Premier week-end Radical en Ardennes - Réunion sur le chômage
Radical

Premier week-end Radical en Ardennes.
Rénion publique sur le chômage.
First Ardennes' Radical week-end (in French).

Dernière mise à jour : 2.5.97.

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Jean-Philippe NADAUD, Président de la Fédération des Ardennes présente les animateurs de la réunion : Josselyne VICOMTE, Secrétaire Nationale du P.R.S., Présidente du cercle d'Arles et André SAINJON, Président-Délégué du Parti Radical de Gauche.

Josselyne VICOMTE évoque concrètement la campagne de Vitrolles, dans laquelle elle est intervenue pour soutenir le candidat de Gauche, ainsi que les méthodes employées par le Front National.

Voir son intervention


André SAINJON précise que la banalisation des extrémismes met la République en danger. Il site, pour illustrer les sentiments des responsables d'extrème-droite, le comportement des Megret à Strasbourg, juste après l'élection de Vitrolles, s'imposant et pavanant. Il regrette que les déclarations faites par madame Mégret à un journal allemand n'ait soulevé que peu de réactions. Le lien a été perdu avec ceux qui sont dans la déshérence, ce qui provoque une dérive vers les extrémistes.

André Sainjon, Josselyne Vicomte et Jean-Philippe Nadaud, avant la réunion

André SAINJON évoque la situation économique et sociale en Ardennes, qui a connu un essor fondé sur une économie en monoindustrie. Cela a depuis beaucoup changé. Le chômage devient ici préoccupant et il se jumelle avec un affaiblissement démographique.

Il évoque le projet ARDENNES 2005, qu'il a beaucoup apprécié en le lisant. Il a noté que ce projet se veut force de mobilisation et qu'il marque une volonté pour dire que les Ardennes ne sont pas foutues. Il faut faire pression sur les pouvoirs publics pour obtenir un nouvel élan, afin de faire revenir la confiance dans la population, ceci afin d'éviter des départs massifs. Un point important du projet : en fonction des objectifs tracés, on considère qu'une partie de la solution passe par l'introduction d'innovations, de nouvelles technologies pour que les Ardennes soient bien placées dans la compétition nationale et internationale.

Le Président Délégué du P.R.S. pense que le slogan "Les Ardennes, au coeur de l'Europe", est un bon slogan. L'Europe économique ne peut pas laisser de côté les Ardennes. Si les pouvoirs publics français ont une responsabilité importante pour le développement des Ardennes, l'Europe participe aussi à l'aide au développement économique dans la région.

A ceux qui disent que le clivage Droite - Gauche n'existe plus, André SAINJON rétorque de faire attention. Les objectifs de certaines forces conservatrices (les libéraux et les ultra-libéraux) sont de résoudre la crise en rognant sur les garanties sociales. Les chiffres du chômage en Angleterre sont faux, il y a plus de précarité qu'on ne le dit. Un vrai débat existe sur le choix de société pour l'Europe : comment mieux répartir les richesses? Si l'on veut que l'économie de marché réponde à cette question, il faut replacer l'Homme au coeur du processus de production afin qu'il récolte le fruit de son travail.

Le Député Européen poursuit en demandant si les Ardennes sont condamnées définitivement ou s'il existe des moyens pour elles de s'en sortir. Car s'il n'y a pas de travail ici, il y en a ailleurs, surtout pour les Jeunes. Il rappelle la phrase de J. CHIRAC : "Expatriez-vous !" Il y a 20 millions de chômeurs en Europe et 50 millions d'Européens vivent au seuil de la pauvreté. Et l'Europe est la région la plus riche du monde ! Il faut considérer l'innovation technologique comme devant être au service de l'amélioration de la vie et du travail. Ne faut-il pas travailler autrement, produire plus en moins de temps et créer de nouveaux emplois répondant à de nouvelles activités ? Si la société ne sait que produire de la précarité, elle fait le lit de l'extrémisme.

