Textes bibliques en rapport avec le symbolisme du FEU
Textes
à étudier en groupe :
Ex
3,1-6 Le buisson ardent
Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son
beau-père, prêtre de Madian; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint
à la montagne de Dieu, à Horeb. 2 L'ange de Yahvé lui
apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda;
et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait
point. 3 Moïse dit: Je veux me
détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne
se consume point. 4 Yahvé vit qu'il se
détournait pour voir; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit: Moïse!
Moïse! Et il répondit: Me voici! 5 Dieu dit: N'approche pas
d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est
une terre sainte. 6 Et il ajouta: Je suis le
Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse
se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.
Mt 13,36-43 La fournaise de feu
Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison.
Ses disciples s'approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de
l'ivraie du champ. 37 Il
répondit: Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme; 38 le champ,
c'est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l'ivraie, ce
sont les fils du malin; 39 l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la
moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges. 40 Or, comme on arrache l'ivraie et qu'on la jette au feu,
il en sera de même à la fin du monde. 41 Le Fils
de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales
et ceux qui commettent l'iniquité: 42 et ils
les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des
grincements de dents. 43 Alors les
justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que
celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Autres textes pour continuer la réflexion :
Gn 1,3 La
création
La lumière
est le 1er élément créé « Que la lumière soit ! »
Gn 15,17-18 Alliance
de Dieu avec Abraham :
Des
flammes de feu passent à travers les animaux partagés
Ex 13,21-22 Dieu
guide son Peuple à travers le désert
Dieu
se manifeste dans une colonne de feu durant la nuit
Ex 19,18 Alliance
de Dieu avec son Peuple au Sinaï
Dieu
descend au Sinaï au milieu du feu
Ex 27,20-21 La
lampe du sanctuaire symbole de la Présence de Dieu
La lampe
doit brûler sans discontinuité dans le sanctuaire
Mt 3,11-12 Le
baptême du feu
Jean-Baptiste
présente Jésus
Ac 2,1-3 La
Pentecôte
Le don de
l’Esprit-Saint se manifeste sous forme de langues de feu
He 12,29 Notre
Dieu est un feu dévorant
Que
dévore-t-il ou qui dévore-t-il ?
2 P 3,10 Le
ciel, la terre et ses œuvres seront consumés par le feu
Le feu
transforme
Ap 1,13-14 La
vision du Christ dans l’Apocalypse fait appel au symbole du feu
« comme
s’il eût été embrasé dans une fournaise »
Ap 20,14 L’étang
de feu : séjour de la mort
« C’est
la seconde mort, l’étang de feu »
Textes bibliques en rapport avec le symbolisme de
l’Eau
Texte
à étudier en groupe :
Gn
1,1-2. 6-10 Récit de la création
Au commencement, Dieu créa les cieux et la
terre. 2 La terre était informe et
vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se
mouvait au-dessus des eaux.
….
Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux,
et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. 7 Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux
qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de
l'étendue. Et cela fut ainsi. 8 Dieu appela l'étendue
ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
9 Dieu dit: Que les eaux
qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse.
Et cela fut ainsi. 10 Dieu
appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que
cela était bon.
Autres textes pour continuer la réflexion :
Gn 7,17-8,14 Le
déluge
Dieu
intervient contre la méchanceté des hommes
Ex 2,10 Moïse
Moïse
est « retiré des eaux »
Ex 14,16-31 Passage
de la mer Rouge
Le
Peuple passe la mer mais les égyptiens sont anéantis
Ex 20,11 Le
décalogue
Référence
à la création pour le sabbat
Mt 3,13-17 Le
baptême de Jésus
Jésus est
baptisé dans le jourdain
Pourquoi
Jésus réalise un tel miracle ?
Jn 4,1-41 La
Samaritaine
L’eau
que je donnerai deviendra source jaillissante
Ap 13,1 La
bête de la mer
« Je
vis monter de la mer une bête… »
Ap 21,1 Disparition
de la mer
Un
ciel nouveau et une terre nouvelle mais plus de mer !
Textes bibliques en rapport avec le symbolisme de
l’Air (souffle – vent)
Textes
à étudier en groupe :
Gn
1,2-2 ; Gn 2,7 Récit de la
création
1,1 Au
commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
2 La terre
était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et le souffle
de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit :…
(le souffle est nécessaire pour proclamer une parole)
….
2,7 Dieu forma l'homme de la
poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de
vie et l'homme devint un être vivant.
Lc
10,17-20 Lutte contre les
souffles mauvais
Les soixante-douze revinrent avec joie, disant:
Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. 18 Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme
un éclair. 19 Voici, je
vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur
toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire. 20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les souffles
vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les
cieux.
Autres textes pour continuer la réflexion :
Gn 8,1 Le déluge
Le
vent apaise les eaux du déluge
Ex 10,13.19 8e plaie d’Egypte
Le
vent amène les sauterelles mais les chassent ensuite
Ex 14,21 Le passage de la mer Rouge
Le
vent sépare la mer en deux
Jr 18,19 Exil
Le
vent emporte Israël
Ps 58,10 Le vent est puissant il déracine
Le
vent emporte ceux qui n’ont pas de racines intérieures (cf aussi Job 7,7)
Mc 1,10 Baptême de Jésus
Le
souffle de Dieu descend sur Jésus
Lc 4,33 Le
souffle du mal
Le
souffle d’un démon
Ac 2,2 La Pentecôte
Un vent
impétueux manifeste l’événement
Textes bibliques en rapport avec le symbolisme de la Terre
Textes
à étudier en groupe :
Gn
2,7 ; Gn 3,19 Récit de la
création et chute
2,7 Dieu forma l'homme de la poussière
de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme
devint un être vivant. (Adam = « de la terre »)
…
3,19 « car tu es poussière
et tu retourneras à la poussière »
Ez
11,17-18 La terre promise
Ainsi parle le Seigneur, Yahvé:
Je vous
rassemblerai du milieu des peuples,
Je vous
recueillerai des pays où vous êtes dispersés,
Et je vous
donnerai la terre d'Israël.
18 C'est là
qu'ils iront,
Et ils en
ôteront toutes les idoles et toutes les abominations.
Autres textes pour continuer la
réflexion :
Dn 7,3.17 Les bêtes montent de la mer mais aussi de la terre
(cf aussi Ap 13,1.11)
La
terre est vue comme une « matrice »
Is 62,4 Dieu épouse la terre
« Dieu
trouve son plaisir dans la terre »
Mt 5,4 Les Béatitudes
« Bienheureux
les doux car ils recevront la terre en héritage »
Lc 8,4-15 Parabole du semeur
La
bonne terre symbole de l’homme qui accueil le don de Dieu
Ap 21,1-2 Terre nouvelle
La terre
ancienne va disparaître
Deux remarques préliminaires pour que chacun se sente à l’aise :
· La peur du symbole – ésotérisme – sectes – voyance – astrologie etc…
- C’est vrai ils utilisent abondement les symboles mais justement ne leur laissons pas ce trésor uniquement entre leurs mains. D’autant plus qu’ils font dire souvent n’importe quoi aux symboles.
· Est-ce qu’on ne s’éloigne pas de la Bible en cherchant le sens des symboles ?
- Je vous mets au défi de me trouver une seule page de la Bible qui n’utiliserait pas un symbole ou un geste symbolique !
- Le Verbe créateur a mis son empreinte dans son œuvre.
En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, (Rm 1,20)
Dieu

Souffle

Vibration du Souffle
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Le
Souffle plane sur les eaux
(Gn 1,1-2)
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La Création est la
vibration du Souffle émis par la Parole de Dieu :
« Dieu dit… et
cela fut » (Gn 1,3)
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Si je me mets à
l’écoute de la création, je reçois la vibration de la Parole
inscrite en elle comme
une empreinte.(Rm 1,20)
Tout ce que Dieu a créé est symbole, présence d’une
Parole vivante.
La Parole est invisible
mais les symboles sont visibles, ils sont l’incarnation de la Parole.
Le symbole n’est
pas Dieu mais une Parole de Dieu. Le seul qui réalise dans toute sa
plénitude la Parole, c’est le Verbe incarné, il est le Symbole dans
toute sa plénitude.
Remarque :
Avec le Christ, nous
dépassons l’ordre de la nature, nous sommes divinisés, avec lui, la nature
humaine est Dieu et désormais Dieu habite dans la nature humaine, ce n’est plus
une Parole mais la Parole de Dieu qui habite en nous. Nous ne sommes pas Dieu
mais nous vivons de la Vie même de Dieu (Gal 2,20), de sa Parole. Avec le
Christ, l’être humain renforce sa vocation d’être le symbole de l’invisible.

Explication du Schéma
· Le symbole c’est comme une Parole visible. Celui qui parle (comme chrétien on dira le Verbe de Dieu) est invisible. Quand je parle, si vous êtes d’accord avec moi vous faites vôtre ce que je pense, je ne suis pas en vous mais il y a quelque chose de moi, qui est en moi, qui est invisible qui est aussi en vous. On comprend encore mieux lorsqu’il s’agit du langage amoureux, le « je t’aime » est une parole qui permet à une réalité invisible de s’enraciner dans le cœur de celui qui reçoit cette parole et dès quil l’a reçu ça se voit ! « Il est amoureux ». L’amour ne se voit toujours pas, la réalité de l’amour demeure invisible mais on voit que la personne est amoureuse. Le symbole c’est cela, on ne voit pas l’invisible mais on perçoit qu’il rayonne en lui.
