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BIBLHISTOIRE
Remise à jour du site le 09.09.99
CE SITE CONSACRE A LA GLOIRE DE DIEU PAR L'ETUDE DE TEXTES BIBLIQUES EST ANIME PAR ISABELLE ET PHILIPPE METZENER

JESUS ET LA DIGNITE DE LA FEMME

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Les femmes du Nouveau Testament, dont nous allons parler maintenant (elles ne représentent qu'une petite minorité de femmes qui ont eu le privilège de rencontrer à titre personnel le Christ, le Fils de Dieu), reconnaissent au premier regard, à la première parole, Jésus comme leur Seigneur et Sauveur. C'est la raison pour laquelle, face à Lui, dans cette extraordinaire proximité, elles ne se sentent plus méprisées, désirées, tentatrices ou tentées, comme elles se sentaient l'être devant les hommes. Elles se découvrent soudain régénérées, guéries, respectées, parfaitement aimées, parfaitement à un niveau divin, avec une saveur de paradis. Elles retrouvent chacune, près du Messie, quels que furent leur passé, leurs épreuves, leurs souffrances, leurs luttes, leur dignité de "créatures" créées par amour divin : la dignité ! Elles redevenaient alors les petites filles aux yeux purs qu'elles avaient été jadis.

Mon choix, pour la première des femmes qui ont partagé, à différents moments, la vie de Jésus, se porte naturellement sur Marie, sa maman.

Cela commence par la visite de l'Archange. Cela impressionne un archange. Mais elle n'a pas peur Myriam, la petite fiancée juive.

Cela fait des années qu'elle prie chaque jour pour être digne d'enfanter le Messie. Cela faisait des siècles que les jeunes filles juives pieuses adressaient à l'Eternel la même prière. Le message la surprend. Elle pensait simplement que le Messie naîtrait d'une union naturelle.

Mais non ! Le Souffle Divin interviendra puissamment sur elle. L'enfant portera le nom de Yeshoua (le Salut de l'Eternel).

Evangile de Luc chap. l, versets 3l à 33 :

<< Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son Père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.>>

Alors, elle va chanter et non pas s'effondrer ou argumenter.

Relisons tranquillement le " Magnificat " dans sa traduction de l'hébreu biblique. C'est le programme messianique de Myriam, ce qu'elle espère de son Fils… ce que tout Israël espère encore. Elle garde en mémoire l'annonce de l'Archange cautionnant ce programme.

Et Miryam dit :

<< Mon être magnifie l'Adôn,

mon souffle exulte en Elohim, mon sauveur,

parce qu' il a regardé l'humilité de sa servante.

Voici : désormais tous les âges

Diront mon allégresse.

Oui, le puissant fait pour moi des grandeurs,

Et son nom est saint.

Sa merci, des âges jusqu'aux âges,

Sur ses frémissants.

Il fait prouesse avec son bras:

Il disperse les orgueilleux en l'intelligence de leur cœur.

Il descend les puissants des trônes,

Et il élève les humbles.

Les affamés, il les remplit de biens,

Et les riches, il les renvoie, vides.

Il soutient Israël, son enfant,

Au mémorial de sa merci,

Comme il l'a dit à nos pères,

En faveur d'Avraham et de sa semence,

A perpétuité.>> (traduction Chouraqui)

 

 

Lorsque Jésus travaille le bois… elle se cache… sans doute en se disant : " Est-ce bien lui le Fils de l'Eternel ? ". Souvent il la quitte le soir, sans un mot, et lorsqu'il revient, c'est comme s'il avait côtoyé le royaume caché au fond des cieux, le royaume de Celui qu'il était le seul à appeler " Mon Père ".

Il y eut le scandale dans la synagogue de Nazareth. Les religieux voulaient lui tuer son enfant. Et il y eut, aussi, la terrible et ultime semaine pascale lorsque Jésus dit à sa maman: " Mère, voici ton fils".

Mais demeurent à jamais les années tendres de l'enfance, les longs moments de silence, de prière, ceux où elle lui apprenait à lire les textes sacrés, ceux où il la vit bénir les lumières du shabbat, le vendredi soir. Et cette tunique sans couture, tissée de ses mains en pieuse maman juive.

Ce fut à cause de Lui, et pour Lui qu'elle a tant souffert. Et Jésus était bien placé pour savoir que notre Père dans les cieux, son Père, l'avait, dès les origines du monde, élue parmi toutes les petites filles d'Israël.

 

Une mère au Liban: ( Matthieu, chapitre 15, versets 21 à 24.)

<<Puis Jésus partit de là et s'en alla dans la région proche des villes de Tyr et de Sidon. Une femme cananéenne qui vivait dans cette région vint à lui et s'écria : "Maître, Fils de David, aie pitié de moi ! Ma fille a un esprit mauvais, elle va très mal !", Mais Jésus ne répondit pas un mot. Ses disciples s'approchèrent pour lui adresser cette demande :" Renvoie-la, car elle ne cesse de crier en nous suivant." Jésus répondit : "Je n'ai été envoyé qu'aux moutons perdus du peuple d'Israël."