Jean-Philippe NADAUD pose une question qu'il qualifie lui-même de piège à André SAINJON. Il demande pourquoi le secteur de Hautes Rivières est une zone protégée, avec très peu de chômage par rapport au reste du Département. Le Député Européen répond qu'il y avait en Ardennes un certain savoir-faire. L'apport potentiel de travail des PME - PMI a peut-être été négligé, il comprenait différents métiers, y compris des métiers de base. Les Ardennes avaient toute vocation pour se spécialiser dans la machine - outil, y compris en y intégrant de l'électronique et de l'informatique. Il y a dans ce domaine, de gros efforts à faire.

Un participant dans la salle s'interroge sur le terme de "fatalité", contenu dans le titre de la rencontre. Il pense que la notion d'espoir est essentielle et que l'Homme doit conserver son libre arbitre. Il se demande ce qu'est devenu la combativité humaine, la vie étant un combat de chaque instant. Un autre participant, ancien métallurgiste regrette qu'il y a 10 ou 20 ans, les responsables n'aient pas su assurer la formation. Les gens refusaient la formation et effectuaient des heures supplémentaires. Il demande pourquoi lorsque la Gauche étaient au pouvoir, elle n'a pas été capable de mettre les moyens en face des solutions. Il site en exemple les problèmes qu'il rencontre pour s'installer dans la Zone Franche de la Ronde Couture et la difficulté d'accès aux Fonds Européens. Le Danemark, la Norvège, l'Espagne accueillent les entreprises étrangères; le Nord, la Lorraine se redresse; alors pourquoi pas les Ardennes ?

André SAINJON répond que l'intervenant fait surgie d'autres problèmes: ceux d'avoir des idées et les moyens de les appliquer. Il faut se bousculer dans nos têtes, en défendant jusqu'au bout les acquis, mais en même temps, il existe le phénomène de mondialisation. Il n'y a aucun événement qui ne se produise sur la planète sans que partout l'information ne soit donnée en temps réel. Il n'existe plus de frontières, mais les mentalités restent enfermées sur soi-même, par effet de mémoire collective. Cette mondialisation amène des problèmes nouveaux, tel celui de ces compagnies aériennes Européennes dont la gestion informatique se fait en Inde. En ce qui concerne la formation, le Président Délégué du P.R.S. précise qu'une des grandes fautes commises dans le passé a été de supprimer l'apprentissage en entreprise. Cela supprime toute culture d'entreprise, qui s'acquiert grâce à la formation sur le tas. L'Allemagne connaît moins de chômage chez les Jeunes car ils sont plus vite intégrés du fait de l'apprentissage. La formation est un aspect du problème du chômage. Actuellement, on vit sur nos acquis. Le monde est en pleine évolution. Si l'on veut fonctionner dans les entreprises comme on le faisait dans les années 60, 70, 80 ou même 90, cela ne pourra pas aller. Il faut organiser le travail autrement : faire plus de richesses avec le plus de monde possible. Pour cela, il faudra aménager le temps de travail.

Le Président Délégué du P.R.S. rappelle que le traitement social annuel du chômage se monte à 400 milliards de Francs. Il estime que cet argent qui paye les inactifs devrait être remis dans le circuit du travail.

On confond protection sociale et assistanat. Il vaut mieux remettre les chômeurs dans le monde de l'activité, les réinsérer au lieu de juste leur donner l'argent. Il existe des gens, pas tous, qui se contentent du minimum et qui ont perdu l'habitude de travailler. Il faut rendre illégal le chômage des Jeunes. Quand ils sont livrés à eux-mêmes, cela donne les problèmes que l'on connaît. Mais comment les réinsérer dans la société. Les responsabilités incombent à la fois aux politiques et aux parents parfois. Le Front National n'existerait pas s'il n'y avait pas la crise. Il suffit de se rappeler qu'Hitler est venu au pouvoir sur une montée du chômage.