-
·
Symbole vient du grec sumbolon
(symbolon) que l'on employait pour tout ce qui sert de signe de
reconnaissance. Au départ, on parlait de symbole
pour un objet coupé en deux, dont deux hôtes conservaient chacun une
moitié; ces deux parties rapprochées servaient à faire reconnaître les porteurs
et à prouver les relations
d'hospitalité contractées antérieurement. sumbolon
dérive du verbe sumbalein (symballein) qui signifie jeter avec, mettre ensemble, joindre, comparer, échanger, se
rencontrer, expliquer.
-
· L'étymologie nous indique donc que le symbole implique une dualité puis une unification, une réalité visible qui m'invite à découvrir la réalité invisible qui ne fait qu'un avec la réalité visible. L'unité ne se fait pas par mode de fusion mais d'ajustement (sumbolh).[1] L'ensemble des deux éléments (visible et invisible) forme un tout et l'un ne se comprend pas sans l'autre.
· Le symbole ne fait pas appel à une théorie mais à votre expérience de vie, non pas tant à votre intelligence pour construire des théories et des concepts abstraits et savants mais « à vos entrailles » comme dit la Bible ou « à vos tripes » comme on dit aujourd’hui.
- Symbole : un ouvrier et un voyageur parcours la même distance entre Saignelégier et Delémont. Pour l’ouvrier qui fait ce parcours deux fois par jour cela risque de vite devenir une simple distance, un passage obligé pour se rendre à son lieu de travail. Pour le voyageur, par contre, cette distance représente un beau coin de pays qu’il voit pour la première fois. Il est émerveillé par la beauté du site, ses cours d’eau, ses points de vue etc…
- C’est la même différence qu’il y a entre un théologien qui ne fait preuve que d’abstraction intellectuelle et le contemplatif qui s’émerveille de la Beauté parce qu’elle le pénètre, il en a la « chair de poule ». Elle fait vibrer tout son être. Il ressent ce que le théologien ne peut pas exprimer avec son discours. Il ressent le mystère, il le comprend (au sens étymologique). C’est pour cette raison que vous pouvez être un savant en théologie et avoir un cœur dur.
· Le symbole va nous aider à approcher le mystère de la foi, non pas à travers le filtre de l’intelligence qui crée des concepts savants mais à travers votre
expérience de vie. Les symboles bibliques vont donc déposer directement la Parole de Dieu dans votre vie et non l’enfermer dans des concepts étroits et compliqués. En un mot : mieux vaut vivre l’amour que d’en parler. Ce n’est pas ce que je dis qui importe mais je suis là ce soir que pour vous ouvrir à un trésor et vous inviter à fouiller par vous-mêmes pour le trouver.
- Je ne dénigre pas l’intelligence je la remets à sa juste place parce qu’elle a exercé, depuis le succès des sciences exactes une tyrannie qui, heureusement est en train de s’écrouler.
·
Mon but
n’est pas de vous faire une théorie sur les symboles en espérant que vous
retiendrez le plus de choses possibles, mon but est de vous éveiller, toujours
plus à un trésor extraordinaire pour que vous vibriez dans toutes les fibres de
votre être en le cherchant en le découvrant. Vous pouvez chercher et découvrir
par vous-mêmes quel que soit votre degré d’études car c’est votre vie, votre
expérience, votre intimité avec le symbole qui vous communique cette vibration
de la Parole de Dieu inscrite dans le symbole.
-
· Exemples de la force du symbole :
- Faites mémoire de la première fois où vous avez touché votre bien-aimé et tout ce qui s’est passé en vous jusque dans les ultimes fibres de votre corps.
- Faites mémoire du jour de la naissance de votre garçon ou de votre fille
- Faites mémoire du jour où vous avez failli peut-être vous noyer vous comprenez mieux ce que veut dire être baptisé dans la mort du Christ.
-
J’ai étudié pendant une année le parcours pour
St-Jacques de Compostelle, j’ai vu des photos mais je n’ai pas saisi le millième
de la richesse de la démarche symbolique de ce pèlerinage. Il faut le vivre
le symbole pour le comprendre.
- Un couple me demande de les « re-marier ». Ils ne désirent pas échanger les consentements mais que je bénisse leurs alliances !
· En bref d’autres richesses du symbole
- Son universalité, il nous aide pour le langage inter religieux et pour l’œcuménisme. On découvre ici une même expérience traditionnelle des symboles au-delà des polémiques théologiques. Ce qui n’empêche pas chaque culture de découvrir des richesses différentes d’un même symbole. Un même symbole peut même avoir des sens différents selon les cultures mais cela n’est pas contradictoire pour autant. [2]
-
A la portée
de tous à commencer par les plus pauvres.
- Le symbole parle à l’inconscient.
· Distinguer clairement entre les symboles créés par les hommes et les symboles de la création. Seuls ces derniers contiennent l’empreinte du Créateur mais il faut tenir compte du péché de l’homme qui a taché, voir brisé le miroir de la création. C’est pour cette raison que le Christ doit sans cesse être la lunette qui corrige ma vision défectueuse.
· L’eau nous échappe parce qu’elle est incolore tout en étant toujours colorée parce qu’elle épouse les couleurs qui sont autour d’elle ou en elle si on colore l’eau. L’eau est capable de jouer le rôle d’un miroir, on connaît tous le fameux mythe de Narcisse.[3]
· L’eau nous échappe aussi parqu’elle n’a pas de forme tout en étant capable d’épouser toutes les formes possibles et imaginables. L’eau va épouser la forme d’une bouteille et dès que je la verse dans un verre elle épouse la forme de ce verre.
· L’eau nous échappe parce qu’elle nous « file entre les doigts », elle a une très grande capacité de division. Elle s’évapore et si on l’enferme elle profite de la moindre faille. La maîtrise de l’eau a mis beaucoup de temps dans l’histoire et est encore aujourd’hui un grand problème dans bien des pays.
L’eau fondamentalement ne sera pas, comme on le dit souvent trop vite, le symbole de la vie, mais de tout ce qui est possible. L’eau symbolise ainsi la matrice de tout ce que Dieu est cpable de créer. Dans le prolongement de la matrice elle symbolise aussi parfois la mère, la maternité. On peut déjà faire ici un lien passionnant avec le baptême : l’eau nous immerge dans la matrice divine dans les « possibilités divines ».
· Comme le souligne Mircea Eliade dans son traité de l’histoire des religions,[4] les eaux symbolisent la totalité des virtualités, la matrice de toutes les possibilités d’existence. Elles précèdent toute forme et l’immersion dans l’eau symbolise la régression dans le préformel, la régénération totale (on connaît bien le déluge mais ceci se retrouve dans toutes les cultures et religions), car une immersion équivaut à une dissolution des formes, à une réintégration dans le monde indifférencié de la préexistence et la sortie des eaux répète le geste cosmologique de la manifestation formelle, une nouvelle naissance car l’eau contient les germes de vie nouvelle, elle guérit et, dans les rites funéraires symbolise la vie éternelle. L’eau est ainsi symbole de « vie ».
- Ici il faut souligner la perte symbolique incroyable d’un baptême qui ne se fait pas par immersion !
Pendant les neuf dixièmes de son histoire, la vie n’a pas quitté l’eau. Cet élément, indispensable à la vie, domine aujourd’hui encore les systèmes vivants. L’eau a vraisemblablement participé aux mécanismes fondateurs de la vie primitive. Si on utilise les thermes de K.-G. Jung, on dira que l’eau a marqué de son empreinte l’inconscient collectif de l’humanité.
· Le symbolisme de l’eau développe une multitude de richesses selon les conditions dans lesquels elle se trouve. On peut ainsi distinguer, sous le geste solvant et absolvant fondamental de l’archétype aquatique, cinq directions essentielles du symbolisme aquatique: celle de l’eau germinale et fécondante, celle de l’eau médicale, source miraculeuse ou boisson d’éternité, celle de l’eau lustrale et baptismale, celle enfin de l’eau diluviale permettant la purification et la régénération du genre humain.
-
L’eau germinale et fécondante : Une des
premières expérience de l’humanité, celle que nous faisons sans cesse, c’est
d’établir le lien entre le pluie et la croissance de la végétation. Deux directions :
les sumériens l’associent à la semence masculine les mexicains à la mère
primordiale mais c’est finalement le même symbole de fécondité.
- L’eau médicale : Il est inscrit en effet dans cette logique du symbole que, puisque l’eau est l’inductrice de toute fécondité et qu’elle est à la fois liquide séminal et matrice humide, elle peut également redonner, prolonger, sauver la vie puisqu’elle en est la donatrice première.
