Témoignage:


BIBLHISTOIRE
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Deux témoignages qui nous encouragent dans notre foi:

 

Les Chemins de Katmandou Stefan KAELIN

 

Protestant…mais perdu !   Ph. Metzener

 

 

    Les Chemins de Katmandou

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Pour varier quelque peu le ton ou la ligne de son site, Biblhistoire est heureux de publier le témoignage d'un frère, Stefan KAELIN, l'auteur du témoignage mentionné ci-dessous. Ce récit est écrit à la seule gloire de Dieu, le Dieu de Jésus-Christ. Nous espérons que ceci puisse ouvrir les yeux et le cœur de personnes en recherche de la vérité.

Nous prions notre Dieu de bénir richement  Stéphane et sa famille.

La vérité n'était pas si loin...

Je suis fromager de profession. J'ai reçu une éducation catholique, mais ces "bondieuseries" ne m'intéressaient pas au point de le dire au curé dont tout le monde se moquait par derrière. Il le savait, il a apprécié ma sincérité et m'a libéré de son cours de catéchisme.

...DE L'ALCOOL À LA DROGUE...

A 13 ans j'écoutais du hard-rock où tout se rapportait à l'alcool, au sexe, à la drogue. Il s'ensuivit un changement dans ma vie, mon look, ma façon de penser, de parler, sans compter les tatouages et mes nouvelles fréquentations qui m'entraînaient sur une pente que secrètement ma conscience n'approuvait pas toujours et qu'il me devenait de moins en moins possible de remonter. Je n'arrivais plus à me concentrer dans l'apprentissage du métier que j'avais choisi. Plus occupé à faire la noce avec les copains, j'accumulais mauvaises notes et mauvais résultats. Je sortais tous les soirs, et six jours sur sept j'étais << rond >>... Mais jusque là, j'avais toujours refusé de consommer de la drogue. Cela me permettait de me sentir supérieur  à ceux qui en prenaient. Eux faisaient des choses illégales: moi pas. Cela chatouillait agréablement mon orgueil de me sentir plus fort qu'eux. Mais à la suite d'une proposition de respirer du solvant, je me suis dit: " Pourquoi pas essayer ça". C'est par ce biais là que s'est faite mon entrée dans le monde de la drogue. J'ai consommé du "H" en quantité, et comme dans la région on trouve des champi- gnons hallucinogènes, qui eux ont le mérite d'être gratuits, je m'y suis adonné. Il y a eu une telle répercussion sur ma santé qu'un jour, en me regardant dans la glace, j'ai eu peur de moi-même.

J'étais parfois dans un tel état second que je n'aurais pas reconnu mes parents. je me sentais taraudé par les idées de suicide et je me posais des questions : "Pourquoi suis-je en vie. Qu'est-ce que je fais là ?" J'étais au bord du gouffre. Mes parents me posaient parfois des questions : " Pourquoi as-tu les yeux rouges ? Je leur mentais en disant que c'était le vent que je prenais avec le vélomoteur alors qu'en fait c'était la drogue.

LES CHEMINS DE KATMANDOU

A 16 ans, encore mineur, j'ai été pris en flagrant délit de consommation de drogue, et c'est alors que mes parents consternés ont appris la chose qui s'est terminée au tribunal des mineurs. Cela ne m'a empêché de continuer à fréquenter un copain avec qui je faisais  de la musique et fumais des joints. Un jour, ayant organisé un voyage au Népal, il m'a proposé d'y aller. J'ai acquiescé avec la pensée que là quelque chose de nouveau se passerait dans ma vie. C'est dans ce pays que j'ai été mis en contact avec les religions orientales. 

J'ai été surpris d'apprendre que dans l'hindouisme il y a trente trois millions de dieux; la loi du karma qui régit le fatalisme; le système des castes où les gens sont enfermés dans une condition d'où ils ne peuvent pas sortir. J'ai appris que le bouddhisme était une religion athée orientée vers la recherche du vrai Soi qui serait Dieu. Je ne pouvais pas admettre que moi, si pécheur, si imparfait je pouvais devenir mon propre Dieu. De plus, j'avais rencontré un Français qui s'était fait bouddhiste et qui, pour toute certitude, me disait que tout dans ce monde n'était qu'illusion. Mais je voyais autour de moi la mort, la souffrance et l'injustice, et ça c'était bien une triste réalité et non une illusion.