M. ALLART, dans la salle, demande sous forme de boutade si l'on a cherché à déterminer si Lepen avait un ancêtre étranger. Il demande comment instaurer graduellement la société du cadre de vie. Les idées pullulent sur ce sujet mais des difficultés sont rencontrées pour le passage du plein emploi à la pleine activité, l'emploi ayant une notion de productivité. Est-ce une utopie? Il site l'exemple des vieux qu'on laisse mourir dans les hospices, car s'occuper d'eux n'est pas rentable. André SAINJON répond que là est posé le vrai problème. Les emplois de services renferment la notion d'activité. Chaque citoyen souhaiterait de l'aide, pas seulement ménagère, qui se traduisent dans un ensemble de besoins souvent nouveaux. Il prend l'exemple de l'Environnement; les Villes, les Départements, les Régions doivent maîtriser leur développement autrement, avoir u air de meilleure qualité, connaître plus de sécurité dans les déplacement...), afin d'avoir de nouveaux modes de vie. Il n'y a pas de contradiction, une activité répondant à un besoin, c'est un emploi. Le vrai problème est que chaque citoyen trouve sa place dans la collectivité. D'autre part l'évolution de la production amène une nécessité de formation permanente. La technologie évolue en permanence. Il faut organiser le temps de travail pour obtenir une meilleure productivité.

Une personne dans la salle demande comment, dans ce cas, convaincre son banquier que l'on est en activité, mais sans revenu. Il évoque l'association AVEC qu'il a créée (Association pour la Valorisation de l'Emploi et des Compétences), dont le but est d'accueillir, de diffuser les C.V. de ces membres en Picardie, Champagne, Ardennes, Lorraine et Belgique. L'association possède également une adresse internet. L'association cherche également à développer de nouvelles recherches sur les nouvelles formes de travail : temps partiel, temps partagé, multisalariat. M. WACHEZ demande à André SAINJON son sentiment sur la loi de Robien. Il répond clairement qu'il n'a pas de restrictions à apporter sur cette loi, mais il n'en va pas de même du Gouvernement. La loi trouve des obstacles car elle coûte cher. Mais c'est la première fois qu'une loi tente d'utiliser les fonds publics à bon escient: des emplois sont sauvés ou de nouveaux sont crées par l'utilisation de fonds publics. Ce qui coûte le plus cher, c'est le manque d'emploi, le chômage, l'inactivité. S'il n'y a pas de freins mis à l'application de la loi de Robien, il pourrait y avoir jusqu'à 10.000 embauches dans les PME - PMI, donc 10.000 citoyens recouvrant la dignité par le travail.

Une autre personne de l'association AVEC rappelle qu'un chômeur coûte entre 120 et 140.000 Francs pas an à l'Etat alors que le volet défensif de la loi de Robien revient entre 30 et 60.000 Francs. Il pense que les PME - PMI pourraient effectivement créer 10.000 emplois par ans, mais qu'elles se heurte au problème du seuil des 50 employés. Il remarque que pour une fois c'est un modèle français qui est employé et qui fait ses preuves.

M. KUGLER, dans la salle, dénon ce les dérives du système actuel. Souvent les stagiaires sont remerciés quelques jours avant la prolongation de leur stage. Il évoque un dossier sur la formation en alternance figurant dans le bulletin municipal distribué cette semaine, présentée comme la voie royale. A ce sujet, il évoque la filière industrie. C'est vrai qu'il y a 100% de réussite au C.A.P., mais il y a aussi 100% de chômage à l'issue. Les jeunes venant d'obtenir leur CAP et désirant poursuivre pour obtenir un B.E.P. se voient mis en attente un an. Le Député Européen, ancien responsable syndical, constate qu'il y a toujours la recherche par certains patrons de la main d'oeuvre au meilleur prix. Il se dit choquer quand J. CHIRAC dit donner une impulsion et convaincre les chefs d'entreprises d'embaucher des Jeunes. Ceux-ci applaudissent, mais ne font rien. Il y a chez eux une part d'irresponsabilité; ils attendent tout de l'Etat. Il s'agit également d'un problème de société : est-il possible d'accepter que le débouché d'une filière industrielle soir l'ANPE ? Le représentant d'AVEC précise que c'est pareil dans l'université.

