Depuis la création de mon site web, j'ai reçu beaucoup de emails de futurs étudiants universitaires qui voulaient savoir: Qu'est-ce que la psychoéducation? Du mieux que je le pouvais, j'ai répondu à chacun d'eux. Je m'apperçois que beaucoup de gens se posent des questions à ce propos, j'ai donc décidé d'ajouter une page à ce sujet.
Avant tout, il faut savoir que pour pratiquer la psychoéducation, il faut détenir un baccalauréat en psychoéducation, et depuis peu la maîtrise est exigée. Les psychoéducateurs ont depuis des années le projet de s'incorporer, projet qui s'est concrétisé le 29 septembre 2000. L'incorporation donnera davantage de visibilité à notre profession.
Un psychoéducateur, c'est un spécialiste du "vivre avec", c'est à dire que le quotidien est en quelque sorte notre principal outil de travail. En évoluant avec notre clientèle, nous utilisons des événements vécus ensemble pour travailler certains aspects. Par exemple, je me rappelle avoir pris de nombreuses marches en compagnie de personnes âgées, en avoir profité pour les faire parler de leur vie d'avant la vie en résidence, question de les faire évoluer dans leur deuil personnel.
Le psychoéducateur peut travailler avec de multiples clientèles. Historiquement, nous travaillons en centre d'acceuil, de réadaptation pour adolescents en difficulté. Les années ont passé, la psychoéduation s'est développée et a élargit son champs d'action. Tout à l'heure, je parlais de personnes âgées, c'est une des nombreuses clientèles auxquelles nous nous intéressons. Il y a la déficience intellectuelle, la délinquance, les milieux psychiatrisés, le soutien aux victimes d'actes criminels... J'en oublie beaucoup et même si je nommais tous les secteurs que je connais, de nouveaux champs d'activités vont se développer avec le temps!!!
Une question qui touche tous les nouveaux étudiants universitaires, peu importe le domaine d'étude, c'est l'entrée à l'Université. C'est un monde de grand, c'est du sérieux... et ça fait peur!!! Il est absolumment normal pour un nouvel étudiant de s'interroger sur ses capacités à faire face à ce nouveau défi. Je me rappelle l'été avant mon entrée à l'Université: ça a été l'enfer!!! Vais-je réussir à m'intégrer? Ça doit être difficile de performer, ce n'est sûrement pas comme au Cégep, c'est du sérieux maintenant!!! Mais n'oublions pas un détail: on va à l'Université pour se former, pour s'aider à devenir de bons outils de travail. Et c'est comme pour toute chose: il y a des bouts difficiles, mais il y a des moments assez intenses qui font en sorte que l'expéreince demeure inoubliable. Et en plus, on se retrouve entouré de dizaines d'autres personnes qui ont un but commun au sien! Que demander de mieux?
Est-ce difficile après les études de se trouver un emploi dans notre domaine? Ça dépend beaucoup des efforts qu'on y met, comme pour n'importe laquelle des formations. Selon le Guide pretique des Carrières d'avenir au Québec 1999, le taux de placement en rapport avec la formation est de plus de 82%. Mais il y a un gros mais: Le diplômé qui est mobile et qui accepte d'emblée que son salaire risque d'être minime les premiers temps a beaucoup plus de chances de se placer à court terme que celui qui demeure dans sa région et qui mise sur du 16,00$, 35 heures semaine en débutant!!! Croyez-en mon expérience, la déception est plutôt cuisante lorsqu'on en prend conscience!
Ici s'arrête mon petit cours sur la psychoéducation, version février 2001. Au plaisir d'avoir de vos nouvelles en grand nombre!