INTRODUCTION  



INTRODUCTION


Lorsqu’un client m’appelle pour effectuer le dressage préparatoire d’un poulain (débourrage), je m’assure qu’il a un bon programme de vaccination et de vermifugation ainsi qu’un test Coggins négatif. Nous discutons ensuite de l’entraînement à donner au poulain en considérant le travail que le propriétaire a déjà effectué avec lui, s’il y a lieu. En ce qui concerne les dents de loup et le ferrage, je préfère attendre que le poulain soit chez moi pour procéder. Je préfère ferrer le poulain après un mois de débourrage il sera alors plus confiant, aura appris à respecter l‘entraîneur avec qui il travaille et acceptera plus facilement ce nouveau stress. Il sera toutefois ferré plutôt si ses sabots ont tendance à se briser au travail.

Souvent, les clients effectuent eux-mêmes une partie du travail de base, c’est-à-dire le travail à la laisse et à la longe, et mettent eux-mêmes la selle sur le poulain. Bien sûr, cela accélère le travail de l’entraîneur au début de l’entraînement, si cela a été bien fait, sans accident.

L’objectif de cette conférence est de vous présenter une technique d’entraînement. Vous saurez ainsi ce qu’implique le débourrage sécuritaire d’un poulain pour qu’il devienne un bon cheval prêt à commencer l’entraînement que vous voudrez bien lui donner Avec une bonne technique, vous pourrez débourrer vous-même votre poulain à condition d’avoir le temps de travailler avec lui un minimum de 4 à 5 fois par semaine et d’avoir, chaque fois, au moins 1 heure à lui consacrer. Dans cette heure, j’inclus le brossage, la manipulation au sol et tous les exercices décrits ci-dessous pour, finalement, monter le poulain pendant une période de 15 à 30 minutes. Après quelques semaines de travail, cette période s’allongera graduellement, en diminuant le travail au sol et en augmentant le travail à cheval jusqu’à un maximum de 1 heure à cheval.

Lorsque, le premier jour, un client arrive avec son cheval, je ne fais que le mettre en liberté dans le manège où il sera débourré, afin qu’il identifie et s’habitue à ce lieu. Après l’avoir fait travailler en liberté, je le ramène à l’écurie, le brosse et le manipule au licou. C’est tout pour la première journée. Pourquoi si peu ? Parce que ce pauvre poulain n’est jamais sorti de chez lui, qu’il arrive dans une nouvelle écurie, dans un nouvel environnement et, surtout, qu’il vient de perdre les seules personnes qu’il connaissait ses propriétaires.

Mon premier objectif est de gagner la confiance du poulain. S’il est très confiant, s’il essaie de m’impressionner et de me marcher sur les pieds, je le travaillerai au sol jusqu’à ce qu’il me respecte. S’il est craintif, nerveux et peureux, je prendrai le temps de l’apprivoiser et de gagner sa confiance avant d’entreprendre l’entraînement proprement dit. Cela pourra être fait par le biais d’un bon brossage, de manipulations à la laisse, de jeux avec lui dans le manège, de contacts aussi fréquents que possible et de caresses chaque fois que j’en aurai la chance. Quand il sera à l’aise avec moi, le travail à la longe commencera.

Après avoir gagné la confiance du poulain, la première étape consiste à lui mettre le mors (Figure 1). J’aime bien utiliser une bride sans frontal et sans passe-oreille, juste une lanière de cuir attachée au mors, parce que j’aime laisser le poulain dans sa stalle avec son mors pendant quelques heures avant de le travailler De cette façon, il ne peut enlever la bride (celle-ci est à plat sur sa tête et donc très difficile à enlever) et il doit s’habituer à l’accepter par lui-même sans nécessairement m’associer à ce nouveau stress. Quand le temps sera venu d’aller travailler, il aura souvent oublié qu’il a le mors.


    Figure 1. Le mors

Quelques points à souligner

· Il faut toujours utiliser le même mors dans la stalle et au travail.

· J’aime bien utiliser le mors de filet en D.

· Le poulain a le mors à tous les jours pendant quelques heures dans sa stalle jusqu’à ce qu’il ne le mâche plus.

· J’enseigne au poulain à longer avec la bride dessous du licou et j’utilise toujours une chaîne que je place sous le menton, non sur le nez (Figure 2).

· J’utilise la chaîne pour m’assurer d’avoir le contrôle nécessaire si le poulain veut fuir en cas de panique et en dessous parce que c’est là que la gourmette travaillera plus tard.

· Pour longer, on a aussi besoin de gants de cuir, de guêtres aux membres avant (Figure 3), d’un bon licou bien ajusté (en Nylon de préférence) et d’une chambrière (fouet à long manche).
 


