Le site non-officiel de Touré Kunda La collection Touré Kunda

Touré Kunda, legende de la pop africaine, a explosé sur les scènes europeennes au début des années 80 avec leurs passionantes mélodies Senegalaises, Latines, Bresiliennes, Reggae et Pop.C'est l'histoire simple et belle de 4 frères inséparables, Hamidou, Ousmane, Sixu et Ismaïla, originaires de Casamance au Sénégal. Lorsque Ismaïla s'en ira s'installer à Paris en 1975 pour préparer une licence d'anglais, ses trois autres frères le rejoindront au fils des mois. Là, dans les brumes de Paname, les quatre jeunes gens qui ont grandi en vibrant sur les mélopées traditionnelles sénégalaises mais aussi sur des sonorités plus modernes (James Brown, Bob Marley, Wilson Picket) ne tarderont pas à créer Touré Kunda, un ensemble musical remuant qui à force d'acharnement réussira à faire admettre l'urgence de la musique africaine à toute l'Europe.
Jusqu'au milieu des années 80, le groupe n'était plus que trois surnommé Les Frères Eléphants.Après de l'un d'entre eux, le groupe a continué à deux. Mais, leur dernier album "Mouslaï" tire ses mélodies de la culture d'afrique du Nord avec des paroles en français, mandingue...



La musique et la carrière de Toure Kunda ont connu une évolution fulgurante à la période de l'enregistrement de Amadou Tilo et Casamance au Clair de Lune. Ce sont les modèles de référence pour cette nouvelle musique africaine qui déferle sur les marchés internationaux dans les années 80. Avec ses orchestrations élaborées, opérant avec goût le métissage des sons d'Afrique et d'Europe, le premier contient le langoureux "Labrador" et des chansons à danser ("Salya", "Casa Di Mansa"...) qui enflammèrent un public de fans dans les petit clubs comme dans les grands concerts réunissant plus de 10 000 personnes. Le second, hommage à cette terre de Casamance qui a vu grandir les frères Toure, s'en tient aux instruments acoustiques (percussions, flûte, guitare...) et au chant ponctué de très belles harmonies vocales. La matière musicale qui le compose est imprégnée des traditions du Djamba Dong (la danse des feuilles) enseignées aux adolescents lors de l'initiation à l'âge adulte. On y savoure la beauté pure et dépouillée des rythmes et des voix.

Un message universel
« Nous véhiculons notre culture à travers le monde et dans chaque pays. Des éléments communs à tous se retrouvent » précise Ismaïla. Sur une base d'instruments bigarrés, des valeurs se greffent, que chacun ressent comme il l'entend et dont les thèmes peuvent aller de la révolte face aux misères comme à l'appel au rêve le plus doux...

« Il y a cet esprit de la fête, mais aussi et surtout un message universel de vie » conclut Siku, comme pour engager simplement le public à venir gôuter par lui-même cette musique venue de si loin et qui pourtant rassemble si souvent les esprits de toutes tendances...