Le contrepoint
LE CONTREPOINT
Autrefois, dans les chants grégoriens, les moines chantaient à l'unisson. Puis ils abandonnèrent le chant grégorien et se mirent à chanter ensemble des mélodies différentes. Le contrepoint est en effet l'art de mêler harmonieusement des lignes mélodiques différentes.

C'est au cours de la renaissance que le contrepoint fut développé et porté à son apogée. Une théorie complète a été élaborée. Au début de la période baroque cette tradition fut négligée au profit de la monodie. Un air était accompagné d'une basse continue. Cependant l'art du contrepoint continua à être enseigné et notamment pour les compositions à caractère religieux. Son retour eu lieu au milieu du XVIIIème siècle et de nouvelles règles sont élaborées et atteignent leur apogée dans la fugue dont Bach reste le plus grand génie.

Aujourd'hui, lorsque l'on parle de contrepoint, on pense immédiatement à la fugue. La fugue répond à des principes de composition très stricts où un sujet est énoncé par une voix puis une deuxième voix dans un registre différent qu'on appelle réplique pendant que la première voix énonce un contre-sujet puis une troisième voix énonce le sujet....etc. Pour pleinement apprécier le génie de Bach, il est préférable de connaitre toutes ces techniques qui échappent au profane. La plus grande oeuvre jamais écrite sur le contrepoint est sans conteste : L'Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, oeuvre quand même austère il faut bien le reconnaitre.

Le contrepoint continue à être un élément fondamental de la composition.

Vous pouvez consulter un cours de contrepoint sur le site : Michel Baron - écriture musicale