COMMUNIQUES DU MDD

LE MOUVEMENT POUR LE

DÉVELOPPEMENT ET LA

DÉMOCRATIE

M.D.D.

 

 

COMMUNIQUES DE PRESSE

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 143/01/PR/MDD

 

APPEL A LA RESPONSABILITÉ

 

        Le MDD condamne les arrestations arbitraires et les maltraitances, dont ont fait l’objet les six candidats malheureux aux élections présidentielles du 20 mai dernier.

Par ailleurs, le MDD appelle les responsables politiques de tout bord, malgré les fraudes massives et les humiliations, à plus de pondération, de modestie et de sagesse.

Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter les appels aux violences et aux clivages politico-régionalistes, prétextes majeurs, et ancestral d’effusion de sang au sein de la population civile.

Le MDD rappelle les pays frères, le France, les autres grandes puissances, les organisations internationales (OUA, ONU, CE) et l’opposition tchadienne à aider le peuple à s’unir et lutter pour enfin établir une véritable démocratie.

Le MDD, poursuit plus que jamais sa lutte contre le régime corrompu et incapable de Deby, jusqu’à la victoire totale du Peuple tchadien.

 

 

Fait le 1er juin 2001

Le Président du MDD

Issa Faki

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 056/00/PR/MDD  

 

CONDAMNATION DES AGRESSIONS RACISTES A ZAOUÏA

 

Les exactions et agressions racistes, entreprises par la population libyenne à l'encontre des étrangers, et en particulier des ressortissants tchadiens dans la ville de Zaouïa ( à une trentaine de km à l'ouest de Tripoli) ces derniers jours sont bien réelles.

Selon des nombreuses sources concordantes ces actions ont entraînés une cinquantaine de morts et des dizaines de blessés, plusieurs personnes ont été chassées de leur demeure. 

Les autochtones aveuglés par la haine ont bien pris soin de brûler ces maisons pour que ces «étrangers» ne puissent plus revenir.

Des femmes, des enfants et vieillards conspués et humiliés, sont parqués telles des bêtes dans des stades par la population.

Le MDD condamne avec la plus grande sévérité ces comportement d'un autre temps.

Le MDD enjoint les autorités libyenne et plus particulièrement le Colonel Kadhafi à mettre un terme, dans les plus brefs délais, à ces comportements barbares.

Le MDD exige que les coupables soient traduits au plus vite devant les tribunaux, pour que justice soit faite.

 

Fait le 27 septembre 2000

Le Président du MDD

Issa Faki

 

 COMMUNIQUE DE PRESSE N° 003/00/SG/MDD

 

 

 

Après dix années d’absolutisme césarien, Debye vient de découvrir les méfaits de la guerre qu’il n’a jamais cessée d’entretenir et d’attiser les flammes. Ce cher pays, saigné à blanc, a presque quarante ans d’hostilités avec des milliers de victimes (des morts, des orphelins, des veuves, des mutilés…) Debye compatit pour les victimes de l’Afrique de l’Est et la Sierra Leone. Qui croira cette mise en scène grotesque? Il aurait suffi à Debye de voir la réalité en face et de dire j’ai échoué, je laisse ma place à un vrai élu, plus compétent et plus capable que moi ; et des milliers de vies seront épargnées.

Le bilan de la décennie Debye est catastrophique.

·        Sur le plan politique, la recette de gestion appelée « DCP » est une véritable forme de totalitarisme microcosmien. Un nombre limité de personnes, jouissant de tous les privilèges et ignorant délibérément l’intérêt national, dérive le pays vers le chaos. La concussion, la gabegie, la transgression de l’esprit des institutions sont instituées en forme de gestion. La réorganisation administrative qui aurait pu être une décentralisation reçue et une déconcentration et délocalisation profondes s’est traduit par un saucissonnage électoraliste absurde. Le peu de symboles qui unissent les Tchadiens tel l’appartenance à la même préfecture ou sous préfecture est brisée. Pire, des nouveaux cantons ont vu le jour. Et pendant ce temps les Massalites se massacraient pour un bout de pâturage, éleveurs et agriculteurs s’affrontaient dans le sud du pays. L’État en tant institution a démissionné, son autorité est défaillante.

·        Sur le plan économique, la totalité des sociétés para étatiques sont en faillite ; l’élevage seconde mamelle de l’économie tchadienne complètement ignorée ; l’agriculture pilier de l’économie nationale totalement sous exploitée ; le secteur tertiaire (vache à lait du régime) boiteux, les institutions bancaires précaires existantes sont bradées, les voie de communications inexistantes, …, on aura presque envie de demander qu’est ce que vous avez fait de vos dix ans ?