Figure 4. Triangle formé par les mains et le corps

Figure 3. Guêtres aux        Figures 2. Longe avec
membres avant                Chaîne placée sous le menton


Figure 5. Tapis de selle
 


LONGER

J’enseigne au poulain à longer (exemple à gauche) en formant un triangle avec ma main gauche qui tient la longe, ma main droite tenant la chambrière derrière le cheval et le corps du cheval se situant entre mes deux mains (Figure 4). La longueur de la longe est proportionnelle à la longueur de la chambrière au bout de mon bras droit, laquelle doit pouvoir toucher aux fesses du poulain. La chambrière pousse le poulain vers l’avant. On lui apprend à longer en gardant la longe relativement courte, de 8 à 10 pieds au maximum, pour plus de contrôle. On le pousse vers l’avant en marchant vers sa hanche. On lui demande de ralentir en marchant vers sa tête; on fait la même chose pour l’arrêter. Il ne faut pas avoir peur de s’aider d’un mur au besoin pour lui bloquer le chemin. On ne doit surtout pas le stresser en se servant de la main outre mesure ou en donnant un coup sur la chaîne pour l’arrêter ; la chaîne sous le menton est tout simplement là pour le contrôler s’il veut fuir, non pour le punir. Les commandements de voix sont très importants et leur répétition, accompagnée des déplacements de notre corps, nous permettront de lui faire comprendre la technique. On devra répéter les commandements de voix et les déplacements jusqu’à ce que le poulain ait compris le principe. Il faut toujours exécuter les mêmes déplacements et lui parler d’un ton calme en utilisant toujours les mêmes mots clés pour lui permettre de comprendre plus rapidement.

ENSEIGNER LES COMMANDEMENTS DE VOIX

Il est très important d’enseigner les commandements de voix parce qu’ils seront très utiles lorsque viendra le moment de monter le poulain. Ces commandements sont pas, trot, galop et whoa. Il est important de se rappeler qu’on ne peut punir un poulain sur un commandement à moins d’être sûr qu’il a compris. Il nous confirmera qu’il a compris quand il aura effectué le commandement demandé à plusieurs reprises.

La longueur de la longe augmentera à mesure que le poulain sera à l’aise de tourner autour de l’entraîneur La majorité du travail à la longe se fera au pas et au trot. On lui demandera le galop lorsqu’il longera bien au pas et au trot et, les premières fois, on s’assurera de lui donner toute la longueur de la longe pour galoper.

Lorsque le poulain est à l’aise et comprend bien les commandements à la longe, je passe à la prochaine étape qui consiste à mettre la selle. J’apporte alors tout l’équipement requis dans le manège, c’est-à-dire le tapis de selle et la selle sans bricole, ni double sangle.

Bien sûr, le poulain a toujours sa bride sous le licou et de bonnes guêtres et je met des cloches à l’avant s’il est ferré, au cas où il se cabrerait et se blesserait avec les pattes arrière. Je commence par le travail à la longe, comme d’habitude, et je le selle au moment où je sens qu’il est fatigué. Je commence par lui faire sentir le tapis de selle (Figure 5); il est important de le lui montrer avant d’essayer de lui mettre. Je dépose le tapis sur son encolure, sur son dos, sur ses fesses,


Figure 7. Contact De la sangle                Figure 6. Étrier droit accroché a la corne
avec le cheval

en dessous de son ventre et sur ses pattes jusqu’à ce qu’il n’ait plus de réaction, puis je le dépose au bon endroit, c’est-à-dire sur le dos.

À ce stade-ci, j’omets le "pad" de selle parce que, souvent, les poulains qui n’ont jamais travaillé sont un peu grassouillets et n’ont pas de garrot. En plaçant leutement un tapis, a selle tient en place plus facilement.

Une tais le poulain à l’aise avec le tapis, je lui montre et lui fait sentir la selle. Je remonte l’étrier droit et l’accroche à la corne (Figure 6). Je replie la sangle sur le siège de la selle de façon à pouvoir déposer la selle sur lui sans que rien ne tombe et ne le trappe par la droite. Quand a la selle sur le dos, je change de côté et redescend la sangle et l’étrier du côté droit. Il est à noter que je tiens le poulain avec ma main gauche et que j’ai toujours a longe avec la chaîne sous sa mâchoire pour être sûr de pouvoir le tenir s’il s’énerve. Je n’aime pas attacher le poulain pour mettre la selle la première fois, car les poulains ont souvent tendance à tirer au renard et peuvent se blesser. Je trouve le stress trop grand.

