| La nature des hommes ressemble à celle de la jungle: celui qui est le plus
fort survit et règne. Les humains se combattent depuis toujours pour
quelconque raison. En 1942, à Dieppe, le combat fut tout aussi important
que terrible. Il n'existe aucun surhomme mais ironiquement, tous furent
des héros à cette bataille. Nous suivrons un caporal des Fusiliers Mont-Royal, Armand Deschamps. Voici une photo de lui pendant la terrible seconde guerre mondiale. Chaque soldat, qu'il fusse dans
l'infanterie, l'artillerie, la marine ou l'aviation, était
éclairé par la flamme du courage, trempé de fierté par le flux patriotique.
Chaque membre de l'armée était tout aussi important que n'importe quel
autre. Nous aurions pu fixer notre regard sur un autre homme mais, sur le
terrain, cuistot ou général sont au même niveau.
Pourquoi lui? Pour la même raison qu'on aurait pu choisir un de ses compatriotes: parce qu'il a voué son corps, sa vie et son âme à la cause du bien, parce qu'il a désiré combattre en homme et parce qu'il envisageait d'une certaine façon la mort, abattu par une balle ou séquestré dans un camp ennemi. Nous vous ferons part d'une partie de sa vie, sans doute la plus mouvementée et la plus critique. Vous verrez d'où il venait, ce qu'il pensait. Vous découvrirez ce qu'était le combat à ses yeux. Vous connaîtrez la souffrance qu'il a connue. Au cours de la lecture, vous ne ferez plus qu'un avec lui. Soyez avec lui dans son coeur et il vous guidera vers la liberté, vers sa fierté. |