·        Sur le plan social : Les infrastructures socio-éducatives sont en total délabrement, les droits les plus élémentaires, à savoir, se nourrir, se soigner et s’éduquer sont scandaleusement ignorés ; la famine, la typhoïde, la malaria, et autre choléra sont les lots quotidiens du Peuple Tchadien et la « DCP » continue son pillage de l’État.

 

·        Sur le plan des libertés fondamentales le bilan est chaotique : après le discours du 4/12/90 où on offrait la liberté sur un plateau en argent au Peuple Tchadien, (crieuse conception de liberté qui peut s’offrir donc se reprendre également) ce dernier a vite déchanté. Les réalités sont autres : Goukouni Guet et autres membres de MDD sont déportés, contusionnés et exécutés, Bisso Mamadou assassiné, Me Béhidi tué, Laouken Bardé supplicié, Koumba Sing Gali bâillonnée, N’djamena-hebdo saccagé, Le Temps menacé,…, et le consensus dit démocratique s’occupe, tranquillement de ses besognes : Piller le pays.

Dans ces conditions, le MDD, cohérent avec ses principes, inébranlable dans ses certitudes, constate qu’il est inconcevable d’aider ce régime à dilapider les biens de toute une Nation. Les garanties boiteuses du style lois votées sur la répartition des richesses pétrolières, c’est du pipeau. Il y a bien des lois non seulement nationales mais aussi internationales mais cela n’a pas empêché le régime de se lancer dans des activités illicites telles : Trafics de stupéfiants, fabrication, détention et circulation de la fausse monnaie. Ce régime n’a aucun crédit ; politiquement il est incapable, moralement infréquentable et militairement en déconfiture.

 

 

Le 28 mai 2000

 

MAHAMAT Mahdi Ali

COMMISSAIRE A L’INFORMATION ET AUX DROITS DE L’HOMME

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PAR INTÉRIM

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Le 17 Avril 2000

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 014/00/PR/MDD

 

L’Échec de la rencontre de Syrte

La rencontre de Syrte (Libye) du 15 avril 2000 entre l’ex- président Goukouni Weddeye et Idriss Debye sous l’égide du Colonel Kadhafi  avait pour but de trouver une issue pacifique, à la crise tchadienne.

Malgré toute la bonne volonté de l’opposition tchadienne et du médiateur, l’actuel président s’est obstiné à vouloir circonscrire la crise au Tibesti et à refusé par la même son caractère globale et nationale.

Le MDD, quant à lui, a toujours manifesté sa volonté de résoudre la crise dans sa globalité et pour toute la nation tchadienne.

Il rend donc le président Idriss Debye seul responsable de ce nouvel échec.

 

 

Fait le 17 Avril 2000

Le président du MDD

Issa Faki

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Le 11 Mars 2000 

Les combats violents qui se sont déroulés fin février début mars au Tibesti ont poussé certains de nos compatriotes à se poser des questions sur l'issus de cette guerre. Il est vrai que depuis 1963, il n'y a pas eu au Tchad une année de calme sans combat. Le peuple tchadien, à l'instar des autres nations, doit vivre et évoluer dans un climat de sécurité et de justice. Or ces deux mots n'existent même pas dans le vocabulaire des personnes qui sont sensées les établir. C'est pourquoi, le MDD, et au delà du MDD, tous ses alliés font le constat suivant:

 

  1. Les mouvements armés réunis au sein du CPAL n'ont jamais fait de la guerre leur principe, voire leur cheval de bataille, mais ils sont contraints d'utiliser ce seul moyen pour mettre non seulement terme à la souffrance quotidienne de ce peuple, mais également à cette gabegie, pillages et détournements des biens de État
  2.  

  3. Toute négociation a un préalable: le départ de DEBY. Il est inconcevable que la résistance armée composerait avec ce régime pour envisager des solutions afin de redresser ce pays car le paradoxe est qu'il n'y a pas eu une évolution positive qui pourrait nous convaincre à discuter avec DEBY. S'il y a évolution c'est dans le sens inverse: Institutions bafouées, l'Administration disloquée, l'Unité nationale anéantie, la Concorde nationale inexistante, le Tchad tend vers le chaos en tant État, voire en tant que Nation.

 La responsabilité de cette guerre incombe à cette horde clanique au pouvoir. La seule alternative à la guerre actuelle est le départ de DEBY et l'organisation d'un débat national regroupant tous les fils de ce pays pour lancer les bases d'une nation solide et prospère.

 

 

FAIT LE 11 MARS 2000

  LE COMMISSAIRE A L'INFORMATION ET

 AUX DROITS DE L'HOMME

 SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PAR INTÉRIM

 MAHAMAT Mahdi Ali

 

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