- L’eau baptismale : l’eau fécondante fait partie des grands archétypes[5] et elle a encore la vertue de purification en elle. C’est l’expérience courante de l’eau utilisée pour laver, pour faire disparaître les impuretés. Par l’immersion baptismale (ou tout rite des différentes cultures à la naissance), le symbolisme de l’eau fécondante, de renaissance, régénération[6], médicale et purificatrice sont concentrent dans un même rite.
- L’eau diluviale : Eliade a bien montré l’universalité des mythes diluviaux. Le déluge rejoint le mythe de l’éternel retour aux origines. La notion cyclique du temps exprime cette réalité. Il s’agit de rejoindre l’idéal de l’origine car celui-ci n’a pas été encore corrompu par l’histoire. Le déluge est l’événement purificateur qui permet la fin d’une humanité pour une humanité nouvelle.
Le cycle de l’eau finalement
partant du préformel comme source de tous les possibles en passant par les
vertus médicales, de purification et de renaissance aboutissent à l’informel
dans les eaux diluviennes pour recommencer le cycle partant du préformel.
Le texte biblique (Gn 1,1-2.
6-10) confirme ce que nous avons dit du symbolisme de l’eau en ce sens qu’elle
est d’abord le symbole de tous les possibles car elle épouse les formes sans en
avoir aucune, elle précède l’acte créateur (Gn 1,2 ; Sg 11,17).
D’autre part, et c’est cohérent dans ce texte, Dieu ne crée pas l’eau, il
crée une « étendue » pour séparer les eaux d’en haut et les eaux
d’en bas (Gn 1,6-7).
Il ne s’agit pas pour nous
de dire que Dieu n’a pas créé l’élément « eau » car il a tout créé
(Ex 20,11 ; Ap 4,11 ; 6,6 ; Col 1,16). Il ne s’agit pas non plus
de dire qu’il n’a pas créé à partir de rien « ex nihilo ». Par
contre, tout le créé « existait déjà » de façon informelle dans
la mémoire de Dieu. Cet « informel » est symbolisé par l’eau.
On rejoint ici ce que dit
Dieu lui-même au prophète Jérémie :
« Avant que je t'eusse formé dans le ventre de
ta mère, je te connaissais » (Jr 1,5)
Nous avons vu que le déluge
exprimait la nostalgie des origines après l’usure du temps pour retrouver la
pureté du début. Le déluge dans la Bible exprime exactement cela (Gn 6,5-8).
Une humanité ancienne doit disparaître pour laisser renaître une nouvelle
humanité dont Noé, sa femme et ses fils sont l’image. Les animaux n’ayant pas
de péchés, on choisit au hasard des couples de chaque espèce pour qu’ils
puissent se reproduire après le déluge (Gn 6,17-20).
Moïse exprime finalement la
même réalité que Noé. Il est « tiré des eaux » pour donner naissance
à un peuple libre. En passant la mer rouge, le Peuple est libéré, il est
immergé dans l’eau, il renaît, tout en
étant préservé du passage par la mort, contrairement aux Egyptiens et à tous
ceux qui ont été engloutis par le déluge mais finalement comme Noé. Noé flotte
sur les eaux du déluge alors que le Peuple passe à pieds secs mais dans les
eaux de la mer (Ex 14,21) et non sur la mer.
Jésus qui était déjà préfiguré
dans la personne de Noé et de Moïse va dépasser ces deux personnages. Jésus est
baptisé par Jean, il est immergé dans le Jourdain mais lui il est
« mouillé ». On peut en déduire que l’humanité n’est pas encore
totalement immergée et renouvelée ni en Noé, ni en Moïse et son Peuple. Jésus,
par contre, est capable, l’homme nouveau, (Jr 31,31-32) est capable de réaliser
les prophéties de Jérémie et d’Ezéchiel, en créant une humanité régénérée par
le bain du baptême, renouvellée avec un coeur et un esprit nouveau (Ez 36,26).
Jésus est totalement purifié par l’Eau vive de Dieu.
En
marchant sur les eaux (Mt 14,26) Jésus manifeste sa puissance par rapport au cycle des eaux qui reconduisent sans
cesse au préformel (déluge). Il maîtrise aussi les forces hostiles qui habitent
la mer (Ap 13,1). Il est aussi capable d’apaiser la tempête (Lc 8,22-25) pour éviter
de retourner au préformel. Avec le Christ on ne recommence plus sans cesse un
nouveau cycle qui nous oblige de retourner au préformel (mort) pour renaître
ensuite. Cette croyance s’affirme encore fortement dans la réincarnation. On
passe par la mort, c’est le sens du baptême (Rm 6,4-6) mais pour se dépouiller
du vieil homme définitivement et revêtir l’humanité nouvelle du Christ
ressuscité. La mort physique étant la réalisation plénière et concrète du rite
de l’immersion baptismal. D’où l’importance du rite d’immersion totale au
baptême comme nous l’avons déjà souligné car lui seul symbolise vraiment la
plénitude du symbole de renaissance par la mort (on ne peut pas rester immergé
sous l’eau sans mourir. Le Christ fera donc disparaître dans ce sens-là des
forces hostiles, la mer (Ap 21,1) mais par contre il nous donne de devenir en
lui source jaillissante de vie éternelle (Jn 4,14).
· Le feu est présent aux 3 paliers de l’univers créé :
- En bas : les flammes de feu à l’intérieur même de la terre et sur terre (volcan - feux)
-
En haut : la lumière astrale, principalement le
soleil
-
Entre ciel et terre : principalement les
éclairs
· Le feu peut se communique de manière « invisible ». On peut allumer la mèche d’une bougie sans toucher la source du feu. D’autre part, le feu peut se démultiplier sans diminuer nulle part de volume. Vous pouvez prendre de la lumière à une flamme, elle ne va pas diminuer (ce qui n’est pas le cas pour les 3 autres éléments) alors qu’une 2e flamme est apparue. Le feu semble aussi sortir du « rien » si ce n’est un simple frottement ! Le feu sort ainsi de la logique « matérielle ».
- A partir de là il n’est pas étonnant que le feu soit le symbole de l’amour. Il se communique de manière invisible et l’amour engendre l’amour sans qu’il diminue chez celui qui le donne, au contraire. Il semble aussi venir « de rien » on ne siat d’où, il semble advenir subitement comme le feu. On n’est pas non plus dans la logique matérielle. D’autre part, la passion amoureuse provoque l’échauffement du corps comme le feu.
· On enferme pas le feu ni l’amour. Le feu exprime une vivacité et une grande liberté, il embrase tout (ou presque) sur son passage. Nous avons ici encore un rapprochement du feu et de l’amour qui ne s’enferme pas non plus s’il est vivant et libre. Si on n’enferme le feu avec des éléments qui résistent au feu, il s’éteint car le feu se nourrit d’oxygène, de l’air qui, enfermé va lui manquer. Le feu soumet l’oxygène qu’il brûle mais en même temps il lui est soumis car sans lui il disparaît. On retrouve la soumission réciproque du don de soi dans l’amour. Le feu fascine et fait la joie des amoureux : repas aux chandelles, soirée au coin de la cheminée… Le lien entre le feu et l’air qu’il « aspire » n’est-il pas le symbole du désir amoureux dans l’échange du baiser ? Le feu ne dégage-t-il pas du gaz carbonique comme l’être humain lorsqu’il respire ? Le feu respire mais le feu aspire aussi l’oxygène et rejette le gaz carbonique… il faut donc mourir à soi dans la relation d’amour.
· On peut unir deux flammes de feu pour qu’elles n’en fassent plus qu’une. C’est encore une expérience de l’amour.
· Le feu provoque la peur spécialement lorsqu’on ne peut pas ou plus le maîtriser car il brûle et détruit. Il nous échappe toujours on ne peut pas le saisir directement avec ses mains et il peut se très rapidement
· La 2e expérience fondamentale de l’être humain est la chaleur dégagée par le soleil. Comme pour l’eau, on remarque rapidement que le soleil permet à la végétation de s’épanouir. Il réchauffe, donne de l’énergie et est nécessaire à la vie.
· Le cycle des jours et des saisons inscrit dans l’humanité un archétype essentiel, celui de la renaissance. Nous avons déjà vu ce cycle avec le symbolisme de l’eau. Ici l’alternance jour – nuit symbolise la vie et la mort. En effet, il faut vivre pour voir la lumière et lorsque l’on meurt on « ferme les yeux à la lumière ». Le cycle des saisons avec la lumière qui diminue chaque jour puis augmente à nouveau exprime, avec l’alternance de chaleur, due à l’affaiblissement de l’apport énergétique des rayons de soleil, la mort et la renaissance d’autant plus que toute la végétation « semble mourir en hiver et renaître au printemps ».
· Le feu purifie : nous avons vu que l’eau peut purifier mais elle a des limites, certains éléments souillés doivent être brûlés pour être purifiés. Si l’eau purifie en principe avec douceur (sauf le cas du déluge), le feu crée une douleur par sa brûlure. Le feu régénère : incendier les champs permet de leur redonner une nouvelle vitalité. Le feu est nécessaire pour nourrir l’être humain : le feu « entre » dans les aliments pour les rendre digestes. Le feu a une capacité de transformation.
