Le Conseil municipal accueillera donc avec attention les demandes des tailleurs de pierre. Il ignorera – ou fera semblant d'ignorer – la puissance de la Confrérie qui, on peut s'en douter, œuvrera de façon indirecte pour présenter les vœux qu'elle même ne pourra résoudre. C'est ainsi que dans les grands chantiers entrepris après les Apparitions, seront évités les conflits sociaux souvent non maîtrisables.
Il faut aussi remarquer qu'il y aura, au sein de la Confrérie, par le fait de la foi religieuse et du caractère mutuel, moins de discussions, moins d'oppositions que dans le Conseil municipal, image de notables procéduriers imbus de leur propre importance, bien que très soucieux des intérêts de la Ville, et qui se sont montrés de bons administrateurs.
Les comptes rendus de la Confrérie s'arrêtant à 1908, c'est oralement et par la presse que nous savons qu'elle a œuvré longtemps après. La Confrérie a payé un lourd tribut à la nation : il n'est que de lire les noms connus des tailleurs de pierre sur la longue liste des morts pour la France, écrite en lettres d'or sur le Monument commémoratif, à la place même de l'ancienne église Saint Pierre où les Confrères assistaient en Corps à la cérémonie de l'Ascension.
Dans la première moitié du XXème s., les tailleurs de pierre et maçons des entreprises lourdaises ont vécu avec ferveur leur fête, que l' extrait de presse locale relate, appelant à continuer à célébrer à l'avenir la tradition de leurs ancêtres.