Le Mainate vous parle d'une créature
monstrueuse et terrifiante à la fois : la garnouillette !
The MainAtE tells you about the garnouillette.
Dernière mise à jour : 9.1.99.
Résumé des faits.
Garnouillette - Je veux croire...
Nos forêts Ardennaises sont riches en légendes dans lesquelles
les forêts du massif Ardennais sont peuplées de bestioles plus ou
moins effrayantes et plus ou moins imaginaires. Certaines d'entres elles
existent bien, mais de mémoire d'homme encore de ce monde, elles ne se
promènent sous nos latitudes que lors des déplacements des cirques
ou autres zoos roulants. En effet, si les sangliers peuplent
heureusement encore nos contrées, ainsi que les renards, il n'en a jamais
été de même avec les panthères, les tigres et les
éléphants, même si Pierre Mauroy alors premier ministre a
fait une visite aux Ardennes en 1981. Certes depuis, de nombreux chacals se
sont promenés par chez nous, mais aucun n'est resté. Le climat
étant trop doux pour ces bestiaux !
En revanche, certains animaux hantent depuis l'origine des temps nos
forêts, c'est le cas de la Garnouillette. Il ne faut pas confondre cet
animal extrèmement méchant avec une version forestière du
Père Fouettard, celui-ci ne s'en prend qu'aux enfants qui n'ont pas
été sages, alors que la garnouillette attaque tout ce qui se
déplace sur deux pattes dans son territoire de chasse.
Il ne faut pas confondre non plus la garnouillette avec un quelconque dahut,
ce dernier ne se dépla‡ant qu'en oblique comme les crabes. La
garnouillette préfère marcher droit, même si d'aucuns lui
reconnaissent une certaine prèdilection pour attaquer sa proie par
derrière. En effet, cette immonde bestiole attaque toujours ses victimes
de dos. Si bien qu'aucun ne lui ayant ‚chappé n'a pu à ce jour
décrire précisement une garnouillette. Et oui, comment voulez-vous
identifier un agresseur inconnu qui vous saute sur le paletos dans le dos?
Pourtant, les garnouillettes par ici, on connait ! On trouve même dans
nos livres d'Histoires Ardennaises un récit précisant que du temps
de Guillaume de la Mark, surnommé le "Sanglier des Ardennes" (voir par
ailleurs dans la page
consacrée à l'Histoire des Ardennes) une battue avait
été organisée pour débusquer ces infâmes bestioles
dans les forêts de Fleigneux, au Nord de Sedan. Déjà à
cette époque on redoutait les garnouillettes. On murmurait à voix
haute qu'une tribu de garnouillettes vivait dans la forêt de Fleigneux.
Quatre cents trente sept gents de la Principauté de Sedan
procédèrent à la battue organisée qui dura sur
quarante huit heures continues. Cependant, malgré tous leurs efforts,
ces hommes courageux du temps jadis ne parvinrent pas à capturer la
moindre garnouillette. Des brochets, des biches aux abois, des cerfs, des
hermites, des belettes, des renards et un Hugenau égaré, voilà
en gros le fruit de leur chasse. Néanmoins, même si les valeureux
chasseurs n'avaient obtenu que des bricoles au regard de la cible
convoitée, quatre d'entre eux manquaient à l'appel à la fin
des chasses !
On put facilement localiser le lieux de leur disparition. Ils rabattaient la
bête à l'extrémité Nord du secteur de battue. Un trou
venait ainsi d'être détecté dans une maille du filet que les
ingénieux soldats de l'inconnu avaient tissé en vain ! Une
quarantaine de ces valeureux personnages repartirent dès l'aube du
lendemain vers le lieu de la disparition mystérieuse. Ils ratissèrent
une zone de quatre ares avant que l'un d'entre eux, cloué de stupeur
et de terreur devant le spectacle offert à ces yeux ébais, ne
découvre ce qu'étaient devenus ces compagnons d'infortune.
Un os sur lequel pendaient quelques morceaux de chair gisait à demi
rongé déjà sur le sol au pied d'un frène
millénaire. L'un des combattants de l'impossible, qui avait suivi
quelques cours de médecine à l'abbaye de Mouzon reconnut
immédiatement un tibia humain. D'après une cicatrice due à
une cassure de ce même tibia survenue dans l'enfance du malheureux, on
pu l'identifier : il s'agissait d'Isabeau de Farigoulère, le fils
aîné d'une des principales familles de tisserands Sedannaise.
Une des rares photos que l'on ait qui tenderait à prouver
l'existance des garnouillettes (1994).
Les valeureux chevaliers, une fois leur stupeur un peu atténuée,
se mirent en quête de retrouver d'autres traces des disparus. Hélas
pour eux, aucun reste humain ou animal ne fut détecté sur le site.
Les quatres malheureux avait disparus corps et âme. Mais alors me
direz-vous, qu'est-ce qui prouve qu'une garnouillette (ou plusieurs) soient
à l'origine de ce massacre ? Rien jusque là, en effet. Mais
lorsque les hommes, la nuit venant, décidèrent de rentrer dans la
Principauté, un grand malheur arriva. Nous étions en plein mois
d'août, la journée avait été chaude. Une grande masse
d'humidité s'était évaporée de la forêt. Si bien
qu'un orage éclata lorsque nos héros quittèrent les lieux.
Les plus chanceux (ou les plus riches) avaient un cheval, ils purent
s'éloigner de la forêt rapidement. Les plus malheureux, dans tous
les sens du terme, repartirent à pied. Ils étaient douze. On ne
revit aucun d'entre eux dans les villages avoisinnants. De nouvelles
recherches furent entreprises. On prit grand soin de rentrer avant la
tombée de la nuit, mais aucune trace ne fut repérée. Les douze
hommes avaient sans aucun doute été mangés par ces ignobles
bestioles que sont les garnouillettes. Car, heureusement dans ce malheur
collectif, l'os retrouvé avait été transporté par un
chevalier jusqu'à l'Hôpital de Sedan. Il y fut analysé. On
pu déterminer, d'après les connaissances de l'époque, que
l'être qui avait rongé cet os ne répondait en rien aux
animaux et autres répertoriés dans le grand livre de la science.
Immanquablement, le peuple conclut, non pas en une intervention
maléfique ou diabolique, mais en la dentition d'une garnouillette.
Depuis cette date, beaucoup d'autres récits font part de l'existance de
cette ignoble bestiole. Mais comme personne ne lui a jusqu'à présent
résisté, on ne dispose que de témoignages assez flous sur
l'aspect physique et le comportement diurne et nocturne, sur les modes de
reproductions, sur ses chanteurs préférés et la marque de
ses cigarettes.
Je lance ici un appel à témoins sur le réseau. Quiconque
connait quelqu'un ou quelqu'une qui connait quelqu'un ou quelqu'une qui a
rencontré une garnouillette, ou mieux, quelqu'un qui a survécu
à une attaque de garnouillette (cela doit bien exister, tout de même),
qu'il me contacte. Cela permettra à coup sûr de faire triompher
la science qui, pour l'instant, il faut bien le dire, piétine et reste
totalement impuissante devant ce phénomène inexpliqué. A ce
jour, l'humanité possède plus d'informations sur
le chupacabra mexicain que sur la garnouillette ardennaise !
Vous étiez la ème
personne à découvrir cette horrible bestiole depuis le 23.2.97, soyez en térrifié.
You are the th user
since February 23th 1997. Thank you.