Nous sommes surpris par ce
feu divin qui ne consume pas le buisson dans le désert au moment où Moïse
rencontre Dieu. (Ex 3,3) Pourtant il est dit d’autre part que Dieu est un feu
dévorant. (He 12,29 ; Ps 118,10-12) Le feu dévorant est l’action de Dieu
dans l’espace et le temps, ici Moïse est comme transporté par sa vision dans
l’éternité de Dieu. Le feu divin entre dans l’histoire du Peuple de Dieu par
Moïse pour le libérer de l’esclavage. On ressent bien le privilège de Moïse qui
parle à Dieu, son visage est irradié par sa Présence. (Ex 34,29-35) Moïse
désire faire le tour de ce phénomène mais Dieu ne le laisse pas faire car on ne
peut pas faire le « tour de Dieu » pour percer son mystère, ce
« phénomène étrange ». Ce semble « sortir de rien »
puisqu’il n’est pas entretenu par le buisson qui se consume ! Par contre
le feu divin s’est communiqué à Moïse de manière invisible et se démultiplie
ensuite pour tout le Peuple illuminé par la colonne de feu qui le guide durant
la nuit au cours de l’Exode. (Ex 13,21-22).
En effet, la nuit, les visages s’éclairent, ils rayonnent dès que le feu
s’allume ! Cette communication du feu divin n’enlève rien à Dieu mais son
Feu embrase maintenant le cœur de son Peuple.
On enferme pas le feu, dès qu’il embrase le Peuple d’Israël celui-ci est
libéré !
Les alliances de Dieu
avec son Peuple sont aussi manifestées par le symbole du feu (Gn 15,17-18).
Dieu descend dans le feu au moment où il donne sa loi à Moïse et toute la
montagne du Sinaï est irradiée (Ex 19,18). Plus tard le feu dans le Peuple
manifeste la permanence de la présence de Dieu et de son alliance (Ex 27,20-21)
L’alliance avec l’humanité
se manifeste par l’arc-en-ciel, autrement dit l’eau transpersé par la lumière
du soleil (Gn 9,13). Dans la Bible, la
Parole de Dieu est aussi vue comme un feu (Jr 5,14 ; 23,29 ; Si
48,1). Le Christ se réjouit de « jeter un feu sur la terre… Il est un
baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit
accompli! » il s’agit bien sur du baptême du feu annoncé par
Jean-Baptiste (Lc 3,16). Ce baptême n’est pas celui du Jourdain[9]
mais celui de la croix car c’est le baptême du feu qui embrase le cœur de
l’homme car il manifeste la Plénitude de l’Amour divin sur la croix.
Le symbolisme du feu dans
les alliances de l’Ancien Testament expriment déjà la relation d’amour que Dieu
veut établir avec son Peuple, sa Parole est un feu qui s’accomplit dans le
baptême de feu qui donne le Souffle de l’Esprit (Lc 3,16). La pentecôte
renforcera le lien entre le Souffle, la Parole et le feu car elle donne des
langues de feu et l’Esprit-Saint ! Et le même langage n’est ni l’allemand
ni le français, ni l’hébreu ni le grec mais le langage de l’amour que tous les
hommes peuvent comprendre ! Le premier acte créateur n’était-il pas un
feu ? « Que la lumière soit ! » (Gn 1,3).
Nous avons vu le lien
étroit, intime qu’il y a entre le feu et le souffle dans « leur baiser
d’Amour ». Nous pouvons dire qu’il n’y a pas d’Amour sans le souffle de
l’Esprit. Tout amour humain, sans même que nous en ayons conscience est l’œuvre
de l’Esprit-Saint. « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5)
Mais nous pouvons dire aussi qu’il n’y a pas de véritable amour sans
soumission, il faut mourir à soi dans le baptême du feu de la croix !
Comme l’air qui se laisse consumer par le feu ! On comprend que cela fasse
peur comme le feu dévorant !
Le feu peut sortir de la
bouche des témoins de Dieu (Ap 11,5) et les justes resplendiront comme le
soleil dans le Royaume de leur Père (Mt 13,43). Le feu peut être purificateur,
destructeur comme celui de Sodome et Gomorre (Gn 19,24), il peut être
dévorant et venir de Dieu. Mais le feu
émane parfois des puissances hostiles au Seigneur, il est lancé sur terre par
la Bête (Ap 13,13) et tous ceux qui commettent l’iniquité seront jetés dans la fournaise
de feu (Mt 13,42). Comment discerner ? Comment comprendre que les justes
iront dans un feu car ils resplendiront comme le soleil et les impies dans la
géhenne de feu ?
Le feu qui se manifeste à
Moïse est une théophanie (manifestation, révélation) du divin, de Dieu. Ainsi,
à la fin des temps, personne n’échappera à cette présence de feu, en ce sens là
tout le monde sera jeté au feu, le ciel et la terre et ses œuvres (bonnes et
mauvaises) seront consumées par le feu (2 P 3,10). Le Christ lui-même est
embrasé dans une fournaise (Ap 1,13-14). Alors que ceux qui ne sont pas
inscrits dans le livre de vie seront jetés dans l’étang de feu (Ap 20,14).
Autrement dit, au jugement dernier, personne ne peut échapper à la Vérité à la
présence de celui qui est la Vérité (Mt 25,31-46). Au fond ce n’est pas le feu
qui change mais l’influence qu’il aura sur les différentes personnes.
L’alliance de feu embrase les amis de Dieu dans le feu divin sans les
consumer ! A ce moment-là le buisson ardent ou les trois enfants dans le
livre de Daniel (Dn 3,8-50) deviennent le symbole des amis de Dieu
« Si quelqu'un adore la bête et son image… il boira, lui aussi, du
vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il
sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant
l'agneau. » (Ap 14,9-10)
Dieu
est présent, son Feu embrase tout leur être de l’intérieur mais cela ne leur
fait rien car Dieu est maître de ce feu (Gn 1,3). Par contre ceux qui ont fait
le choix d’être avec la Bête, le feu n’est pas en eux, ils ne peuvent pas le
maîtriser, il y a des pleurs et des grincements de dents (Mt 13,42). Comme le
feu est le symbole de l’Amour, on peut dire que l’Amour les brûle car ils sont
« immergés dedans » sans pouvoir en vivre et cela les dévore !
Mais
pourquoi ont-ils renoncés à l’amour ?
Parce qu’ils se sont laissé séduire par le feu de la Bête, c’est-à-dire
par sa parole, comme Adam et Eve lors du péché originel. Embrasés dans le feu
divin ils ont cru pouvoir être eux-mêmes source de leur feu (de leur amour de
couple en faisant qu’une seule chair) mais ils ont découvert leur nudité (Gn
2-3). Ils ont cru que la Parole de Dieu les avait trompé, Dieu place alors des
glaives de feu pour protéger le Chemin de Vie (Gn 3,24), sa Parole qui
préfigure déjà le Verbe incarné. Les damnés ont fait le choix du plaisir
extérieur, du paraître et se sont fidés du feu intérieur.
· L’air nous échappe toujours, on ne peut pas le saisir dans sa main. Comme l’eau, il est inodore et incolore mais peut épouser toutes les couleurs, les odeurs et les formes. C’est pour cette raison qu’il symbolise avec l’eau toutes les potentialités de la vie et de l’existence, il précède donc la création (Gn 1,2). Il y a ainsi un lien intime entre l’eau et l’air. D’autre part, l’eau, portée par l’air et le vent, a la capacité de s’élever. Nous avons vu aussi le lien intime qu’il y a entre le feu et l’air.
·
Depuis le mythe d'Icare, l'homme a essayé de voler dans
les airs comme les oiseaux. Tout ce qui s'élevait dans les airs représentait
une fascination. Peu à peu, les hommes en ont acquis la maîtrise ce qui
n'empêche nullement les rêves. Le symbolisme du ciel exprime bien ce que peut
représenter la masse d’air. L’homme va ainsi devoir lutter contre la pesenteur
pour devenir aussi léger que l’air qui ne connaît pas ce problème. Les
édifices naturels et humains s’élevant vers le ciel : montagne, clocher,
pyramide, minaret expriment symboliquement le désir de l’homme de s’élever
vers le ciel. Dans la Bible on connaît bien le mythe de la tour de Babel
(Gn 11,1-9).
L’élévation dans l’air opère une
fascination chez l’homme parce qu’elle exprime la supériorité sur le monde qui,
au fur et à mesure que l’on s’élève, va devenir petit.
· Le 2e élément qui a frappé immédiatement l’imagination est la nécessité vitale de l’être pour la vie. Les personnes qui ont des problèmes de respiration sont très vite angoissées. L’être humain respire sans même y penser, même si le cerveau ne cesse de contrôler la respiration. Grâce à l’appareil respiratoire, l’être humain peut envoyer l’oxygène par le sang dans tout l’organisme et éliminer les déchets (dus à l’activité cellulaire qui produit du gaz carbonique et de l’eau). L’oxygène va donc pénétrer au plus intime de l’être humain.