Une fois la selle sur le poulain, je le fais marcher sans attacher la sangle, pour lui permettre de sentir ce qu’il a sur le dos. Bien sûr, je tiens toujours la selle avec ma main droite. Si le poulain s’énerve, j’enlève la selle avant qu’elle ne tombe au sol et je recommence jusqu’à ce qu’il accepte. Quand il l’accepte, je passe à l’étape de l’attache. Avant de l’attacher, je prends la courroie avec ma main gauche, la sangle avec la main droite et je lui serre la sangle sur le ventre par intervalles. S’il a à réagir, il le fera à ce moment-ci cela est toutefois sans danger, car il n’y a toujours rien d’attaché ou d’attaché à moitié. (Figure 7)

Lorsqu’il accepte la pression sur son ventre, je passe la courroie dans l’anneau de la sangle et je fais deux tours sans serrer. Les deux tours permettent à a sangle de rester bien attachée quand je sangle. Quand je commence à serrer, je vais au maximum tout de suite; si le poulain bouge, ma main gauche le contrôlera bien avec la chaîne sous le menton. Le deuxième tour que je fais avec la courroie tient la selle bien en place. Une fois sanglé, je longe le poulain de nouveau. S’il se cabre, je le laisse se défouler sans lui donner toute la longe afin ne pas perdre le contrôle. Dès qu’il n’a plus de réaction et qu’il est calmé, je le fais marcher et c’est fini pour a journée.

Le lendemain, je recommence le même travail dans le même ordre même chose le surlendemain et jusqu’à ce que le cheval ne réagisse plus au fait que je lui mette la selle et que je serre sa sangle et jusqu’à ce qu’il longe aussi bien avec la selle que lorsqu’iI longeait avant d’avoir une selle sur e dos. Je le selle dans l’écurie seulement quand je suis sûre qu’il est bien à l’aise avec ce processus. Les deux ou trois premières fois, pour plus de précautions, je ne l’attache pas lorsque je le selle dans écurie.

Une fois ce travail accompli, on passe à l’entraînement proprement dit. À partir de ce moment, j’ajoute quelques pièces d’équipement d’abord une muserolle pour ne pas que le poulain s’habitue à ouvrir la bouche quand je travaille avec le mors. Les premières fois, il ne faut jamais serrer la muserolle dans l’écurie car certains chevaux, non habitués, peuvent se cabrer.

Je commence donc l‘entraînement comme d’habitude à la longe, avec la selle. Une fois le poulain réchauffé, je commence à le travailler avec des enrênements. L'enrênement que je préfère est la rêne allemande je l’attache à l’intérieur du côté où je longe (Figure 9). La rêne allemande est toujours attachée entre les deux membres antérieurs du poulain au petit anneau de la sangle, passe dans l’anneau de côté du licou de l’intérieur vers l’extérieur et revient s’attacher à l'anneau d’attache de la sangle. Au début, j’enrêne le poulain au licou pour éviter qu’il ne se blesse à la bouche s’il réagit en levant la tête. La rêne allemande est ajustée juste assez courte pour que le poulain puisse se placer le nez légèrement à l’intérieur du

Figure 8. Attache des rênes                                        Figure 9. Mode d'attache des rêne allemande        Figure 10. Travail pour faire trouner le poulain
 

cercle. Le but de cet exercice est d’enseigner au poulain à travailler doucement les muscles de son dos, à commencer les exercices de souplesse latérale et à céder à la pression lorsqu’il essaie de lever la tête exagérément au lieu de regarder vers l’extérieur Le travail se fait dans les deux directions, mais pas nécessairement pour la même période de temps. Vous savez que les chevaux sont, comme les humains, gauchers ou droitiers, mais la grande majorité des chevaux sont gauchers, probablement parce que, depuis leur naissance, il ont toujours été manipulés et travaillés par la gauche au sol. Quand je commence avec un

poulain, ma priorité est de le rendre ambidextre. Cela implique donc que je devrai travailler le côté faible plus longtemps que le côté naturel qui est plus souple.

Après avoir longé le poulain dans les deux directions, j’enlève la rêne allemande et je travaille au sol pour montrer la rêne d’ouverture au poulain. J’utilise seulement une rêne allemande à l’intérieur pour longer afin que le poulain ne se sente pas pris entre deux enrênements. Le rôle de l‘enrênement extérieur serait d’empêcher le poulain de trop plier à l’intérieur ou d’aller chercher une flexion au niveau de la nuque, c’est-à-dire un rassemblement. Je considère qu’il est trop tôt pour utiliser un enrênement extérieur à ce niveau. Ce travail pourra être fait plus tard quand le poulain sera plus entraîné, mais cela devra être fait de façon consciencieuse par quelqu’un d’expérience car

il est facile de commettre des erreurs en enrênant un poulain de la mauvaise façon. C’est la raison pour laquelle un enrênement intérieur est efficace sans créer de problèmes si on le fait comme je l’ai mentionné.

