Article de la dernière heure
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Mario à coeur ouvert (31/01/2002)
© Didier Bauweraerts

"Mon erreur a été de trop faire confiance"

BRUXELLES Mario avoue qu’à quelques minutes de sa conférence de presse, la première depuis les affaires, il avait un trac fou. De nompbreuses caméras de télévision le guettent. Une meute de photographes. Une soixantaine de journalistes dont ceux de France Soir et du Parisien qui ont fait le voyage.
Veste de cuir, barbe de cinq jours, il annonce d’emblée qu’il répondra à toutes les questions. Inévitablement, on commence par les plus embarrassantes.
"On a dit que j’avais volé une voiture pour la revendre. Il est vrai que j’avais besoin d’argent, que j’ai revendu une voiture et qu’avec l’argent, moins de 30.000 francs belges, je suis parti à Paris. Mais le propriétaire de cette voiture, Jean-François Montfort, est ici avec moi et il vous confirmera qu’il n’a jamais porté plainte contre moi."
Deuxième affaire, celle de la société First Even Agency, où, cette fois, on parle d’une dette de plus d’un million de francs (25.000 €): "J’étais gérant à titre gratuit de cette société et je n’en ai jamais été actionnaire, à l’inverse de l’autre gérant. Il est exact que nous avons emprunté à un particulier une somme de plus d’un million, pour l’organisation d’un concert d’Alan Theo. Cette somme a servi à payer différents accomptes, essentiellement à la société Glem Productions, mais aussi pour la location de la salle et la promotion du spectacle qui, faute de spectateurs, ne s’est pas fait. Contractuellement, la société française de production avait droit à un dédommagement en cas d’annulation. Si bien que nous n’avons pas pu rembourser cette somme. Mais, d’une part, un gérant de société n’est jamais, en son nom propre, responsable des mauvaises affaires de la société. Par ailleurs, je ferai tout pour que les personnes qui ont prêté cet argent soient remboursées."

Mario poursuit: "Ce qui s’est passé, c’est que toutes les personnes en cause dans cette affaire ont été entendues par la police et que la facilité, c’était de charger l’absent. L’absent, c’était moi! J’étais parti aux Etats-Unis pour y tenter ma chance. C’est par la presse que j’ai entendu qu’un BCS était lancé contre moi. Je ne me suis pas trop tracassé jusqu’à ce que j’entende ma mère pleurer au téléphone. Là, j’étais perturbé et en colère contre ceux qui ont diffusé cette information. Même si je comprends que la presse n’a fait que son travail. Hier, je suis venu à Liège. J’ai été entendu par la police pendant cinq heures. J’ai pu dire tout ce que je savais. Parce qu’il est vrai aussi que, pour faire plaisir à mon associé, qui me disait que je ne risquais rien, j’ai signé d’autres papiers et je n’aurais peut-être pas dû. Non seulement la police ne m’a pas arrêté, mais on a annulé le BCS et je suis libre, maintenant, de circuler partout où je le veux. Mon erreur a été de faire confiance à certaines personnes. C’est une leçon. Maintenant, je vais me méfier."

Propos recueillis par Eddy Przybylski