· 3e élément l’air est un moyen de communication (le son se propage par la vibration de l’air) et de transport (le vent transporte eau, humidité, pollen, les odeurs, la pollution, virus, maladies, froid, chaleur, microorganismes pathogènes, molécules aromatiques, les ondes sonores et lumineuses, poussières, sable, etc.).
· Pour parler une personne a besoin de souffle et sa Parole a encore besoin d’être « portée par l’air ». Par contre, le vent peut aussi déporter la Parole du lieu où elle était destinée. Le déplacement de l’air peut donc provoquer des perturbations. Inutile de dire que tous les animaux qui volent sont « portés par l’air » et exercent un rôle déterminant dans la nature. Le vent transporte aussi l’eau dont nous avons vu toute l’importance. L’air peut aussi être pollué, il transporte alors des éléments nocifs pour la santé, il tranporte parfois des virus.
· L’air épouse aussi le parfum, les odeurs qui jouent un rôle symbolique essentiel car ils signifient souvent une présence invisible. Le parfum symbolise la présence de l’être aimé et il demeure au-delà de la séparation physique pour signifier la présence invisible de l’amour.
· L’humidité (et donc l’eau dans l’air) améliore la visibilité.
· Ce que nous avons dit de l’eau concernant sa capacité de symboliser tous les possibles vaut aussi pour l’air comme nous l’avons vu et le texte de la Genèse nous confirme bien cette association de l’eau et du vent avant la création (Gn 1,2). L’eau dans l’air (l’humidité) améliore la visibilité l’ensemble des possibles.
· Le souffle est vital pour toutes les parcelles de notre être et, cici encore la Bible le confirme lorsque Dieu donne son souffle de vie en l’homme pour qu’il devienne un être vivant (Gn 2,7).
· Comme pour le feu et l’eau, on retrouve dans le souffle la présence des forces hostiles au divin (Lc 4,33 ; 10,20) mais il symbolise aussi parfois l’Esprit de Dieu (Mc 1,10).
·
Le vent
symbolise l’action de Dieu (Gn 8,1 ; Ex 10,13 ; Ex 14,21 ; Jr 18,19 ; Ps 58,10) mais Dieu
en est le maître (Lc 8,22-25) ou l’Esprit lui-même (Ac 2,2). « Le vent
souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient,
ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. »
(Jn 3,8) Nous avons vu que l’air
nous échappe toujours.
· C’est l’Esprit du Christ qui émet la Parole et c’est encore lui qui nous l’apporte et la fait vibrer en nous (1 Co 2,10-16) mais les souffles des démons parlent aussi et perturbent parfois la Parole de l’Esprit (Gn 3). Le vent en est le symbole alors que la pollution symbolise le péché qui s’est enraciné dans l’histoire de l’humanité. De même que le souffle entoure toute la terre et l’humanité, de même l’Esprit de Dieu mais aussi le péché qui s’est enraciné dans la création. Le parfum par contre est le symbole invisible de la présence amoureuse de Dieu (Lc 7,37-38).
1.
L’expérience
courante de la terre
· La terre ferme, par rapport à l’eau, au feu et à l’air, constitue l’expérience fondamentale, de la stabilité de l’être humain. Sur la terre ferme, l’homme peut être debout de façon stable et nous savons combien la position « debout » a joué un rôle essentiel dans l’évolution de l’être humain. Cette position qui nous est devenue naturelle continue de jouer un rôle fondamentale car elle nous distingue des animaux et signifie l’homme vivant par opposition à la position horizontale ou couchée qui symbolise la mort.
· La deuxième grande expérience de l’homme par rapport à la terre est sa capacité de donner la vie à tout ce qui pousse mais aussi à l’être humain par la nourriture qu’elle lui donne. C’est dans ce sens que la terre sera perçue comme une matrice, comme notre mère. Dans la mythologie, la terre qui enfante tous les êtres, les nourrit est notre mère mais aussi parce qu’elle régénère les cadavres que l’on met en terre dans la position du fœtus.[10] L’ouverture de la terre pour déposer des semences est le symbole de la femme qui s’ouvre pour recevoir la semence de vie. De même que la femme a en son sein la fécondité de la vie, de même en va-t-il de la terre.[11]
· La terre nous apprend la patience. Dans l’inconscient collectif de l’humanité, il y a l’empreinte de l’évolution qui se déroule depuis 4,5 milliards d’années ! C'est donc au cours des millions d'années que l'argile a pris patiemment naissance.
· La terre c’est aussi celle du potier, la terre glaise qui se différencie de la terre arable, celle qui est la plus courante dans les champs. Nous en parlons parce qu’elle est citée dans la Genèse pour la création d’Adam. Il y aurait beaucoup à dire sur le symbolisme de la terre glaise et celle du potier.[12] Essayons de retenir ce qui nous paraît ici l’expérience essentielle du potier. Ce dernier doit apprendre, par son art, à maîtriser la terre et pour cela il aura besoin de ses mains mais aussi de l’eau et du feu.[13] Ce qui nous intéresse dans le cadre de notre travail est le rôle de l’eau et du feu dans le travail de la terre glaise.
- Le potier ne peut pas travailler la terre sans eau car celle-ci rend la terre suffisamment souple pour la tourner. Le potier devra précisément doser la juste quantité d’eau qu’il additionne à la terre. Lorsqu’il a collé la masse de terre sur son tour, le potier « bénit » la terre pour pouvoir la saisir et qu’elle ne colle pas dans ses mains. Par contre, une fois que l’œuvre du potier est terminée, il s’agira de faire disparaître l’eau et pour cela il y a deux étapes, le séchage puis la cuisson. Le feu succède donc à l’action de l’eau. C’est le feu qui va « sceller » la solidité définitive de la pièce.
· Contrairement à l’eau, l’air et le feu, la terre est un élément solide. Dès que l’eau intervient et se mélange de façon abondante à la terre, celle-ci perd une partie de sa solidité, elle devient boue. Par contre, la terre produit sa capacité matricielle que lorsqu’elle est accompagnée de la lumière du soleil et de l’eau. Avec l’air, nous avons vu la dimension verticale si importante dans la rêverie d’élévation de l’être humain. L’homme est « sous la masse d’air », à son plus bas niveau. Par contre, l’homme marche sur terre, il la domine, il « l’écrase avec ses pieds ». La terre représente donc toujours la dimension verticale mais cette fois-ci ce n’est plus la rêverie qui intervient mais l’angoisse de l’homme car ce qui est dessous, sous terre ou en terre, représente le séjour des morts, les enfers.
· Nous avons vu que l’eau, comme la terre sont des symboles matriciels mais il y a une différence essentielle entre ces deux symboles. Les eaux se trouvent au début et à la fin de tout événement cosmique alors que la terre est au commencement et à la fin de toute vie. La genèse confirme cette dimension dans le sens où les eaux précèdent la création mais la terre est créée par le retrait des eaux ! (Gn 1,2.9)
· Dieu confie la création à l’homme (Gn 1,26-28) et l’installe dans le jardin d’Eden où il est parfaitement heureux (Gn 2,15). Le péché provoque la chute de l’homme qui doit se cacher (Gn 3,10), il ne peut plus se tenir debout et le travail à la sueur de son front va le conduire en terre (position couchée du mort), le sol est maudit à cause de lui. (Gn 3,17-19) Autrement dit, Dieu à élever la terre en lui insufflant son souffle de vie mais la chute va la faire retourner en terre dans l’inertie de ce souffle car l’homme s’en est détourné. Bien évidemment, le Christ, nouvel Adam, va élever définitvement la terre, celle-ci ne retombera plus jamais puisqu’elle est divinisée.
-
Nous retrouvons le lien intime qu’il y a entre la terre
et l’homme au moment où Dieu façonne la terre glaise pour insuffler en lui un
souffle de vie. (Gn 2,7) Le mot Adam
signifie "homme tiré du sol" ou "humanité". Ce mot provient
d'une racine qui signifie "rouge" ou "rougeâtre". Adamah,
à l’origine, c’est l'argile rouge dont se sert le potier. Le mot dam
(= sang) est lui aussi dérivé de la même racine que adam, parce que le
sang est proprement le liquide rouge.
Adam est donc le premier dans l'ordre de la nature, (et non seulement dans
l’ordre chronologique) il est le fondateur de notre cycle d'humanité et son
archétype.
· La terre promise (Ez 11,17) est l’expression symbolique de ce qui sera donné dans le Christ, une terre fertile où coule le lait et le miel. (Ex 3,8). L’abaille se dit en hébreu « Déborah » mais ce mot vient de « Davar » qui signifie la parole. Donc la terre promise où coule le lait et le miel est le lieu de la Parole et plus tard on comprendra que le Christ est la véritable terre promise où coule le lait et le miel fruit de la Parole puisqu’il est le Verbe incarné façonné dans la terre glaise de notre humanité.
-
Cette terre
promise est un symbole de vie parce qu’elle est une terre de liberté (par
opposition à l’esclavage en Egypte) et de fécondité (par opposition au désert)
pour autant que l’on oublie pas la Parole du Seigneur comme le répète le fameux
« Shema Israël » que tout juif croyant relit sans cesse (Dt 6,1-25).
