A - ROUTE DE PAU
1) LA CARRIERE HOURNA
Elle se situe dans la Forêt de Mourle, près d'une montjoie. La Ville va être en procès avec la ville de Montaut (Pyrénées atlantiques) pour la propriété de la partie ouest du mamelon où se trouve la montjoie. La Ville gagnera son procès et pourra louer la carrière, très exploitée dès 1840. Un bail de 3 ans sera donné à Joseph Mégeville en Décembre 1845.
2) LA CARRIERE DU HAUT DE LA LANDE
En 1863, M. Ladagnous accuse l'exploitant de la ligne de chemin de fer de s'être emparé de sa carrière. Le rapport de l'Ingénieur des Ponts et Chaussées réfute la pétition et en Février 1864, le Conseil de Préfecture déboute M. Ladagnous de sa plainte, car il avait abandonné sa carrière.
3) LA CARRIERE SIMACOURBE
Le 18 Novembre 1896, Mme Marie Simacourbe demande d'exploiter une carrière à ciel ouvert sur cinq parcelles, le long de la route de Pau, cadastrées D3 n° 229, près du couvent des dames de l'Assomption, qui ne s'opposent pas à l'exploitation. L'autorisation des Ponts et Chaussées est acquise.
En Janvier 1897, le Préfet demande d'établir un acte par lequel Mme Simacourbe renonce à l'établissement d'un chemin de fer Decauville (à voie étroite) sur la route départementale n° 9.
4) LA CARRIERE DE SARRASTEIX, au Lac de LOURDES
En Juin 1911, Mme Pomès, quartier du Lac, se plaint car sa propriété est obstruée par les déblais d'éboulement de la carrière Cabrais Louis et Poque Emile, ardoisiers.
En Juillet, la Commission municipale a examiné les lieux et constaté que l'éboulement s'est produit sur le territoire communal C2 n° 123 et non sur le territoire Pomès. Un bornage est prévu entre les deux propriétés.
5) LA CARRIERE DE BARYTE au Buala
7 Juillet 1916 : MM. Boueyrie et Sajous écrivent au Préfet pour solliciter l'exploitation d'une carrière de baryte au Buala, sur un terrain de 24 hectares 79 ares, cadastré D3 n° 17 et 18, avec nécessité de percer une galerie souterraine. Ce terrain est limité par le chemin du Bédout et le ruisseau Pailhasson, et se situe sur le coteau qui descend de Bartrès.
Après avoir pris connaissance des exigences du Service des Mines, les exploitants présentent leur projet au Maire en Avril 1917. La carrière se situe à 300 m. des habitations voisines. Le filon a de 5 à 10 m. de largeur, sur une profondeur et une longueur inconnues. L'exploitation se fait à ciel ouvert avec évacuation des déchets par une galerie souterraine. En Novembre 1920, le Préfet autorise le percement de la galerie de section 1,50 m de large sur 2 m de haut.
Cette production de baryte, destinée à la fabrication d'oxygène industriel, a eu une durée éphémère.
B - SARSAN
1) LA CARRIERE D'ARDOISES DE LA SERRE
Le 26 Mai 1904, J.M. Monget demande l'ouverture d'une carrière à la Serre de Sarsan, demande renouvelée en Juin 1905 avec proposition d'un bail de 20 ans à 100 F de redevance annuelle. Ce bail accordé en Juillet sera prorogé jusqu'en 1931, date de la cessation de l'exploitation.
Cela n'ira pas sans heurts, car diverses plaintes de riverains se présenteront. En 1911, celle de voisins, car deux ouvriers se sont lavés dans l'abreuvoir de leurs animaux; celle des habitants de Saux qui demandent un mur de soutènement; enfin, d'autres y voient un réel péril pour le passage du bétail.
En Mai 1921, l'architecte communal E. Seyrès établit son rapport sur l'état de la carrière. Il propose de porter la largeur à 22 m. sur une profondeur de 75 m, et de porter à 40 m la longueur des ateliers au sud. La carrière est ouverte à flanc de coteau, à 30 m du chemin, en limite de la commune de Julos.
En Mars 1922, J.-M. Monget demande à reporter la jouissance de la carrière à son fils Jean, comptable. Ce qui oblige à un nouveau bail consenti pour 9 ans à Jean Monget, à 200 F de redevance.
La règle d'exploitation des ardoisières est respectée : l'abattage se fait par le haut, en pratiquant des gradins de 3 m de haut. Les banquettes sont de largeur suffisante pour arrêter les éboulis superficiels.
2) LA CARRIERE DU TYDOS
Le 12 Juillet 1924 : M. Paul Soulas ouvre une carrière de pierre au quartier du Tydos, près de la voie de chemin de fer Lourdes / Pierrefitte, sur la demande de la S.N.C.F. qui a besoin de pierres pour le former le ballast servant à assujettir les traverses de la voie.