Le Manifeste - Edito

non a l'extreme-droite
menu

Éditorial

  Agenda & Rendez-vous

  Vie du Manifeste

  Comité national de vigilance


Le Manifeste

  45, rue Rébeval
  75019 Paris
  France

  manifeste@multimania.com

  Nous rejoindre


Nombre de consultations :

 

 

 

Le Manifeste

Abonnez-vous à notre liste de diffusion  -  Nouveau : un moteur de recherche sur ce site


Éditorial

Paris, le 10 juillet 1999

 

L'heure de la contre-offensive

 

Quelques jours après les Rencontres du Manifeste des 2, 3 et 4 juillet derniers, c'est bien une page de l'histoire politique et militante de notre organisation qui semble s'être tournée. Deux faits, d'importances diverses, semblent devoir retenir plus particulièrement notre attention cette année.

La défaite, politique, diplomatique et militaire de Milosevic, d'une part, est l'expression du refus de l'Europe tout entière vis-à-vis du différentialisme culturel et de son application concrète, la purification ethnique. Ce refus politique unanime intervient au moment même où, partout en Europe, il est apparu lors des élections européennes que la très grande majorité des partis d'extrême droite subissait un important recul. La période ouverte à la chute du mur de Berlin durant laquelle on a pu voir sur notre continent jusqu'en ex-URSS s'exprimer la tentation "rouge-brun", et dont Milosevic fut un des piliers, semble pouvoir se refermer.

D'autre part, nous nous sommes penchés sur la scission du FN. Le pari de Le Pen consistant à mettre les mégrétistes dehors à peine six mois avant une échéance électorale nationale semble gagné. Hormis dans quelques départements, Mégret est toujours derrière Le Pen. Le Mouvement national a été incapable de trouver sa dynamique militante et électorale. Aujourd'hui, ses cadres, endettés, semblent déserter les uns après les autres. Pour autant, la victoire de Le Pen n'est qu'un pis-aller. Derrière le PCF et les chasseurs, le FN se trouve désormais en proie à des luttes intestines. La question du remplacement de Le Pen est désormais un tabou levé, les manoeuvres ont commencé. La perte des mégrétistes a grandement touché la ligne stratégique et politique d'un Le Pen qui s'est transformé durant la campagne en un commentateur de l'actualité. Calembours et "bons mots" ne font pas "bonne politique". Ainsi donc, ce sont des centaines de milliers d'électeurs qui ne sont pas déplacés vers les urnes, contrairement à l'année dernière.

Contrairement à l'année dernière aussi, l'extrême droite française se retrouve complètement marginalisée dans le paysage politique français. Lors des élections régionales de 1998, le FN se découvrait la troisième force politique de ce pays et se retrouvait au centre du débat. Aujourd'hui, nous sommes face à un FN septième organisation politique du pays. L'extrême droite pèse 9 %, mais cela avec deux formations - ce qui, en termes de dynamique politique et de pouvoir de nuisance, s'avère radicalement différent, a fortiori à l'aune des élections municipales de 2001. Nous avons bien vécu la première grande défaite électorale de l'extrême droite française depuis quinze ans.

Pourtant, les raisons politiques, sociales et culturelles qui ont poussé une partie des Français à diriger leurs suffrages sur le FN n'ont quant à elles pas disparu. Le chômage baisse sans doute, mais reste encore à un niveau intolérable. Depuis quinze ans l'immigration était, avec le chômage et l'insécurité, classée dans les trois premières préoccupations des Français. Cette question n'est aujourd'hui plus un débat central dans ce pays. Il nous appartient, aujourd'hui plus que jamais, de convaincre les électeurs d'extrême droite que d'autres choix politiques leur sont ouverts.

Déjà se profilent devant nous les élections municipales de 2001. Déjà Villiers a rencontré Mégret. Déjà l'on sent qu'une partie de la droite dite classique, toujours dépourvue de stratégie, de leader et d'idéologie cohérente, éclatée dans de multiples partis, est prête à recevoir l'apport de l'extrême droite, cela afin de conserver le maximum de municipalités. Quand on n'a pas d'idée à laquelle se raccrocher, on s'agrippe à son maroquin et les principes disparaissent.

Ainsi nous devons prendre en compte ce changement radical de situation, tant nous n'entendons pas lutter contre l'ennemi issu de nos fantasmes mais bien contre celui qui nous fait face. Une période politique nouvelle s'ouvre. L'heure n'est plus aujourd'hui ni à la résistance politique, ni au harcèlement démocratique. L'heure est désormais venue de la contre-offensive politique, à gauche, pour reconquérir les esprits "lepénisés" et les électeurs.

Notre Université d'été sera pour nous fin août le moment de décider ensemble des méthodes et des moyens. Le rendez-vous est pris.

Sébastien Moreau

 

Agenda et rendez-vous - Recevez le prochain édito - les Éditos précédents

 


 

Houèbemasteurs, soutenez le Manifeste : placez sur votre page web un lien vers notre serveur. Il vous suffit d'y insérer, tel quel, le code ci-dessous (ou équivalent, ce n'est qu'un exemple !), et de nous envoyer un message avec l'adresse de votre page pour nous en faire part !

 

 

<CENTER><P>
<A HREF="http://www.multimania.com/manifeste">
<IMG SRC="http://www.multimania.com/manifeste/Zimages/logomf-4.gif" ALT="Le Manifeste" WIDTH=119 HEIGHT=46 BORDER=0>
<BR>Contre le Front national !</A>
</P></CENTER>

 

Made without Windows