- Le Christ nouvelle terre promise est symbole de Vie parce qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14,6). Il est celui qui nous donne la semence de Vie éternelle, la Bonne Terre qui s’unit à notre terre (Isaïe annoncait déjà cette prophétie - Is 62,4) qui n’a plus assez de richesses en elle pour que nous puissions, à notre tour, produire à nouveau de bons fruits (Mt 13,4-23 ; Lc 8,4-15 ; Mt 5,4). Tout jardinier sait qu’il faut amener de la nouvelle terre pour mélanger à l’ancienne afin qu’elle produise à nouveau car celle-ci est épuisée, elle a perdu sa vitalité ! Cette terre ancienne et nouvelle c’est l’Eglise. A la fin des temps, la terre pauvre, marquée par le péché va disparaître, il n’y aura plus que la terre nouvelle (Ap 21,1-2).
-
· La terre glaise du Christ nous apprend la patience du Potier qui nous façonne avec l’eau du baptême et le feu de l’Esprit (Mt 3,11). Nous avons vu que l’eau représente toutes les potentialités de la création (Jean-Baptiste - Mt 3,1 - invite à un baptême de conversion pour retrouver ses potentialités humaines. L’eau rend la terre souple.) alors que le souffle représente les potentialités divines (L’esprit plane sur les eaux, le souffle symbolise quelque chose de supérieur à l’eau). Nous avons vu que le souffle de la Parole créatrice est un feu, nous avons vu le lien intime qu’il y a entre ces deux symboles on le retrouve au moment de la Pentecôte.
- Dans la symbolique de la poterie, l’eau cède sa place au feu, nous n’y voyons pas le symbole du divin qui supprime l’humain car l’humain n’est pas symbolisé par l’eau mais par la terre. Ce sont les potentialités humaines qui sont totalement transcendées par les potentialités divines données par le feu. Autrement dit, l’humanité est divinisée. L’eau retourne en vapeur dans l’air dans le souffle qui planait à l’origine sur les eaux. L’homme n’a plus besoin de ses potentialités humaines elles sont divines ! Autrement dit par le souffle de l’Esprit, l’homme vit mais ce n’est plus lui c’est le Christ (Gal 2,20). La poterie ne reste pas brûlante mais le feu l’a transformée, elle n’est donc pas Dieu mais à l’image de Dieu, l’émail brillant qui habille la terre symbolise le rayonnement donné par le feu, symbolise la présence de Dieu dans l’être humain.
· La terre « enferme », elle a en son centre l’enfer de feu. Autre chose est de marcher sur terre, de la dominer, autre chose est d’être sous-terre, lieu des morts et du feu de l’enfer. Impossible à cet endroit de respirer, pas de souffle de vie possible, c’est le lieu des ténèbres (Dn 7,3.17).
- Avec le feu nous avons vu l’ambivalence de ce symbole pour parler de ceux qui sont rayonnants comme le soleil et de ceux qui sont dans la fournaise de l’enfer ! Nous retrouvons le même symbole ambivalent avec la terre qui, d’un côté est semence de vie et de l’autre séjour des morts. Ne faut-il pas retourner dans la terre pour renaître à la vie ?
· Le Christ n’est-il pas descendu aux enfers pour renaître à la Vie ? N’a-t-il pas connu l’abandon total (certains théologiens comme Urs von Balthasar diront la condition des damnés) ?
SUR LA PISTE DE LA SYMBOLIQUE DE L'AIR
Fiche pédagogique générale
INTRODUCTION
Depuis le mythe d'Icare, l'homme a essayé de voler dans les airs comme les oiseaux. Tout ce qui s'élevait dans les airs représentait une fascination. Peu à peu, les hommes en ont acquis la maîtrise ce qui n'empêche nullement les rêves.
OBJECTIFS
• Réaliser que l’air est indispensable à toute
vie.
• Comprendre le rôle de l’air pour les communications entre les êtres vivants
comme pour les propagations d’éléments divers.
• Réfléchir à la fascination exercée par l’air sur l’imaginaire des sociétés
depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.
• Prendre conscience de toutes les tentatives de l’homme pour vaincre la force
de la pesanteur.
NOTIONS-CLES
Aérodynamique, Lévitation, Ascension, Anémophilie, Cosmogonie.
1. Des sensations à la symbolique de l'air
• L’air, vecteur de sensations
- Observer et caractériser en quoi l’air est porteur de sensations : odeurs
(gaz, parfums), ondes sonores et lumineuses, rythmes saisonniers, etc.
- Relever les sentiments et sensations qu’évoque l’air dans différents états :
sous un ciel bas ou pur et clair, par une nuit étoilée ou par temps nuageux.
• L’air : imaginaire, symbolique et croyances
- Rechercher dans les contes et légendes les êtres intermédiaires
bienfaisants ou malfaisants qui peuplent l’air : anges, esprits, elfes, démons,
griffons.
- Montrer que l’oiseau a toujours été très présent dans les croyances sous
forme de divinités, de pratiques divinatoires ou de symboles.
- Rechercher dans les mythologies et les religions, le symbolisme des édifices
naturels et humains s’élevant vers le ciel : montagne, clocher, pyramide,
minaret, etc.
- Étendre cette recherche au thème de l’envol surnaturel que comporte
l’expérience religieuse (lévitation, ascension).
- Trouver dans les arts, des exemples montrant les phénomènes du ciel comme des
manifestations de l’action des forces divines (foudre, météorites).
2. Les propagations par l'air
• Identifier des ambiances typiques par leurs
sons ou leurs odeurs : briocherie, bord de mer, marchés, sous-bois, champ de
lavande.
• Rechercher les phénomènes physiques et chimiques ou les organismes et
particules pouvant être véhiculés par l’air : ondes, microorganismes
pathogènes, molécules aromatiques, etc.
• Identifier leurs incidences sur les êtres vivants : transmission de sons,
d’odeurs, d’allergies, de maladies, dispersion des plantes, etc.
• Analyser les effets des variations de température et d’humidité de l’air sur
les perceptions auditives (adaptation de la taille d’une flûte au cours d’un
concert) et visuelles (scintillement des étoiles, paysages).
3. L'air dans les civilisations humaines
• Répertorier comment l’homme s’est abrité de
l’air et des vents.
• Identifier les mesures du vent (anémomètre, girouette).
• Recenser les constructions, les techniques et les usages illustrant une maîtrise
de l’air par l’homme : silos à grain, cheminée, climatisation, transport,
transformation en énergie avec les éoliennes et les moulins à vent ; à l’aide
de photos, tableaux et textes littéraires, recenser les différentes catégories
de moulins à vent et les paysages typiques qu’ils ont créés.
• Noter d’autres exemples d’utilisation physique de l’air : flèche, feu,
boomerang, frisbee, instruments à vent, réserve d’oxygène nécessaire en plongée
sous-marine, en haute altitude ou dans les vols spatiaux.
4. Voler au gré du vent
• Oiseau vole! : observer la maîtrise du
vol à laquelle sont parvenus les oiseaux et les insectes : aérodynamique
(forme, rapport longueur / largeur, plumes), phases du vol (décollage, vol de
croisière, atterrissage) et types de vol (ramé, plané, stationnaire).
• Transport :
- observer comment l’air transporte des graines, des spores et des pollens
et en quoi leurs différentes formes permettent leur dissémination et la
propagation des plantes. - observer la diversité des semences qui atterrissent
dans un recoin de la ville, essayer d’identifier leur provenance et d’en
déduire le trajet réalisé.
- identifier quelles autres particules peuvent être ainsi transportées
(poussières, sable, etc.).
• Voler comme un oiseau
- Retrouver dans la littérature antique ou médiévale, les premières tentatives
d’envol.
- Retracer les étapes du vol aérien depuis les aérostats, les premiers vols
contrôlés jusqu’à l’essor de l’aviation et la mise en orbite de satellites.
- Rechercher les différents engins volants avec leurs caractéristiques
techniques de vol et leurs usages (transport, sport, loisir, conquête spatiale,
usage militaire).
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L'AIR DANS L'ART Poètes, écrivains et philosophes : |
LE SYMBOLISME DE L'AIR
Actions pédagogique pour 12-15 ans
• Des approches pluri-disciplinaires
• Réalisation d'un objet volant
• Création artistique
DEMARCHE
Approche artistique et pratique du thème de l’air.
OBJECTIFS
• Appréhender l’air sous différents angles
• Susciter l’imagination créatrice à son propos
• Développer des compétences techniques pour la maîtrise de l'air
PARTENAIRES
Peintre, poète, historien, musicien, conteur.
ETAPES ET REALISATION
1. APPROCHER L'AIR
Cette approche pourra précéder celle proposée dans la fiche générale
précédente "Sur la piste de l'air du temps".
Ces approches peuvent être associées ou dissociées et conduire à autant
d'actions particulières.
• Approche poétique :
- lire des poèmes relatifs au vent, à la pluie, aux nuages, à la foudre, à
la tempête.
- écouter les sonorités et relever les allitérations, les analogies, la
symbolique.
• Approche picturale :
- observer des tableaux illustrant le thème des oiseaux, de l’envol ou du
vol.