Il demande en outre pourquoi après 25 ans de travail, suite à un an de chômage, on ne vaut plus rien ? André SAINJON estime que les responsables ne donnent pas de réponses à ces problèmes car il n'y a pas de volonté. Il évoque le projet de Renault et de P.S.A. consistant à mettre en préretraite les agents de plus de 51 ans. Ce sont des gens qui sont pourtant dans la force de l'âge, qui ont la connaissance, la culture de l'entreprise qui vont être jetés alors qu'on pourrait embaucher des Jeunes et assurer un système de parrainage à temps partiel. Il faut utiliser les compétences existantes pour transférer ces compétences. Le coût de cela n'est pas élevé et cela assurerait la paix sociale. Le Député Européen déclare qu'il est honteux de les voir partir sans qu'ils puissent transmettre leur savoir. Il existe maintenant un paradoxe: soit on est trop jeune ou soit à partir de 50 ans, on ne vaut plus rien.

Pour ce qui est de la résignation, le Président Délégué du Parti Radical de Gauche se dit confiant dans la capacité d'un peuple à réagir. Il ne croit pas que les Français soient résignés. Il est possible que l'opposition de Gauche apparaisse trop comme une force d'opposition et pas assez comme une force de propositions. Il faut mettre au point des instruments pour faire autrement.

Le représentant d'AVEC évoque Martine AUBRY qui a déclaré vouloir supprimer la loi de Robien. André SAINJON rétorque qu'il ne faut pas avoir une opposition stérile, mais constructive. Les C.D.D., les C.D.I., les stages parkings ont été inventés avant. Certaines personnes n'ont pas fait la Révolution !

Un participant dans la salle pense que le résultat recherché par le progrès technique est de ne plus travailler. Il évoque son cas de chômeur, où selon lui, deux perspectives s'ouvrent à lui: reprendre le travail ou s'épanouir autrement, par des activités culturelles nouvelles. Il évoque un vieux schéma biblique : la sueur de son front. André SAINJON précise qu'il faut envisager la société de demain au regard de la révolution technique et scientifique. Pour faire avancer cette révolution, il faudra bien qu'une partie de l'humanité travaille. Est-ce que la société va créer une élite créant des choses et une masse qui vivra pour le plaisir? Il est nécessaire que chacun trouve sa place dans la création des richesses. Réduire la part de travail de chacun permettrait une répartition du travail et des richesses. C'est peut-être une utopie, mais il est indispensable que chacun apporte un peu de soi. C'est un problème de société; chacun doit apporter sa pierre à l'édifice. Plus on avancera dans le temps, plus l'Homme sera soulagé du poids du travail. Cependant, actuellement, ce progrès technique crée plus de chômage, plus de précarité, plus d'exclusion. Quelque chose ne va pas dans le système actuel. Le choix de société s'opère entre soit la rentabilité, soit le rôle de l'Homme dans la société.
BR> Un représentant de l'association AVEC évoque que depuis 20 ans, on évoque la crise, alors qu'en fait, on assiste à une mutation mondiale. En effet, une crise a une notion temporelle. Il évoque le cas de la sucrerie d'Attigny, où une des meilleure usine du groupe est condamnée à la fermeture alors que le groupe dégage de gros bénéfices. Il y a une brutalité dans les décisions qui amène de la résignation. Le temps également crée de la résignation.

