La Porte
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La Porte

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Le matin, en quittant votre habitation, vous fermez certainement la porte derrière vous avec une clé, et vous prenez soin de ne pas l'égarer... A votre retour, vous ouvrirez la porte, franchirez le seuil, et vous serez heureux, à l'abri dans votre demeure.

Le symbole de la porte est abondamment utilisé dans la Bible, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament.

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Après avoir quitté l'Egypte sous la conduite de Moïse, le peuple d'Israël s'aventura pour de longues années dans le désert.

Selon les instructions de l'Eternel, Moïse construisit un sanctuaire: le Tabernacle. Celui-ci fut le lieu de rencontre et de communion entre l'Eternel et son peuple. ( Nous pouvons lire la description du sanctuaire dans l'Exode, au chapitre 26 ).

On entrait dans le Tabernacle par une petite porte s'ouvrant sur le côté oriental; elle débouchait sur un espace nommé le parvis.

Les buts de la clôture qui entourait le parvis étaient d'une part de rappeler la Sainteté et la présence de Dieu à Israël ( la schékina ), et d'autre part, de rappeler également à Israël la séparation qui existe entre Dieu et tout ce qui est impur.

Dans le parvis se trouvaient l'hôtel des holocaustes, puis le bassin destiné à la purification des sacrificateurs, et enfin la tente. Celle-ci était séparée en deux: le lieu Saint et le lieu Très Saint qui contenait l'Arche de l'Alliance et le chandelier en or: la Ménorah.

Le peuple n'était pas autorisé à entrer dans la tente. Seuls les prêtres ( Lévites ) pouvaient accéder dans le lieu Saint. Ils s'occupaient de l'autel des parfums et de la table avec les pains de proposition.

Le Grand-Prêtre était la seule personne autorisée à pénétrer dans le lieu Très Saint.

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Après la conquête de la Terre Promise et de l'établissement sur celle-ci, le Roi Salomon va faire construire un superbe Temple à Jérusalem (la description de cet édifice se situe dans le premier livre des Rois, au chapitre 6 ). Le schéma de cette construction s'inspire du Tabernacle.

- La porte.

- Le parvis.

- Le lieu Saint.

- Le lieu Très Saint.

 

Mais Salomon complique, rajoute…

- Le parvis des gentils ( des étrangers ) et des femmes.

- Le lieu Saint est séparé du lieu Très Saint non plus par un simple rideau, mais par un voile

L'accès au sanctuaire de Salomon se trouvait sur le côté oriental ( comme celle du tabernacle ). Cette porte, aujourd'hui murée par les Musulmans, se nomme Porte d'Or, Dorée, d'Orient ou encore du Levant. Elle fait face au Mont des Oliviers. Cette colline est séparée de mont du Temple par le vallon de Cédron appelé aussi vallon de Josaphat.

Lors d'un voyage en 1983, je me suis approché de cette porte. Je ne connaissait absolument rien des tensions existant à son sujet. Je me suis fait menacer et copieusement injurier par un garde arabe placé ici.

Précisons que le Christ, lors de son retour sur le Mont des Oliviers, devrait venir sur l'esplanade du Temple en franchissant la porte ouverte sur l'Orient. Des Chrétiens, s'imaginant sans doute très malin, ont informé les Musulmans que les mosquées occupant la place seraient détruites à cette occasion. Les Musulmans ont alors muré la porte et transformé l'accès intérieur en dépôt d'ordure; le Messie ne pourra donc pas surgir ici…

Renseignement pris, le garde craint qu'un étranger s'approchant de la porte ne soit le Messie…

On peut dire que vouloir s'approcher de Dieu dans de telles conditions est presque impossible.

Heureusement, le Fils de Dieu, Jésus, va non pas enfoncer la porte, mais déchirer le voile. Il va rendre possible à celles et ceux qui le désirent, de s'approcher de Dieu: " C'est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. " ( Hébreux 7, verset 25 ).

Mais, essayons si vous le voulez bien, de mettre les choses dans l'ordre.

Jésus dit cette parabole: " En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi ils leur parlait.

Jésus leur dit encore: en vérité, en vérité, je vous le dit, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance. (Jean 10, versets 1-10 ).