- relever la charge symbolique, la part de rêve, la place donnée au ciel, aux
nuages, aux oiseaux.
- analyser les techniques utilisées pour transmettre ces messages.
• Approche musicale :
- identifier les différents instruments à vent et les resituer dans le
temps et l’espace géographique.
- écouter des œuvres musicales pour flûte traversière, cor ou clarinette.
- apprécier la ligne mélodique, la façon dont on peut moduler la force de
l’air, les crescendos.
• Approche mythologique :
- rechercher dans la mythologie égyptienne, grecque et romaine les éléments
symboles du surnaturel, les attributs des divinités qui se rapportent à l’air,
les saisons ou phénomènes atmosphériques attribués aux astres et les oiseaux
associés à la mythologie.
• Approche littéraire :
- rechercher dans le folklore, la littérature orale et les contes, les
représentations populaires du ciel dans les campagnes françaises au siècle
dernier.
- étendre cette recherche à d’autres écrits sur le ciel, l’espace ou l’aviation
et à d’autres cultures.
• Synthèse :
- montrer comment l’air, dans les représentations mentales et artistiques a
inspiré l’imaginaire des hommes tout au long des siècles.
2. RÉALISER UN OBJET VOLANT
• Selon l’âge des jeunes, les moyens et le temps dont on dispose, on pourra
leur faire construire en modèle réduit, un planeur réglable, un avion à hélice,
une montgolfière ou un cerf-volant photographe. Vous trouverez dans la rubrique
"kiosque" les ouvrages susceptibles de vous fournir les indications
techniques pour les réaliser.
• À l’issue de cette construction, demander à chaque jeune quelle approche
artistique est pour lui la plus illustrative de l’émotion vécue lors de l’envol
de l’objet. La transcrire ensuite par une création personnelle.
LÉGER COMME L'AIR
Actions pédagogiques 7-11 ans
• Observation de l'envol d'objets simples
• Observation de la résistance de l'air
• Faire voler un objet
DEMARCHE
Observations, construction d’un objet volant.
OBJECTIFS
• Prendre conscience que l’air exerce une résistance
• Réaliser que l’on peut vaincre cette force
• Amener les enfants à concevoir et à réaliser des expériences.
PARTENAIRES
Aéromodéliste, animateur technique, plasticien.
ETAPES ET REALISATION
1. PIGEON VOLE!
• Donner un ballon de baudruche à chaque enfant et lui demander de le
décorer pour qu’il ressemble à un oiseau ou à un gros insecte (dessins au
feutre indélébile, ailes de papier léger collées avec un ruban adhésif).
• Organiser un tournoi par équipes ; chacun gonfle son ballon, le maintient
fermé par simple pression des doigts et au signal, le lâche. Le gagnant est
celui dont le ballon a atterri le plus loin.
• Demander aux enfants des explications sur le phénomène qu’ils ont observé et
en tirer des enseignements sur la propulsion par réaction.
2. PLANER...
• Observer la résistance de l’air : dans un sac-poubelle en plastique,
découper un carré d’environ 30 cm de côté. A chaque coin, nouer un fil de nylon
de 40 cm de long. Peindre un bâtonnet de 10 cm de haut représentant le
parachutiste, planter une punaise à la tête et y attacher les 4 morceaux de
fil.
• Lâcher les parachutes d’une certaine hauteur et observer leur descente.
Noter les remarques. Émettre des
hypothèses.
3. CONSTRUIRE UN CERF-VOLANT
• Construire un cerf-volant simple à fabriquer comme le chiringa (schéma
extrait de "Spécial Jeunes Années" n°128 bis).
- dans un papier léger, découper un carré de 20 à 25 cm de côté. Le plier
suivant sa diagonale (croquis 1 et 2) puis le replier suivant les croquis 3 et
4. Couper la pointe supérieure puis déplier le papier.
- faire une bride (5) de 50 cm en fil de lin que l’on fixe au dos du
cerf-volant en A et A’ par un morceau de ruban adhésif. Au milieu de la bride,
faire une boucle à laquelle on attache le fil de retenue.
- confectionner une queue de 10 cm de long sur 5 de large ; arrondir un bout
sur lequel on collera 2 bandes de crépon longues de 2 m sur 1,5 cm. Rattacher
la queue au corps central du chiringa en la collant à l’extrémité inverse de
celle qu’on a découpée (5).
- tenir à bout de bras le cerf-volant pour le faire voler. Si nécessaire,
régler la queue selon le vent : s’il tournoie, il faut la rallonger ou ajouter
une bande de papier ; s’il monte difficilement, il faut la raccourcir.
COMME DES OISEAUX
Actions pédagogiques à partir de 16 ans
• Historique des tentatives d'envol des hommes
• Réflexion sur une énergie nouvelle
• Montage d'une bulle d'été
DEMARCHE
Recherche documentaire et montage d’un modèle réduit.
OBJECTIFS
• Apprendre à structurer et exploiter une
recherche documentaire.
• Faire participer les jeunes à une démarche de projet de fabrication d'un
objet.
• Réfléchir à chacune des étapes : conception, définition, montage, production,
utilisation.
PARTENAIRES
Aéromodéliste, historien, ingénieur, aéroclub, Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle.
ÉTAPES DE REALISATION
1.
VOLER, REVE OU RÉALITÉ ?
• Recherche documentaire :
- rechercher des documents multi-média sur les tentatives d’envol et de vol des
hommes depuis Icare jusqu’à la conquête spatiale.
• Exposition en 3 parties à partir des documents proposés :
- voler, un rêve des hommes (de l’Antiquité à Léonard de Vinci).
- voler, une réalité (des aérostats aux vols interspatiaux).
- le retour au rêve avec les ailes delta.
2. ENERGIE ORAGE
• Montage d’une bulle d’été :
- construire un modèle réduit : étude de la réalisation, définition du projet,
recherche de partenaires, élaboration du cahier des charges, étude de
faisabilité, utilisation d’une énergie nouvelle, production.
- appréhender le principe de fonctionnement ; l’énergie nécessaire pour
maintenir la force ascensionnelle est fournie par la reproduction en miniature
d’un phénomène orageux à l’intérieur de la bulle.
• Étapes du montage d’une bulle de 4 m de diamètre maximum (pour l’envol,
choisir un jour sans vent et très ensoleillé).
1- Se procurer 50 m2 de film noir en polyéthylène de 15 à 20 g/m2 (couleur et
poids obligatoires).
2- Découper le film en quartiers d’orange à l’aide d’un fer à souder (cf.
schéma).
3- Souder les quartiers entre eux et consolider la soudure avec du ruban
adhésif.
4- À l’aide d’un ventilateur domestique, insuffler par la jupe de la bulle 95%
d’air.
5- En même temps introduire 5% de vapeur d’eau (soit 1 litre d’eau évaporée)
que l’on amène dans les palles du ventilateur. Utiliser une machine produisant
de la vapeur (cocotte minute, décolleuse à papier peint…).
6- Laisser le bas ouvert et le relier à une bouteille en plastique avec vos
coordonnées et vos recommandations pour celui qui récupèrera la bulle.
A l’issue des opérations, attendre 5 mn et le soleil fera le reste permettant à
votre bulle de s’élever jusqu’à 12 000 m.
• Analyser le trajet parcouru et chercher les potentialités de ce procédé dans
différents domaines.
TOUCHONS, SENTONS, ÉCOUTONS L'AIR
• La matérialité de l'air
• Le phénomène respiratoire
• Les mesures de l'air
DEMARCHE
Observations, initiation à la méthode expérimentale, construction d’un objet technique, mesures.
OBJECTIFS
• Amener les enfants, par une approche sensible,
à se rendre compte de la matérialité de l’air.
• Mettre en évidence, par des expériences simples, les diverses propriétés de
l’air.
• Prendre conscience que l’air est un milieu vital et que sa qualité est
primordiale.
PARTENAIRES
Service météorologique, technicien.
ETAPES ET REALISATION
1. LES SIGNES DE L'AIR
• Découverte par les sens ; les signes qui rendent compte de l’existence de
l’air :
- le toucher : sentir la brise qui caresse le visage et la résistance de l’air
lorsqu’on se déplace rapidement (patins, skate-board, vélo, etc.).
- l’ouïe : remarquer le lien entre les sons des instruments à vent et le
souffle ; les bruits véhiculés par l’air et leurs variations suivant le
contexte (temps, direction des vents, etc.).
- l’odorat : humer les odeurs dans la rue et lors d’une sortie à la campagne.
- la vue : identifier les couleurs du ciel en fonction de l’heure de la journée
et du temps qu’il fait.
• Expériences sur l’air qui nous entoure :
- gonfler un ballon et le lâcher : que se passe-t-il ? Faire la même expérience
avec des ballons plus ou moins gros, plus ou moins gonflés.
- enfoncer un flacon vide dans un récipient plein d’eau, que s’en dégage-t-il ?
- couper le fond d’une bouteille en plastique, ajuster un ballon au goulot.
Plonger le fond de la bouteille bien verticalement dans un récipient plein
d’eau et noter les observations au fur et à mesure qu’on appuie vers le bas.