Il sera temps d’arrêter l’enrênement quand le poulain essaiera de mettre son nez exagérément à l’intérieur ou quand il baissera constamment sa tête en bas du garrot. Dans ces deux cas, on pourra alors passer aux étapes suivantes. Cela peut être une question de jours ou de quelques semaines selon le cheval. Pour en revenir à ma rêne d’ouverture, je travaille le poulain en me plaçant à côté de lui au niveau de l’étrier (Figure 10) et, avec ma main dans l’étrier, je lui demande d’avancer vers l’avant comme je le ferais avec ma jambe. Quand il avance, ma main gauche (si je suis à sa gauche) effectue une rêne d’ouverture pour lui demander de tourner autour de moi. La rêne d’ouverture prend et relâche parce qu’à ce point, le poulain ne sait pas qu’il doit suivre la main et tourner La raison pour laquelle je me place de cette façon est que les commandements seront les mêmes au sol qu’à cheval une main qui demande la rêne d’ouverture, l’autre main dans l’étrier qui remplace l’impulsion de la jambe et mon corps qui se situe au même endroit que lorsque je serai sur son dos. Il s’habitue donc à ma position et à mes commandements. Quand le poulain sera à l’aise et suivra son nez en répondant bien à la rêne d’ouverture et à l’impulsion, je passerai à la prochaine étape: les longues rênes.

Le processus est toujours le même : je refais toutes les étapes à tous les jours et, à mesure que j’ajoute quelque chose de nouveau, je diminue le temps accordé à chacune des autres étapes. Donc, à mesure que j’avance dans l’entraînement, le temps à la longe diminue, le travail au sol également pour permettre l’ajout de nouvelles étapes sans rallonger le temps d’entraînement. On ne doit pas rallonger le temps d’entraînement parce que la capacité de concentration et la capacité physique du poulain sont restreintes. Si on perd l’une ou l’autre, on ne progresse pas. Quarante bonnes minutes de travail valent mieux que 70 minutes dont 30 pour rien!!!
 
 
 


Figure 12. Longe droite derrière le cheval                Figure 11. Longues rênes attachées au licou            Figure 13. Déplacement de l'entraîneur vers l'arrière
 

Figure 14. Le cheval apprend à reculer avec les longues rênes



LONGUES RÊNES


Les premières fois, es longues rênes sont toujours attachées au licou (ex. du côté gauche, la longe avec la chaîne en dessous du menton) (Figure 11).

Je prends une deuxième longe que je passe sur le siège de a selle, puis dans l’étrier droit, pour aller l’attacher à l’anneau du licou à droite. Souvent, cette opération suffit à stresser le poulain. Je le longe donc à gauche comme d’habitude, en laissant la longe droite balancer du siège de a selle à ma main droite Quand le poulain est à l’aise, je l’immobilise et en le tenant à environ 8 pouces du beau avec a longe gauche, je passe a longe droite du siège de la selle jusqu’en arrière de ses fesses (Figure 12) en a laissant glisser sur la croupe. S’il s’énerve, j’ai tout e contrôle voulu avec ma main gauche. Toujours en respectant le principe de le longer vers la gauche, la longe droite ne fait que le frôler du côté droit et passer derrière ses fesses, rien de plus. Quand le poulain accepte la longe droite, je me déplace graduellement vers l’arrière (Figure 13) pour commencer à e conduire aux longues rênes. S’il est toujours détendu, j’enlève la chaîne de la longe gauche sous le menton, je l’attache à l’anneau gauche du licou et passe a longe dans l’étrier gauche. Dés que je sens que le cheval n’est pas détendu, je le ramène dans un cercle. Le travail avec a rêne d’ouverture étant fait auparavant, je peux donc le conduire aux longues rênes. Il faut se servir des commandements verbaux en tout temps. Je lui montre à reculer avec les longues rênes (Figure 14) on prenant un contact directement vers l’arrière avec les deux longes et en en lui disant "back". Je relâche la pression dés qu’il fait un pas vers l’arrière et m’avance pour le caresser. Je fais le même mouvement une seconde fois et je relâche le contact dés qu’il réagit en reculant d’un pas ou deux vers l’arrière. Cela suffit alors pour cette journée-là. N’oubliez pas que les longes sont toujours attachées aux anneaux du licou et non au mors. Je transférerai les longues rênes au mors seulement quand le poulain sera docile et tournera bien dans les deux directions, arrêtera et reculera bien. Le travail avec le mors deviendra un travail de finition.

Le temps est venu de mettre le pied à l’étrier Les premières fois, je le fais toujours à la fin de la session de travail après avoir effectué toutes les autres étapes. Si je sens que le poulain est encore craintif et a encore des réactions quand les étriers le frappent au trot ou au galop et s’il a tendance à regarder en arrière, je le longe avec une couverture de refroidissement roulée et attachée de chaque côté de la selle (Figure 15A).
 
 
 


    Figure 15A. Couverture roulée et attachée des       Figure 16. Pied à l'étrier et corps au-dessus des     Figure 15B. Couverture descendue d'un côté
    deux cotés                                                                  épaules.

