|
| © Didier
Bauweraerts |
"Mon
erreur a été de trop faire confiance"
BRUXELLES Mario avoue quà quelques
minutes de sa conférence de presse, la première
depuis les affaires, il avait un trac fou.
De nompbreuses caméras de télévision le
guettent. Une meute de photographes. Une
soixantaine de journalistes dont ceux de France
Soir et du Parisien qui ont fait le
voyage.
Veste de cuir, barbe de cinq jours, il annonce
demblée quil répondra à toutes les
questions. Inévitablement, on commence par les
plus embarrassantes.
"On a dit que javais volé une
voiture pour la revendre. Il est vrai que
javais besoin dargent, que jai
revendu une voiture et quavec
largent, moins de 30.000 francs belges, je
suis parti à Paris. Mais le propriétaire de
cette voiture, Jean-François Montfort, est ici
avec moi et il vous confirmera quil
na jamais porté plainte contre moi."
Deuxième affaire, celle de la société First
Even Agency, où, cette fois, on parle dune
dette de plus dun million de francs (25.000
): "Jétais gérant à titre
gratuit de cette société et je nen ai
jamais été actionnaire, à linverse de
lautre gérant. Il est exact que nous avons
emprunté à un particulier une somme de plus
dun million, pour lorganisation
dun concert dAlan Theo. Cette somme a
servi à payer différents accomptes,
essentiellement à la société Glem Productions,
mais aussi pour la location de la salle et la
promotion du spectacle qui, faute de spectateurs,
ne sest pas fait. Contractuellement, la
société française de production avait droit à
un dédommagement en cas dannulation. Si
bien que nous navons pas pu rembourser
cette somme. Mais, dune part, un gérant de
société nest jamais, en son nom propre,
responsable des mauvaises affaires de la
société. Par ailleurs, je ferai tout pour que
les personnes qui ont prêté cet argent soient
remboursées."
Mario poursuit: "Ce qui sest
passé, cest que toutes les personnes en
cause dans cette affaire ont été entendues par
la police et que la facilité, cétait de
charger labsent. Labsent,
cétait moi! Jétais parti aux
Etats-Unis pour y tenter ma chance. Cest
par la presse que jai entendu quun
BCS était lancé contre moi. Je ne me suis pas
trop tracassé jusquà ce que
jentende ma mère pleurer au téléphone.
Là, jétais perturbé et en colère contre
ceux qui ont diffusé cette information. Même si
je comprends que la presse na fait que son
travail. Hier, je suis venu à Liège. Jai
été entendu par la police pendant cinq heures.
Jai pu dire tout ce que je savais. Parce
quil est vrai aussi que, pour faire plaisir
à mon associé, qui me disait que je ne risquais
rien, jai signé dautres papiers et
je naurais peut-être pas dû. Non
seulement la police ne ma pas arrêté,
mais on a annulé le BCS et je suis libre,
maintenant, de circuler partout où je le veux.
Mon erreur a été de faire confiance à
certaines personnes. Cest une leçon.
Maintenant, je vais me méfier."
|