- découper une bande de papier léger, l’attacher à un fil, la maintenir
au-dessus d’un radiateur, puis à l’extérieur. Que se passe-t-il ?
- se placer dos au soleil en fin de journée et regarder à travers un jet d’eau
pour voir apparaître un arc-en-ciel.
• Imaginer l'histoire d'un ballon en baudruche qu'un enfant a laissé s'échapper
dans les airs.
2. LAISSEZ-MOI RESPIRER !
• Analyse du phénomène respiratoire :
- inspirer, expirer et analyser ce qui se passe au niveau des poumons.
- souffler dans un ballon ou un spiromètre et faire le lien avec l’air contenu
dans les poumons.
- se pincer le nez et évaluer le temps durant lequel on peut rester sans
respirer ; comparer les différences entre individus.
• Traduire ces mesures par un diagramme en bâtons.
3. MESURER L'AIR ?
• Visiter une station météo locale pour découvrir comment on mesure les
caractéristiques physiques de l’air (température, pression, humidité, direction
et force du vent, pluviométrie).
• Monter une petite station météo.
• Relever les données chaque jour et les transcrire (tableaux, diagrammes).
• Analyse des données :
- mettre en relation la température, la pression et la quantité d’eau
recueillie avec l’état du ciel (présence, absence de nuages, humidité plus ou
moins forte de l’air, direction et force du vent).
- exposer le temps qu’il fait à la manière d’un présentateur de la météo.
EN SYMBIOSE AVEC L'AIR
• Le métabolisme des êtres vivants
• Les cycles dans l'atmosphère
• L'évolution de l'atmosphère
DEMARCHE
Expérimentation, analyse de données et comparaison, aborder un phénomène à différentes échelles.
OBJECTIFS
• Comprendre le mécanisme de la photosynthèse.
• Prendre conscience de l’interdépendance des organismes vivants, de la Terre
et de l’atmosphère.
• Montrer que l’air est le support des cycles vitaux.
• Prendre conscience des interactions des composants de l’atmosphère.
• Prendre conscience, à propos de l’atmosphère, de l’articulation des échelles
spatiales et temporelles.
PARTENAIRES
Géographe, physicien, aérochimiste, biologiste.
ETAPES DE REALISATION
1. L'AIR ET LE SOLEIL, MOTEURS DE LA VIE
Appréhender le métabolisme des êtres vivants :
• Étudier le phénomène de la photosynthèse et tirer les conséquences de
l’absence de lumière.
- construire une mise en système pour analyser en quoi la photosynthèse permet
aux êtres vivants d’exister (chaîne alimentaire, cycle du carbone, etc.).
- analyser en quoi l’énergie solaire joue un rôle moteur dans le développement
du vivant et les rythmes biologiques.
• Étudier le phénomène respiratoire chez l’être humain et les animaux. Analyser
comment tout accroissement d’activité entraîne une augmentation des besoins en
oxygène. Se pencher sur les problèmes rencontrés en plongée ou en alpinisme.
Comparer la physiologie d’individus vivant à des altitudes moyennes et ceux
vivant à de très hautes altitudes.
2. LES GRANDS CYCLES VITAUX DE L'ATMOSPHERE
• Analyser les principaux composants de l’atmosphère. Rechercher en quoi le
rôle de l’oxygène est vital et lister les effets de ses interventions
(combustion, rouille, métabolisme, ...), rechercher ce qu’il permet
(assimilation des aliments, minéralisation des tissus morts). Opérer de la même
manière pour l’azote et le gaz carbonique.
• Rechercher la participation de l’atmosphère aux grands cycles – de l’oxygène,
du carbone, de l’azote et de l’eau (cf. Thème eau, dossier "Pour que l'eau
vive") – qui permettent la vie sur Terre.
• Représenter schématiquement ces grands cycles etanalyser leurs interactions.
3. UNE ATMOSPHERE EN ÉVOLUTION
• À l'échelle temporelle :
- bâtir une chronologie pour retracer l’évolution de l’atmosphère depuis
l’origine de l’univers et rechercher les différentes hypothèses émises au cours
de l’histoire des sciences.
- construire une frise chronologique de 4 cm de haut et de 20 cm de long (1 cm
pour 1 000 ans) de l’histoire des climats. Dater la glaciation de Würm et
délimiter par des traits noirs les différentes périodes du climat. Placer en
rouge dans la partie supérieure les données concernant le climat et en vert
dans la partie inférieure, celles concernant la végétation.
• Suivant les échelles spatiales :
- mettre en relation l’inégale répartition de l’énergie solaire sur la Terre en
recherchant les bilans radiatifs des principales zones géographiques.
Voir comment les perturbations locales sont
transportées à l’échelle planétaire par la circulation des masses d’air
atmosphériques en observant les photos satellites d’une masse d’air, d’un
cyclone, etc.(cf. images virtuelles).
- identifier les régions touchées par des perturbations atmosphériques de
grande amplitude, celles qui ne le sont pas et les resituer sur une carte.
- intégrer dans une mise en système les principaux constituants de l’équilibre
dynamique de la Terre (cycles des éléments vitaux, mouvements des masses d’air,
échanges – océan/océan, océan/atmosphère, terre/atmosphère, région/région,
etc.).
[1] Il est bon d'avoir en tête un exemple: on pourrait comparer le symbole à une brique de poterie ancienne qui nous invite à chercher l'autre brique que je ne vois pas, qui est invisible, mais que je sais qui existe et qui s'ajuste exactement avec la brique que j'ai trouvée. Ce n'est pas une unité de fusion mais d'ajustement.
[2] Non pas au niveau des symboles essentiels de
la création, comme les 4 éléments mais au niveau des symboles dits de
« seconde classe » . Par exemple un nuage noir dans un pays souvent
inondé où le soleil manque parfois peut revêtir un symbole de crainte, de peur.
Par contre, où il pleut très rarement, ce même nuage devient un symbole de
fécondité car il va pleuvoir et les plantes vont pouvoir pousser. Ce qui
comptera c’est donc la relation vivante de l’homme avec le symbole.
[3] Jeune homme de la mythologie grecque, doué d’une grande beauté. Dans Les Métamorphoses d’Ovide, il est le fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriopé. À sa naissance, sa mère apprit de Tirésias qu’il vivrait longtemps, pourvu qu’il ne vît jamais son propre visage. Cependant, arrivé à l’âge adulte, il s’attira la colère des dieux en repoussant l’amour de la nymphe Écho. Poussé par la soif, Narcisse surprit son reflet dans l’eau d’une source et en tomba amoureux; il se laissa mourir de langueur; la fleur qui poussa sur le lieu de sa mort porte son nom. Selon une autre version rapportée par Pausanias, c’est pour se consoler de la mort de sa sœur jumelle, qu’il adorait et qui était faite exactement à son image, que Narcisse passait son temps à se contempler dans l’eau de la source, son propre visage lui rappelant les traits de sa sœur.
[4] Traité
d’histoire des religions, Mircea Eliade, ch. V, pp. 165 ss, Payot 1986.
[5] Pour Jung, tous les inconscients individuels s’enracinent dans un inconscient collectif qui leur est commun; cet inconscient enferme des types originels de représentations symboliques, qui sont des modèles de comportement. Ce sont ces types, inhérents à la nature humaine, corollaires psychiques des instincts biologiques, que Jung dénomme archétypes. Parce qu’ils sont, dans l’homme, une sorte d’a priori de l’espèce sur le plan mental (comme le sont les instincts sur le plan vital), il n’est pas étonnant qu’on les retrouve chez les individus les plus différents, chez les peuples les plus éloignés, sans influence mutuelle. De leur côté, les morphologues des religions (Van der Leeuw, Eliade) adoptent la notion d’archétype pour désigner les symboles fondamentaux qui servent de matrice à des séries de représentations. Au sens large, l’archétype est l’image primordiale, l’image mère, celle qui alimente les images «personnelles» et qui les nourrit à partir d’un même fonds «archaïque», qu’exploitent mythologies et religions.
[6] C’est ce que note très bien saint Jean Chrysostome (Homil. in Joh., XXV, 2) cité par Eliade: «Quand nous plongeons notre tête dans l’eau, comme dans un sépulcre, le vieil homme est immergé, enseveli tout entier; quand nous sortons de l’eau, le nouvel homme apparaît simultanément.»
[7] A partir des textes cités ci-dessus à la page 3.
[8] A partir des textes cités ci-dessus à la page 3.
[9] Au moment où Jésus dit ces paroles il y a longtemps qu’il a été baptisé dans le Jourdain !
[10] Traité d’histoire des religions, Mircea Eliade, o.c.,, pp. 208-227.
[11] La terre étant source de vie est vue dans certains mythes comme celle qui donne la semence de vie elle prend alors une dimension masculine et dans d’autres mythes elle est vue comme notre mère, une matrice féminine. Cf. Marc Girard, Les symboles dans la Bible, vol 1, p. 697.
[12] Cf notre travail « Le symbolisme de la terre et du potier ».
[13] Au Japon certains potiers travaillent la terre à l’aide du souffle comme le font les souffleurs de verre.