Figure 17. Première semaine de monte : marche
au pas, arrête et mouvement vers l'arrière

Je peux aussi la descendre d’un côté ou de l’autre en m’assurant qu’elle est bien attachée (Figure 15B). Ce travail habituera le poulain à contrôler sa peur de ce qu’il peut voir en arrière ou de ce qui bouge sur son dos. En tant qu’entraîneur, je ne monte pas si je sens que le poulain n’est pas complètement détendu et confiant, car le risque est trop grand.

Lorsque le poulain me semble prêt, je pose doucement le pied gauche à l’étrier. Pour une question de sécurité, j’utilise alors des rênes allemandes (il les connaît déjà). S’il s’énerve, les rênes allemandes l’empêcheront de relever la tête et de se sauver en se cabrant. Je préfère monter le poulain sans l’aide d’une autre personne. La raison principale est que cette personne devrait être un homme ou une femme à chevaux aguerrie afin de réagir adéquatement si le poulain s’énerve. L’autre raison est que je fais tout le travail avec le poulain seule l’arrivée d’une autre personne pourrait déranger la concentration du cheval.

Quand j’ai le pied à l’étrier, je m’assure que le poulain reste immobile. S’il bouge, je ne fais rien d’autre que d’essayer de l’immobiliser et, lorsqu’il s’arrête, j’enlève mon pied de l’étrier et je le caresse. Je l’amène plus loin et répète le même processus. Lorsqu’il accepte mon pied à l’étrier sans bouger, je monte alors mon corps au-dessus de ses épaules (Figure 16). S’il reste

immobile, je le caresse en restant couchée sur lui. S’il bouge, je l’immobilise. Dès qu’il s’arrête, je redescends et le caresse de nouveau. Je l’amène encore à un autre endroit dans le manège et je recommence. S’il me laisse mettre le pied à l’étrier et monter mon poids sur son dos, je le laisse là-dessus. S’il est réticent et nerveux, je peux le longer à nouveau et le fatiguer encore plus afin qu’il accepte que je le monte. Les premières fois, je préfère que le poulain soit fatigué quand je le monte afin de m’assurer qu’il accepte la première étape de la monte. Le lendemain, je refais encore toutes les mêmes étapes et, si je le sens toujours détendu, j’ajoute le stress de m’asseoir sur son dos. S’il ne bouge pas, je redescends et recommence plus loin. Le fait de le faire marcher un peu avant de le remonter le fait relaxer. Je le remonte doucement deux à trois fois et, s’il est toujours aussi détendu, je lui demande de faire quelques pas vers l’avant avec un commandement verbal qu’il connaît déjà et les jambes. J’effectue quelques pas, l’arrête et lui redemande encore quelques pas. S’il le fait calmement, j’arrête là-dessus.

Un poulain qui réagit mal ou essaie de se sauver quand on le monte les premières fois signifie sûrement qu’on a sauté des étapes, qu’on est allé trop vite ou qu’on lui en a demandé trop à la fois. Il m’est très difficile de vous dire combien de temps cela prendra avant de pouvoir monter un poulain. S’il n’a pas vécu de mauvaises expériences, cela peut prendre entre 5 jours et 3 semaines, selon le tempérament du poulain, le travail et les manipulations qui auront été faits avant qu’il n’arrive chez moi. Un étalon peut nécessiter plus de travail si ses hormones sont déjà actives au moment du débourrage. Quoi qu’il en soit, vous devrez prendre le temps nécessaire pour faire un bon travail. Le poulain vous le fera sentir quand il sera prêt à être monté. Il sera détendu à toutes les étapes, coopératif et réceptif à ce que vous lui demanderez. Et surtout, n’oubliez jamais que le poulain n’est débourré qu’une seule fois dans toute sa vie. Si le travail a été bien fait, vous aurez un bon cheval calme et réceptif à l’entrainement que vous voudrez bien lui donner par la suite. Au contraire, si cela a été fait trop vite et si le cheval n’a pas eu le temps d’assimiler la base de l’entraînement, vous aurez un animal qui restera craintif ou nerveux, qui aura les oreilles couchées vers l’arrière (dans le crin) ou qui bougera la queue constamment, ce qui ne sera pas sécuritaire pour vous. Plus tard, un tel cheval aura de la difficulté à participer à un entraînement plus intensif.

À partir du moment où le poulain est calme et confiant à se faire monter et où il marche doucement au pas, j’omets certaines étapes du travail au sol. Pour commencer, je le longe toujours avec les enrênements pendant une quinzaine de minutes et je le travaille aux longues rênes une dizaine de minutes avant de le monter. Tout ce que je veux lui montrer comme effet de rênes, c’est la rêne d’ouverture pour tourner et la rêne directe pour arrêter et reculer Comme toutes les étapes auront été réalisées au sol, la seule chose qui sera différente pour lui quand je commencerai à le monter, c’est que je serai sur son dos au lieu d’être au sol.

