Trois mois après avoir demandé à rencontrer les Inspecteurs spécialisés, nous avons finalement pu être reçus par M. LUSSIEZ, IEN AIS récemment nommé par M. DELAUBIER. Mme FOUQUET n'a pu assister à l'entrevue, étant appelée à d'autres tâches administratives. Au cours des deux heures d'entretien, nous avons été amenés à évoquer un certain nombre de sujets sensibles vis-à-vis desquels M. LUSSIEZ nous a répondu avec franchise.
1. Classes de perfectionnement
Comme l'évoquait le SE récemment, une transformation des classes de perfectionnement est à l'étude, visant à relancer les CLIS par des ouvertures (4 ou 5 par an) et des transformations de postes. Des Perf seraient maintenus en fonction des besoins avec la possibilité pour certains de fonctionner en classe semi-ouverte. La question qui se pose est de savoir qui occupera les postes de CLIS ainsi créés, compte tenu de l'absence de structure d'aide (type SESSAD) sur Paris...
Les rapports Gossot et Ferrier n'ont pas contribué à donner une image favorable de la pratique des réseaux, ce que nous déplorons vivement en tant qu'association professionnelle. Nous envisageons de proposer une motion à ce sujet lors de l'AG de la FNAME.
Certains réseaux étant encore incomplètement pourvus, il est en effet difficile de faire un audit de leur fonctionnement.
Compte tenu des besoins actuels sur Paris, il est prévu d'ouvrir davantage de postes E, l'ensemble de ces moyens restant constant. Par ailleurs, les rééducateurs seraient encouragés à pratiquer la médiations en petit groupe ce qui permet d'augmenter le nombre d'élèves suivis.
Les classes de CLIS vont être redéployées dès l'année prochaine de manière à rattraper le retard structurel de Paris par rapport à la province. Nous faisons remarquer que le recrutement des maîtres risque d'être problématique. (voir ci-contre)
M. LUSSIEZ s'étonne que les candidatures des maîtres E soient systématiquement ignorées. Il convient avec nous que les maîtres E, par leur expérience du travail en petits groupes sont des candidats mieux préparés. Il s'engage à faire part de nos remarques à M. DELAUBIER afin que dès 1999-2000, les maîtres E aient de nouveau la possibilité de partir en stage G. L'argument du "double stage", avancé un temps par l'administration et repris par certains syndicats (SNUIPP, SUD) ne nous paraît pas acceptable et nous encourageons ces syndicats à revenir sur leur position. Notons qu'il y a encore un an, le SNUIPP affirmait à ce propos qu'il y avait "rupture de contrat moral".
Par ailleurs nous regrettons que des maîtres E soient écartés de la Direction d'école au motif qu'un poste spécialisé serait vacant. Sauf à faire appraître l'option E comme une "voie sans issue", ce qui contribuerait à éloigner durablement les éventuels prétendants au spécialisé.
5. Rôle des associations de maîtres E
En tant qu'association membre de la FNAME, nous souhaitons être associés à la réflexion sur la réorganisation de l'enseignement spécialisé sur Paris. Il en va de même pour la formation. Par ailleurs l'Association des Maîtres E de Paris a exprimé son souhait d'être représentée dans les différentes commissions ayant trait à la formation (Plan de Formation et Collège AIS).
Nous sommes convenus avec M. LUSSIEZ de nous revoir dès octobre pour faire un bilan de la rentrée et évoquer certains points que nous n'avons pas eu le temps d'aborder lors de cette première rencontre.
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