Jésus fait une seule incursion en terre phénicienne relatée dans ce chapitre de Matthieu. Il existe en Phénicie, comme partout ailleurs, des synagogues, des assemblées israélites à Tyr et à Sidon. La renommée de Jésus avait franchi les frontières de la Galilée.

Cette maman à la fille "possédée", faisait partie de ces nombreux êtres attirés par le message biblique et que l'on disait "se tenir" sur le seuil des synagogues: des craignants Dieu.

Elle donne à Jésus le titre de Fils de David. Elle vient sûrement de l'entendre parler dans la synagogue de son village. Pour la première fois, Jésus se tait. Comme s'il n'était pas ému par cette douleur. Les disciples gardent également le silence. Lorsqu'ils entendent Jésus prononcer cette parole dramatique au sujet des brebis égarées, perdues en Israël, ils ne peuvent contredire le Maître.

Jésus sait que le temps Lui est mesuré et que Jérusalem L'appelle avec une tragique persévérance.

Mais cette maman, torturée par l'angoisse, ne lâche pas prise, malgré les disciples qui commencent à l'éloigner de force. (Matthieu 15: versets 25 et 26).

La femme vint se mettre à genoux devant Lui et dit :" Maître, aide-moi !"

Jésus répondit :" Il n'est pas bien de prendre la nourriture aux petits enfants pour la jeter aux chiens !"

la femme s'approcha….

Parole insupportable…surtout lorsque l'on sait quelle insulte, en Orient, représente l'appellation de "chien". Pourtant, cette injure est bien là dans l'Ecriture, jetée à une maman en détresse. Jésus est-il…importuné…agacé par ses cris…ou veut-il la pousser au bout de son audace ? Pressent-il l'extraordinaire réponse de cette mère ?… L'espère-t-il ? Sans aucun doute, afin de pouvoir la donner en exemple.

Versets 27 et 28 : oui Seigneur, répondit-elle ".

Jésus peut aussi guérir à distance, sans qu'il s'adresse à la malade, sans qu'Il lui impose les mains. Nous sommes là, au cœur du mystère de sa puissance. Il parle et la chose se réalise. Il parle et les démons fuient.

 

Myriam de Magdala.

De toutes les femmes rencontrées par Jésus, voici celle qui revient de très loin.

Ce ne fut pas d'un seul et unique démon que Jésus la délivra. Mais de sept…C'est peut-être choquant à dire ou à lire, mais c'était pratiquement une prêtresse du Malin. Arrachée aux ténèbres, à l'enfer d'une telle possession, elle suivra son Sauveur jusqu'à la mort. Aussi brisée que la Maman du Christ.

Lorsque Jésus croise cette femme, probablement très belle, il sait qu'Il doit engager toute Sa puissance et que la bataille sera rude. Cette proie aux mains de Satan, Jésus veut l'élire pour Son Royaume, pour en faire Son évangéliste de choc. Alors de Christ, elle reçoit une autre beauté, merveilleuse, et non redoutable. Après avoir été ange des ténèbres, elle devient ange de Sa lumière, de Sa compassion.

Après la torture de la Croix, après les longues heures aux côtés de la Maman brisée, après avoir attendu la fin shabbat, Myriam de Magdala est accourue la première au sépulcre. Aussi a-t-elle découvert la première la tombe vide et la lourde pierre roulée.

" Elle courut alors vers Simon-Pierre et l'autre disciple qui était plus proche de Jésus : ils ont enlevé le corps du Seigneur".

Elle souffre, elle ne comprend pas. Elle accourt vers le jardin tranquille, vers le caveau tout neuf de ce chef pharisien qui risquait sa vie pour y avoir déposé, avec son ami Nicodème, le cadavre du Christ.

Sous le choc, aveuglée par les larmes, au son son nom prononcé en araméen, elle peut L'adorer, comme on adore l'Eternel dans le Temple.

Aussi, a-t-elle à jamais l'honneur d'avoir été la première. Elle demeure pour toujours la première évangéliste de la Résurrection. Jésus ne s'était pas trompé en la faisant échapper à l'enfer. Il l'avait bien choisie et avait su qu'elle serait la première face au tombeau vide.

A nous femmes qui vivons à des âges différents de la vie et plus de 2000 après ces événements, le Christ est toujours et veut toujours rester pour nous Celui qui nous fait une place de choix en dignité. Celui qui écoute nos prières et nos demandes. Qu'elles soient liées à notre personne ou qu'elles soient prières d'intercession, voire de supplication pour nos proches, nos amis, nos ennemis ou nos familles.

 

I.M. Orbe (Suisse) Pâques 1999.

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