Il connaît déjà la rêne d’ouverture, les commandements de voix, les deux rênes directes et if a appris à reculer. La première semaine, lorsque je le monte, je ne fais que marcher au pas en lui demandant de suivre son nez en tournant (rêne d’ouverture + jambe extérieure), d’arrêter et de reculer de quelques pas (Figure 17).

Quand je le sens à l’aise et détendu, je passe au trot et fais les mêmes exercices. Je préfère travailler un côté à la fois je travaille le côté gauche d’abord puis le côté droit lorsqu’il suit bien la rêne d’ouverture. Cela permet au poulain de mieux se concentrer sur le travail demandé et sur la position de corps que je veux qu’il adopte quand il travaille d’un côté ou de l’autre. Je travaille toutefois les deux côtés pendant une même session d’entraînement. Je fais des serpentines et des changements de direction seulement quand il se donne

bien. Je débute toujours le travail du côté difficile pour le poulain (je profite du fait qu’il a de l’énergie) en sachant que j’aurai à le travailler un peu plus longtemps de ce côté. Je termine avec le côté facile. Cette façon de faire encourage le cheval car, au moment où il commence à être fatigué, il peut finir le travail de façon détendue.

Quand le cheval répond bien à mes rênes d’ouverture, je lui demande le galop à partir d’un tournant afin de l’aider à prendre le bon pied. Pour lui faciliter le travail, je garde son encolure la plus droite possible, je m’assois sur ma fesse gauche pour un départ au galop à gauche, je lui demande avec ma jambe droite de partir Mais comme il ne connaît pas encore bien les effets de jambes, j’utilise mes deux jambes pour lui donner l’impulsion. Quand il exécute le mouvement pour prendre le départ, j’ouvre ma rêne d’ouverture pour lui indiquer le pied à prendre en lui donnant la direction. Il ne faut pas tirer sur la rêne d’ouverture trop tôt. Cela occasionnerait une courbure trop exagérée de l’encolure et la sortie de l’épaule droite vers l’extérieur et le poulain prendrait le mauvais pied.

Pendant le débourrage, je cherche à développer deux types de flexion chez le poulain la flexion dorsale (rassemblement) et la flexion latérale.

Les mains travaillent toujours basses, ou presque. Le but est d’amener le jeune cheval à travailler avec l’encolure au niveau du garrot, ce qui lui permettra de développer ses muscles dorsaux, essentiels au rassemblement et à toutes les manoeuvres enseignées par la suite. La hauteur de la main intérieure déterminera la hauteur de l’encolure si le cheval cherche à baisser trop l’encolure, elle relèvera. La rêne extérieure est toujours basse car elle sert à fléchir la nuque du cheval, à le ralentir ou à bloquer l’épaule extérieure.

Les rênes allemandes aident énormément au rassemblement. Mais attention Le mauvais ajustement des rênes allemandes pourrait vous causer des problèmes (si elles sont ajustées trop courtes). Les rênes allemandes sont là pour vous permettre d’intervenir quand le poulain lève exagérément la tête, non pour le forcer à garder la tête basse. Les rênes allemandes trop cour tes amènent le cheval à descendre trop de poids sur son avant-main et à long terme, si elles sont utilisées exagérément avec les mains, peuvent faire en sorte qu’un cheval se cachera derrière la verticale (encapuchonnement). Une fois ajustées, les rênes allemandes doivent permettre au poulain de relever la tête de trois à quatre pouces au-dessus du garrot (Figure 18A et B). Je lui apprends le rassemblement en travaillant dans de grands cercles. Je m’assure qu’il a de l’impulsion et lui demande ensuite de céder avec mes mains. Mais comme il ne sait pas de quoi je parle, il réagira souvent en levant la tête et se frappera contre les rênes allemandes. Je l’amène alors dans un plus petit cercle en utilisant la rêne d’ouverture intérieure, en prenant et relâchant pour le faire céder vers le bas
 


  Figure 18A Comment ajuster les rênes allemande    Figure 18B. Rênes allemandes bien ajustées

et baisser l’encolure. La rêne extérieure est simplement là pour empêcher le poulain de trop plier l’encolure et de fuir vers l’extérieur Quand il cède, je reprends le grand cercle. La rêne allemande extérieure (directe) est toujours là pour empêcher le cheval de trop plier l’encolure vers l’intérieur du cercle quand je lui demande de céder avec la rêne d’ouverture. Celle-ci le forcera à céder à la longue, donc à se rassembler La rêne extérieure reste fixe pendant que je lui demande, en prenant et en relâchant, de céder et de baisser l’encolure avec la rêne d’ouverture. Je ne peux l’encadrer en utilisant les deux rênes parce qu’il trouvera l’exercice trop difficile et perdra toute impulsion. Je dois lui indiquer le chemin à suivre et la flexion que je veux l’amener à faire, non le forcer en utilisant trop de mains car cela l’amènerait à se rebeller