La perspective est bouleversée. Le chemin qui conduit vers Dieu est désormais libre.

Cependant, il y a une condition: accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur de sa vie. C'est cela passer la porte et entrer dans le parvis. C'est la conversion, la nouvelle naissance. Cette porte, c'est la croix où notre Seigneur a versé son sang qui remplace de manière définitive le sang des animaux. " Si donc quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature; les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. " ( II Corinthiens 5, verset 17 ).

Et je le répète encore une fois: avec Jésus, la vie éternelle est offerte gratuitement, le chemin du salut est ouvert à celles et ceux qui ne pouvaient entrer.

Mais au fait, maintenant nous sommes dans le parvis ( ou au pied de la croix ). Alors, le passé est déposé, les souffrances oubliées, les blessures soignées, et nos soucis et nos angoisses sont confiés au Seigneur.

Cependant, il y a un danger; c'est de vouloir rester dans le parvis à se lamenter: " Je suis pêcheur, je ne suis bon à rien, je suis inutilisable à cause de mon passé ". Mais, Jésus a tout payé! Le voile qui fermait le lieu Très Saint est déchiré. Nous sommes justifiés par son sang. Alors, rempli d'assurance, nous pouvons vivre du pardon de Dieu, et nous approchez de trône de la Grâce. " Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la Grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. ( Hébreux 4, versets 14-16 ).

Jésus la seule porte pour parvenir à Dieu; ceci notre monde ne peut pas, ou ne veut pas l'admettre. " Quel culot! Quel orgueil! Quelle intolérance! " Et pourtant, nous le savons, le Seigneur l'a déclaré: " Je suis la porte ", et pas une porte. Il a aussi dit qu'il est le chemin, la vérité et la vie, et que nul ne vient au Père que par lui ( Jean 14, verset 6 ).

Je crois que notre monde aime beaucoup le Colisée à Rome; des portes et des fenêtres partout. On entre et on sort comme on veut. Toutes les idées peuvent y pénétrer.

Mais au fait, comment est cette porte dont nous parle Jésus ? Nous en trouvons les indications dans l'évangile de Matthieu au verset 14 du chapitre 7. Elle est étroite. Un chameau doit se décharger pour la passer ( l'aiguille: voir fin d'étude ).

Notre monde aime les entrées larges, triomphales, avec de magnifiques escaliers. Ces portes mènent à la perdition ( Matthieu 7, verset 13 ). Il faut donc vraiment vouloir passer par le porte étroite.

 

S'il y a, parmi nous, certains ou certaines, qui ont franchi la porte à un moment de leur existence et ne peuvent pas s'éloigner du parvis leur vie durant; je souhaite vivement que le Seigneur leur montre la route à suivre, parce que, comme je l'ai déjà dit précédemment, justifiés par Christ, nous pouvons nous approcher du trône de la Grâce, et avoir ainsi une vie pleine et abondante.

Vivre dans la présence du Seigneur ( la schékina ), à l'abri, en sécurité, c'est là que se trouve notre vrai domicile.

Ah, une dernière précision; il n'est pas nécessaire de vous faire du souci pour ouvrir la porte, il vous suffira de

Frappez, et l'on vous ouvrira.

( Matthieu 7, versets 7-8 ).

 

Orbe, août 1999

Ph. + S. Metzener

 

 

Qu'est-ce que le trou de l'aiguille ?

Les villes orientales étaient, jadis, entourées de murailles. Pour entrer ou sortir de chaque ville, il était bien entendu nécessaire de passer par une porte. Ces dernières étaient fermées au coucher du soleil. Si une caravane arrivait en retard, elle trouvait les portes closes. Il y avait néanmoins une possibilité d'entrer dans la ville, par une petite porte située à côté de l'entrée principale, pour se mettre à l'abri des brigands. Cette petite porte était appelée " l'aiguille ". Les voyageurs pouvaient s'y faufiler avec leurs bêtes de somme ( ânes, chameaux, etc… ), à condition que celles-ci soient déchargées de leurs bagages. Ces derniers devaient donc rester hors de la ville, à portée de mains des voleurs… Il devait être certainement très difficile aux voyageurs d'abandonner leurs marchandises sans protection, hors de la ville au pied de la muraille.

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