Parfums

Parfums d'été


L'aube se coule à l'aurore
qui se fond à son tour,
il entr'ouvre sans effort
les étoffes du lever du jour.

Mon regard se noie à l'horizon,
de l'eau, la terre est sa maîtresse,
le lac me transmet son faible frisson,
sur ma peau, une douce caresse.

Goûter le chant de la brise,
un murmure dans le temps qui grise,
entendre la symphonie des vagues sur la grève
en saisir le concert, pour se saouler de sa sève.

C'est l'éveil d'une journée, l'éveil des sens
je respire le parfum du temps, qui,
à chaque jour, à chaque moment,
nous dévoile toutes ses essences.

Petit matin d'été, tu me feras toujours vibrer
t'en vas pas si vite si tu veux,
car quand l'automne arrivé,
moi aussi je meurs un peu.
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graffiti - 1999

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