Quand je parle de flexion latérale, je parle de flexion au niveau de la sangle. Pour obtenir cette flexion, je dois travailler avec une rêne d’ouverture au niveau de mon genou pour inciter le poulain à fléchir à ce niveau. Si ma main travaille devant la corne de la selle, le poulain fléchira à la base de l’encolure, ce qui causera à la longue un déplacement des épaules vers extérieur, donc une perte de direction. Je veux développer la flexion au milieu du corps avant la flexion au niveau du cou, pour empêcher le cheval de se dérober avec les épaules. La flexion au milieu du corps permet au cheval de trouver son équilibre beaucoup plus facilement parce qu’il garde les épaules et les hanches en ligne droite. C’est son corps qui s’arrondit dans son cercle, non les épaules qui se jettent à l’intérieur pour garder l’équilibre. Un cheval qui n’a pas une bonne flexion latérale tombera à l’intérieur de son cercle parce que les épaules, en tombant à l’intérieur, compenseront pour le manque de flexibilité. Par contre, un cheval trop flexible dans son encolure cherchera à sortir à extérieur du cercle. C’est pourquoi le travail en cercle est nécessaire au bon développement de la souplesse et de l’équilibre du poulain. Toutefois il faut être très prudent dans nos flexions latérales pour ne pas développer la flexion d’encolure avant la flexion du milieu du corps. La rêne extérieure est toujours présente et tout aussi importante pour régler la courbure du corps du cheval (empêche l’épaule de sortir) et pour obtenir la flexion dorsale. En résumé, la position du corps du cheval que je recherche pour qu’il soit en équilibre est la suivante épaules et hanches alignées en tout temps (cercle ou ligne droite>, cage thoracique qui fléchit lorsque le cheval exécute un cercle.

Lorsque je dis que la cage thoracique fléchit (plie), c’est une façon de m’exprimer. La colonne vertébrale fléchit vers le bas pour le rassemblement, mais elle exécute plus une rotation qu’une flexion latérale. Bien sûr, la flexion latérale est beaucoup plus facile à obtenir chez un cheval longiligne à cause de la longueur de sa colonne vertébrale. Cela prendra plus de temps à développer chez un cheval très court, mais il faut y mettre le temps car cela aura un effet direct sur la progression de l’entraînement et sur les exercices demandés ultérieurement.

Le cercle est l’exercice par excellence pour développer l’équilibre, la musculature et la souplesse d’un jeune cheval. Les trois quarts de mon entraînement se font au trot c’est la vitesse idéale pour créer l’impulsion. Bien sûr, la grandeur des cercles exécutés est liée à la capacité, la taille, la conformation et l’âge du cheval. Il n’est pas question de mettre trop de stress sur des articulations encore jeunes et fragiles. C’est pourquoi je travaille beaucoup au trot.

L’exercice que j’enseigne au poulain au débourrage est l’appuyé. Qu’est-ce qu’un vrai appuyé? (Figure 19). À droite par exemple, le cheval a les épaules et les hanches alignées, son corps est incurvé vers la droite et ses membres antérieurs et postérieurs croisent en avançant vers la droite. Le nez du cheval pointe légèrement vers la droite. Au départ, je ne demande pas un vrai appuyé. Je veux simplement lui montrer à céder à la jambe en gardant l’impulsion vers l’avant. Je me sers donc du mur pour ne pas avoir à tirer dans la bouche du cheval.

Figure 19. Appuyé                                 Figure 20. Appuyé en utilisant le mur

Je marche au pas en impulsion (Figure 20) et me dirige vers le mur à 45 Degré , A environ 4 pieds du mur, je lève mes deux rênes directes vers le milieu de l’encolure en tirant légèrement vers le haut pour ralentir l’impulsion pendant que mon poids descends dans ma fesse gauche (appuyé à gauche) et que ma jambe droite demande au poulain de fuir la pression et de croiser ses hanches et ses épaules vers la gauche. Au besoin, mes deux rênes directes peuvent se transformer en rêne d’ouverture droite et rêne contraire gauche pour forcer le poulain à croiser ses épaules et ses hanches en même temps. A ce stade, un pas ou deux suffisent. Je répète l’exercice du même côté quelques fois jusqu’à ce que je sente que le poulain fait l’effort de fuir la jambe. Avant de lui demander l’exercice dans l’autre direction, je le retravaille au trot ou au galop pour ne pas qu’il mélange les commandements. Après quelques jours, je fais le même exercice, à 5 ou 10 pieds du mur cette fois, ce qui permettra au poulain de continuer à avancer en croisant ses membres antérieurs et postérieurs. Tout ce que je veux, c’est qu’il garde son impulsion avant, qu’il reste droit tout en gardant ses hanches et ses épaules droites et qu’il croise ses membres antérieurs et ses postérieurs.