 

 

LA VÉRITÉ N'ÉTAIT PAS SI LOIN

En rentrant de ce décevant voyage, j'ai retrouvé mon frère Thomas. Il n'était plus le même: il avait totalement changé. Sa chambre autrefois tapissée d'affiches aux dessins diaboliques était devenue nette. Je me suis dit qu'il se passait des choses bizarres. Il m'a parlé de la Bible et de ce qui venait de lui arriver. Et j'étais bien obligé de constater qu'un changement radical s'était opéré dans sa conduite. Lui, qui était mon aîné, m'avait toujours entraîné dans l'alcool, le tabac, la drogue et les mauvaises fréquentations, se mettait à me parler du Seigneur Jésus-Christ. A l'aide de la Bible il me montra mes erreurs de conduite et celles de notre religion. Il me montrait les textes de la Parole de Dieu qui de toute évidence contredisaient ce qu'on avait fait passer pour parole d'Évangile et qui n'était que des élucubrations d'hommes religieux. Il m'a fait cadeau d'une Bible. Cela m'a touché  et l'envie  m'est venue d'en savoir plus. Moi qui lisait peu, je me suis mis à la lire, à commencer par le Nouveau Testament. Plus je le lisais, plus j'étais  convaincu de la vérité de ces paroles qui tenaient le langage de la conscience. En fait j' y trouvais ce que j'avais cherché depuis toujours. J'en suis arrivé à découvrir que, si le Seigneur revenait, moi je serais perdu dans la condition où j'étais encore. J'avais à l'époque une bonne amie à qui j'ai dit : "Katy, j'ai la vérité !" Elle m'a dit : " Tant mieux pour toi". Elle ne saisissait pas la profondeur de ce que je disais. Pour elle, les choses ne sont pas allées plus loin et nos relations ont cessé d'elles-mêmes.

 

 

DEUX FOIS FRÈRES

Un matin que je faisais du jogging avec mon frère Thomas, je lui ai fait part de ma conviction profonde de la vérité de la Parole de Dieu. Il m'a alors dit : " Si tu veux, on peut prier ensemble maintenant ". Je lui ai dit que je ne me sentais pas tout à fait prêt à faire ce pas supplémentaire, que quelque chose me retenait encore de me donner au Seigneur mais, que j'étais tout près de le faire. C'est le lendemain, le 16 janvier 1991, que j'ai répondu à l'appel du Seigneur. Je travaillais dans l'entreprise familiale de fromagerie et j'ai éprouvé l'impérieux besoin de m'isoler. Le seul endroit où je pouvais le faire était dans les toilettes. dans ce lieu exigu, je me suis mis à genoux, appuyé sur le couvercle de la cuvette du w.-c. J'ai commencé par dire le Notre Père puisque je ne connaissait rien d'autre. Puis, j'ai confessé tous mes péchés à Jésus-Christ. J'en ai ressenti un grand soulagement. Cependant, je n'avais pas encore l'assurance du salut dans mon cœur. J'ai repris mon travail et j'ai demandé à mon frère si on pouvait  prier ensemble dans l'après-midi. Et ce fut fait. Je lui ai dit ce qui venait de se passer entre le Seigneur et moi. Il m'a fait voir des textes bibliques sur les promesses d'un Dieu qui ne se reprend pas  et c'est à ce moment que j'ai reçu la conviction que j'étais devenu un enfant de Dieu. J'ai serré mon frère dans mes bras et je lui ai dit que maintenant on était deux fois frères. J'ai rejoint une Église dont l'enseignement était fidèle à la parole de Dieu. De jour en jour ma vie se transformait par l'action de cette Parole et par l'Esprit de Dieu. Je pouvais résister  à des tentations  qui me dominaient avant. Il y a eu des moments où je ne me reconnaissais plus, tant mes aspirations étaient changées.

J'ai aussi eu à cœur de retourner à Katmandou. J'y étais allé en drogué. J'y suis retourné en chrétien. Avec une valise pleine de traités et de calendriers évangéliques. J'y étais allé le cœur vide pour trouver  de quoi le satisfaire, et j'en étais revenu plus vide et plus déçu qu'avant le départ. Maintenant j'y vais non pour recevoir, mais pour donner et parler de cette formidable nouvelle vie que j'ai trouvée en Jésus-Christ et que je voudrais partager avec le plus grand nombre.

                                                                                                          Stefan KAELIN

 

 

 

Protestant…mais perdu !                 

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Je suis né en 1948 dans une famille d'ouvriers. Mon père était chauffeur de camions: je garde un très bon souvenir de cette époque. J'allais à l'école du dimanche et à la brigade de guitare de l'Armée du Salut. De temps en temps, nous allions chanter à l'hôpital pour y apporter un réconfort aux malades. Le soir, on faisait une lecture biblique et on priait en famille avant d'aller au lit. Ces souvenirs sont, aujourd'hui encore, très vivaces au fond de moi.

Devenu adolescent, j'ai fait un apprentissage de dessinateur en Génie Civil. J'ai grandi et ai commencé à trouver très excitant de faire le contraire de ce que mes parents m'avaient appris. Ce côté excitant des choses est venu à moi de façon très naturelle.

Dans les camps de jeunesse de Vaumarcus, on y faisait des "choses" sensationnelles pour l'époque; on s'exerçait au " dialogue chrétien-marxiste ". On passait plus de temps à lire Karl Marx, à sonder les pensées de Lénine et surtout celles des grands leaders révolutionnaires du Tiers-monde, qu'à lire la Bible ou prier. Alors ça, ça m'a enthousiasmé ! Lorsqu'on a moins de 20 ans, on a tendance à plutôt en rajouter que d'en soustraire, dans ce genre de choses.

