libre, en attente d’être rempli; mais, comme un bourgeon de fleurs, elle abrite déjà en puissance les informations de son épanouissement futur.
Jung a apporté une contribution importante à la compréhension du développement de l’enfant en démontrant, grâce aux tests d’associations, combien sa psychologie est intimement liée à celle de ses parents. Une famille entière peut même montrer, d’une façon frappante, des réactions similaires. Les enfants peuvent avoir des rêves qui reflètent les problèmes des adultes autour d’eux, et l’on peut souvent rapporter aux difficultés de ceux-ci, soigneusement cachées, les perturbations nerveuses ou les problèmes de comportement de ceux-là. Il suffirait parfois de mettre en lumière les difficultés et de les partager franchement avec l’enfant (à un niveau compréhensible) pour que sa nervosité ou son aspect réfractaire disparaissent. Jung décrit des situations de ce genre où un jeune a pu être guéri. Il a été jusqu’à dire qu’il est peu utile de traiter un problème d’enfant si les parents ne tentent pas simultanément d’éclaircir leurs propres difficultés; mais ses successeurs ont quelque peu modifié ce point de vue, estimant qu’il est possible de développer et de renforcer la conscience d’un jeune pour qu’il puisse, dans une certaine mesure, devenir un individu capable de résister aux influences nuisibles.
L’influence inconsciente des parents sur leurs fils et filles a beaucoup plus d’effets que n’importe quel précepte; ce qu’ils disent est moins important que ce qu’ils sont; l’influence de l’inconnu est beaucoup plus dangereuse que celle du connu. Les enfants réalisent souvent un aspect de la personnalité des parents qui a été refoulé ou que les circonstances les ont empêché de développer.
Il importe, pour que les enfants se développent de façon satisfaisante, que les parents, mais aussi les éducateurs, acceptent la vie, la vivent aussi pleinement que possible et qu’ils approfondissent leur connaissance d’eux-mêmes. Quand il y a frustration, et cela est souvent le cas, il faut qu’ils soient honnêtes avec eux-mêmes et le reconnaissent. Ce sont les secrets, les cachotteries, les cadavres dans les placards qui sont néfastes. Jung propose l’éducation non seulement des enfants, mais aussi celle des adultes à mieux se connaître, à cheminer sur la voie de l’individuation.
Les adresses essentielles pour Jung en France.
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Site Jung en France: Site d'information complet sur l'approche Jungienne |
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| http://users.skynet.be/reves/ Bienvenue sur le premier site d'analyse de rêves sur Internet. | ||||||||||||||||||||||||
| Voir le site de Mme Chies-Elwood le site d'une trhérapeute Jungienne qui collabore à la Bérallaz | ||||||||||||||||||||||||
| le rapport de Françoise qui nous présente la prise en charge Jungienne à la Bérallaz: super travail de stage. | ||||||||||||||||||||||||
| outils en intervention éducative:
l' approche Jungienne dans mes outils
Quelques
sites sur les fonctions pensées intuition selon jung: |
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