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Kinshasa, le jeudi 2 février, des centaines de religieuses et religieux se
sont donné rendez-vous dans la cathédrale Notre-Dame du Congo pour célébrer
la dixième journée mondiale de la vie consacrée. Quelques laïcs les ont
rejoints. Tous, bougie à la main, ils ont participé à l’eucharistie présidée
par monseigneur Joseph Kesenge, évêque émérite de Molegbe. Une trentaine de
prêtres religieux ou diocésains l’ont entouré à l’autel.
Le père jésuite Léon Ngoy, secrétaire de la commission épiscopale pour les
religieux, a prononcé l’homélie. Il a notamment rappelé le but dans lequel
le pape Jean-Paul II avait institué une journée pour la vie consacrée et
l’avait fixé au 2 février, en la fête de la Présentation de l’Enfant Jésus
au temple. C’était pour faire goûter au peuple de Dieu le don de la vie
consacrée et pour renouveler le sens de ce don dans la conscience des
personnes consacrées elles-mêmes.
Le père Ngoy a souligné le caractère particulier de la célébration de la
fête en 2006. En RDC, les évêques ont décrété « Année Bienheureuse
Anuarite », à l’occasion du quarantième anniversaire du martyre et du
vingtième anniversaire de la béatification de la sœur Marie-Clémentine
Anuarite. Cette année célèbre aussi le cent-vingt-cinquième anniversaire de
l’évangélisation du pays.
L’autel de la cathédrale Notre-Dame du Congo était drapé dans un pagne
frappé à l’effigie de la Bienheureuse. Au bas de l’autel, deux jeunes
religieuses venues en tête de la procession de la messe avait placé un large
poster d’Anuarite. A la procession des offrandes, deux autres religieuses
ont ajouté au pied de l’autel une Bible ouverte posée sur un vase d’argile.
Voilà le symbole de la fragilité de la vie consacrée reposant sur la seule
parole de Dieu, a expliqué une autre religieuse commentatrice pendant
l’eucharistie.
En fin de la messe, la sœur Modestine Aowa, de la congrégation Jamaa
Takatifu (Sainte Famille) a apporté un témoignage sur la vie de la
Bienheureuse Anuarite à partir des notes et autres écrits de sa consoeur
Anuarite. L’assemblée a eu le privilège de se voir présenter aussi sœur
Litanda, condisciple de sœur Anuarite. C’est à ses côtés qu’elle se trouve
sur la célèbre photo où l’on voit Anuarite tenant une fleur dans ses mains…
En cette année Anuarite, bien d’autres détails de la vie de la bienheureuse
seront portés au public. Le jeudi 31 janvier, les religieuses et religieux
rassemblés dans l’église paroissiale saint Raphaël de Kinshasa-Limete en ont
appris davantage sur le programme établi par la conférence épiscopale pour
la célébration de l’année Anuarite, inaugurée le 1er décembre
2005, jour anniversaire du martyre. L’inauguration sera relancée dans tous
les diocèses le premier dimanche de carême, le 5 mars. La clôture de l’année
anuarite, le 1er décembre 2006, sera marquée par un pèlerinage
national à Isiro, lieu du martyre.
Le père Léon Ngoy, secrétaire de la commission épiscopale pour les religieux
et la sœur Marie-Bernard Mbalula Alima, secrétaire de la commission
épiscopale Justice et Paix, ont ainsi présenté Anuarite comme modèle de la
vie consacrée.
Pour leur part, les religieuses Filles de saint Paul ont exposé pour la
première fois le poster et les autres images de la Bienheureuse préparées
pour la fête.
Jean-Baptiste Malenge Kalunzu
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