Le MDC, appelé à se fondre dans le Pôle Républicain, se fonde sur le respect des
principes républicains, fondés sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
de 1789 et sur les préambules des constitutions de 1946 et 1958. Son programme:
l'application concrète de ces principes dans la vie quotidienne de tous les français: la
refondation républicaine pour plus de justice sociale.

Les principes du Mouvement des Citoyens
Le Mouvement affirme qu'il n'y a de citoyen
libre que lorsque sont garantis à la fois les libertés publiques, l'accès égal
à l'instruction et à la culture et les droits économiques et sociaux essentiels au
travail, au logement, à un revenu décent, à l'accès aux soins et la garantie de sa
santé. S'inscrivantdans l'héritage de la Révolution française et du mouvement socialiste, le Mouvement des Citoyens ne considère pas
le capitalisme comme la fin de l'histoire. Il agit pour la transformation sociale afin de
construire une société fondée sur les valeurs républicaines de liberté, de laïcité,
d'égalité des droits et des chances, de justice sociale et de fraternité. Il combat les
obstacles posés au plein accomplissement de chacun et les discriminations sondées sur le
sexe, l'origine, les convictions ou la fortune.
Le Mouvement affirme qu'il ne saurait y avoir de citoyen libre dans une nation sujette, ni
de pays libre dans une humanité livrée au sous-développement et à l'injustice. Il est
attaché à l'indépendance de la nation, cadre actuel de
la démocratie, à la résistance à l'hégémonie libérale mondiale et à l'empire des
oligarchies de l'argent. La nation citoyenne et laïque ne distingue ni race, ni origine,
ni religion. Elle regroupe des citoyens libres et égaux en droits, non des communautés.
Apprentissage à l'universel, elle constitue le meilleur fondement possible aux
coopérations nécessaires à l'échelle de l'Europe et du monde. L'action pour l'emploi et la justice sociale est la priorité du Mouvement.
Elle vise à réunir tous les moyens d'une croissance sociale fondée sur l'intérêt
général, soucieuse de l'environnement, à partir des choix démocratiquement exprimés
dans le pays. Elle implique un secteur public fort, la citoyenneté dans les entreprises
et le droit des salariés à intervenir dans l'organisation, les conditions du travail et
les orientations de l'entreprise.
Le Mouvement des Citoyens oeuvre pour la construction d'une Europe
confédérale ouverte à l'Est et solidaire du Sud, respectueuse des nations qui la
composent. Il entend agir en faveur d'un nouveau mode de développement, le droit des
peuples à disposer d'eux-mêmes. Il combat les exigences injustes d'un ordre mondial
libéral et d'un libre-échangisme contraire aux besoins humains et au droit des
générations futures sur notre planète.
Le Mouvement des Citoyens, attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de
l'Etat, regroupe, sans distinction de convictions philosophiques ou de Croyances, tous
ceux qui souhaitent contribuer à son action et se reconnaissent dans ses principes.
Devant le bilan désastreux du libéralisme de droite et de gauche, il oeuvre à
rassembler ceux qui, au -delà des clivages périmés, veulent redresser la gauche avec la
France et accomplir la République en répondant aux défis de notre temps : l'emploi, la démocratie, la paix.

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789)

Les représentants du
peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance,
l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et
de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration
solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette
déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle
sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et
ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute
institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des
citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent
toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les
auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.
Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les
distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits
naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la
sûreté et la résistance à l'oppression.
Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la
Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane
expressément.
Article 4 - La
liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice
des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres
membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être
déterminées que par la loi.
Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la
société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne
peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens
ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle
doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les
citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités,
places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de
leurs vertus et de leurs talents.
Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas
déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent,
expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais
tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend
coupable par la résistance.
Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment
nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée
antérieurement au délit, et légalement appliquée.
Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait
été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne
serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée
par la loi.
Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.
Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits
les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la
loi.
Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen
nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et
non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses
d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également
répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs
représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement,
d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la
durée.
Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son
administration.
Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas
assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.
Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en
être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige
évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Le préambule de la Constitution de 1946
1. Au lendemain de
la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir
et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout
être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits
inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme
et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes
fondamentaux reconnus par les lois de la République.
2. Il proclame,
en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques,
économiques et sociaux ci-après :
3. La loi
garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.
4. Tout homme
persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les
territoires de la République.
5. Chacun a le
devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son
travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
6. Tout homme
peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat
de son choix.
7. Le droit de
grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglemente.
8. Tout
travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination
collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.
9. Tout bien,
toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public
national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.
10. La Nation
assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
11. Elle
garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la
protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être
humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation
économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la
collectivité des moyens convenables d'existence.
12. La Nation
proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui
résultent des calamités nationales.
13. La Nation
garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation
professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et
laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.
14. La
République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public
international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera
jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.
15. Sous
réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires
à l'organisation et à la défense de la paix.
16. La France
forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des
devoirs, sans distinction de race ni de religion.
17. L'Union
française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent
leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives,
accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.
18. Fidèle à sa
mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge
à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres
affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit
à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des
droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.

