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Législatives |
Circonscription de Châteauroux  
Profession de foi de Patrice Rémia
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REVUE DE
PRESSE
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DECLARATIONS
DE J-P CHEVENEMENT |
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CHEVENEMENTISTES ET FIERS DE L'ETRE
Par Henri CAILLAVET,Michel DAHRY,Patrick KESSEL,Danièle SALLENAVE,Karim
ZERIBI
Henri Caillavet, ancien ministre. Michel Dahry, député européen
radical. Patrick Kessel, président du «Comité laïcité République». Anicet Le Pors,
ancien ministre. Danièle Sallenave, écrivain. Karim Zeribi, président d'«Agir pour la
citoyenneté».
Le lundi 11 février 2002
Non, la liberté n'est pas le libéralisme.
L'égalité n'est pas l'équité. La fraternité n'est pas la charité et la laïcité
n'est pas le commu-nautarisme. Un mouvement en profondeur se
dessine dans le pays: il porte Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidence de la
République. Ce premier succès corroboré par les sondages s'explique par les qualités
de l'homme, son sens de la chose publique, sa capacité d'engagement et la fidélité à
des valeurs, notamment celles de la République. Pour nous, citoyens de gauche, cette
filiation est essentielle. La tentation qu'exprime le pays face au «phénomène
Chevènement» s'explique aussi par sa capacité à rassembler largement autour de valeurs
fondamentales mais menacées. C'est le Pôle républicain qui, des gaullistes à des
communistes en passant par des libéraux, des radicaux, des socialistes, des écologistes,
voire même des trotskistes, rassemble des femmes et des hommes aux origines diverses qui
se retrouvent pour défendre et promouvoir - selon l'expression de Jean-Pierre
Chevènement - «une République démocratique, sociale et laïque».
Ces mots ouverts ne sont pas neutres. Ils définissent un projet de société appelé à
concrétiser une philosophie, une certaine idée de l'homme. Une idée propre aux
philosophes des Lumières, toujours inachevée, moderne: «Toutes les femmes et tous les
hommes naissent et demeurent libres et étonnamment égaux en droits.» Autant dire que la
citoyenneté n'a pas de couleur de peau, de communauté, de confession, de classe sociale.
Elle est universelle, conférant à chacune et à chacun l'égalité des droits et des
devoirs. En un mot, la République laïque recouvre tous les hommes d'une tunique de
dignité. Ensemble, différents et égaux, les citoyens constituent donc la nation.
Marianne est leur symbole. C'est là le parti pris républicain. De même, la République
donne-t-elle un contenu concret à l'égalité par le contrat social et à la solidarité
par la protection sociale. Elle garantit à chacun la liberté de conscience par la
laïcité.
Ces acquis sont l'expression, le fruit de combats politiques, sociaux et philosophiques
dans la filiation desquels nous nous situons. Hélas, triste bilan, il faut bien constater
que les majorités successives, de droite comme de gauche, ont concouru à vider ces
principes de leur contenu. Comment parler d'égalité quand de tous côtés avance la
déferlante de l'inégalité des chances et de l'instruction, l'inégalité dans le
domaine de la santé, du logement et de la sécurité, et inégalité en droits avec les
menaces d'adaptation de la loi aux particularismes régionaux. Non, la liberté n'est pas
le libéralisme. L'égalité n'est pas l'équité. La fraternité n'est pas la charité et
la laïcité n'est pas le communautarisme.
C'est parce que ces valeurs simples sont violées par la mondialisation sauvage,
l'infiltration de l'argent-roi dans toutes les sphères de la société, la
déstructuration de l'Etat et du service public, de l'école publique, l'affaiblissement
du droit du travail, le différentialisme communautariste, que nous, citoyens de gauche,
sommes impliqués dans ce Pôle républicain. Nous y retrouvons des citoyens d'autres
origines politiques qui néanmoins se reconnaissent dans cette définition de la
République, précisée clairement par Jean-Pierre Chevènement dans les dix orientations
de son discours de Vincennes. Là réside ce qui nous unit, ce pourquoi nous nous sommes
engagés, la matrice de notre engagement commun. Comme l'a déclaré Jean-Pierre
Chevènement, rien ne peut nous amener à transiger sur ces principes d'égalité, de
liberté de conscience, de laïcité, de progrès et de justice sociale. Fidèles à nos
engagements à gauche, au demeurant différents les uns des autres, notre engagement aux
côtés de Jean-Pierre Chevènement s'inscrit dans une filiation naturelle de la
Révolution française, de la Commune, de la Résistance, de Jaurès à Mendès France, du
Front populaire à l'espérance de mai 1981. Sur ces bases claires, ce projet ambitieux,
tolérant, moderne, nous appelons à nous rejoindre celles et ceux qui, fidèles à ces
mêmes valeurs, se situent dans la gauche républicaine et laïque et sont fiers de
l'être.

« La
République du peuple, par le peuple et pour le peuple », par le MDC de l'Indre
Services
publics en déclin programmés, Corse à la dérive, banlieues en perdition, éducation
dépourvue de principes éducatifs ; ainsi vont les choses au royaume du capital
mondialisé et de la promotion publicitaire érigée en substitut du politique.
Quotidiennement, lactualité nous renvoie à ces maux qui accablent et vident la
République de son sens. En ces temps de renoncement à la tête de lÉtat il est
grand temps de retrouver les vertus exprimées dans notre devise nationale :
¨ LIBERTE :
La liberté cest dabord recouvrir nos capacités de décisions : la
France doit assumer son rôle dans le monde, elle na vocation ni à saligner
sans cesse sur les positions pro-américaines de ses voisins européens, ni à abandonner
sa souveraineté sans contrôle. La République doit être laffaire de tous les
citoyens : il faut donc développer la démocratie participative à tous les
échelons, de la commune à la tête de lEtat .
¨ EGALITE :
Les inégalités face à la loi saccompagnent dun retour à société de
privilèges par opposition à une société fondée sur légalité. Les dérives
autonomistes, régionalistes ou communautaires saggravent. Pouvons nous en
effet accepter une France où des « droits Berrichons » seraient négociés
dans la « province », de véritables droits ethniques différents de ceux des
Basques, des Picards ou des Corses ? Refusons tout retour à linégalité, au
nom dun prétendu «droit à la différence», qui deviendrait en fait un moyen
dexclusion.
¨ FRATERNITE :
Pour une République solidaire garantissant à tous des moyens dexistence
convenables. Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite ont laissé se
développer les paradis fiscaux, le chantage à lemploi des multinationales,
encourageant ainsi les inégalités. Fraternité aussi envers les peuples du Tiers Monde,
dont la misère scandaleuse nécessite une vraie solidarité de notre part. Fraternité
enfin envers les générations à venir par la protection de lenvironnement.
Pour
une France républicaine, rejoignez le Mouvement des Citoyens !
Contact
courrier: MDC36
Téléphone: 02 54 07 41 39
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