ENGAGEMENT POLITIQUE

Fini la Bible, l'Eglise, le culte, la prière, mais il y avait une autre chose que je savais, c'est que ma maman priait toujours pour moi. Beaucoup plus tard, j'ai découvert que ces prières m'avaient accompagnés partout. Me voilà donc embrigadé dans la Jeunesse Progressiste fortement teintée de gauchisme. J'étais dans toutes les manifestations possible: la guerre du Vietnam, le nucléaire, la distribution du journal. Dans tout cela et bien d'autres choses encore, j'étais plutôt devant que derrière.

Jeune, insouciant, enthousiaste, je m'y donnais à fond! Jusqu'au jour où, j'ai découvert que pas mal de gens, qui applaudissaient la contestation de toute forme de prospérité, en dehors des manifestations, roulaient avec la Mercédès de papa, la décapotable payée par les parents et avaient un train de vie qui jurait avec ce qu'ils proclamaient! D'où pour moi, rupture et recentrage sur le " rose " socialiste. Je devins président de la jeunesse du parti, en même temps que fus nommé conseiller de paroisse de la ville.

Il est facile de deviner qui avait le dessous dans cette coexistence; lecture de la Bible, zéro! Prière personnelle, zéro! Mais toujours prêt à fouiner du côté de ce qu'avaient écrit les penseurs et les politiques.

Mais un jour, lors d'une cérémonie d'enterrement au Temple de Saint-Martin à Vevey, j'ai découvert que, avec la bénédiction du pasteur, la présidence de l'événement avait été confiée à un franc-maçon qui prononçait des formules maçonniques incompréhensibles aux non-initiés. J'en étais glacé! A la sortie, j'ai trouvé des responsables politiques de la ville groupés dans cette loge maçonnique. Une sorte de terreur m'est tombée dessus.

Une nouvelle rupture s'en est suivie. J'ai quitté le parti, le conseil de paroisse et même la ville, en me promettant de ne plus jamais adhérer à un parti politique et de ne plus jamais remettre les pieds dans une Eglise.

SOLITUDE PESANTE

Les week-ends, chaque fois qu'il faisait beau, je prenais un sac à dos et je partais dans la montagne. J'étais seul, absolument seul: je cultivais une solitude pesante jusqu'au jour où, au retour du chantier de l'autoroute, je me suis arrêté dans la petite ville d'Orbe pour boire un pot.

C'est là que j'ai rencontré Isabelle. J'y suis revenu souvent et finalement j'y suis resté ( non pas au bistrot mais dans la ville). Isabelle m'a ramené à l'Eglise. Puis nous nous sommes mariés.

Le pasteur en poste avait des idées qui ne me gênaient pas, puisqu'elles étaient aussi les miennes. Quand on faisait une étude biblique, on critiquait le texte pour savoir d'où il venait, comment il avait été écrit, ce qu'on avait pu y rajouter après coup. Les grands thèmes de la Bible comme : " repentance, péché, conversion jugement, nouvelle naissance, ciel et enfer " étaient passés sous silence. C'était tout sauf édifiant! Je pouvais laisser ma conscience au vestiaire; je n'en avait pas besoin, puisqu'on se sentait caressé dans le sens du poil.

A la maison, il m'arrivait d'ouvrir la Bible, parce que ma femme la lisait. Je l'écoutais prier, mais pour moi ça n'allait pas bien loin, si tant est que ça allait quelque part.

JE ME SUIS RAPPELE

 Un jour ma femme a dû entrer à l'hôpital pour la naissance de notre premier enfant. La situation a tourné à la catastrophe. L'enfant est mort et mon épouse n'avait que peu d'espoir de survivre.

Pour moi, ce fut un désespoir sans limite. Je me souviens de cette nuit d'horreur où là je me suis rappelé… je me suis rappelé Jésus, Dieu, qui était mon Père, qui dirigeait ma vie et celle d'Isabelle. Elle s'en est sortie, quoique cela ait pris de longues années de soins et de luttes.

Pour moi, ce fut un changement de direction à 180 degrés. J'ai demandé pardon à Dieu pour mes égarements passés et j'ai cru de tout mon cœur qu'à la croix Jésus les avait portés. Il était mort à ma place, pour que l'Eternel puisse me les pardonner.

Quand nous avons des épreuves, la prière, les enseignements de la Parole, la solidarité des vrais chrétiens, nous permettent d'aller de l'avant. Certes, par ce changement de vie des amitiés ont été perdues, mais de nouvelles se sont créées, surtout celle qui nous lie désormais à Jésus. Le Véritable Ami, c'est celui qui, nous connaissant à fond, nous aime quant même.

Le Christ est cet Ami-là. Je l'ai trouvé, Il vit dans mon cœur et cela est merveilleux. Je peux maintenant chanter ce refrain :

" J'ai l'assurance de mon salut par la présence du Seigneur Jésus… "

 

Orbe, février 1999 / Ph. Metzener

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