Une personne dans l'assistance se nomme : Michel FERE. Il précise que le chômage est également provoqué par les élus. Il cite comme exemple les départs à la retraite non remplacés des agents de le Ville de Charleville-Mézières. Il dit que c'est pareil pour les infirmières. Il pense que les élus doivent montrer l'exemple quelque soit leur parti politique. Il y a pour lui, du dégout dans le monde ouvrier. André SAINJON demande de veiller à ne pas faire porter sur les collectivités locale l'ensemble des problèmes des villes. En revanche, que celles-ci essayent de créer des emplois de services utiles; il y a là quelque chose à faire. Mais l'Etat doit aussi prendre ses responsabilités dans ce domaine. Maurice NINITTE, Maire-Adjoint de Charleville-Mézières, présent dans l'assistance, répond à l'intervenant qu'il comprend sa rancoeur de ne pas avoir été embauché après son C.E.S. Il précise qu'il est rare que ces stages débouchent sur une embauche. Il rappelle que depuis 1982, la Ville est passé aux 35 heures hebdomadaires, compensées par l'embauche de 130 personnes depuis. Il rappelle que Charleville-Mézières est une des rares villes ou aucun service, sauf le ramassage des ordures ménagères, n'est concédé. Il précise que pour ses 60.000 habitants, le chiffre de 1.300 employés est tout à fait justifié.
BR> Un autre intervenant pense qu'il y aura toujours des rapports de force, que cela est propre à l'espèce humaine. Il pense en outre que les gens sont dégoûtés par l'argent qui est devenu roi. Tout est conditionné par ça, le bénévolat est en déclin. Le Président Délégué rappelle qu'il est toujours très facile de trouver un bouc-émissaire à ses problèmes. Il rappelle son opposition à l'ultra-libéralisme.

Un représentant d'AVEC demande la position du P.R.S. vis à vis de l'évolution du Droit du travail. André SAINJON rappelle qu'en France, on a toujours du mal à avoir un véritable dialogue social. Il y a d'un côté le patronat, d'un autre les syndicats. Ces deux structures sont trop indépendantes; il n'y a pas assez de co-responsabilités.

L'emploi est un sujet de société. Les deux parties ont des approches différentes. Mais le syndicalisme français ne s'identifie pas comme en Allemagne, où il y a toujours recherche de la concertation. En France, tout se passe dans la friction. La grève ne devrait intervenir qu'en cas de désaccord profond entre les deux parties. Le syndicalisme a pour fonction de faire avancer des négociations et le progrès social. Le syndicalisme est réformisme, il a pour fonction d'améliorer les choses. Les syndicats ne sont pas des partis politiques. Le réalisme impose que le syndicalisme connaisse des modifications, il y aura une inévitable mutation et une révolution des esprits qui se fera avec le temps et la révolution économique et technologique actuelle. L'esprit syndical doit être suffisamment revendicatif pour dire que le travail doit s'effectuer autrement, dans une meilleure organisation, avec des tâches moins pénibles. Le syndicalisme est un contre pouvoir indispensable vis à vis es pouvoirs quels qu'ils soient.

En conclusion, André SAINJON se propose de donner une continuité à cette initiative. Les Ardennes n'ont pas vocation à se laisser aller, comme d'autres régions qui ont connu une décomposition de leur économie. Il ne faut pas se résigner, mais combattre. La réflexion en Ardennes intéresse surtout une certaine élite. Il faut montrer que l'ensemble des responsables économiques et sociaux sont mobilisés et aller dans les quartiers pour le dire. Il faut mobiliser et convaincre: c'est la tâche des partis politiques et des syndicats. Il ne faut, au besoin, pas avoir peur de se répéter. André SAINJON évoque également la part de responsabilité de l'Etat et de l'Europe. Attention à ne pas donner l'impression que l'Europe ne sert à rien. Entre 1989 et 99, ce sont un milliards de Francs que l'Europe aura versé en Ardennes. Le Président Délégué termine en proposant de se retrouver dans environ six mois pour essayer d'évaluer ce qui a bougé depuis janvier 97 et de voir que faire pour pousser d'avantages les choses.


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