La troisième étape consiste à lui demander la même chose en marchant parallèlement au mur et en lui demandant de s’éloigner du mur vers l’intérieur du manège. La différence, c’est que les mains devraient travailler un peu plus parce qu’il n’y a plus de mur en avant, mais que le cheval ne pourra pas se déplacer contre la jambe parce qu’il y a un mur. La dernière étape consiste à effectuer la manoeuvre au milieu du manège, sans mur C’est le travail de base en vue de faire un appuyé. Quand le cheval sera à l’aise avec cette manoeuvre, on pourra lui demander de placer légèrement son nez dans la direction où il se déplace, c’est-à-dire à gauche, en utilisant une rêne contraire d’opposition gauche qui sera beaucoup plus haute que la normale, ce qui permettra d’enlever beaucoup moins d’impulsion au cheval. La rêne directe se transformera en rêne d’ouverture droite au besoin.

Exemple Appuyé à gauche

· poids sur la fesse gauche àaide le poulain à garder son équilibre

· jambe droite

· rêne contraire d’opposition gauche au milieu de l’encolure

· rêne régulatrice ou d’ouverture droite au besoin.
 
 

Les pivots sur les membres postérieurs sont un autre exercice que j’enseigne au jeune cheval, toujours avec une rêne d’ouverture et une rêne directe accompagnées d’une jambe extérieure. (Figure 21). Je lui enseigne les pivots sur les membres antérieurs après lui avoir enseigné les pivots sur les membres postérieurs. Si je fais le contraire, j’ai beaucoup plus de difficultés à lui enseigner les pivots sur les membres postérieurs, car il cherche à s’en sauver en exécutant des pivots antérieurs, beaucoup plus faciles.

Je n’enseigne jamais à un futur cheval de reining les pivots sur les membres antérieurs. Il ne faut pas enseigner une manoeuvre dont on n’aura pas besoin.

J’aime enseigner aux poulains des exercices de souplesse et d’impulsion comme les appuyés et les pivots sur les postérieurs en travaillant au pas et en motion avant de leur montrer des manoeuvres comme les pivots sur les membres antérieurs et les pas de côté. Ces dernières manoeuvres seront enseignées plus tard, au besoin.

Je travaille énormément en respectant la logique et la psychologie du cheval. J’aide le poulain à trouver son
 


Figure 21. Pivots sur les membres postérieurs.

équilibre en me servant beaucoup de mon poids au bon endroit dans la selle. J’amène le poulain à travailler avec moi en utilisant des corrections qui sont liées à un travail plus exigeant s’il ne veut pas coopérer. Après une bonne session de travail, je le récompense par une caresse dans l’encolure ou une période de repos.

J’amène e poulain à chercher et à trouver ce que je veux, c’est-à-dire à apprendre, plutôt que de le forcer à faire ce que je veux en utilisant trop de mains. Pour moi, respecter ta bouche d’un jeune cheval est primordial au début de l’entraînement si ion veut accéder à un haut niveau d’entraînement ou tout simplement avoir un cheval plaisant à monter et facile à diriger

Au cours du débourrage, je n’aime pas utiliser les éperons à moins que cela ne soit absolument nécessaire pour créer l’impulsion. J’utilise mes jambes pour lui apprendre les manoeuvres que je veux. J’utilise seulement les éperons si je sens qu’il a compris et qu’il ne fait pas l’effort. Un poulain réagit très rarement aux éperons de façon négative. Je n’utilise jamais la cravache pour un cheval western parce que je n’ai pas le droit de l’utiliser en compétition. Je ne l’utilise pas non plus pour un cheval classique même si elle est acceptée on compétition je préfère habituer le cheval à répondre à mes jambes plutôt qu’à la cravache.
 


CONCLUSION


En résumé, en deux mois de travail, mes chevaux apprennent à marcher, à trotter, à galoper en impulsion et en équilibre. Les seuls effets de rêne qu’ils connaissent sont la rêne d’ouverture et la rêne directe. Ils sont capables d’exécuter de beaux cercles en équilibre et des lignes droites à une vitesse constante en restant entre les rênes, sans que je ne sois obligée d’intervenir pour les aider à garder leur équilibre. Ils effectuent des pivots sur les membres postérieurs ou antérieurs ou les deux, des appuyés au pas et quelquefois au trot. Ils effectuent des arrêts à la voix et reculent correctement.

Le même programme d’entraînement s’applique à tout cheval, qu’il soit classique ou western, sauteur ou dressage, plaisance, barils ou reining. Ce n’est qu’après le débourrage que le programme d’entraînement se personnalisera selon la discipline que le cheval aura à effectuer

Ma règle d’or est la suivante: plus vous prendrez votre temps au cours des premières semaines, plus la progression sera grande par la suite. N’oubliez jamais que votre sécurité et celle de votre poulain sont primordiales. Ne prenez jamais de risques et suivez un bon programme d’entraînement, non les conseils de tous et chacun. Et surtout, n’essayez pas de jouer au cowboy car vous aurez encore à gagner votre vie le lendemain matin!!!